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Technologies et Pôles de compétitivité (Archives 2)

Les nouvelles technologies constituent un élément clé pour une reconversion réussie des anciens bassins sidérurgiques et miniers de Lorraine. A l’image du développement de certains Länder allemands comme la Bavière ou la Bade-Wurtemberg, la Lorraine doit résolument poursuivre ses efforts en matière d’installation d’équipements et d’industries de pointe afin de relever les défis qui s’offrent à elle en ce début de millénaire. Que ce soit par la création de nouveaux parcs technologiques, de centres de recherche ou par le regroupement de compétences et de savoir-faire en pôle de compétitivité, la Lorraine a, comme dans bien des domaines, une formidable carte à jouer.

Haut débit en Lorraine : on en est où ? 

Les quatre départements lorrains n’en sont pas au même stade de développement en ce qui concerne la mise en place d’un réseau de fibre optique haut débit, voire très haut débit. Alors que dans la Meuse, le réseau d’initiative publique est en plein boom dans le but de desservir une vingtaine de zones économiques en très haute définition, les Vosges souhaitent créer d’ici 2013 une véritable armature numérique qui devra alimenter les zones d’activités, ainsi que les 29 chefs lieux de cantons. Cet investissement est estimé à 50 millions d’euros. A noter que le déploiement de cette infrastructure commencera dès 2011.

Pour ce qui est de la Meurthe-et-Moselle, la construction et l’exploitation d’un réseau départemental à haut débit ont été décidées en juin 2008. Ce projet prévoit ainsi que toutes les communes soient connectées au haut débit d’ici l’été 2010. Pour atteindre cet objectif, le réseau sera composé d’une dorsale en fibre optique de 800 km de long qui traversera tout le département. Elle sera complétée d’un réseau de dessertes, constitués d’émetteurs Wifimax, qui acheminera le haut débit de la dorsale jusqu’à l’usager. 93 zones d’activités, 86 collèges et 45 bâtiments publics seront ainsi desservis, moyennant un investissement de 70 millions d’euros sur 24 ans et de 148 millions d’euros au total, en tenant compte de la maintenance d’exploitation. Ce réseau garantira une performance technologique, avec l’accès dans un premier temps à du 2 mégas symétriques sur l’ensemble du territoire et à du 6 mégas à l’horizon 2011. 

Enfin, la Moselle a déjà consacré une enveloppe de 70 millions d’euros au développement de son réseau haut débit. C’est de loin le département le plus avancé en Lorraine dans ce domaine, voire même en France. Un réseau Wifimax a été mis en place dans les endroits difficiles d’accès. Un système d’antennes satellitaires sera installé dans les 1 000 lieux inaccessibles. A noter ici que l’exploitation et la commercialisation du réseau ont été confiées à Moselle Télécom, qui verse chaque année une redevance au département.

Ainsi, 40 à 50 millions d’euros seront récupérés dans les 15 ans qui viennent. Mais la Moselle ne compte pas s’arrêter là. Elle ambitionne maintenant de s’attaquer à la mise en place d’un réseau très haut débit, avec la fibre optique à l’abonné. Dans le cadre des compensations militaires, elle entend bien pouvoir financer le déploiement dans le Pays du Saulnois d’un réseau similaire à celui du Bitcherland

Le Bitcherland à la pointe du numérique ! 

Le Pays de Bitche vit une véritable révolution numérique avec son réseau fibre optique multi-opérateurs. La tête de réseau a dernièrement été inaugurée et raccordée au réseau haut débit de la Moselle. Ce prolongement cohérent s’inscrit dans le projet départemental sur le très haut débit. Pour un coût de 13 millions d’euros, subventionné à hauteur de 72 % par les différentes collectivités territoriales, le Pays de Bitche sera prochainement équipé d’une technologie de pointe avec la création d’une tête de réseau principale, 6 têtes secondaires, 77 points de raccordements optiques, 14 000 prises raccordables installées dans 46 communes et plus de 7 000 km de fibre optique. Les premiers habitants pourront en bénéficier dès le mois de novembre, les derniers fin 2010.

Homécourt : un laboratoire à ciel ouvert

Homécourt réussit sa reconversion. Sur l’ancienne friche de la cokerie, une station expérimentale dédiée à la requalification des sols dégradés et pollués est en train de voir le jour. Ou quand la matière grise lorraine fait revivre un vieux terrain industriel issu du démantèlement dans les années 1980 de la cokerie de la ville. De là est née la brillante idée de développer un processus afin de requalifier ces sols, de les dépolluer de leurs métaux lourds et toxiques. Près de 15 ans furent finalement nécessaires pour définitivement lancer cette station expérimentale, véritable laboratoire à ciel ouvert. Un Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Friches Industrielles (GISFI) a été créé. La friche industrielle d’Homécourt est ainsi devenue une ressource pour les scientifiques qui veulent la valoriser en essayant de comprendre le fonctionnement et l’évolution des sols et des écosystèmes industriels. C’est dans cette optique qu’une entreprise allemande est dernièrement venue installer ses colonnes lysimètriques. Ces dernières, enterrées dans le sol, prélèvent des échantillons et mesurent l’avancée de la remédiation des sols grâce à leurs nombreux capteurs.

A noter enfin que le GISFI est parvenu à fédérer 13 laboratoires des universités lorraines, des centres de recherches tels que le CNRS (Centre National de Recherche Scientifique), l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique), l’INERIS (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) et le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), et mobilisé plus de 110 personnes dont 50 emplois temps plein. Une réussite magnifique, un défi pour notre province, riche en friches industrielles. 

Pôle mondial de compétitivité sur l’eau : le dossier avance bien

Un dossier de candidature à la labellisation en tant que pôle mondial de compétitivité dédié à la maîtrise de la qualité des eaux continentales et à son impact sur la santé des populations et des écosystèmes sera prochainement déposé à Metz. Si ce dernier est validé par Paris, un nouveau pôle de compétitivité verra donc le jour dans notre belle province. A noter que ce projet est mené en collaboration avec l’Alsace. Il s’appuie sur un bassin représentant 30 000 emplois, 2 500 chercheurs et 4 000 étudiants, ainsi que sur des acteurs économiques d’envergure comme Véolia, Suez Environnement et un réseau de plus de 200 PME. Ce pôle de compétitivité devrait en outre travailler sur trois chantiers, à savoir la maîtrise des polluants, les réseaux et transports, ainsi que sur les eaux et les écosystèmes, même si au final une dizaine de thèmes seront jugés prioritaires. Ces derniers vont de la lutte contre les pollutions agricoles à la gestion de la qualité des eaux des mines noyées. Toutes les questions autour de la qualité de l’eau seront donc balayées. Si elle voit le jour, une telle structure permettrait de développer de nouvelles activités tout en générant des emplois. C’est en tout cas ce qu’estiment les acteurs du projet. Ceux-ci soulignent enfin la complémentarité de leur dossier avec celui bâti en Languedoc-Roussillon, avec lequel un partenariat est engagé depuis l’été 2008. 

25 ans pour le Technopole !

Alors que la dernière parcelle encore disponible vient dernièrement d’être vendue, le Technopôle de Metz, qui compte plus de 4 000 salariés et 4 500 étudiants, a célébré son 25ème anniversaire. Afin de satisfaire la demande, une extension lui sera apportée. En effet, le projet baptisé Le Parc du Technopôle offrira bientôt 120 hectares supplémentaires.

Iseetech de plus en plus sur orbite

Après une année d’existence, Iseetech (Institut Supérieur Européen de l’Entreprise et des Technologies), créé à l’initiative du département de la Moselle, entend davantage fédérer les principaux acteurs institutionnels, économiques et universitaires locaux, afin de sauvegarder une véritable activité industrielle et de mettre en place une dynamique structurante pour la Moselle et la Lorraine. Dans cette optique, l’institut a bâti la première plateforme technologique inscrite dans le domaine du contrôle non destructif pour les matériaux composites à Saint-Avold. 8 équipements technologiques de haut niveau ont ainsi été commandés, pour un montant global de 1,9 millions d’euros. 6 ont déjà été livrés en 2008. Ils permettent de réaliser deux projets labellisés par le pôle de compétitivité lorrain Materalia. Dans le même temps, cette plateforme technologique s’organise en parallèle du Composite Park, implanté sur le site de Vernejoul et appelé, grâce à un financement de Total, à compenser le repli de l’activité chimique du pétrolier sur la plateforme voisine de Carling.

Mais Iseetech se projette également dans l’avenir avec la création d’une plateforme multi matériaux axée sur l’assemblage et d’une autre, autour de la maintenance industrielle. Iseetech entend en outre réformer prochainement ses statuts en passant du cadre juridique d’une association à celui d’une fondation. Cela devrait ainsi permettre aux entreprises de faire des dons qui pourront être défiscalisés. Les fonds collectés serviront alors à des projets collectifs pour la région. En promouvant des solutions toujours plus innovantes, l’institut mosellan veut s’inscrire dans l’évolution même des matériaux, appelés à être de plus en plus légers dans l’automobile, l’aéronautique ou encore dans l’assemblage. La problématique de la maintenance industrielle devrait d’ailleurs devenir de plus en plus cruciale car les entrepreneurs veulent réduire leurs coûts. La Lorraine se donne ainsi l’ambition légitime d’être présente dans ce siècle qui sera celui de la technologie et des sciences appliquées.

En attendant, Iseetech prévoit d’ores et déjà d’investir plus de 5 millions d’euros dans de nouvelles installations techniques et de participer à hauteur de 1,46 millions d’euros dans la poursuite de l’équipement de la plateforme de contrôle non destructif du pôle de plasturgie.

Mercy accueillera un pôle innovation-santé

Un pôle innovation-santé de 43 hectares adossé aux 15 autres du futur hôpital et de la maternité devrait voir le jour sur le site de Mercy, aux portes de Metz, où un bon nombre d’entreprises médicales et paramédicales, ainsi que des laboratoires de recherches, issus du monde des grandes écoles et de l’université, ou tout simplement privés, devraient venir s’y installer.

Le projet, qui s’annonce porteur de richesses et de développement, se veut être transversal, dans la mesure où l’ensemble des acteurs économiques et universitaires devrait constituer un réseau d’excellence axé sur l’essor des nouvelles solutions technologiques et innovantes de la santé. Trois activités devraient plus particulièrement être développées sur le site, à savoir, une première directement liée à l’hôpital, une seconde dite périphérique, avec par exemple des établissements de santé pour personnes âgées dépendantes, et une troisième portée autour du handicap et de l’appareillage des personnes handicapées. En effet, la Lorraine peut se targuer de disposer de grandes structures spécialisées, à l’instar du Centre d’Etudes et de Recherche sur l’appareillage des handicapées implanté à Woippy. Par contre, il ne devrait pas y avoir de groupes pharmaceutiques dans la constitution de ce nouveau cluster de la santé. 

Même si la commercialisation des terrains ne débutera pas avant le second semestre de cette année, il se pourrait qu’il y ait quand même des implantations avant 2012, année d’ouverture de l’hôpital.

ENIM : l’autre Pompidou ?

Les deux pôles du bâtiment ultramoderne de l’ENIM (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz) se dressent déjà sur le Technopôle. L’un sera consacré à l’enseignement technologique, le second à l’enseignement académique. Tous deux seront reliés par trois passerelles vitrées qui prendront place au milieu d’un jardin. Certains qualifient d’ores et déjà cette école du futur de « Pompidou des grandes écoles de Metz ». A terme, avec ce nouvel équipement d’un montant de 38 millions d’euros, l’ENIM entend former 350 à 400 ingénieurs par an, dont 40% d’élèves étrangers. Ces derniers devraient donner de la maturité à la formation selon le directeur. Les 1 000 élèves actuels de l’école devraient pouvoir investir leur nouvelles salles de cours début 2010. A noter enfin, que d’un point de vue architectural, les bâtiments de l’ENIM constitueront la 4ème plus grande surface de zinc de France. 

Bar-le-Duc aura son centre de recherche

La Chambre de Commerce et d’Industrie de la Meuse construit actuellement à Bar-le-Duc un bâtiment de 1 100 mètres carrés destiné au CRITT TJFU (Centre Régional pour l’Innovation et le Transfert de Technologie « Technique Jet Fluide et Usinage » et qui abritera ses nouveaux laboratoires. Cet investissement s’élève à 1,2 millions d’euros. 

Rappelons que le CRITT est, dans le cadre du pôle de compétitivité Materalia, nouvellement constitué, le centre de recherche et développement du Barois. Après avoir exploité les techniques de découpe par jet d’eau, ce dernier travaille désormais sur de nouveaux fluides, comme l’azote liquide à très haute pression (4 000 bars) qui permet de réaliser des décapages de surface sans altérer les matériaux. Cette solution a en outre l’avantage de ne pas produire d’effluents à retraiter. L’azote, constituant principal de l’atmosphère, retourne en effet à l’état gazeux après usage. D’un point de vue général, l’objectif avoué de ces recherches est de tester des fluides ou des gaz à l’état liquide afin de réaliser différents travaux aussi divers que la découpe de chocolat, le retrait de la calamine dans les aciers à haute densité ou encore dans les applications médicales. La maîtrise de ces fluides permet enfin la mise au point de nouvelles techniques de découpe, décapage …

Pôle de compétitivité : Materalia joue la carte de l’innovation

Materalia est le nouveau pôle de compétitivité issu de la fusion entre le MIPI lorrain et le P2MI champenois. Son siège est à Metz. En ces temps de crise, le pôle a décidé de faire le pari de l’innovation afin d’être compétitif et d’enclencher une véritable dynamique dans son sillage et dans ces terres où la tradition et le savoir-faire métallurgiques sont fortement ancrés. Il compte également s’appuyer sur l’opportunité que constitue actuellement le développement durable, qui demande, cela dit, de fortes exigences pour ce qui est des matériaux.

Rappelons qu’un pôle de compétitivité incite aussi les PME à collaborer, notamment dans le domaine essentiel de la recherche et développement, et ce, par une mutualisation des moyens. A noter que Materalia comprend dans son périmètre plus de 3 000 PME de 20 salariés, soit un nombre de total de plus de 200 000 personnes et 5 500 chercheurs.

Rives de Meurthe : métamorphose des anciens abattoirs

Dans le quartier des Rives de Meurthe, qui ne cesse d’évoluer avec la création du Médiaparc, du pôle nautique ou encore de la scène musicale de l’Autre Canal, le site des anciens abattoirs de Nancy, l’un des plus grands marchés à bestiaux du Grand Est, s’apprête à accueillir le Pôle Innovation et Territoire – Pôle du Verre.Le projet qui associe trois grandes écoles sera conçu comme un espace de formation, de recherche et de développement économique dans les domaines de l’ingénierie urbaine et du matériau verre. Le projet architectural comprend la restructuration de la petite halle et la création d’une extension dans un esprit de contraste qui fera la part belle au verre. A noter que le site comprend également une grande halle et deux bâtiments d’octroi. Ce projet présente ainsi l’avantage de préserver la mémoire industrielle du lieu. L’idée était en effet de conserver l’intégrité de la charpente métallique du début du siècle dernier de la petite halle. La réalisation du futur équipement est estimée à 10 millions d’euros. 

Véritable plate-forme innovante dédiée à l’ingénierie urbaine et au matériau verre, le futur Pôle Innovation et Territoire – Pôle du Verre associe donc trois grandes écoles de l’agglomération, à savoir, l’Ecole Nationale Supérieure en Génie des Systèmes Industriels (ENSGSI), l’Ecole Européenne d’Ingénieurs en Génie des Matériaux (EEIGM), toutes deux membres de l’Institut National Polytechnique de Lorraine (INPL), ainsi que l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture. Il regroupera en outre le centre européen de recherches et de formation aux arts verriers, le réseau verrier lorrain, des laboratoires et des entreprises.

Sur l’autre rive de la Meurthe, ce pôle tourné vers une collaboration avec les petites et moyennes entreprises s’inscrit donc parfaitement dans la lignée d’ARTEM, l’autre grand projet de regroupement de grandes écoles et de centres de recherche avec des activités d’expérimentation, de transferts et d’innovation, ainsi qu’un espace d’exposition.

Un nouveau centre de recherche d’envergure à Nancy !

Un biopôle sera créé à deux pas du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Nancy-Brabois et de start-up lorraines spécialisées dans le domaine médicale avec pour ambition de faciliter le travail des scientifiques attelés à la recherche fondamentale. Ainsi, dès 2010, ce centre de recherche européen de biologie-bio ingénierie regroupera 130 enseignants-chercheurs, ingénieurs, doctorants et techniciens qui travaillent aujourd’hui de manière dispersée dans l’agglomération nancéienne. Cette nouvelle entité sera donc entièrement dédiée à la recherche fondamentale et aura des retombées en santé humaine. Le coût total de ce bâtiment destiné à abriter et à attirer de la matière grise d’ici ou d’ailleurs est de 11 millions d’euros.

Installation du pôle de matériau métallique du CRNS à Nancy

Le Centre National de la Recherche Scientifique (CRNS) implantera son pôle national de compétence sur les matériaux métalliques à Nancy. Cette installation sera réalisée en association avec le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Le pôle, qui  travaillera notamment avec l’université lorraine, ne peut que renforcer la vocation basée sur les matériaux de notre province.

L’excellence scientifique mosellane est en marche

Le déménagement de l’ENIM (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz) dans un tout nouveau bâtiment actuellement en construction préfigure la mise en place d’un grand campus scientifique sur le Technopôle de Metz. Cela permettra de créer un réseau d’enseignement plus cohérent et mieux identifié. Dans cette optique, un rapprochement plus poussé va être établi entre les grandes écoles (Supélec, ENSAM, ENIM et Georgia Tech) et les laboratoires de recherche afin d’avoir une vraie visibilité internationale pour le pôle constitué. Les sciences humaines et sociales seront par la même occasion recentrées sur le campus de l’île du Saulcy, avec là aussi une performance et une lisibilité accrues.

Tout ceci s’inscrit dans le cadre de l’Université lorraine unique, qui s’est finalement vue attribuer le précieux label « Campus » le 4 décembre dernier. L’Université lorraine devrait devenir réalité à l’horizon 2012. La montée en puissance de l’ISEETECH (Institut Supérieure Européen de l’Entreprise et de ses Techniques) sera par ailleurs accompagnée, dans le but de créer « une université technologique virtuelle » capable de répondre à la demande des entreprises dans une logique de coopération accrue entre scientifiques, universitaires et industriels. Ceci passera par l’extension des laboratoires de recherche de Supélec, afin de consolider la collaboration avec Georgia Tech et l’université dans le domaine de la domotique, des nanotechnologies et de l’optoélectronique, mais aussi par le regroupement des compétences de l’université, de Supélec et de l’ENIM autour du handicap et de la dépendance pour monter une plateforme de recherche et de transfert de technologies sur le Technopôle, à proximité du nouveau pôle hospitalier de Mercy, ainsi que par la construction d’un centre de référence sur le plan européen dans le domaine de la chimie et de la plasturgie à Saint-Avold.

Enfin, l’Institut La Fayette, projet initié par Georgia Tech Lorraine vise à faire le lien avec Georgia Tech Atlanta afin de développer des recherches de pointe, des transferts de technologies et l’accompagnement des entreprises dans le domaine des nanotechnologies et de l’optoélectronique.

Un nouveau pôle de compétitivité mondial sur l’eau ? 

La Lorraine, associée à l’Alsace, pourrait accueillir un troisième pôle de compétitivité d’envergure mondiale. Ce dernier se concentrerait sur les problématiques liées à la qualité de l’eau. Le dossier, bien engagé, pourrait d’ailleurs figurer parmi les préconisations du préfet Blanc suite aux conséquences des restructurations militaires. La Lorraine deviendrait ainsi un territoire de recherche et de développement reconnu sur l’eau. Le pôle de compétitivité, dont l’initiative de création vient des Vosges, pourrait dans cette optique recevoir le label mondial. Ce qui ne serait guère étonnant dans la mesure où plus de 2 000 chercheurs et plus de 55 000 personnes travaillent dans le secteur de l’eau en Lorraine et en Alsace. Un tel pôle de compétitivité permettrait ainsi de donner encore davantage de visibilité à des compétences de niveau international. Il y a en effet le potentiel industriel, avec la présence de grands groupes axé sur les enjeux autour de l’eau comme Veolia, Suez environnement, Saur, ou encore Nestlé Waters à Vittel et son centre de recherche mondial, mais aussi Saint-Gobain PAM qui fabrique des tuyaux d’alimentation en fonte. La recherche émanant des universités de Strasbourg, Nancy, Metz et de Haute-Alsace est également à prendre en compte. Enfin, notons que l’Agence Française sur la Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a son siège dans la cité ducale, tandis que l’Agence de l’eau du Bassin Rhin-Meuse est basée à Metz. 

Un premier client pour le Pôle images d’Epinal 

Porté par la communauté de communes d’Epinal-Golbey et le Centre national des arts et métiers, le Pôle images va accueillir un premier locataire, à savoir le leader du documentaire français, Gédéon, filiale de Millimages, qui va développer et exploiter une banque de données audiovisuelles sur Internet destinée aux professionnels de l’audiovisuel et au grand public. Ce Pôle, qui doit générer à terme une cinquantaine d’emplois, a déjà mobilisé plus de 2 millions d’euros de fonds publics.  

Projet Lafayette à Metz : en route vers les nouvelles technologies ! 

Le projet Lafayette a pour objectif de créer un centre de recherche sur les nanotechnologies et l’optoélectronique. Il devrait être piloté par l’antenne messine de Georgia Tech en collaboration avec d’autres partenaires comme Supelec, l’ENIM (Ecole Nationale d’Ingénieur de Metz) et l’Institut Jean Lamour. Il s’agirait de la première structure de ce genre en France. Elle doit permettre des avancées conséquentes dans le domaine des réseaux sécurisés et des matériaux innovants, ce qui devrait naturellement générer le recrutement de nombreux chercheurs et personnels techniques. Par ailleurs, au-delà de la création de ce laboratoire international de recherche, Georgia Tech Lorraine a l’intention de contribuer à la mise en place d’un institut à vocation technologique sur le Technopole de Metz. Celui-ci aurait pour but de favoriser le développement d’un écosystème nécessaire à la création de nouvelles entreprises et au soutien d’entreprises innovantes dans le domaine de l’optoélectronique, en particulier en matière de nouveaux semi-conducteurs organiques et inorganiques. Cette initiative devait contribuer à consolider le bon positionnement de la Lorraine dans le domaine des Matériaux Innovants et Produits Intelligents (MIPI), les entreprises et tous les acteurs de ce secteur étant d’ailleurs regroupés au sein du premier pôle de compétitivité lorrain du même nom. Cela dit, nous n’avons pour l’heure aucune information au sujet du calendrier de livraison de ce projet, ou encore de l’ampleur de ses retombées sur l’économie de l’agglomération messine et de la Lorraine. 

Le Pôle fibre s’oriente vers le développement durable 

Le second pôle de compétitivité lorrain après le MIPI (Matériaux Innovants et Produits Intelligents), le Pôle fibre de l’Est, implanté dans les Vosges, entend désormais fournir les éco matériaux et les éco solutions de demain. La valorisation chimique et biochimique du bois est au programme pour ce pôle de compétitivité qui s’est sérieusement étoffé ces dernières années. Il s’appuie en effet aujourd’hui sur plus de 350 adhérents, dont 280 entreprises auquel il convient d’ajouter quelque 2 500 chercheurs. Le pôle a de même labellisé 76 projets pour un investissement total de 71,3 millions d’euros. Son travail d’interface entre le monde industriel, les PME, les laboratoires, les universités et les centres de transfert de technologies a débouché sur la création de quatre entreprises. Le Pôle fibre de l’Est a par ailleurs décroché un appel à projets du ministère français de l’Industrie en développant CIMEco, un programme d’accompagnement et de formation des entreprises dans le déploiement de l’éco conception.  

Le pôle de compétitivité vosgien exploite ainsi au maximum une des plus grandes richesses naturelles lorraines, à savoir la forêt. Les Vosges sont d’ailleurs le premier massif forestier de France. Et le bois a un bel avenir devant lui, car les molécules vertes de demain seront extraites à partir de la cellulose. Le pôle fibre ne cache ainsi pas ses ambitions : travailler sur le développement de matières bio issues du bois, tout en se fixant une priorité, créer une plate-forme de recherche éco matériaux au service des industriels. Pour mener à bien cet objectif, le pôle pourra s’appuyer sur le potentiel énorme des 2 500 entreprises et 55 000 salariés de la filière fibres en Lorraine et en Alsace qui réalise un chiffre d’affaire de 8 milliards d’euros. Le pôle compte enfin offrir à des secteurs comme l’automobile, la construction et l’aéronautique des éco solutions, en développant des matériaux qui ne sont pas issus du pétrole. 

Lancement d’un Technoparc à Porcelette 

Le site de l’ancien puits De Vernejoul à Porcelette près de Saint-Avold en Moselle accueillera au printemps prochain la première implantation de ce nouvel équipement de pointe, tourné vers les technologies de demain et plus particulièrement dans les domaines de plasturgie et de la chimie. Il s’agit en effet de la mise en place d’un centre de contrôle non destructif des matériaux composites tels que la fibre de carbone, très employés dans l’aéronautique. L’avancée technologique consistera à effectuer des contrôles, obligatoires pour les pièces d’avion, sans casser le matériau La réhabilitation des vieux bâtiments de briques rouges est actuellement en cours. Le Pôle de plasturgie de l’Est et l’Institut de soudure seront les pilotes de ce projet qui constituera le fer de lance du tout jeune Technoparc du pays narborien, tombant à point nommé depuis l’annonce de suppressions massives d’emploi dans la chimie.  

Après l’Ecoparc de Norroy-le-Veneur et le prochain lancement du Technopole 2 de Metz, ce nouvel exemple démontre la capacité de la Lorraine à se reconvertir dans des pôles technologiques d’excellence, garants de l’image de marque et de la compétitivité. La Lorraine semble donc s’engagée dans la voie de l’intelligence et de la prospérité, celle là même qui suivirent déjà les Länders allemands de Bade-Wurtemberg et de Bavière, aujourd’hui les régions les plus riches et dynamiques d’Europe.

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