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Technologies et Pôles de compétitivité

Les nouvelles technologies constituent un élément clé pour une reconversion réussie des anciens bassins sidérurgiques et miniers de Lorraine. A l’image du développement de certains Länder allemands comme la Bavière ou la Bade-Wurtemberg, la Lorraine doit résolument poursuivre ses efforts en matière d’installation d’équipements et d’industries de pointe afin de relever les défis qui s’offrent à elle en ce début de millénaire. Que ce soit par la création de nouveaux parcs technologiques, de centres de recherche ou par le regroupement de compétences et de savoir-faire en pôle de compétitivité, la Lorraine a, comme dans bien des domaines, une formidable carte à jouer.

Création du cluster logistique Nov@flux en Lorraine

Un cluster logistique a dernièrement vu le jour en Lorraine. Baptisé Nov@flux, il a été créé le 13 janvier 2015 à Nancy par le Groupement Interprofessionnel des Activités du Transport et de la Logistique (GIATEL) et l’Université de Lorraine (UL). La structure vise à stimuler l’innovation technologique des entreprises de ce secteur et la coopération de ces dernières avec le monde académique. Dans cette optique, Nov@flux travaillera en étroite collaboration avec le Laboratoire de Génie Industriel, de Production et de Maintenance (LGIPM) de Metz, qui associe l’UL, l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM) et l’Institut Commercial de Nancy (ICN) Business School. Des partenariats devraient également être noués avec des clusters similaires en Wallonie, au Luxembourg et en Sarre, afin d’aborder les thématiques du transport transfrontalier, du e-commerce, de la logistique urbaine ou encore de la circulation des voyageurs.

Nov@flux entend enfin repositionner la Lorraine, qui dispose à Ennery de la plus importante zone logistique du Nord-Est de la France, avec près de 400 000 mètres carrés d’entrepôts, comme une terre logistique au rayonnement international.

Metz : installation de Vulcain, la forge de demain

Dernier-né des plateformes matériaux, Vulcain a été installé dans les locaux de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers (ENSAM) située sur le Technopôle de Metz. L’outil doit servir de passerelle entre les chercheurs et l’industrie des forges.

Vulcain est composé d’une machine hydraulique de 600 tonnes, d’une presse à vis de 32 kilojoules, d’une presse mécanique de 50 tonnes et d’un robot polyarticulé six axes. Cette plateforme unique analyse la mise en forme des matériaux et leur caractérisation en termes d’emboutissage, de forgeage et de matriçage. Elle doit permettre de rendre les procédés de fabrication plus souples, plus rapides et plus simples.

Du nom du dieu romain du feu, de la forge, des volcans et des métaux, Vulcain a représenté un investissement de quatre millions d’euros. La plateforme est désormais amenée à s’autofinancer via des programmes industriels. Neuf ingénieurs, cinq maîtres de conférences et six doctorants y travaillent.

Installation du CEA Tech à Metz

Après Saclay, Grenoble, Nantes, Toulouse et Bordeaux, Metz aura également son CEA Tech (Commissariat à l’Energie Atomique). Celui-ci s’installera dans l’ancienne bibliothèque universitaire de Metz-Technopôle. Il sera ainsi à proximité immédiate des grandes écoles d’ingénieurs comme Georgia Tech, l’ENSAM (Ecole Nationale Supérieur d’Arts et Métiers), Supélec et l’ENIM (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz), ainsi que de l’IRT M2P (Institut de Recherche Technologique Métallurgie, Matériaux et Procédés). Un showroom sur le modèle de celui de Grenoble sera aménagé. Il permettra de mieux cerner l’étendue des technologies développées par le CEA Tech.

Plusieurs contrats ont d’ores et déjà été signés, dont un avec Aston, une PME basée à Nancy spécialisée dans les logiciels de finance d’entreprise. D’autres devraient suivre dans les secteurs des revêtements, des canalisations, des systèmes frigorifiques ou encore du traitement du bois. Une idée de start-up devrait également démarrer en partenariat avec l’ENSAM. Les différents projets seront dans un premier temps développés sur les plateformes existantes du CEA Tech à Saclay et à Grenoble en attendant l’aménagement de celles de Metz.

logo CEA Tech

Construction de la plateforme d’innovation Inori à Saint-Dié-des-Vosges

Portée par le Cirtes, Centre Européen de Prototypage et d’Outillage Rapide, la plateforme d’innovation Inori SAS a été sélectionnée parmi 43 dossiers au terme d’un appel à projets lancé par l’Etat français, via le ministère de l’économie, de l’industrie et de la recherche, et la Caisse des Dépôts et Consignations. C’est la seule plateforme d’innovation de l’Est de la France. Comme huit autres structures, elle bénéficiera de 35 % d’aides publiques pour financer ses projets. Elle entend accélérer le passage de la R & D à l’industrialisation de nouveaux produits. Outre le Cirtes, elle associe les pôles de compétitivité lorrains Materalia et Fibres du Grand Est, ainsi qu’une vingtaine d’entreprises.

Technologies et Pôles de compétitivité INORI

La future plateforme Inori fait partie du projet VirtuReal (Crédits photo : Ville de Saint-Dié-des-Vosges)

Cette plateforme, qui verra le jour d’ici quelques mois à Saint-Dié-des-Vosges, devrait être opérationnelle fin 2013. Elle permettra de faire des essais d’usinage et de développer et de moderniser de nouveaux outils de coupe dans le domaine mécanique.

Inori devrait faire entrer le Cirtes dans la cour des grands. Rappelons que ce dernier a été créé en 1991 dans une friche industrielle du textile vosgien en plein cœur de Saint-Dié. Le centre, qui affiche 2 millions de chiffre d’affaire et qui compte 25 permanents, dispose d’une certaine notoriété depuis que les recherches qui y sont menées ont abouti au procédé de Stratoconception. Ce dernier permet de concevoir des outillages de plus en plus performants. Ses équipes maîtrisent par ailleurs les technologies de numérisation 3D et de simulation numérique. L’Institut supérieur d’ingénierie de la conception fut créé au sein de la structure en 2000. 140 étudiants spécialisés dans l’ingénierie de la conception, qui dépendent de l’Ecole des Mines de Nancy, y sont actuellement en cours de formation. Deux start-up se sont également adossées au Cirtes, dont Actarus SAS qui développe et commercialise des produits et des services pour le contrôle d’usinage en temps réel. Inori constitue donc la quatrième brique de ce pôle d’excellence désormais appelé VirtuReal.

Le nouveau bâtiment de 1 200 mètres carrés comprendra 7 pilotes d’usinages et de mise en forme outillages rapides intelligents. La plateforme d’innovation prévoit de parvenir à l’équilibre au cours de sa quatrième année de fonctionnement. Une période pendant laquelle elle devrait générer une dizaine d’emplois et développer plus d’une soixantaine de projets. Son budget sera de 10 millions d’euros sur les trois premières années. Celui-ci comprend la construction du bâtiment (3 millions d’euros), son exploitation (2,9 millions d’euros) et l’investissement en équipements (4,15 millions d’euros).

Centre de R&D de Leach à Sarralbe

Sarralbe accueille depuis peu le centre d’excellence dédié à la recherche et au développement (R&D) de Leach International. Cette entreprise à la pointe de la technologie est spécialisée dans la distribution électrique en milieu sévère et sécuritaire. Afin de conquérir de nouveaux marchés et de trouver de nouveaux débouchés, la société avait besoin de s’étendre et de stimuler son innovation en se donnant les moyens de réaliser des tests en conditions réelles pour éprouver ses composants.

Or, toute extension était impossible sur son site de Sarralbe qui était en concurrence avec les Etats-Unis et Niort. Comme la politique américaine en matière d’exportation est extrêmement stricte, notamment pour le matériel de guerre avec la réglementation ITAR (International Traffic in Arms Regulations), la solution française s’est rapidement imposée à Leach pour pouvoir vendre ses produits à Dassault et bénéficier du Crédit Impôt Recherche (CIR). Restait cependant à trouver des bâtiments. C’est ce qu’a fait la commune de Sarralbe en rachetant pour 260 000 euros l’ancien lycée professionnel fermé depuis la rentrée dernière pour accompagner le développement de l’entreprise. Cette dernière a investi 2,5 millions d’euros dans les locaux pour créer son centre de R&D, qui est entre autres doté d’une pièce avec une cage de Faraday pour les tests foudre et d’une vaste salle pour réaliser des tests d’intégration des composants et simuler toutes les fonctions d’un avion. C’est d’ailleurs l’obtention d’un marché pour le Skylander qui est à l’origine du projet de centre de R&D. La société teste de même actuellement le plus gros cœur primaire d’avion qu’elle n’ait jamais fabriqué, celui du transporteur militaire A400 M.

Avec ce centre, la société espère enfin s’ouvrir les marchés du nucléaire et du ferroviaire, en particulier des tramways, en proposant de plus en plus de systèmes complets.

A terme, 150 ingénieurs travailleront dans ce centre pour Leach Europe et Power Systems.

Un centre de recherche mondial sur les matériaux en Lorraine ? 

La Lorraine est candidate pour accueillir l’un des 6 à 8 Instituts de Recherche Technologique (IRT) que l’Etat français compte développer grâce à une enveloppe de deux milliards d’euros. Notre province propose d’en créer un à Metz sur les matériaux. Il s’appellera IRT M2P. 

Il s’agit plus concrètement d’un centre de recherche mixte public-privé, qui mobilisera 300 chercheurs afin d’avoir une taille critique. Soutenu par le pôle de compétitivité Matéralia et l’Université Lorraine, cet IRT sera localisé dans une métropole proche des universités et des laboratoires, mais aussi des activités industrielles. Il sera équipé de plateformes technologiques et adossé à un environnement scientifique d’excellence. Sa vocation sera de développer des projets de recherche-développement autour des matériaux. Pour cela, l’institut devra devenir un lieu d’échanges, dans le but de mutualiser les moyens et les compétences, ainsi que pour faire émerger des entreprises et du développement économique. 

La Lorraine devrait déposer son dossier le 20 janvier. S’en suivront alors trois mois d’auditions pour convaincre les jurys internationaux et le commissariat général à l’investissement. La décision finale reviendra toutefois au premier ministre français en juin 2011. 

Ce grand centre de recherche mondiale sur les matériaux est incontestablement une opportunité à ne pas manquer. 

Précisions sur l’Institut Lafayette à Metz

Nous en savons désormais un peu plus sur le fameux Institut Lafayette, un projet d’envergure en matière d’innovation et de recherche qui devrait voir le jour d’ici trois ans aux abords de Georgia Tech Lorraine sur le Technopole de Metz.   

Il est en effet question d’une plateforme technologique « à l’américaine ». Cette dernière sera ainsi calquée sur le modèle du Georgia Institute of Technology d’Atlanta qui en sera l’un de ses principaux partenaires. L’Institut Lafayette est un projet à forte valeur ajoutée qui devrait mobiliser plus de 23 millions d’euros. 

La plateforme, qui sera l’interface entre recherche-université et industrie, devrait susciter la création de nouvelles entreprises high-tech et générer de nouveaux emplois dans le domaine des nanotechnologies pour l’optoélectronique, un secteur d’innovation technologique en forte croissance. Celui-ci trouve en effet des débouchés dans l’affichage électronique, l’optique, l’imagerie médicale, le photovoltaïque, les nouveaux éclairages ou encore les écrans plats. 

Concrètement, le futur Institut messin se matérialisera par la construction d’un bâtiment de 2 300 mètres carrés, dont 500 mètres carrés de salle blanche équipée pour 8,9 millions d’euros de matériel scientifique. La plateforme devrait être achevée au premier semestre 2013 pour être opérationnelle un an après et financièrement indépendante en 2019. 

L’Institut Lafayette est enfin un projet visionnaire et une opportunité de diversification qui s’appuie sur les compétences lorraines en matière de matériaux. Il devrait par ailleurs booster Georgia Tech Lorraine, école américaine créée en 1988 à Metz.

Un Data Center pour le Pays-Haut ? 

Le Conseil d’Etat a dernièrement donné son feu vert pour l’Opération d’Intérêt National (OIN) d’Alzette-Belval, promise par un certain Nicolas Sarkozy. Cet accord constituait un préalable indispensable à la création d’une gouvernance pour ce projet, avant d’entrer dans le contenu à proprement parlé de l’OIN. 

Mais il se dit déjà qu’il serait intéressant de combiner un data center avec un centre hospitalier, comme il en est question à cet endroit, voire avec un centre d’imagerie médicale. Un tel centre de stockage de données informatiques, sur une friche industrielle du Pays-Haut, en face de Belval, serait un projet très structurant pour la Lorraine et changerait complètement l’image de notre pays. Concrètement, il s’agit de stocker physiquement les données informatiques que les entreprises auront à l’avenir de plus en plus de difficultés à gérer en interne, car cela est très coûteux. 

PriceWaterhouse a dernièrement réalisé une étude stratégique sur la question. Cette dernière confirme l’intérêt du développement d’un tel équipement à cet endroit. Il s’agit de construire un bâtiment de plus de 5 000 mètres carres qui abriterait des baies contenant les racks avec les sous-ensembles électroniques. 

Un data center est cela dit un équipement très énergivore et qui dégage beaucoup de chaleur. Celle-ci pourrait être récupérée pour chauffer des résidences. Il faut néanmoins pouvoir tempérer le centre, voire si besoin le refroidir, tout en disposant d’une alimentation en électricité fiable. En la matière, la Lorraine est particulièrement bien dotée avec la centrale nucléaire de Cattenom et d’autres structures de production. De même, le très haut débit qui irrigue cette zone transfrontalière constitue un atout majeur. 

Reste alors à régler le financement d’un tel équipement qui coûterait entre cinquante et cent millions d’euros. L’investissement pourrait être effectué par datacentering en partenariat avec les collectivités locales. 

En tout cas, la situation presse. Si ce data center lorrain doit se faire, il faut le faire immédiatement, dans la mesure où il répond à un véritable besoin. En effet, l’Ile de France sature et le Luxembourg est passé maître dans ces technologies de conservation des données. Certes, un data center ne génère que quelques dizaines d’emplois, des cadres informatiques et de la matière grise. Mais une telle structure attire forcément d’autres entreprises à forte technologie et à haute valeur ajoutée.   

Il y a donc là une véritable opportunité à ne pas manquer. 

Haute sécurité informatique à Nancy

Le premier Laboratoire de Haute Sécurité informatique a été dernièrement inauguré à Nancy. Une structure unique en France. Implantée dans les locaux de l’Institut National de Recherche en Informatique et Automatique (INRIA), celle-ci vise à conduire des travaux de pointe dans le domaine de la recherche sur la sécurité informatique, ainsi qu’à assurer la fiabilité des logiciels et la sécurité des systèmes dans un cadre légal et éthiquement responsable. Le nouveau laboratoire nancéien conduira une recherche indépendante pour concevoir l’antivirus de demain, protéger les professionnels et les particuliers et neutraliser les réseaux cybercriminels. Il recevra à ce titre des modèles d’attaque qu’il va explorer in vitro, en créant un mini-internet pour infiltrer le réseau et le neutraliser. La structure lorraine dispose par ailleurs d’un million de virus distincts pour mener ses expériences. Un autre domaine de la recherche menée touche aux vulnérabilités dans les systèmes communicants. Les mauvaises configurations et les erreurs de programmation seront ainsi passées au crible grâce à un système de sondes qui recueillera ces informations à travers le monde.

Restera ensuite à définir une réponse et surtout concevoir une protection. Dans le même esprit, l’accès au laboratoire est extrêmement réglementé. Les machines ne peuvent en sortir et leurs utilisateurs sont tracés à chaque mouvement par un contrôle biométrique. Les chercheurs doivent aussi se protéger contre eux-mêmes, tellement les enjeux financiers et politiques qui en découlent sont énormes. 

Plus que jamais la cité ducale justifie son statue de ville scientifique et de recherches en Lorraine.

Plasturgie : la Moselle et l’Inde main dans la main 

Un secrétaire d’Etat indien est dernièrement venu signer un protocole d’accord entre Iseetech, le centre d’innovation porteur de plateformes technologiques et son homologue indien, le Cipet, afin de développer des échanges entre professeurs, étudiants, chercheurs mosellans et indiens de cette filière. Une évolution positive qui traduit le renforcement des liens dans la plasturgie entre la Moselle et le sous-continent. Des liens développés en novembre dernier dans le sillage du premier salon euro-indien EITS autour des transports et de la logistique. De quoi poursuivre le développement du Pôle de plasturgie de l’Est basé à Saint-Avold et du Composite Park implanté à De Vernejoul, sur un ancien site minier en reconversion. Cette coopération avec le sous-continent devrait de même profiter aux entreprises lorraines, mais aussi aux sociétés indiennes de la plasturgie désireuses de venir s’implanter en Moselle. Ainsi, Kineco, une grosse PME indienne spécialisée dans les composites, déjà présente en Angleterre, souhaiterait installer une structure légère en Moselle-Est, sur Composite Park, où commence à fonctionner une plateforme technologique sur le contrôle non destructif de composite.

Arcelor Research se renforce à Maizières-lès-Metz

Après les aciers de l’automobile, les emballages et les processus, ArcelorMittal Research, ex-Institut de Recherche de la Sidérurgie (IRSID), développe un nouveau centre d’études dédié au minerai et à la minéralurgie. Le groupe consolide un peu plus le site de Maizières-lès-Metz en investissement dans du matériel de pointe pour en faire la place forte de la recherche sur l’acier. La stratégie d’ArcelorMittal vise dans sa chaîne de production à l’autosuffisance de l’amont en matières premières, jusqu’en aval pour écouler ses produits. Il faut dire que la qualité du minerai et son traitement dans les usines d’agglomération a son importance dans la fabrication d’aciers de plus en plus complexes. Une qualité qu’exigent les constructeurs automobiles qui veulent des aciers plus légers mais aussi plus résistants et plus durs. 

Rappelons que le site abrite également la cellule chargée de la nouvelle technologie du captage stockage du CO2 initié par le projet européen ULCOS qui sera appliquée sur le haut fourneau P6 de Florange. Maizières-lès-Metz constitue le centre de recherche et de développement le plus important du groupe ArcelorMittal avec plus de 545 employés de 26 nationalités différentes. La structure qui travaille sur les aciers du futur pèse de même près de 40 % du budget recherche du numéro un mondial qui s’établit autour de 180 millions d’euros. 

A noter qu’ArcelorMittal Research consacre une bonne partie de ses activités aux technologies de rupture qui représentent 15 à 20 % des engagements et qui touchent aussi bien les processus que les nouveaux produits qui seront déployés dans le futur. Le site de Maizières-lès-Metz développe quatre centres d’études basés sur l’automobile, l’emballage, les processus et désormais le minerai. 

Entre 2007 et 2008, près de 90 personnes ont rejoint le site. Le mouvement devrait continuer en 2010 avec le recrutement d’une cinquantaine de personnes qui passera soit par un appel d’offres en interne soit par un recrutement à l’extérieur. Le site pourra enfin s’appuyer sur les 60 apprentis du centre d’apprentissage de Yutz dédié aux métiers de la sidérurgie qui sera lancé dès septembre

(Source : presse régionale) 

La recherche lorraine plébiscitée par la NASA

La NASA reconnaît la qualité de la recherche lorraine. L’agence spatiale américaine a en effet confié à un des laboratoires du centre de recherches pétrographiques et géochimiques de Vandoeuvre-lès-Nancy la mission d’analyser un de ses échantillons de particules de vent solaire rapportées lors de la mission Genesis. Rappelons le laboratoire lorrain était déjà à l’origine de la mise au point d’une méthode, d’un protocole expérimental et d’outils allant dans ce sens.   

Malzéville : un nouveau bâtiment pour le labo

De classe 3, sur une échelle qui va jusqu’à 4, les nouvelles installations du laboratoire confiné d’étude de la rage de Malzéville sont quasi uniques en France et constituent une référence en la matière au niveau européen. Le nouvel équipement de 450 mètres carrés a dernièrement été présenté à la communauté scientifique et aux financeurs. Il aura coûté 3,3 millions d’euros. Une telle construction était absolument nécessaire en raison des nombreuses missions du laboratoire. Les 44 personnes qui y travaillent surveillent entre autres la rage, en particulier chez les chauves-souris. L’équipement sert également pour l’élaboration des vaccins et leur contrôle. Depuis 2008, le laboratoire est la référence de l’Union Européenne. A ce titre, il sert à valider les méthodes de travail sur la rage dans les différents équipements européens. Ce nouvel investissement confirme enfin l’agglomération nancéienne dans ce rôle de vigie scientifique. 

18 Commentaires pour “Technologies et Pôles de compétitivité”


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  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Sommet mondial sur les matériaux à Nancy

    Nancy accueillera les 30 et 31 mars prochains, le premier sommet international World Materials Perspectives.

    Il réunira près de 300 participants venus des quatre coins de la planète, dont des décideurs de notoriété.

    Cette première édition, mise sur pied par le pôle de compétitivité Matéralia, est placée sous le haut patronage de Christine Lagarde, ministre français de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Elle accueillera Francis Mer, président du conseil de surveillance de Safran, Marc Duval-Destin, directeur de la recherche et de l’ingénierie du groupe PSA-Peugeot-Citroën, Michel Wurth, membre du comité de direction d’ArcelorMittal, Toshihiko Tani, en charge de la recherche et du développement chez Toyota, Frans Spaepen, directeur de l’Institut Rowland à Harvard aux Etats-Unis et bien d’autres. Ils débattront durant deux jours, dans des ateliers interactifs et des sessions plénières, de la problématique des matériaux, de leur impact sur la maîtrise de l’énergie, sur les évolutions économiques, scientifiques et techniques de ce secteur d’activité pour lequel la Lorraine veut prendre toute sa place sous l’impulsion de Matéralia.

    Cette rencontre unique a pour objectif de donner une visibilité à l’expertise lorraine dans le domaine des matériaux.

    (Source : Le Républicain Lorrain du 07/01/11)

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    L’Institut Lafayette est un audacieux projet scientifique et économique qui verra le jour à l’horizon 2014. Il sera installé au sein de Georgia Tech Lorraine et comprendra des laboratoires de nanofabrication. Il sera enfin spécialisé dans les technologies de pointe en optique et en électronique.

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    Innovation : la peinture sensitive est Lorraine

    Jacques Henrion, PDG de la dernière fabrique indépendante de peinture de l’Est de la France créée en 1964 à Longwy puis transférée en 1968à Longuyon, s’est associé au designer vosgien Nicolas Triboulot, afin de déposer le brevet de l’invention de la peinture sensitive.

    L’idée est de se servir de la peinture comme d’un interrupteur grâce à de la poudre de fer. La peinture sensitive transforme alors les murs en commande tactile sensitive.

    Le principe d’On/Off est composé d’une peinture spéciale et d’un dispositif électronique. Une fois appliquée au mur, la peinture détecte par simple touche un contact souhaité par l’utilisateur. Elle permet également de commander un équipement électrique.
    L’interrupteur n’est ainsi plus localisé à un endroit précis, mais sur toute la surface d’un mur. La peinture est applicable au rouleau ou au pinceau sur tout support. Elle peut être recouverte d’une couche de finition colorée, de tissus ou de papier peint au choix.

    Cette innovation peut être couplée à une lampe, une alarme, un volet roulant et à toute commande électrique.

    A noter enfin que le surcoût de cette peinture est de l’ordre de 30 à 40 % par rapport au produit de base.

  4. bloggerslorrainsengages écrit:

    2011, année charnière pour le Projet ULCOS

    2011 sera une année décisive pour le Projet ULCOS, qui vise à capter et à stocker le dioxyde de carbone (CO2) sur le P6 de Florange, l’un des deux hauts fourneaux d’ArcelorMittal en Loraine, afin de réduire les émissions de ce gaz de 60 %. Le dossier réclame désormais un véritable lobbying politique et un certain volontarisme des élus, dans le but de trouver des financements. Ceux-ci pourraient survenir dans le cadre de programmes européens qui pourraient atteindre jusqu’à 40 % du montant. La France devrait également y contribuer avec une enveloppe issue du programme d’investissements d’avenir et des aides régionales. Rappelons que le coût total du projet est estimé à 650 millions d’euros.

    En attendant, ArcelorMittal devrait d’ores et déjà sacrifier l’investissement de 55 millions d’euros initialement annoncé des 18 moteurs à gaz destinés à brûler les gaz de hauts fourneaux depuis l’arrêt de la centrale de Richemont. A ce jour, un seul moteur fonctionne, mais la technologie de captage de CO2 permet d’isoler l’oxyde de carbone et de le réinjecter, détournant ainsi une grande partie des gaz. Il restera alors à réaliser l’acheminement par canalisation du CO2 vers un site de stockage situé dans le Nord meusien.

  5. bloggerslorrainsengages écrit:

    Les composites s’imposent de plus en plus au cœur du monde industriel. Ils représentent par exemple actuellement 20 % d’un avion. Dans quelques années ce sera 50 %. Une aubaine pour le Pôle de Plasturgie de l’Est (PPE), installé à Saint-Avold, et pour le Composite Park qui regroupe l’Institut de Soudure, Composite Integrity et la Recherche et Développement du PPE. De quoi être à la pointe de la recherche pour ces matériaux. Les deux structures ont dernièrement accueilli leur conférence bisannuelle qui a réuni plus de 300 personnes venant de 20 nations différentes.

  6. bloggerslorrainsengages écrit:

    Précisions sur l’IRT M2P

    L’Institut de Recherche Technologique Métallurgie Matériaux et Procédés (IRT M2P) devrait être implanté sur le Technopôle de Metz. Ce grand projet de centre de recherche mondial sur les matériaux pourrait voir le jour en Lorraine, mais à condition d’être retenu par le commissariat général à l’investissement. Le projet, porté par l’Université de Lorraine et le pôle de compétitivité Matéralia, devrait mobiliser 120 millions d’euros, soit 100 millions d’euros pour le centre de recherche et 20 millions d’euros pour assurer un fonds de roulement et couvrir les pertes au moment du lancement. Ce montant devrait être partagé pour moitié par l’État français via le grand emprunt et des industriels. Parmi ces derniers figurent quelques grands noms présents dans l’industrie lorraine comme ArcelorMittal, Saint-Gobain, Mersen (ex-Carbone Lorraine), Safran, Eramet, Faurecia ou encore Areva.

    S’il est retenu en juin, l’IRT lorrain pourrait s’installer dans un premier temps au CIRAM (Centre d’Innovation et de Recherche pour l’Analyse et le Marquage) à l’ENSAM (Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers) de Metz avant de se projeter dans la construction d’un site d’environ 15 000 mètres carrés.

    L’IRT M2P devrait réunir d’ici 7 ou 8 ans 300 chercheurs, dont 260 sur le site messin.

    Une quinzaine de projets sur les 27 initialement envisagés sont en lice, dont un autre sur les matériaux à Nantes. Une demi-douzaine devrait être retenue.

  7. bloggerslorrainsengages écrit:

    Des véhicules électriques made in Lorraine

    Créée en 2009, la société Eliseo-Hummer, basée à Woustviller, veut devenir le pionnier européen du véhicule électrique de service pour les parcs d’attractions, les sites touristiques, La Poste, les livreurs de pizzas, mais aussi les parcs de voitures en centre-ville. En Lorraine, la première cible semble être Amnéville-les-Thermes et son complexe thermal et touristique. De la moto au minibus de 14 places en passant par le vélo, la voiture et le 4×4 forestier, l’entreprise entend lancer sa production dès cette année. La société prévoit également de produire une petite voiture électrique permettant aux personnes handicapées en fauteuil roulant d’entrer directement dans l’habitacle par l’arrière. La conduite se fait via un guidon type moto.

    Pour ses véhicules électriques, deux unités de production doivent être construites : l’une sur la zone de Morhange, avec un bâtiment de 4 000 mètres carrés équipé de panneaux photovoltaïques sur le toit pouvant produire 1,2 MW d’électricité, l’autre, similaire, doit voir le jour à Faulquemont, mais il reste encore quelques freins.

    Côté prix, les petits modèles de voitures que l’on peut conduire à partir de seize ans sont à environ 15 000 euros, tout comme le 4×4. La moto Speedway est quant à elle estimée à environ 9 500 euros.

  8. bloggerslorrainsengages écrit:

    La Lorraine pionnière du véhicule électrique

    La Lorraine est, avec Smart et Eliseo-Hummer, pionnière du véhicule électrique et de l’électromobilité.

    La voiture électrique n’est donc plus un fantasme. Une vingtaine de Smart ED (Electric Drive) circuleront d’ailleurs au printemps en Moselle. Il faut dire que l’industrie automobile a pris énormément d’importance depuis la fin de l’ère sidérurgique. De plus, selon certaines études, les véhicules décarbonés devraient représenter 27 % du marché européen à l’horizon 2025.

    Le département entend de même partager sa flotte de véhicules électriques. A l’heure actuelle, 31 structures, collectivités, fournisseurs d’énergie, entreprises en lien avec l’électromobilité et acteurs de l’innovation, ont déjà fait connaître leur intérêt. Il y a d’ailleurs un attrait fort en Moselle-Est, comme si une solidarité locale se mettait en place autour de l’usine de Hambach, qui construira la Smart ED en série dès 2012. Les partenaires intéressés par les voitures doivent s’engager pour une location de quatre ans. 823 euros par mois et par véhicule. Un tarif élevé qui résulte de la rareté actuelle des véhicules, alors que le prix cible à terme est estimé à 450 euros par mois. Le département de la Moselle s’engage à compenser le différentiel. Il participera également au financement d’infrastructures de recharge. L’autonomie constitue en effet le point faible des voitures électriques. Elle serait d’environ 135 km pour la Smart ED. D’où la nécessité de mettre à disposition différentes bornes.

    C’est pourquoi, dans le cadre de cette expérimentation, 60 à 90 bornes de charge lente (220 V, 16 A) devraient être installées, ainsi que 10 bornes rapides de 22 KW, 5 bornes rapides de 43 KW et 20 directement chez les utilisateurs. La recharge s’effectue via un cordon jaune situé dans le faux coffre qui se branche sur n’importe quelle prise standard. Il faut compter huit à dix heures de charge. La batterie lithium-ion est quant à elle dissimulée sous le plancher, entre les essieux.

    Enfin, la Smart ED ne fait pas de bruit. Mais alors aucun. Une sensation aussi agréable que déroutante.

  9. bloggerslorrainsengages écrit:

    La Lorraine accueille le sommet mondial sur les matériaux

    Le tout premier World Materials Perspectives se déroule actuellement à Nancy. Ce sommet international réunit des chercheurs et des industriels venus du monde entier pour débattre de la thématique des matériaux. Une problématique quelque peu délaissée, mais qui revient en force de nos jours en raison de l’envolée des prix de l’énergie et des matières premières. Une conjoncture qui oblige ainsi à trouver des solutions, le plus souvent des matériaux nouveaux et plus légers, pour réduire les consommations d’énergie.

    A travers l’organisation de ce sommet, la Lorraine essaye de s’approprier cette thématique. Cela participe également au changement d’image de notre province, où les mines de demain seront des mines de matière grise.

    En attendant, ce sommet a pour but de générer de l’innovation. Le pôle de compétitivité Matéralia veut d’ailleurs définitivement installer ce rendez-vous mondial en Lorraine, afin d’initier la création d’une véritable vallée des matériaux, sur le modèle de la célèbre Silicon Valley californienne.

  10. bloggerslorrainsengages écrit:

    Ressources21 retenu dans Labex

    Le projet Ressources21 (Ressources métalliques stratégiques du 21ème siècle) du PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur) de l’Université de Lorraine a été retenu par le gouvernement français, dans le cadre de l’appel à projets Labex (Laboratoires d’excellence). Un succès qui en appelle d’autres.

    Il faut dire que la Lorraine était complètement passée à côté de la plaque pour l’appel à projet Equipex, avec le seul projet bois, obtenu avec d’autres provinces.

    Ressources21 et la centaine de chercheurs qui y sont associés, dont ceux de l’École de géologie de Nancy, proposent une démarche intégrée sur la connaissance, la valorisation et la gestion environnementale des ressources naturelles en métaux stratégiques pour le XXIème siècle. Un travail de longue haleine qui a été mené à l’aide de partenariats industriels avec des entreprises concernées par ce domaine comme Areva, Total, Eramet et Rhodia.

    Rappelons que Paris consacre globalement une enveloppe d’un milliard d’euros aux Labex dans le cadre des investissements d’avenir financés par le Grand emprunt.

    A noter également que le résultat de cette première vague du Labex a retenu deux autres unités lorraines, l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Champenoux (54) et un laboratoire de sciences humaines et sociales de l’Université de Metz, dans des projets en réseau avec des laboratoires d’autres territoires.

    La sélection du projet Ressources21, qui était l’un des meilleurs projets lorrains, constitue donc un premier succès. Les Lorrains attendent maintenant les résultats pour l’IRT Matériaux dans le cadre de l’Idex (Initiative d’excellence).

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