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Technologies et pôles de compétitivité (Archives 1)

Les nouvelles technologies constituent un élément clé pour une reconversion réussie des anciens bassins sidérurgiques et miniers de Lorraine. A l’image du développement de certains Länder allemands comme la Bavière ou la Bade-Wurtemberg, la Lorraine doit résolument poursuivre ses efforts en matière d’installation d’équipements et d’industries de pointe afin de relever les défis qui s’offrent à elle en ce début de millénaire. Que ce soit par la création de nouveaux parcs technologiques, de centres de recherche ou par le regroupement de compétences et de savoir-faire en pôle de compétitivité, la Lorraine a, comme dans bien des domaines, une formidable carte à jouer.

Les 20 ans de Georgia Tech Lorraine

Il y a tout juste 20 ans, le Georgia Institute of Technology d’Atlanta avait choisi le technopole de Metz pour s’implanter en Europe et installer son campus délocalisé. Ancien élève de la prestigieuse université américaine, John Brock, le PDG de Coca-Cola Entreprises monde, était présent à Metz, afin de célébrer cet anniversaire. Rappelons que Georgia Tech Lorraine n’est pas une école autonome. Aucune offre de formation n’y est en effet élaborée. Les cours dispensés sont ceux du cursus classique. Ils sont donnés soit en vidéoconférence, soit par des professeurs invités. Les élèves du campus messin sont par ailleurs tous inscrits à Atlanta et viennent passer un semestre ou deux en Lorraine, afin de se familiariser à l’environnement européen. L’association des anciens élèves compte plus de 130 000 membres. En 20 ans, plus de 2 500 d’entre eux sont passés par Metz. Un carnet d’adresses que Georgia Tech met à disposition des décideurs lorrains. 

L’université d’Atlanta est en outre spécialisée dans les nouvelles technologies. En plus de l’enseignement, Georgia Tech Lorraine est un lieu de recherche. La structure messine accueille à ce titre le seul laboratoire international associé au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). A noter enfin que Georgia Tech entend consolider sa présence en Lorraine, avec notamment le projet Lafayette, une plateforme d’innovation et de transferts de technologies spécialisée dans l’optoélectronique. Les entreprises pourront y tester tous leurs prototypes. Cet institut, qui devrait prendre place dans le bâtiment voisin de TDF, devrait être opérationnel à la fin de l’année. 

Laboratoire de pointe à Jarville

Le Laboratoire d’Archéologie des Métaux (LAM) est installé dans des locaux du Musée de l’histoire du fer à Jarville-la-Malgrange. Quatre personnes y mènent un travail pointu. De nombreux objets sortis de fouilles un peu partout en France viennent en effet au labo lorrain pour être restaurés, comme des épées, des plats, ou encore des objets de toilette, parfois réduits à l’état d’informes amas rouillés. Les chercheurs utilisent des techniques ultra perfectionnées pour rénover les pièces, mais aussi pour découvrir des informations les concernant, notamment sur leur composition et la façon dont elles ont été conçues. 

L’ENIM gagne la course ! 

Après les succès déjà engrangés en 2009, l’ENIM Racing Team, l’équipe de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz, a dernièrement remporté sur le circuit de Versailles Satory et devant les plus grandes écoles d’ingénieurs le prestigieux challenge de la Société des Ingénieurs de l’Automobile (SIA), ainsi que le prix de l’innovation/environnement. Bravo aux élèves de l’école messine. 

Fin des travaux à l’ENIM

Le chantier des nouvelles installations de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz est désormais terminé sur le Technopôle de Metz. La structure flambant neuve, indispensable pour le développement de l’école qui était à l’étroit dans ses murs sur le campus de l’île du Saulcy, a ainsi été réceptionnée. Le projet aura en tout coûté 38 millions d’euros. Un investissement important que nous jugions nécessaire, dans la mesure où nous considérons le domaine de l’éducation et de la formation comme l’un des piliers du développement. L’ENIM devrait pourvoir monter en puissance dès la rentrée prochaine. En effet, alors qu’elle forme aujourd’hui 250 ingénieurs par an, elle devrait être capable de délivrer quatre fois plus de diplômes d’ici quelques années, grâce à une politique d’ouverture à l’internationale particulièrement ambitieuse. L’ENIM devrait ainsi prochainement ouvrir des formations au Maroc, en Chine et en Colombie. 

Obtention d’un pôle de compétitivité sur la qualité de l’eau pour la Lorraine

La Lorraine, en coopération avec l’Alsace, a dernièrement obtenu un nouveau pôle de compétitivité après notamment ceux sur les fibres et les matériaux. Nous vous en avions précédemment parlé ici. Baptisé « Qualité des eaux continentales, santé des populations et des écosystèmes », ce nouveau pôle s’intéressera au développement de projets novateurs pour la maîtrise des polluants, la préservation des écosystèmes et la gestion des réseaux d’eau. Il ambitionne par ailleurs de soutenir et de valoriser le patrimoine aquatique des deux provinces, promues territoires de référence au plan international, pour en faire un atout économique et scientifique de première importance avec des effets attendus sur l’emploi.

Il faut dire que la Lorraine présente un potentiel énorme dans ce domaine. Souvent surnommée « château d’eau de la France », cette dernière est source de nombreux rivières et fleuves et riche d’innombrables ressources aquatiques. Le thermalisme y est également omniprésent. Officiellement créée le 10 septembre dernier, à Épinal, l’association qui porte le pôle est présidée par Bertrand Commelin de Nestlé Waters France, société présente à Vittel et Contrexéville.

Rappelons que le pôle lorrain et alsacien pourra s’appuyer sur plus de 350 entreprises, dont des grands groupes comme Nestlé Waters, Millipore, Saint-Gobain PAM, Suez et Veolia, 36 000 emplois, dont 17 000 sur le thème central du pôle, 2 500 chercheurs et 4 000 étudiants. 

Fabrication d’un hélicoptère en Lorraine

Après la construction du Skylander, la Lorraine s’apprête désormais à fabriquer un hélicoptère du côté de Florange par l’intermédiaire de la société Serolor ! Il faut dire que le fabriquant de pièces mécaniques qui compte 7 salariés a véritablement pris son envol. Serolor a ainsi été la première entreprise à utiliser des machines cinq axes de fraisage. De même, la société honore aujourd’hui la production de pièces mécaniques aussi bien pour des équipementiers automobiles que pour des horlogers comme Rolex, des carburiers ou encore des activités sidérurgiques. A noter que l’entreprise exporte 60 % de sa production. 

Malgré cette montée en puissance, le projet de fabriquer un hélicoptère est venu du contexte de crise économique. Serolor devait prendre un virage afin de ne pas sombrer. L’entreprise s’est donc lancer dans ce pari un peu fou. Après tout, un hélicoptère, ce n’est qu’un assemblage de pièces mécaniques qu’elle sait faire. Aujourd’hui, tout a été planifié, calculé sur ordinateur et testé via des logiciels spécialisés. Le dénommé H1G1 est donc en bonne voie. Il s’agira d’un biplace, tripale, équipé d’une turbine. Long de 8 mètres et pesant 700 kg, 100 nœuds sont espérés à son compteur. A noter que les essais au sol et en vol devraient avoir lieu cet été, afin de pouvoir décrocher le certificat de navigabilité dans la foulée et pouvoir participer au salon Hélitech d’Estoril au Portugal. Ceci permettrait à la société d’y commencer la commercialisation.

Le PGD de Serolor tenait absolument à développer ce concept en Lorraine. Cet hélicoptère en kit devrait a priori séduire de riches particuliers souhaitant s’offrir un petit appareil personnel, voire la gendarmerie française pour surveiller les côtes et les bords de mer, mais aussi les fermiers qui veulent regrouper leur troupeau sur de vastes étendues comme en Australie ou encore des écoles de pilotage. L’hélicoptère lorrain peut en effet vraiment décoller sur le marché de la formation, dans la mesure où il est petit et consomme moins que les « Alouettes ». Il pourrait enfin permettre de démocratiser ce type d’appareil.   

(Source : presse régionale) 

Intermat, premier cluster transfrontalier

Les pôles Matéralia, le Lorrain, Mecatech, le Liégeois et Surfmat, le Luxembourgeois, ont dernièrement décidé de se rapprocher afin de créer Intermat, le premier cluster transfrontalier sur les matériaux. Celui-ci devrait renforcer leur taille critique, leur donner plus de visibilité et leur permettre d’obtenir plus facilement des financements européens. Ensemble, ces trois clusters pèsent tout de même 230 entreprises et un gros ensemble de structures de recherche publique, 172 projets labellisés pour un budget de 354 millions d’euros et 123 projets financés pour un budget de plus de 266 millions d’euros. Du lourd en somme. Intermat donne à ce regroupement une certaine cohérence géographique, ainsi qu’une dimension presque mondiale autour d’une thématique commune, à savoir l’excellence en mécanique dans les matériaux et les procédés. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette création sur un territoire dont le passé industriel est semblable.

A noter que dans un proche avenir, Intermat pourrait s’étoffer en essayant d’accrocher un cluster allemand à cette opération. Enfin, le président de Matéralia veut aussi mettre en avant les acteurs universitaires présents dans les matériaux, afin de faciliter la tâche des PME qui sont en quête de personnel maîtrisant les compétences des matériaux. 

Saint-Avold prêt à capter du CO2

Le Projet ULCOS de Florange pour le captage-stockage de CO2 issu des hauts fourneaux de la sidérurgie fait des émules. La plateforme de Saint-Avold-Carling a également fait connaître sa candidature. Il faut dire que cette technologie destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre des installations industrielles suscite un intérêt grandissant en Lorraine. Florange figure par exemple toujours parmi les pilotes industriels envisagés à l’horizon 2015. Or, si on sait aujourd’hui que la partie captage de CO2 sur un haut fourneau est très avancée, la question du stockage du dioxyde de carbone reste encore pour le moins épineuse. Un stockage souterrain n’est ainsi envisageable que dans des aquifères salins à plus de 1 000 mètres de profondeur. Il l’est aussi dans des couches de charbon non exploitées. C’est pourquoi une étude du Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) avait déjà relevé la possibilité de stocker du CO2, dans des aquifères salins dans le Nord de la Lorraine, mais aussi du côté du Bassin houiller lorrain. Par conséquent, le premier magistrat de la cité naborienne a dernièrement proposé le site de Carling-Saint-Avold pour stocker du CO2. Il s’agit ainsi d’anticiper le développement d’une véritable filière de stockage de ce gaz. Selon l’étude mentionnée plus haut, la zone non-exploitée d’environ 40 km² de Carling-Saint-Avold peut en effet stocker dans le charbon, plus précisément dans la tranche de 500 à 1 500 m de profondeur, plus de 34 millions de tonnes de CO2, avec en plus l’hypothèse d’accéder à 30 % du gisement. Une quantité qui correspond à dix ans d’émissions de la centrale Emile-Huchet de E.ON France située à proximité. Et comme le secteur fourmille d’industries émettrices de dioxyde de carbone, le complexe de Carling-Saint-Avold pourrait très bien accueillir un site pilote industriel de stockage de CO2. 

Metz et Epinal villes 5@ ! 

Pour la quatrième année consécutive, la ville de Metz a reçu le label « ville internet 5@ », la plus haute distinction qui existe en matière de technologies de l’information et de la communication. Metz fait ainsi partie des cités pilotes dans ce domaine. En Lorraine, seule la ville d’Epinal partage ce point commun avec Metz. Mais il n’y a que 14 autres communes qui détiennent ce label en France qui récompense la pertinence de la politique des villes dans la mise en œuvre des nouvelles technologies et de leurs usages en direction des citoyens. 

La Lorraine pionnière du miscanthus

La Lorraine est l’un des territoires les plus actifs en matière de plantation, de valorisation et de promotion de miscanthus giganteus, lointain cousin du roseau. Cet aspect pionnier, elle le doit en grande partie à René Gruber, 64 ans, ancien directeur de l’Institut Universitaire Technologique de l’université Paul Verlaine de Metz, aujourd’hui en charge du département génie des matériaux à Forbach. L’enseignant chercheur mosellan a en effet été le véritable promoteur de cette plante si particulière et si prometteuse dans le domaine des énergies renouvelables. Les premiers rhizomes ont été plantés dans les années 1990 en Lorraine. Stérile, la plante ne prolifère pas et n’est pas invasive. Elle est en outre pérenne et ne nécessite pas l’utilisation d’engrais. Le miscanthus propose de même de nombreuses applications. La plante étant principalement utilisée comme combustible biomasse, en la mélangeant au bois dans des chaudières. Outre ses qualités de combustible, elle donne un bon rendement de paille, mais aussi la possibilité de la transformer par gazéification, voire même de lui trouver un certain potentiel dans les matériaux. Et c’est justement de telles caractéristiques qui permettent de la faire pousser facilement, même sur des sols très pauvres, voire des friches. Ses rhizomes peuvent également absorber les polluants de sols dégradés. Mais, le miscanthus giganteus n’a absolument pas vocation à concurrencer l’agriculture alimentaire, bien au contraire. Il a essentiellement pour but d’induire une activité économique de proximité, à petite échelle, en complément d’autres combustibles. Forte de son avance en la matière, la filière lorraine est actuellement en train de se constituer en réseau, afin de mieux promouvoir et valoriser le miscanthus, avec peut-être à la clé des projets en partenariat avec les Sarrois, les Italiens, ou encore les Polonais. Histoire également de mieux décrocher des financements de l’Union Européenne. 

(Source : presse régionale) 

Des chercheurs lorrains décryptent l’azote solaire

Après 7 ans de persévérance, le brillant travail de Bernard Marty et de ses collègues du centre de recherches pétrographiques et géochimiques de Vandœuvre-lès-Nancy leur a permis d’être les premiers au monde à démontrer que l’azote solaire n’a rien à voir avec celui de la terre. Leurs calculs ont dernièrement été corroborés par une étude d’une équipe américaine de Californie. Retour sur cette formidable expérience… 

Tout commence en 2002, au moment où le laboratoire lorrain est retenu par la NASA pour analyser des échantillons de vents solaires capturés lors de la mission Genesis, une sonde spatiale mise en orbite quelques mois auparavant. Mais lorsqu’elle reçoit les fameux échantillons, l’équipe lorraine a déjà derrière elle près de trois ans de travaux préparatoires indispensables pour mettre au point son appareil scientifique de mesure. Pendant des mois, les chercheurs ont traqué la plus infime contamination en azote. Le problème, c’est que l’azote terrestre est présent partout. Et pour l’éliminer, il faut faire le vide. Les scientifiques lorrains ont donc pour cela mis au point au bout de deux ans une technique d’ultra vide unique au monde. Cette méthode les a fait reconnaître comme les spécialistes mondiaux de l’azote à très bas niveau. Les chercheurs ont ensuite mis un an pour réaliser une analyse complète de leur échantillon spatial et tout autant pour en refaire une seconde dans le but de confirmer leurs premiers calculs. Ils ont ainsi démontré que l’isotope 15 de l’azote du vent solaire est 40 % moins abondant que dans l’azote terrestre. La composition isotopique de l’azote solaire, comparable à une empreinte génétique, ne ressemble donc en rien à celle de la Terre. Deux interprétations ont alors été envisagées, à savoir que l’azote terrestre ne proviendrait pas du Soleil ou que pendant la formation de la Terre, un processus a changé la composition de l’azote. L’équipe lorraine penche plutôt pour la première hypothèse. Cette découverte conforte en tout cas d’autres données concernant le carbone et l’eau, composés élémentaires de la Terre qui n’auraient donc rien à voir non plus avec le Soleil. 

(Source : presse régionale) 

Nancy : l’Institut Jean Lamour continue d’investir

L’Institut Jean-Lamour (IJL) a récemment inauguré, à l’école des Mines, sa première tranche d’équipements scientifiques. Ces nouveaux matériels, à savoir une microsonde Castaing, un tomographe 3D à rayons X ou encore un spectromètre à balayage à ions secondaires de résolution nanométrique, représentent un investissement de 4,4 millions d’euros. Ils viennent conforter la position de leader européen de l’IJL dans les domaines des nanosciences et de la métallurgie et serviront à dresser des cartographies plus précise des matériaux présents dans un corps, comme du fer et du carbone par exemple, mais aussi à mesurer la concentration de ces éléments, ainsi qu’à réaliser une imagerie à partir de corps inertes. A noter que deux tranches d’équipements seront encore livrées dans deux et quatre ans. L’Institut aura alors les moyens de ses ambitions, avant son déménagement sur le futur campus Artem de Nancy, prévu à l’horizon 2014. 

Une filière bio-thérapeutique en Lorraine ? 

En moins de six mois, l’Agence de Mobilisation Economique (AME) a réussi à finaliser un projet de qualité et à forte valeur ajoutée, qui devrait faire émerger des emplois de haut niveau en Lorraine. Bioprolor a ainsi été retenu parmi une dizaine de projets suite à un appel d’offres lancé par l’AME dans le domaine des technologies de l’information et des sciences de la vie. Composé de 5 entreprises, dont 4 PME, et de 7 centres lorrains de recherche publique, Bioprolor pourrait donner naissance à une véritable filière bio-thérapeutique dans notre pays. Pour cela, le programme entend développer et produire de nouveaux principes actifs naturels végétaux, destinés aux marchés pharmaceutiques et dermo-cosmétiques antivieillissement. Ces applications traitent les pathologies inflammatoires liées, par exemple, à la maladie d’Alzheimer, au cancer ou au diabète. A noter de même que Bioprolor travaillera dans une démarche écologique en développant l’extraction non destructive des plantes, afin d’en récupérer les sécrétions. Des serres seront également mises en place pour entretenir et développer ces plantes. Avant d’être vendus aux laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques, les principes actifs devront être identifiés et validés. L’AME apportera 3,2 millions d’euros sur 3 ans à ce projet, dont le montant total est estimé à 6,3 millions d’euros. Il devrait créer enfin une vingtaine d’emplois très qualifiés chez les partenaires et une trentaine dans les serres et unités de production. 

Le Composite Park signe un partenariat avec l’Inde

La signature d’un protocole de coopération dans la plasturgie, plus précisément un Memorandam of Understanding entre le groupement indien de la promotion des plastiques Plexconcil et le Pôle de plasturgie de l’Est de Saint-Avold, a dernièrement clôturé avec succès la première édition du salon d’affaires euro-indien de Metz. Le pôle de compétitivité lorrain développe de même, sur l’ancien site charbonnier des HBL De Vernejoul à Porcelette, le Composite Park, afin de pallier, en partie, les sévères restructurations de la plateforme pétrochimique de Carling-Saint-Avold. Ce protocole de coopération signé avec un groupement de la plasturgie indienne offrira au Composite Park une ouverture internationale dans un pays où ce domaine scientifique et technologique connaît une croissance de plus de 20 % cette année. Il s’agira concrètement pour les deux organismes de renforcer leurs liens sur la formation et plus tard sur leurs pratiques. Et pourquoi pas générer à long terme un courant d’affaires qui permettra l’implantation d’entreprises indiennes en Moselle-Est … 

(Source : presse régionale)

Un nouveau pôle de compétitivité à Toul 

Le gouvernement français a dernièrement annoncé, pour la fin 2009, la création de nouveaux pôles de compétitivité, en remplacement des moins performants lancés il y a trois ans. La Lorraine, qui en accueille déjà deux avec Matéralia et Fibres Grand Est, en propose deux nouveaux. Le premier, le pôle mondial de l’eau, se fait en collaboration avec l’Alsace.

Le second, le projet Ecoravia à Toul, se porte candidat pour devenir un pôle de compétitivité dédié au recyclage industriel. Il s’appuie pour cela sur le projet de revitalisation du site Kleber engagé par Michelin en partenariat avec Sita recyclage, filiale de Suez-Environnement. Initialement, il s’agissait de créer un campus industriel sur le site de Toul, en s’appuyant sur des activités de déconstruction automobile et des activités de recyclage, le tout complété par une plateforme de recherche-développement.

Malheureusement, la crise a retardé l’investissement de ce projet. Les acteurs ont donc décidé d’anticiper et de redéployer le projet en se concentrant cette fois sur la création d’un pôle de compétitivité et d’une plateforme d’innovation recyclage. Une réelle opportunité pour la Lorraine, qui se trouve au cœur d’un tissu industriel européen favorable à l’implantation d’une telle activité.

Notre territoire offre en outre un potentiel énorme en matière de recherche et de formation, notamment dans les matériaux et les procédés qui sont les deux piliers des technologies de recyclage. Même si d’autres pôles de compétitivité abordent déjà cette question du recyclage, aucun ne fait apparaître les notions de prévention et de valorisation des déchets comme élément principal de leurs acticités. Si la candidature touloise est retenue, Ecoravia pourra lancer le pôle dès 2010 autour d’une plateforme d’innovation recyclage, afin de le mener à maturité à l’horizon 2013. L’objectif poursuivi est bien entendu de développer et de structurer une nouvelle filière, d’accélérer l’innovation et d’implanter des entreprises. La présence d’acteurs historiques comme Michelin et Sita Recyclage donne de plus une certaine crédibilité au projet. Ce dernier devra néanmoins démontrer sa viabilité à partir d’un cahier des charges, d’une équipe de pilotage et d’un plan de financement. 

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