Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

Walygator entre dans le giron du géant espagnol Aspro-Parks

Jacqueline Lejeune, directrice générale de Walygator (Olipark) a dernièrement cédé les parts qu’elle détenait dans le capital du parc d’attractions de Maizières-lès-Metz à Continental Leisure Project (CLP), filiale luxembourgeoise de l’espagnol Aspro-Parks, géant madrilène du secteur qui possède 60 parcs et centres de loisirs dans huit pays européens.

Aujourd’hui âgée de 70 ans, Jacqueline Lejeune avait repris Walygator en 2013 suite aux déboires des frères Claude et Didier Le Douarin. Après avoir investi près de 3,5 millions d’euros, elle avait réussi à rendre à nouveau le parc bénéficiaire dès la seconde année. En 2015, le parc a accueilli plus de 420 000 visiteurs.

A noter enfin que le nouveau propriétaire serait prêt à injecter entre un et deux millions d’euros dans la structure avec la programmation de nouveaux spectacles et la réparation de l’Anaconda estimé à près de 700 000 euros.

Walygator Parc logo

18 janvier, 2016 à 23:08 | Commentaires (1) | Permalien


Nancy privé de Saint-Nicolas

Le maire de Nancy, Laurent Hénart, et le préfet de Meurthe-et-Moselle, Philippe Mahé, ont dernièrement décidé d’annuler les courses, le feu d’artifice, ainsi que le défilé de la Saint-Nicolas, qui devaient respectivement se dérouler le 29 novembre, le 4 décembre et le 5 décembre. L’année dernière, ces trois manifestations phares des festivités de la Saint-Nicolas dans la cité ducale avaient rassemblé dix mille, trente mille et cent cinquante mille personnes.

Festivités Saint-Nicolas Nancy 2015

Les autorités invoquent des raisons de sécurité lié à l’état d’urgence, qui a été prolongé jusqu’au 26 février 2016, consécutif aux attentats du 13 novembre en région parisienne, pour motiver leur décision. Les autres animations et spectacles de rue prévus à Nancy pour la Saint-Nicolas sont néanmoins maintenus. Par exemple, les compagnies qui devaient défiler dans les rues du centre-ville resteront statiques et seront visible sur certaines places de Nancy.

Le Groupe BLE Lorraine condamne cette décision qui ne fait que donner raison aux terroristes et renier nos traditions et fêtes populaires. Le risque sera en effet tout aussi grand, voire même peut-être davantage l’année prochaine une fois que l’état d’urgence sera révolu. En suivant cette logique, il faudrait alors fermer les centres commerciaux à la veille des courses de Noël et vider les enceintes sportives de tous leurs supporteurs. D’aucun ne voit ici qu’un prétexte pour le maire de Nancy de réaliser des économies substantielles sur le dos des Lorrains, petits et grands.

Excepté les feux d’artifice, les festivités de la Saint-Nicolas dans les autres villes de Lorraine ont été confirmées. A Saint-Nicolas-de-Port par exemple, le défilé et la traditionnelle procession aux flambeaux auront bien lieu. De quoi exalter une nouvelle fois le sentiment lorrain, au plus profond de la nuit. A Metz, un village de Saint-Nicolas sera monté Place de la Comédie. Il offrira une multitude de stands, d’activités, de manèges et de points de restauration. Le dimanche 6 décembre, la parade de chars déambulera pendant près d’une heure dans le centre-ville, après que le Saint-Patron de la Lorraine et des Lorrains ne soit apparu au balcon de l’Opéra-théâtre.

26 novembre, 2015 à 0:11 | Commentaires (4) | Permalien


Deux nouvelles pistes de ski à La Bresse-Hohneck

A la veille d’une nouvelle saison hivernale, la station de La Brasse-Hohneck, la plus grande de tout le massif vosgien, a terminé son circuit des pistes bleues grâce à deux nouvelles pistes. Baptisée Opoualand, du nom de la mascotte Opoual, la première se trouve sous le télésiège de Belle Hutte. Elle descend depuis le Grand Artimont sur 850 mètres dans un secteur boisé, pour rejoindre le bas de la piste de la Casquette. Des visuels de la mascotte et de ses amis ont été placés le long des installations. La seconde piste aménagée se situe quant à elle en contrebas. Elle devrait permettre aux skieurs les moins confirmés d’éviter le mur de Blanchemer. Elle suit le tracé d’un ancien chemin forestier et a été dotée de deux canons à neige, afin d’assurer un bon enneigement.

plan-pistes-labresse-hohneck

Plan de la station de La Bresse-Hohneck (Crédits image : Label Montagne)

La station compte donc désormais quarante-deux pistes, sept télésièges et quatorze téléskis. Des aires de détente ponctuent les 220 hectares du domaine. Celle qui se trouve  au pied du Goulet, près du Col de Thiaville, sera équipée d’un brasero, de transats et d’un barbecue. L’idée est de créer à terme des aires avec une ambiance à chaque fois différente. L’aire du Lac de la Lande sera par exemple plus festive.

A noter enfin que le remplacement des pare-neige en plastique par des pare-neige en bois se poursuit. Les nouveaux équipements, plus écologiques, s’intègrent mieux dans le paysage. Initiée il y a trois ans, la démarche a concerné cette année la piste bleue de La Duchesse.

25 novembre, 2015 à 23:42 | Commentaires (0) | Permalien


Des fortifications allemandes 1914-1918 du Massif du Donon

La Corbeille, promontoire rocheux perché à 899 mètres d’altitude, situé juste en face du Donon, abrite l’un des vestiges lorrains les plus étonnants de la Première Guerre mondiale, à savoir un tunnel aussi étriqué que surréaliste, long de 100 mètres et dont la traversée paraît interminable. Son entrée apparaît après dix minutes à serpenter dans les tranchées tortueuses envahies d’herbes hautes et de fougères. Les premiers mètres sont angoissants. La lampe torche est indispensable. La lueur du jour ne transperce en effet qu’à deux reprises pour mener aux chambres d’observation. De là, la vue est plongeante sur la vallée de la Plaine. Cent ans après sa construction, la structure est intacte. Deutsche Qualität oblige.

bunkers Donon

Bunkers allemands cachés dans le forêt (Crédits photo : Philippe – Sarrebourg 57400)

Il faut dire que les Allemands ont mis les moyens pour contrôler cette ligne de défense naturelle qui va du Col de l’Engin à celui de Prayé. En son centre trône le Donon, carrefour stratégique qui donne accès à la vallée de la Bruche en direction de Schirmeck, aux Vosges via Raon-l’Etape et à Senones ou à la Moselle par Abreschviller et Saint-Quirin. Conquis par la 25ème Brigade d’Infanterie de la 1ère Armée française du général Dubail le 14 août 1914, le site fut repris sept jours plus tard, le 21 août 1914. Le cimetière militaire non loin témoigne encore de l’apprêté des combats. Les Allemands décidèrent alors d’en faire un élément central de leur dispositif défensif truffé de constructions bétonnées.

Pour le général Falkenhausen, le Massif du Donon occupait une position centrale dans la défense du front qui commençait à se stabiliser à une douzaine de kilomètres. Des travaux titanesques furent donc entrepris à partir de 1915. L’armée allemande mobilisa 10 000 hommes et engagea des moyens matériels et financiers démesurés. Deux voies de chemin de fer, deux téléphériques, l’un en provenance de la Malcôte, dont on aperçoit encore un pilier, l’autre de Grandfontaine, ainsi que des routes furent construits par des prisonniers russes pour acheminer sur cette ligne de crête des armements, munitions, barbelés, ciment et ferraille. Les cuisines étaient installées au Sandplatz et les repas acheminés jusqu’au Col de Prayé par la voie ferrée. Une station de pompage d’eau fut même aménagée. Une vanne est d’ailleurs encore visible au sommet de la Corbeille.

150 abris sont recensés dans le Massif du Donon. La descente vers l’Est, depuis la Corbeille, permet de découvrir l’artillerie de ligne. Trois impressionnantes batteries fixes de quatre canons y sont toujours fixées, comme figées dans le temps. Elles furent construites sur le même modèle, avec des galeries de liaison et une pièce séparée pour les explosifs et la poudre, assemblés sur place. Leurs fenêtres de tirs sont systématiquement orientées vers l’Est et les positions allemandes. En effet, les attaques frontales étaient rares. Généralement, après une percée, les combats répondaient à des mouvements tournants. Les Allemands étaient ainsi persuadés que les Français arriveraient par derrière. Long de 55 mètres, l’imposant blockhaus du Morveux faisait office de Kommandantur. La chambre du commandant, reconnaissable à ses armoires murales, y est encore visible à l’entrée. A l’image de tant d’autres, cette structure colossale n’essuya aucun combat. Ne jugeant plus le Donon prioritaire, les Allemands stoppèrent les frais en 1916, avant que ce système de fortifications ne retrouve un intérêt, moins de trente ans plus tard, lors de la Seconde Guerre mondiale.

(Source : RL du 31/07/2015)

2 novembre, 2015 à 23:17 | Commentaires (0) | Permalien


Le Fort du Parmont à Remiremont

Construit en 1874 entre les places fortes d’Epinal et de Belfort par le général Séré de Rivières sur le Massif du Parmont à plus de 600 mètres d’altitude, le Fort du Parmont domine la ville de Remiremont. L’ouvrage fait partie du rideau défensif de Haute-Moselle, édifié après la Guerre de 1870-1871. Il visait à interdire à l’ennemi de passer de la Vallée de la Moselle au Bassin de la Saône, via l’Augronne en barrant les débouchés routiers et ferroviaires de la Moselle et de la Moselotte. Il permettait également de tenir les cols de La Demoiselle et de Fallières.

Fort Parmont 1

L’entrée du fort (Crédits photo : Comité de Sauvegarde du Fort du Parmont)

D’une superficie de plus de trois hectares, le fort dispose encore de ses organes opérationnels, à savoir :

- un poste de commandement relié à la Place d’Epinal, aux Forts d’Arches et de Rupt, et à ses stations d’observation

- un poste optique à deux directions

- un télégraphe électrique

- des observatoires permanents et de collecte de renseignements.

Fort Parmont 2

Chambre-bureau du gouverneur du fort (Crédits photo : Comité de Sauvegarde du Fort du Parmont)

Ainsi que des organes de combat, dont :

- deux caponnières pour la défense des fossés avec rampes inclinées d’accès

- trois batteries de tir équipées de canons de place répartis sur seize plates-formes d’artillerie séparées par huit traverses-abri dont cinq enracinées

- une casemate en fer laminé pour lutter contre le canon de campagne

- une casemate à tir indirect à usage réglementé

- un magasin à poudre avec vestibule et chambre des lampes

- un magasin à poudre de 27 tonnes devenu, après la crise de l’obus torpille, une cartoucherie.

Fort Parmont 3

Cour en puits (Crédits photo : Comité de Sauvegarde du Fort du Parmont)

Et des organes de vie :

- une chambre-bureau du gouverneur du fort

- deux chambres-guerre pour officiers 

- deux casemates-logement pour sous-officiers 

- huit casemates-logement pour la troupe

- une cuisine mixte officiers et sous-officiers avec un mess différent pour chacune des catégories de personnel

- une cuisine de la troupe avec son local aux viandes fraîches, son cabinet à provisions et sa chambre aux liquides

- une infirmerie pour les soins de première urgence

- une boulangerie de guerre et sa paneterie

- une petite boulangerie pour l’élément de garde et de surveillance.

Fort Parmont 4

Galerie intérieure (Crédits photo : Patrice GREFF pour le Groupe BLE Lorraine)

Le Fort renferme également trois cours : la cour principale, la cour intérieure ou en puits et la cour des officiers.

A l’abandon depuis 1960, le Fort est aujourd’hui en cours de restauration par des bénévoles. Ces derniers ont débroussaillé les abords de l’ouvrage, rénové les cours pavées et restauré l’imposant four de la boulangerie.

(Source : France 3 Lorraine)

11 octobre, 2015 à 22:01 | Commentaires (0) | Permalien


Le label EcoJardin pour des jardins de Nancy

Après le Jardin Paul Verlaine fin 2014, le Parc Sainte-Marie de Nancy a dernièrement également décroché le label EcoJardin. Décerné pour une durée de trois ans renouvelables, celui-ci valorise une gestion écologique des espaces verts.

Parc Sainte-Marie Nancy

Le Parc Sainte-Marie à Nancy a été labellisé EcoJardin (Crédits photo : Patrice GREFF pour le Groupe BLE Lorraine)

La Ville de Nancy abrite dix parcs et quatorze jardins. Elle ambitionne à terme de labelliser l’ensemble de ses espaces verts qui s’étendent sur une superficie de près de 239 hectares. Les jardiniers municipaux n’utilisent d’ailleurs plus de pesticides depuis une dizaine d’années.

Aménagé il y a tout juste dix ans, le Jardin Paul Verlaine, situé au croisement de la rue du même nom et de l’Avenue Boufflers, abrite plus de 7 000 végétaux sur 5 632 mètres carrés. Il s’inspire du Petit Poucet, célèbre conte de Charles Perrault. Ses dalles circulaires évoquent ainsi les cailloux. Ceux-ci conduisent les visiteurs à une esplanade composée de bouleaux symbolisant la forêt, ainsi qu’à une aire de jeux où l’ogre se dessine sur le sol amortissant. Ce jardin linéaire se déploie via une succession de constructions végétales ponctuées par un potager, des plantes vivaces et une allée d’arbres fruitiers et d’ornement.

Deux autres sites labellisés EcoJardin se trouvent en Lorraine. Il s’agit du Parc de la Seille à Metz et du Sentier des Colverts à Cornimont.

18 juillet, 2015 à 12:09 | Commentaires (0) | Permalien


Nouvelle piste cyclable entre Bitche et Walschbronn

Une piste cyclable flambant neuve relie désormais Bitche à Walschbronn et même Pirmasens, en Allemagne. Le tronçon de 15 km a dernièrement été inauguré. Il a représenté un investissement de 2,1 millions d’euros.

Le circuit permet d’admirer le Château du Weckersburg à Walschbronn, deux fromageries ou encore une fabrique de tonneaux. Entièrement balisé, il traverse des forêts, des villages, ainsi que d’anciennes fermes.

27 juin, 2015 à 10:43 | Commentaires (0) | Permalien


Aménagement du sentier du héron à Sarreguemines

Le sentier du héron a dernièrement été inauguré sur l’ancien chemin de halage en plein centre de Sarreguemines. Doté de panneaux explicatifs sur la faune et la flore locale et de lunettes d’observation postées le long de la Sarre, il propose sur 1,5 km de mieux connaître cet animal emblématique de nos contrées, ainsi que d’autres oiseaux qui vivent dans le même environnement. Les panneaux ont été rédigés en français et en allemand. Ils arborent également des flash codes qui renvoient les visiteurs sur un site internet donnant plus d’informations sur la cité des faïences et la nature. A noter enfin que le sentier du héron a représenté un investissement de 200 000 euros.

21 juin, 2015 à 11:49 | Commentaires (0) | Permalien


Ecologîtes au Camping du Mettey dans les Vosges

Implanté depuis trente ans sur les hauteurs de Vagney, dans les Vosges, l’éco-camping du Mettey propose une dizaine d’« écologîtes » avec vue plongeante sur la vallée. Ces habitations tout confort de 50 mètres carrés peuvent accueillir de quatre à huit personnes. Ils sont recouverts de polycarbonate, afin de protéger le bois et d’offrir une isolation supplémentaire. Le projet, qui a représenté un investissement de 1,7 million d’euros, a été récompensé par le second prix national de la construction en bois touristique en 2015.

Interdit aux voitures, le Camping du Mettey dispose sur cinq hectares dans un endroit calme de chalets, de roulottes, de bulles et d’emplacements pour caravanes. Des soirées thématiques autour des contes et légendes des Vosges et de l’épinette sont régulièrement organisées.

A noter enfin que le site a obtenu l’écolabel européen environnement en 2014.

logo-camping-mettey

17 juin, 2015 à 20:01 | Commentaires (0) | Permalien


Des billets de 0 euro à l’effigie de l’Ossuaire de Douaumont !

Après les pièces et les médailles souvenirs, de vrais billets de 0 euro à l’effigie de l’Ossuaire de Douaumont sont disponibles depuis le 1er avril sur le site des champs de batailles de Verdun.

Le papier est le même que celui des autres billets, tout comme l’odeur. Les systèmes de sécurité et de lutte contre la falsification sont également identiques. Ce billet de collection a en effet été réalisé avec des designers fiduciaires, afin d’obtenir un billet qui se rapproche de l’euro. Il s’agit en réalité d’un mix entre l’euro série 1 et l’euro série 2. Le résultat a le format des coupures de 20 euros et la couleur mauve des billets de 500 euros. Chaque billet de 0 euro est unique puisqu’il présente toutes les spécifications techniques, à l’image du filigrane ou encore du numéro de série qui est à chaque fois différent.

100 sites touristiques incontournables ont été sélectionnés pour cette première émission de billets de 0 euro, dont l’Ossuaire de Douaumont. Emblématique de la Première Guerre Mondiale, plus particulièrement encore dans le cadre du Centenaire de ce conflit, celui-ci accueille chaque année plus de 400 000 visiteurs. Le site dispose de 10 000 billets de 0 euro à son effigie vendus sur place 2 euros. Plus de 1 000 sont déjà partis.

billet 0 euro Ossuaire Douaumont

20 mai, 2015 à 20:33 | Commentaires (0) | Permalien


Tourisme industriel : création d’une Route du Feu en Moselle et en Sarre

Une Route du Feu a dernièrement été créée en Moselle et en Sarre à l’initiative du SaarMoselle Eurodistrict, afin de développer le tourisme industriel. L’itinéraire comprend dix sites situés de part et d’autres de la frontière. Cette mise en réseau doit permettre de créer une synergie entre chaque site et d’augmenter leur fréquentation respective.

Musée Mine De Wendel Petite-Rosselle

Le Musée de la Mine De Wendel à Petite-Rosselle (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

En Moselle, le Musée de la Mine De Wendel de Petite Rosselle, le Musée de la Faïence à Sarreguemines, le Musée des techniques faïencières du Moulin de la Blies à Sarreguemines, le site verrier de Meisenthal, la cristallerie de Saint-Louis-lès-Bitche et l’usine Smart de Hambach sont inclus dans cette Route du Feu. Celle-ci devrait prochainement être complétée par une offre d’hébergement et de restauration, ainsi que par un Pass donnant droit à des réductions.

Créé en 2010, le SaarMoselle Eurodistrict vise à promouvoir des actions transfrontalières, à l’image de la ligne de bus Moselle-Saar/Saint-Avold/Sarrebruck et de la Fête transfrontalière du vélo.

8 mai, 2015 à 17:47 | Commentaires (0) | Permalien


Metz : des moulins du ruisseau de Vallières

Autrefois, de nombreux moulins à eau bordaient les rives du ruisseau de Vallières.

Le ruisseau de Vallières, qui déboule des Fonds de Quarante à Noisseville, prend forme à Nouilly. Paisible en été, il est capricieux et tumultueux à l’automne. C’est la force de son courant qui permettait, à l’époque, aux moulins de fonctionner.

moulin ruisseau Vallières

Le ruisseau de Vallières près du moulin à roue verticale (Crédits photo : Google Maps)

Le premier édifice du genre se situe à la sortie de Nouilly. Il ne fonctionne plus aujourd’hui. Le bâtiment a été réhabilité en maison d’habitation. Un autre moulin se situe à Vantoux. Il date du XVIIème siècle. Il servait à l’époque à transformer le blé en farine. Sa lourde meule en pierre était entraînée par une roue qui puisait sa force dans le courant du ruisseau de Vallières. Durant les dernières années de son exploitation, une cheminée a remplacé la roue et une machine à vapeur actionnait une forge. Le moulin était utilisé pour fabriquer des clous. Lorsqu’il cessa son activité, ses bâtiments abritèrent une exploitation agricole. Le moulin attend aujourd’hui un nouvel acquéreur dans son écrin de verdure.

A la sortie de Vantoux, le ruisseau poursuit sa route en direction de Vallières. Il se faufile dans les propriétés privées. Dans un dédale de végétation, un canal d’amenée de plusieurs centaines de mètres mène à une écluse manuelle. Dans le temps, les eaux du ruisseau servaient à alimenter une scierie, ainsi qu’un moulin à roue verticale qui existe toujours. Il date de 1426. Il est actuellement en cours de restauration par son propriétaire.

Le ruisseau de Vallières termine son parcours à Saint-Julien-lès-Metz près du Parc de la Tannerie. La commune a également abrité des moulins. La mention d’un premier moulin à farine apparaît dès le XIVème siècle. Il fut ensuite transformé en moulin à papier. Au XVIème siècle, le moulin et son pont furent détruits par le Duc de Guise à l’approche des troupes de Charles Quint. Ils furent reconstruits un siècle plus tard et devinrent la propriété de la Congrégation Notre-Dame de Metz. Les religieuses l’utilisèrent pour fabriquer de la pâte à papier. Le moulin cessa son activité en 1756. Au XIXème siècle, suite à des travaux d’agrandissement, deux moulins auraient fonctionné au même endroit, l’un à grain, l’autre à papier. Ils ont aujourd’hui malheureusement disparu. L’un d’entre eux fut ravagé par un incendie en 1983 et fut rasé l’année suivante.

(Source : RL du 30/11/2014)

8 mai, 2015 à 11:58 | Commentaires (0) | Permalien


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