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Santé en Lorraine (Archives 2)

Vous trouverez sur cette page tous les articles traitant du secteur de la santé en Lorraine. Entre projets prometteurs, difficultés et menaces, la santé, pilier fondamental du développement et de la qualité de vie d’un pays, sera plus que jamais au cœur du débat politique de demain dans notre province. L’arrivée à l’âge de la retraite des classes du baby boom va poser de sérieux défis à la Lorraine en termes d’infrastructures médicales, de suivi et d’assistance pour une population toujours plus vieillissante.   

Ca bouge au CHU ! 

Trente-six mois de travaux auront été nécessaires pour réorganiser les flux de circulations et surtout pour résorber l’infernal problème de stationnement sur le plateau médical et technologique de Brabois à Nancy. La capacité de stationnement a ainsi été doublée et portée à 1 000 places, tandis qu’une nouvelle ligne de bus, baptisée Campus (voir actualité en bref), a dernièrement été mise en place. Certes, les travaux ont été longs, souvent pénibles pour les usagers, mais le résultat est d’une incroyable fluidité. La ligne Campus, avec un bus toutes les 8 minutes, vient de même désengorger sérieusement le tram, noir de monde aux heures de pointe. Partant de la gare SNCF, elle dessert le secteur Artem, la faculté de sciences, le lycée des biotechnologies, la faculté de médecine et propose trois arrêts à l’intérieur même du CHU (Centre Hospitalier Universitaire). Chose exceptionnelle en France, puisqu’avant Nancy, un seul réseau de transport public pénétrait dans un hôpital, à Limoges. Un service de location VélO’Stan au niveau du parking relais Nord complète enfin l’offre de transports sur le plateau Brabois. Il faut dire que ce dernier constitue un centre névralgique et stratégique pour toute l’agglomération, dans la mesure où il cumule plusieurs vocations, à savoir le médical et l’hospitalier avec bien entendu le CHU, ainsi que l’économique et le technologique avec le technopôle et le biopôle. Le plateau de Brabois est en outre appelé à se développer encore plus dans un proche avenir. D’ailleurs, le bâtiment de cardio-réanimation est passe d’être terminé. Il devrait être livré en 2010. Le bâtiment des spécialités médicales, qui regroupera les services des maladies infectieuses et tropicales, de dermatologie, de vénérologie, de pneumologie et des maladies respiratoires, des consultations d’addictologie et des maladies professionnelles, sera également livré l’année prochaine. La nouvelle configuration du CHU prend forme ! 

Extension du pôle hospitalier

Une extension du pôle hospitalier gériatrique de Creutzwald a permis d’ouvrir 60 lits supplémentaires pour personnes âgées dépendantes, dont 30 lits en unité pour malades de type Alzheimer. A noter qu’un jardin thérapeutique a même été aménagé. 

Aménagement du site du futur Plateau unique hospitalier de Moselle-Est

Une opération de grande envergure a ainsi permis au niveau du parc d’activités de la Rosselle, géré par la communauté de communes de Freyming-Merlebach, la réalisation des travaux de viabilisation ainsi que la création de voiries et de réseaux sur un terrain de 22 hectares.  Autrefois parc à charbon et propriété de Charbonnages de France, ce dernier n’était plus qu’une friche industrielle depuis une dizaine d’années. Situé en périphérie de Freyming-Merlebach, à proximité immédiate des entrées et sorties d’autoroutes, le Plateau Technique Unique (PTU) sera installé sur 11 hectares. Il offrira 430 lits aux patients de Moselle-Est. Les études préalables sont en cours, tandis que les premiers coups de pioches devraient intervenir début 2011. Rappelons que ce centre hospitalier dernier cri devrait normalement ouvrir fin 2013-début 2014, sur les communes de Betting et Béning-lès-Saint-Avold. 900 personnes travailleront à terme dans cet hôpital ultramoderne qui regroupera les services sur un seul site, avec notamment les urgences, la cardiologie, les soins intensifs, la néonatalogie, la chirurgie ainsi que la maternité. Cette reconversion exemplaire devrait enfin faciliter l’accueil de nouvelles activités à proximité du PTU. De bon augure pour le développement économique et l’emploi du Bassin houiller.

Mercy accueillera un pôle innovation-santé

Un pôle innovation-santé de 43 hectares adossé aux 15 autres du futur hôpital et de la maternité devrait voir le jour sur le site de Mercy, aux portes de Metz, où un bon nombre d’entreprises médicales et paramédicales, ainsi que des laboratoires de recherches, issus du monde des grandes écoles et de l’université, ou tout simplement privés, devraient venir s’y installer. Le projet, qui s’annonce porteur de richesses et de développement, se veut être transversal, dans la mesure où l’ensemble des acteurs économiques et universitaires devrait constituer un réseau d’excellence axé sur l’essor des nouvelles solutions technologiques et innovantes de la santé. Trois activités devraient plus particulièrement être développées sur le site, à savoir, une première directement liée à l’hôpital, une seconde dite périphérique, avec par exemple des établissements de santé pour personnes âgées dépendantes, et une troisième portée autour du handicap et de l’appareillage des personnes handicapées. En effet, la Lorraine peut se targuer de disposer de grandes structures spécialisées, à l’instar du Centre d’Etudes et de Recherche sur l’appareillage des handicapées implanté à Woippy. Par contre, il ne devrait pas y avoir de groupes pharmaceutiques dans la constitution de ce nouveau cluster de la santé. Même si la commercialisation des terrains ne débutera pas avant le second semestre de cette année, il se pourrait qu’il y ait quand même des implantations avant 2012, année d’ouverture de l’hôpital.

Woippy : la maison de retraite enfin mise en chantier

Le plan de relance du gouvernement français vient tout juste de permettre à la future maison de retraite Huguette-Henry de Woippy de démarrer après plus de 8 années de blocage. Le tant attendu établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) devrait être achevé d’ici 18 mois. Il constituait un besoin fondamental pour Woippy, seule ville de cette importance qui ne possédait pas de résidence pour personnes âgées. Le futur établissement comptera 70 lits d’hébergement permanent, une unité Alzheimer de 12 places ainsi que 2 lits d’urgence. Montant total de l’investissement : 7,3 millions d’euros. A noter qu’un établissement similaire est actuellement en cours de construction à Gandrange, au moment où un projet de 65 places est annoncé à Metz.

Mercy : la maternité change de place

La future maternité de Metz sera finalement greffée, non plus au Nord comme cela avait été initialement prévu, mais au Sud du nouvel hôpital de Mercy actuellement en construction, sur plus de 1,2 hectares. Ce nouveau projet a en effet plus d’un atout dans son sac. Il permettra ainsi de faire passer le coût de l’opération de 75 millions d’euros à … 40 millions d’euros. Si bien qu’on peut légitiment se demander si ce dernier comportera les même éléments, si le temps d’un revirement au Sud, il n’a pas perdu en route deux ou trois équipements structurants, car on ne gagne pas 35 millions d’euros comme cela, d’un simple coup de baguette magique. Toujours est-il qu’une artère, c’est-à-dire 15 à 20 mètres de galeries, permettra de rallier la maternité en contrebas à l’hôpital. L’ancien projet prévoyait quant à lui une liaison souterraine d’une centaine de mètres. Un tel rapprochement permettra de mutualiser les moyens, de réaliser une pharmacie commune et de relier la maternité au bloc opératoire du nouvel hôpital. Et bien entendu, dans cette optique, la surface de la maternité a été divisée par deux… Une salle de naissance « nature » sera néanmoins prévue, dans l’esprit des maisons de naissance et plus centrée sur des accouchements physiologiques, moins médicalisés mais en toute sécurité, ainsi que 7 salles de naissance « traditionnelle ». La capacité de l’hôpital mère-enfant sera de 174 lits et de 8 places en ambulatoire. 96% des chambres de jeunes mamans seront individuelles et disposeront de leur propre cabinet de toilette. Mercy devrait également disposer de 1 200 places de parking réservées à l’hôpital, dont 350 pour la maternité, afin d’accueillir les papas. Cela dit, ces derniers pourront aussi venir en bus grâce au futur transport en commun en site propre. A noter enfin que la maternité devrait ouvrir en 2012, sans que l’on sache pour autant ce qu’il adviendra de la maternité Sainte-Croix. De même, que deviendra l’hôpital de Bon Secours une fois celui de Mercy achevé ? Pour le moment, il se murmure qu’il pourrait accueillir un « point médical » ou une structure pour personnes âgées …

Un projet commun pour les filières de soins en Lorraine

C’est en tout cas ce que veulent définir le CHR de Metz-Thionville et le CHU de Nancy. Les deux ensembles ont en effet décidé de mener des réunions conjointes pour examiner leurs points communs et réfléchir à leur complémentarité dans une perspective de réseau. La démarche actuellement en cours est une première à l’échelle de la Lorraine et de la France. A noter que les deux établissements avaient déjà débuté des conversations entre exécutifs et commissions médicales d’établissement. Ainsi, sur ce que l’on pourrait nommer la colonne vertébrale lorraine, cet axe allant de Thionville à Epinal en passant par Metz et Nancy, viendrait se greffer le futur schéma régional d’organisation sanitaire. Cela aurait de multiples conséquences pratiques. Par exemple, les services de grands brûlés seraient à Metz pour les adultes, et Nancy pour les enfants. Les deux structures resteraient bien évidemment en place, mais opéreraient dès lors dans un esprit de collaboration, aussi bien entre elles qu’avec la faculté de médecine, afin de favoriser une organisation médicale partagée. Ainsi, pour tous les établissements, l’objectif est de valoriser le monde hospitalier lorrain. Cela pourrait notamment retenir les médecins formés dans notre belle province, d’autant plus que ce besoin devient important, voire même sensible, dans des hôpitaux comme celui de Briey.

L’enjeu passe également par un rapprochement opérationnel entre les différents espaces lorrains, que ce soit au niveau des techniques ou des compétences. L’exemple des télédiagnostics illustre parfaitement cette démarche. Ainsi un scanner neurologique fait à Freyming-Merlebach peut être interprété à Nancy. Ce ne sont plus les hommes qui voyagent, mais les informations, l’excellence en plus. Et c’est toute la Lorraine et les Lorrains qui y gagnent. 

Les maisons de santé pour préparer l’avenir ?

Afin de mieux équilibrer la démographie médicale et d’éviter les déserts sanitaires, surtout dans les campagnes, les maisons de santé, qui sont ni plus ni moins des regroupements de professionnels de la santé dans un esprit pluridisciplinaire et en un même lieu, apparaissent comme une solution efficace. Elles permettent en tout cas de faciliter l’accès aux soins en milieu rural, le tout dans un souci de proximité. Une étude de la DRASS recensait ainsi en 2007 2 300 médecins généralistes en Lorraine, pour une densité de 4,9 médecins pour 5 000 habitants, largement inférieure à la moyenne française établie à 5,4. De même, 40 % des médecins meusiens vont décrocher dans les 10 prochaines années. Le renouvellement de l’offre médicale est donc un enjeu très important pour notre province. C’est à ce moment que les maisons de santé peuvent contribuer, si ce n’est à enrayer le phénomène, à au moins en atténuer certains aspects. Cependant, monter une telle structure est un processus long, surtout d’un point de vue administratif. Il faut ainsi compter trois à six ans, dans la mesure où cela exige de trouver des partenaires financiers, le territoire qui convient …

La stabilité politique des acteurs locaux s’avère également un facteur favorable. Les maisons de santé constituent en outre une façon d’attirer les jeunes médecins vers les secteurs géographiques fragiles afin de garantir une offre de soins primaires. Elles satisfont de même les attentes des professionnels qui, travaillant alors d’une manière transversale, parviennent à marier leur pratique professionnelle à une certaine qualité de vie. Néanmoins, cela reste difficile d’ancrer des acteurs de la santé dans des territoires éloignés de tout. Il y a même une sorte d’effet de centralisation qui, à l’inverse, peut, quand les praticiens sont concentrés dans une commune précise, déstabiliser le reste du territoire.

Toujours est-il que les maisons de santé commencent à pousser comme des champignons en Lorraine. Et le phénomène n’est pas près de s’arrêter. Ainsi, la structure de Joeuf est la dernière en date du Pays-Haut. Elle vient tout juste d’être inaugurée. Si tous les projets actuellement en cours aboutissent, le paysage médical du Nord de la Meurthe-et-Moselle pourrait s’en trouver radicalement modifié. On constate la même chose à Mercy-le-Bas, où la maison médicale a vu le jour en 2005. Succès oblige, sa surface vient récemment d’être triplée dans le but d’élargir l’offre de soins avec une diététicienne. Dans la vallée de l’Orne, les trois villages de Valleroy, Hatrize et Moineville travaillent sur un projet commun. Les élus ont même déjà pris contact avec des professionnels de la santé pour définir les besoins de la population. Même tendance à Longuyon, Mars-la-Tour ou encore à Spincourt, qui cherchent aussi à se doter d’une maison médicale. Mais l’exemple dont tout le monde parle en ce moment est celui de Vicherey, village vosgien de 200 âmes situé dans le Haut-Saintois, qui dispose de 3 généralistes, d’un kiné, d’une infirmière, d’un podologue, d’un dentiste, d’une pédicure et d’une psychologue … Tout le monde y trouve son compte, médecins et patients. La maison de santé, un quadrilatère aux larges bais vitrés, très moderne avec ses volets coulissants en bois très nature, a vu récemment une pharmacie flambant neuve s’installer à ses côtés. Cet ingénieux équipement médical a enfin été financé à hauteur de 1,3 millions d’euros par la collectivité, qui réalise cependant une opération blanche en encaissant les loyers des libéraux hébergés sur 1 000 mètres carrés. 200 000 euros ont en outre été apportés par les pôles d’excellence rurale. 

Behren-lès-Forbach s’offre une maison de retraite

La commune de Behren-lès-Forbach et l’association Jacques-Prévert ont annoncé la réalisation d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Montant de l’opération : 11,5 millions d’euros avec 70 emplois à la clé. Cette maison de retraite, qui  sera implantée sur le site de la gendarmerie, à proximité de la résidence des Platanes, devrait ouvrir en 2010. La future structure de 6 000 mètres carrés comprendra 75 lits, dont une unité Alzheimer. 

Une cellule pour les mineurs en danger ouverte à Metz

Le CHR de Metz-Thionville vient récemment d’ouvrir une unité d’Accueil Pédiatrique de l’Enfant en Danger (ou APED) à l’hôpital Bon-Secours de Metz. Il s’agit du seul dispositif de ce genre existant dans le Grand-Est. Le but de cette unité est d’organiser l’accueil et l’audition des mineurs victimes de maltraitance. Plus précisément, l’APED est constituée d’une salle technique, d’une salle d’audition et d’une salle d’attente situées dans le service pédiatrie de Bon-Secours. La pièce insonorisée est adaptée à l’accueil de l’enfant. Tout est mis en œuvre pour qu’il y trouve sérénité, confort et sécurité. L’enregistrement audiovisuel, derrière une vitre sans tain, est systématique, afin d’éviter la répétition du traumatisme subi. Le nouveau service prévoit d’accueillir environ 200 mineurs par an. 

Une Moselle grise argentée

Plus d’un quart des Mosellans aura plus de 60 ans en 2020. Tel est le résultat d’une nouvelle étude de l’INSEE. Ainsi, la part des plus de 60 ans passera de 20 % actuellement de la population totale à 27,3 % en 2020. Autrement dit plus d’un Mosellan sur quatre appartiendra au troisième âge. Une progression encore plus importante sera observée pour la « grande vieillesse », dans la mesure où le nombre de personnes âgées de 85 ans et plus devrait doubler, pour atteindre environ 34 000 personnes dans tout le département en 2020. Ce phénomène résulte à la fois de l’allongement de l’espérance de vie et du vieillissement des générations issues du baby-boom. Mais Le vieillissement de la population ne sera pas sans conséquence sur l’aménagement du territoire. En particulier, pour ce qui est de la question de la dépendance de cette frange de la population et des équipements qui lui sont nécessaires. Les zones rurales du Sud et du Sud-Est mosellan pourraient ne pas offrir des conditions de confort suffisantes au maintient à domicile des personnes âgées. En effet, il n’y aurait pas assez de médecins, d’hôpitaux, d’infirmiers ou encore de commerce de proximité. Cette hypothèse est d’autant plus préoccupante que se sont justement ces territoires qui devraient concentrer la population la moins aisée. Tout ceci pourrait donc conduire à des migrations interrégionales en direction des zones urbaines de Metz, Nancy et Thionville où le niveau d’équipements de proximité est nettement meilleur.

L’hôpital du Pays-Haut est sauvé

Les 130 000 habitants du bassin de Longwy ne verront heureusement pas l’hôpital de Mont-Saint-Martin fermer ses portes. En effet, le TGI (Tribunal de Grande Instance) de Briey a avalisé l’offre de rachat de la société mosellane Alpha Santé installée à Hayange. La nouvelle direction conservera en outre la grande majorité des 1077 emplois de la manière suivante : 718 salariés resteront sur le site de Mont-Saint-Martin, 85 autres iront travailler dans les antennes de Villerupt (cliniques Pasteur et des Peupliers, ainsi qu’au centre médico-psychologique) et 38 personnes seront mutées au siège d’Alpha Santé à Hayange ou dans les locaux de Thionville. Cela dit, 173 postes seront malheureusement bien supprimés. Enfin, Alpha Santé a d’ores et déjà annoncé la création d’un futur hôpital gériatrique de 180 lits à Villerupt. Il remplacera les deux établissements actuels et nécessitera un investissement de 18 millions d’euros. Le terrain étant déjà trouvé, les travaux pourraient commencer en début d’année prochaine pour une ouverture prévue en 2012. 

Les Messins en mauvais santé

Telles sont les tristes conclusions d’une étude commandée par la ville de Metz. Ainsi, parmi les statistiques les plus saisissantes, on trouve que : 17,2 % des Messins vivent en dessous du seuil de bas revenus, avec moins de 771 euros par mois par unité de consommation. Cette moyenne est de 12,3 % en Moselle et de 32,7 % pour le seul quartier de Metz-Borny. 23,1 % des Messines sont en surpoids. 17, 7% sont obèses, alors qu’en France, cette proportion se chiffre à 10,2 %. De même, 30,5% des Messins, soit un Messin sur trois, sont en surpoids. 10,9 % sont par ailleurs obèses. 25,1 % des Messins de plus de 60 ans souffrent d’hyperglycémie. A titre de comparaison, la moyenne lorraine est de 11,4 %. Ce taux s’élève à 8,7 % chez les 25-59 ans alors que la moyenne de notre province est seulement de 2,3%. En outre, il est noté que 13,1 % des Messins possèdent une licence dans un club de sport, contre 23,7 % en France. Le taux de mortalité pour 100 000 habitants à Metz est de 947, contre 822, en moyenne en France et 759 à Nancy. Ce même taux s’élève à 5 325 pour les plus de 65 ans à Metz, contre 4 635 en France et 3 921 à Nancy. Enfin, la mortalité des femmes par maladie cardiovasculaire est supérieure de 20 % à la moyenne française.

Bien entendu, ces résultats occultent ceux conformes ou inférieurs à la moyenne nationale. Mais bon, un bien inquiétant rapport tout de même

Extension de la Maison de Clervant de Courchelle-Chaussy 

Les travaux d’agrandissement de l’unité de vie médicalisée viennent de démarrer. D’ici 2011, la Maison de Clervant pourra accueillir 47 personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, contre 17 actuellement. Ainsi, la capacité de ce lieu chargé d’histoire, en effet, c’est ici, qu’en 1895, l’empereur Guillaume II créa la première unité de vie pour personnes nécessiteuses de Courchelle-Chaussy et des environs, se répartira de la manière suivante : 44 places d’accueil permanent dont une unité Alzheimer de 14 places, 3 places d’accueil de jour dont 2 pour les malades Alzheimer et 4 places d’accueil temporaire. Le chantier se déroulera en deux phases, avec dans un premier temps la construction de l’unité Alzheimer de 14 places. Ce bâtiment sera en bois et intègrera des énergies renouvelables, comme pompe à chaleur, géothermie ou encore panneaux solaires, pour une livraison fin 2009. Puis, les travaux d’extension et de rénovation du bâtiment de la Maison de Clervant seront engagés en 2010 et 2011. Le futur bâtiment neuf accueillera ainsi les résidants dans deux nouvelles unités. La Maison de Clervant renfermera quant à elle tous les locaux techniques et administratifs.  Fin de tous les travaux pour septembre 2011.  

7,8 millions d’euros pour le CHU de Nancy ! 

L’Etat français a annoncé dernièrement le versement de 7,8 millions d’euros pour le CHU de Nancy. Une bonne nouvelle puisque cette somme devrait permettre de combler le déficit de 20 millions d’euros environ de l’exercice 2008. Le maire de Nancy y voit la « marque d’une attention particulière de Paris aux problèmes de santé de la Lorraine ». Certes. Cela dit les porteurs du projet du nouvel hôpital Robert Schuman à Metz souhaiteraient également voir un geste de la France. Mais mis à part un doigt levé dans un certain sens, ils ne voient rien venir. Bref, une bonne nouvelle pour la Lorraine, même si certains peuvent y voir une intention délibérée de raviver la polémique et la rivalité stérile entre Metz et Nancy    

Le CHU de Nancy dégraisse ses effectifs pour retrouver l’équilibre financier 

Ainsi, 650 postes ne seront pas renouvelés en l’espace de quatre ans, afin de combler, par diminution de la masse salariale, le trou financier de près de 30 millions d’euros, creusé seulement par l’exercice encore en cours.  Selon la direction du CHU, cette mesure radicale est justifiée par le fait que c’est la masse salariale qui coûterait le plus cher. A vérifier. Concrètement, c’est un départ à la retraite sur deux qui ne sera pas remplacé. Mis à part le service des infirmiers, tous les « pôles » d’activités de l’hôpital sont concernés. Des regroupements d’activités seront donc aussi opérés. Les responsables du CHU expliquent enfin qu’il est nécessaire de retrouver de la marge de manœuvre pour investir, faire de la recherche et soigner les malades avec sécurité et efficacité. Ainsi, toutes les mesures prévues par le conseil d’administration ont été entérinées, y compris, paradoxalement, celle prévoyant la réduction à hauteur de 50% des investissements programmés, soit 80 millions d’euros sur quatre ans. Cela dit, pour le maire de Nancy, les 200 millions d’euros d’investissement concernant les futurs pôles de cardiologie et bâtiment des spécialités médicales sont absolument impératifs, afin de ne pas devenir un « hôpital de sous-préfecture ». Une décision qui, au final, passe quand même  très mal en ce moment … 

Visite de la ministre française de la santé en Moselle: micmac en vue

Décidément les représentants français n’ont pas le vent en poupe en Lorraine. Après le comité d’accueil, disons le très minéral, réservé à Hubert Falco à Bitche et celui prévu si le président français avait le courage de revenir s’expliquer à Gandrange, Roselyne Bachelot n’a dernièrement pas échappé à cet enthousiasme en étant copieusement sifflée par nombre de manifestants, encadrés par une force policière aussi impressionnante que disproportionnée, à son arrivée sur le site du nouvel hôpital public de Sarreguemines, qu’elle a par la suite inauguré. Et il n’est pas difficile d’en comprendre les raisons. La dégradation systémique des conditions de travail dans le monde hospitalier est passée par là. D’autant plus que la loi dite Bachelot devrait encore aggraver l’offre de soins en donnant plus de poids à la logique lucrative de la santé. Ainsi à Metz par exemple, la fatigue physique et psychologique des personnels ou encore le parking payant aux abords de l’hôpital Bon Secours, ou encore la non reconnaissance des diplômes et le danger des restructurations rapides sont largement sous-estimés. De même, une autre source de mécontentement provient de la décision française de refuser de financer les 25 % promis du projet de regroupement des hôpitaux privés de Metz (Hôpital Robert Schuman) à Vantoux-Nouilly. Selon la ministre de Paris, la France n’aurait pas « refusé », mais simplement demandé des informations complémentaires avant de s’engager. Mais bien sûr. On essaye ainsi vraiment de prendre les Lorrains pour des poires. Ils ne sont pas dupes. La ministre, tout en continuant de s’enfoncer dans ses justifications, voudrait par ailleurs, s’assurer que l’offre de soins entre les projets du Centre Hospitalier Régional et les établissements privés à but non lucratif est bien complémentaire. Elle attendrait donc de nouvelles conclusions de ses « experts » pour le mois de juin. Une manière habile de calmer les esprits et de gagner du temps afin de prendre ses responsabilités plus tard, ou jamais.  

Autre sujet sensible dans le milieu hospitalier lorrain: le plateau technique unique du bassin houiller à Freyming-Merlebach, qui suscite de vives réserves par rapport à la concurrence qu’il pourrait exercer pour le tout nouveau pôle hospitalier de Sarreguemines. Le plateau technique du bassin houiller se justifie néanmoins dans la mesure où il s’intègre dans une dynamique globale de projet de santé pour un territoire qui compte plus de 250 000 habitants. De plus, les indicateurs de santé publique y sont les plus mauvais de Lorraine. On recense ainsi une surmortalité cardiovasculaire, néoplasique et respiratoire. C’est clair que cela fait beaucoup. De même, on constate un vieillissement important de ce bassin de population. Ce projet vise en outre une meilleure viabilité économique dans un contexte d’établissements en santé financière difficile. En attendant la concrétisation et surtout la construction de ce plateau technique unique, un projet médical intermédiaire devrait optimiser les filières de soins des établissements en Moselle-Est, notamment au niveau de la chirurgie et de la cardiologie.  

Bien sûr, pour revenir à la visite ministérielle, une nouvelle bourde concernant notre belle province a été commise. A la question de savoir où sera implantée l’Agence Régionale de la Santé (ARS), qui sera normalement installée à Nancy, Roselyne Bachelot a répondu que le siège sera évidemment dans la préfecture de région, autrement dit Metz, avec une délégation dans chaque département. Une méconnaissance avérée de la situation lorraine où les choses ne sont certes jamais comme ailleurs. L’ARS restera bien dans la cité ducale, du fait de la culture médicale de la ville. De toute manière, personne n’y avait vraiment cru … Il faut dire que quelques minutes auparavant, la ministre française avait gratifié notre province de 5 départements ! Désespérant … Roselyne Bachelot ou le cinquième élément.  

La France lâche une nouvelle fois la Lorraine ! 

Le gouvernement Français a récemment lancé un nouvel affront à la Lorraine en refusant de financer, comme il avait pourtant promis, le futur hôpital Robert Schuman de Metz. Ce camouflet pose tout naturellement la question de savoir si, un jour, cette France tiendra ses engagements par rapport à la Lorraine.

L’effroyable nouvelle vint d’un courrier de la ministre française de la Santé, qui confirmait donc, comme le laissait supposer la rumeur depuis quelques temps, que Paris ne participerait plus au financement de l’hôpital Robert-Schuman de Nouilly-Vantoux. Les Hôpitaux privés de Metz peuvent désormais faire une croix sur les 75 millions d’euros (25 % du montant total) promis. Un nouveau coup dur après les restructurations militaires et la forte diminution des agents de l’INSEE censés les compenser. Mais que voulez-vous, on préfère financer de nouvelles liaisons TGV vers Bordeaux ou Toulouse, qui, il est bien vrai, souffrent le martyr économique et démographique, ou encore donner toujours plus à ceux qui ont déjà tout du côté de la Provence ou de Paris. Bien entendu, comment voulez-vous rendre crédible le plan d’aide Grand Est pour la reconversion des bassins touchés par les restructurations militaires, quand on dédaigne financer de grands projets structurants, comme cet hôpital ? Paris se plaint de n’avoir pas de projet à financer et quand les Lorrains lui en présentent un, c’est non ! Paradoxal, étrange, non ? Projet, qui juste au passage, concerne la santé d’un bassin de population de plus de 600 000 habitants. Mais cela, la santé de gens, on s’en balance … Le pire, pour revenir plus en détail sur l’hôpital Robert Schuman, c’est que celui-ci avait été élaboré à la demande de l’Etat afin de regrouper les hôpitaux de Sainte-Blandine, Saint-André et Belle-Isle. C’est le comble ! Nous ne savons même pas si l’expression « mauvaise foi », voire même, puisqu’il faut le dire de « foutage de gueules » seraient assez fortes pour exprimer tout le ressentiment que l’on peut éprouver après de pareils propos. Ainsi soit-il alors, non seulement la France ne compense pas ce qu’elle nous prend, pire elle nous enfonce encore plus ! Il est beau l’intérêt national comme on dit, mais il est aussi à sens unique ! Et dire, qu’à l’époque de l’épopée industrielle lorraine, de la sidérurgie et des mines, toute la richesse de ce pays était conditionnée par l’exploitation et la production de notre belle province. Quelle nation ingrate !

Il est toutefois encore plus déroutant d’analyser les raisons invoquées par le gouvernement français de ne plus participer au financement de ce projet, pourtant jugé de « bonne qualité » ! Les Français prennent vraiment les Lorrains pour des poires. Ainsi, la construction de l’hôpital public de Mercy et la création du Plateau Technique Unique (PTU) du Bassin houiller représentent « un effort d’investissement  de 463 millions d’euros». Autrement dit, la France nous a tellement aidé et épargné ces derniers temps, qu’un financement de plus est absolument inenvisageable et inimaginable, voire même serait illégitime par rapport aux régions déshéritées du Sud ou de l’Ouest de la France. En outre, le dossier ne peut être, paraît-il, considéré comme prioritaire au plan de l’organisation régionale des soins. Ah oui, en effet, le secteur hospitalier lorrain se porte comme un charme en ce moment. Déjà que le CHU de Brabois à Nancy ne renouvellera pas plus de 600 postes, afin de résorber ses difficultés financières et de trésorerie qui ne lui permettent plus d’investir, voilà que la condamnation d’un projet hospitalier d’envergure à Metz va arranger les choses. Autre argument de Paris : la nouvelle localisation à l’Est de l’agglomération de l’hôpital Schuman poserait la question de la complémentarité avec le nouveau site de Mercy actuellement en construction. A la rigueur et encore. Mais encore une fois et juste au passage, c’est la préfecture qui a rejetée l’implantation initiale au Nord-Ouest de Metz ! Enfin, une enveloppe de 134 millions d’euros a déjà été intégralement engagée pour le PTU du bassin houiller. Ah voilà, elle est la véritable raison, la France ne va pas, malgré la santé des gens qui est tout de même en jeu, engager un centime de plus pour un nouvel équipement. En effet, celle-ci préfère allègrement verser plusieurs centaines de millions d’euros pour son copain Tapie ou donner des milliards aux établissements bancaires. Il est vrai l’investissement est plus rentable. Alors qu’importe après tout de la santé des Lorrains quand on sait que moins de la moitié du montant offert à Bernard Tapie aurait largement suffit à renflouer tous les hôpitaux, et plus particulièrement celui de Brabois afin d’assurer pleinement la mission de santé publique !

A tous ces arguments avancés, tous aussi irrecevables les uns que les autres, les responsables du projet de l’hôpital Robert Schuman répondent avec nous point par point. En effet, ce nouvel équipement a une valeur livraison de 180 millions d’euros en 2012. L’Etat français laisse donc tomber celui qui coûte le moins cher. Intéressant. Là, c’est certain, on va faire des économies, comme pour Gandrange, qui attend désespérément de se voir concrétiser toutes les promesses faites. Ce n’est pas un bouclier anti-missile qui se dessine au-dessus de nos têtes mais le parapluie de la honte et des illusions perdues de Paris. Enfin, les différents sites de Mercy et de Nouilly-Vantoux ne sont pas en concurrence, mis à part pour … l’argent, car le projet Schuman n’est pas une modernisation immobilière, mais bel et bien un projet médical.

C’est pourquoi les hôpitaux privés de Metz vont tout faire pour mettre la pression sur la France, la pousser à tenir ses engagements et à assumer ses responsabilités. Qui sait, un projet médical d’envergure, c’est peut-être de l’aménagement du territoire ça, non ? Cette nouvelle décision inique et injuste pour la Lorraine et ses habitants est essentiellement motivée par des raisons financières qui occultent complètement l’aspect sanitaire et salutaire du projet. C’est pour cette raison que le conseil d’administration des hôpitaux privés de Metz poursuit son projet, mais seulement dans sa première tranche. Et il a bien raison ! Celle-ci comprend toute les activités chirurgicales et médicales classiques et est chiffrée à 115 millions d’euros hors taxes. La seconde tranche, qui consiste en la réalisation au sein du futur hôpital d’un hôtel de consultation pour un montant de 40 millions  d’euros hors taxes, est donc mise entre parenthèse, puisque conditionnée par un soutient de l’Etat français ou à une plus grande rentabilité ultérieure.

L’hôpital Robert Schuman doit normalement voir le jour en 2013 sur le site de Nouilly-Vantoux. La lutte ne fait donc que commencer …     

Défibrillateurs : la Moselle lance son réseau 

Douze sites départementaux seront bientôt équipés de défibrillateurs entièrement automatiques. Reliés au « 18 », ils permettront d’optimiser les chances de survie des individus en arrêt cardiaque en attendant l’arrivée des secours. Les appareils en question, simple d’utilisation, sont spécialement conçus pour être manipulés par des non-professionnels. 130 000 euros seront donc investis sur trois ans afin d’équiper l’ensemble des sites départementaux et les centres d’intervention des sapeurs-pompiers, soient douze cette année, avant une nouvelle vague l’année prochaine.

3 Commentaires pour “Santé en Lorraine (Archives 2)”


  1. PPFF écrit:

    Au sujet de l’article « Les maisons de santé pour préparer l’avenir ? », la Lorraine s’est dotée récemment d’une Fédération des Maisons et Pôle de santé (FEMALOR) et place désormais notre région parmi celles qui affichent une réelle volonté de se positionner et de travailler sur ce sujet d’avenir. Si les projets se multiplient actuellement, peu sont en capacité de répondre à un cahier des charges qui s’alourdi et rend certaines initiatives vouées à un échec cuisant… Une maison de santé ou un pôle de santé, n’est pas un projet d’élus, ni une maison médicale par des médecins et pour des médecins, ne s’achète pas « clefs en mains » auprès d’un organisme opportuniste… C’est d’une véritable réorganisation de l’offre de soins de santé primaire sur un territoire qu’il s’agit ! La pluridisciplinarité, la cohérence, l’efficience, le partenariat avec tous les acteurs sanitaires et sociaux, le soutiens des élus et des collectivités territoriales, voilà les ingrédients indispensables…quant à la recette, il n’y en a pas ! Mais parmi les expériences qui fonctionnent déjà, vous trouverez peut être des idées pour inventer la votre…

  2. moreau écrit:

    bonjour,
    comment le CHU de Nancy peut-il trouver les fonds nécessaires pour construire un institut du coeur, alors qu’il a des problèmes budgétaires, qu’il menace de licencier du personnel. Peut on considérer vraiment utile de placer tant d’argent dans un tel centre, alors que la chirurgie cardio- pédiatrique n’existe plus, et que les interventions en chirurgie cardiaque sont en plus grand nombre à Metz?

  3. moreau écrit:

    Beaucoup de mots qui ne veulent rien dire, tant que tout ce que vous écrivez n’est pas réalisé… répartition de l’offre de soins=moins de soins, et lorsque je vais dans un centre de soins, c’est pour trouver des gens qui sauront traiter l’affection dont je souffre, sans avoir 10000 papiers à remplir et à signer, et raconter deux cents fois ma vie… Qu’est ce que des acteurs sanitaires et sociaux? Cette généralisation est sommaire, et ne veut rien dire; cohérence, dans ce cas, encore moins. Le but inavoué est de généraliser les spécialités afin de les noyer, de diminuer les formations, et offrir à la population des médecins et infirmiers sous-formés, ne dérangeant pas cette politique de santé prévue depuis bien longtemps, et prévue, à terme de casser « l’offre de soins publique ». c’est ce que nous vivons tous aujourd’hui, et ce n’est pas prêt de s’arranger. j’appelle cela régression, manque de considération du peuple, et abus de pouvoir. La santé est toujours trop chère pour les autres, mais lorsqu’il s’agit de soi, ou de ceux que l’on aime, tout ce que vous racontez reste… littérature.


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