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Santé en Lorraine

Vous trouverez sur cette page tous les articles traitant du secteur de la santé en Lorraine. Entre projets prometteurs, difficultés et menaces, la santé, pilier fondamental du développement et de la qualité de vie d’un pays, sera plus que jamais au cœur du débat politique de demain dans notre province. L’arrivée à l’âge de la retraite des classes du baby boom va poser de sérieux défis à la Lorraine en termes d’infrastructures médicales, de suivi et d’assistance pour une population toujours plus vieillissante. 

Menace sur le service de chirurgie de Lunéville

La publication du décret condamnant 54 hôpitaux n’ayant pas totalisé une moyenne de 1 500 séjours annuels entre 2007 et 2009 plane sur l’hôpital de Lunéville. Même si l’établissement ne fermera pas ses portes, le service de chirurgie pourrait bien être condamné. En effet, en 2009, la structure lorraine avait comptabilisé 1 270 séjours. Cela dit, les hôpitaux situés dans une fourchette comprise entre 1000 et 1500 actes auront jusqu’en 2013 pour rétablir la situation. Plus important encore, l’hôpital de Lunéville pratique énormément de chirurgie ambulatoire et des interventions d’urgence dont la population a besoin. Le centre de soins possède également une maternité. Or, la fermeture de la chirurgie entraînerait dans son sillage celle de la maternité, puisqu’il sera alors impossible de pratiquer des césariennes à Lunéville. Enfin, l’hôpital vient d’être entièrement rénové. Des travaux qui ont été effectué pour un montant de 50 millions d’euros. Il serait donc ridicule de les remettre en cause. 

Etat des lieux des pharmaciens en Lorraine

La question de la démographie des pharmaciens en Lorraine n’est heureusement pas aussi préoccupante que celle des médecins. C’est en tout cas ce qui ressort du diagnostic de la profession qui comptait 2 350 pharmaciens en Lorraine au 1er janvier 2008. 

Deux raisons expliquent cette situation. D’une part, l’installation des pharmacies d’officine est réglementée, ce qui induit une certaine homogénéité de densité, exception faite du département de la Moselle qui affiche une moindre densité. Les quotas d’installation y sont en effet différents en raison du Droit Local. Si bien qu’il n’y a que 86 pharmaciens pour 100 000 habitants en Moselle, contre 94 en Meuse, 102 dans les Vosges et 121 en Meurthe-et-Moselle. Soit une densité globale de 101 pharmaciens en Lorraine, très inférieure à la moyenne française qui s’établit à 117. D’autre part, les pharmaciens formés par la faculté de Nancy sont en majorité originaires du pays. Ils y restent donc plus facilement. Près de 80 % des pharmaciens lorrains sont en effet diplômés de cette université. 

Par ailleurs, les besoins annuels dans les dix ans à venir sont estimés à trente ou quarante pharmaciens, alors que soixante pharmaciens sortent diplômés de la fac de Nancy chaque année et exercent en officine. 

Le rapport met enfin en évidence des difficultés plus importantes dans le Nord de la Lorraine. Dans ces territoires et en particulier en Moselle-Est, les consommations d’actes médicaux sont importantes alors que les pharmacies d’officine sont moins nombreuses et ne comptent pas autant de pharmaciens que ne le prévoit la réglementation. C’est donc là qu’il faut agir en priorité. 

Stérilorr est lancé

La première pierre du grand projet hospitalier lorrain a dernièrement été posée. La nouvelle unité de stérilisation des outils chirurgicaux commune à cinq hôpitaux devrait en effet être opérationnelle dans un an. Comme les unités de stérilisation de certains hôpitaux étaient devenues obsolètes, l’idée de regrouper l’activité pour être plus performant techniquement et financièrement avait été lancée. C’est pourquoi un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) a vu le jour. Il associe le CHU de Nancy, les hôpitaux de Lunéville, de Toul, la maternité régionale et le centre chirurgical Emile-Gallé. D’autres établissements figurent aussi dans le groupement sans pour autant avoir besoin de ses services dans un avenir proche. Pour ce projet, un prêt de 13,2 millions d’euros a été consenti par le GCS. Le bâtiment de 3 000 mètres carrés remplacera celui de l’institut médico-légal. C’est un procédé de production presque entièrement automatisé qui a été choisi pour la future structure. La traçabilité des instruments a aussi été poussée à son maximum. Chaque hôpital sera en effet équipé d’un ordinateur afin de suivre le devenir de ses boîtes. Puis le GCS facturera ses prestations aux différents hôpitaux en fonction de leurs sollicitations. 

(Source : presse régionale) 

Précisions sur le Nouvel Hôpital de Metz

Après vous avoir dernièrement présenté la maternité et le nouveau pôle femme-mère-enfant qui va s’y accoler, nous souhaitons revenir plus en détail sur le Nouvel Hôpital de Metz (NHM), actuellement en construction à Mercy. De quoi changer radicalement le paysage hospitalier lorrain avec également la construction du nouvel hôpital Robert Schuman à Nouilly. Rappelons que le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville a une capacité d’accueil de 2004 lits et places répartis entre Thionville et Metz. Avec 4 759 personnels dont 539 médecins et un budget annuel de près de 400 millions d’euros, le CHR couvre un bassin de population d’environ 600 000 habitants. Il accueille en outre plus de 100 000 urgences adultes et pédiatriques par an et réalise près de 128 000 séjours d’hospitalisation et plus de 400 000 venues en consultation hors urgences.  Le CHR  a entrepris de reconstruire l’ensemble de son activité de court séjour, aujourd’hui située à l’hôpital Bonsecours, en créant le NHM, un programme de 519 lits et 65 places à Mercy, qui doit ouvrir au printemps 2012. 

Lancement des travaux de la nouvelle maternité de Metz

Moyennant un investissement de 40 millions d’euros et deux ans de travaux, le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville va bâtir une grande maternité jouxtant le nouvel hôpital public actuellement en construction à Mercy. C’est donc un véritable pôle femme-mère-enfant qui devrait voir le jour au printemps 2012.  

Chaque étage de la future maternité sera relié au Nouvel Hôpital de Metz (NHM) et assurera ainsi une bonne accessibilité aux différents plateaux techniques et aux blocs opératoires. 156 lits ont été prévus. 96 % des chambres en gynéco-obstétrique seront des chambres individuelles équipées de douche, de toilettes et de lavabo. En maternité, les chambres comprendront de même toutes un espace bébé. 

En plus de ce nouveau pôle, le CHR a décidé d’installer une stérilisation centrale afin d’assurer la production de stérilisation des sites de Metz, Thionville et de Briey. Il aimerait bien dans le même temps augmenter le nombre de naissances à Metz et séduire de nouvelles patientes. Pour y parvenir, l’hôpital femme-mère-enfant proposera entre autre une salle d’accouchement dite « nature », proposant aux femmes d’accoucher le plus naturellement possible. 

Tout comme le NHM, l’hôpital femme-mère-enfant sera desservi par le Mettis. La station sera construite face à l’entrée principale du bâtiment qui s’appuiera aussi sur 400 places de parking.

La maternité régionale universitaire de Nancy s’agrandit aussi

Décidément les projets de nouvelle maternité sont légion en Lorraine. Après vous avoir présenté le projet messin, nous vous dévoilons celui de Nancy. 

La première pierre du nouveau bâtiment a dernièrement été posée à la maternité régionale universitaire de la cité ducale. Après dix-huit mois de travaux et pour un montant total des opérations de 21,5 millions d’euros, la nouvelle structure remplacera l’ancien bâtiment Hergortt, du nom de l’initiateur de la maternité régionale en 1907. Un double volume de 10 000 mètres carrés permettra l’implantation de nouveaux services. Situé à proximité du bloc opératoire et de la salle des naissances, cet établissement donnera accès plus facilement aux nouvelles activités médicales. Ainsi, les services de néonatologie moderne (soins intensifs et réanimation), la pharmacie hospitalière, une « biberonnerie », un laboratoire de biologie polyvalente et le secteur de radiologie occuperont les locaux.

Rénovation de l’UMD de Sarreguemines

Depuis plusieurs années, l’Unité pour Malades Difficiles (UMD) de Sarreguemines a entamé une profonde mutation, chaque pavillon étant petit à petit rénové, reconstruit et humanisé. Le pavillon numéro 17 a ainsi été dernièrement inauguré. Ce dernier s’étend sur une surface de 2 297 mètres carrés sur deux niveaux et accueille deux unités de 18 patients chacune. Des patients qui présentent pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance et les mesures de sûreté spécifiques ne peuvent être mises en œuvre que dans une unité spécifique. 

A l’intérieur du nouveau pavillon, trois espaces lumineux, colorés, avec de grandes vitres gommant quelque peu le sentiment d’enfermement, ont été aménagés. D’un côté se trouve un lieu de vie, avec des salles d’activité, un espace extérieur clos, le réfectoire et les ateliers cuisine et informatique. De l’autre, c’est l’espace d’hébergement qui a pris place. Les bureaux du personnel soignant, ainsi que deux chambres d’isolement qui rappellent bien qu’il s’agit ici ni d’un séjour d’agrément ni d’une hospitalisation conventionnelle, mais d’une hospitalisation d’office, ont été disposés au centre.  

A noter que les nouveaux pensionnaires des lieux devraient prochainement arriver en provenance d’un autre bâtiment, voué à son tour à la destruction, pour être complètement réaménagé. En attendant, l’inauguration d’un nouveau service au sein de l’UMD, à savoir l’Unité de Soins Intensifs de Psychiatrie (USIP), devrait intervenir à l’automne. Il en existe peu en France. 

Rappelons enfin que l’UMD de Sarreguemines compte 162 lits, soit environ un tiers de la capacité française. 

(Source : presse régionale) 

Un nouveau foyer d’accueil médicalisé

Un nouveau bâtiment viendra bientôt compléter les structures déjà existantes en faveur des personnes handicapées à Saint-Avold. D’une surface de 1 850 mètres carrés, le bâtiment sera composé de 18 chambres en hébergement permanent, d’une en logement temporaire et de six places en accueil permanent sans hébergement. Le coup prévisionnel de cette opération se chiffre à 3,3 millions d’euros. A noter enfin que 20 emplois équivalents temps plein seront créés grâce à l’ouverture de ce foyer d’accueil médicalisé. 

(Source : presse régionale) 

Inauguration d’un Foyer d’Accueil Médicalisé à Enchenberg

Le Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) baptisé « Fleur de vie » d’Enchenberg a dernièrement été inauguré. Plus de 4 millions d’euros ont été nécessaires afin de réaliser ce projet d’envergure qui constitue une première dans le Bitcherland. Les trois unités de couleurs différentes permettent d’accueillir 22 personnes handicapées qui pourront s’y épanouir. A noter que la structure dispose d’une salle de balnéothérapie, d’une salle d’exercice où officient des kinésithérapeutes et d’une piscine de rééducation avec une eau à 34°C. Le FAM d’Enchenberg a en outre permis de créer 27 emplois. Deux autres projets devraient à présent suivre dans le Bitcherland : une maison médicalisée à Rohrbach-lès-Bitche, ainsi qu’une maison de retraite de 65 places, dont 12 consacrées à des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer, à Montbronn. Le permis de construire de cette dernière résidence sera déposé en mai et les travaux seront réalisés avant la fin de l’année. De bonnes nouvelles pour le Pays de Bitche. 

(Source : presse régionale) 

Un désert médical se profile à l’horizon en Lorraine

En effet, en un an, de 2008 à 2009, la Lorraine a perdu 5,5 % de ses médecins avec une hémorragie particulièrement marquée en Meurthe-et-Moselle. L’ophtalmologie est une des spécialités qui subit le plus un déficit chronique. Ainsi, au 1 er janvier 2009, 8 441 médecins étaient inscrits à l’Ordre en Lorraine. Soit 5,5 % de moins qu’au 1 er janvier 2008. La Lorraine a une densité de 298 médecins en activité totale pour 100 000 habitants et 276 en activité régulière pour 100 000 habitants. Ces scores, relativement corrects par rapports aux moyennes françaises, cachent cela dit de fortes disparités départementales. Avec -11,7 %, le département de la Meurthe-et-Moselle a perdu 427 praticiens en un an ! Dans le même temps, ces derniers sont également en recul en Meuse (- 3,1 %), quand la Moselle (- 0,6 %) et les Vosges (+ 0,3 %) arrivent encore à limiter la casse. Les professions médicales ont dernièrement et une nouvelle fois tiré le signal d’alarme. Il faut dire que compte tenu du départ à la retraite des praticiens de la génération du baby-boom, le pire est à venir dans les dix prochaines années, avec une pénurie de praticiens qu’il sera difficile à contenir.

Et plus le temps passe, plus les besoins risquent d’augmenter, dans la mesure où toute action, toute réforme, ne pourra se mesurer dans le temps que 12 ans plus tard, du fait de la longueur de la formation des médecins. Le numerus clausus stagne actuellement à 3 500 nouveaux médecins formés par an. Ce n’est donc que d’ici 12 ans que sortiront les praticiens du numerus clausus à 7 500 !  

Par ailleurs, devant la difficulté et la sélection très sévère en première année de médecine, beaucoup de jeunes Lorrains s’exilent dans des pays étrangers comme la Belgique et même maintenant la Roumanie pour pouvoir recevoir et réussir leur formation. Que dire également des conditions désastreuses d’enseignement de la médecine en France, avec des amphithéâtres bondés et bruyants et où la concurrence est de mise entre des jeunes qui bénéficient du réseau de leurs parents, ceux qui ont les moyens de se payer des cours supplémentaires pour réussir et ceux qui triment sans rien.

Dans ce monde et ce modèle éducatif, tout se monnaye et s’achète, que ce soit des cours ou des places. Un véritable système à deux vitesses s’est ainsi mis en place dans l’indifférence générale. Il est de même intéressant de constater que les jeunes ne veulent désormais plus travailler dans le libéral, en Lorraine plus qu’ailleurs. Chez nous, moins de 10 % des étudiants font ainsi le choix du libéral à la sortie de la faculté de médecine. Même si ce refus est générationnel, le contexte social et économique de la crise fait que les jeunes praticiens sont majoritairement attirés par le salariat, plus sécurisant et moins astreignant. 

En Lorraine, la moyenne d’âge des médecins libéraux est actuellement de 52 ans. Selon la pyramide des âges, une longue période de départs à la retraite a débuté en 2009 et durera jusqu’en 2025. La Lorraine doit donc se préparer à des déserts médicaux. Le manque d’attractivité de notre territoire, injuste mais réel, rend le problème plus aigu encore. Dès lors, que faire pour tenter d’enrayer la désertification en marche ? Les maisons médicales constituent une première solution pour une pratique libérale plus souple. Celle de Vicherey, dans les Vosges, qui regroupe aujourd’hui treize professionnels de la santé, est d’ailleurs un modèle du genre. Mais aujourd’hui, les collectivités locales subventionnent avec parcimonie de telles structures. Le recrutement de praticiens étrangers, qui prend de l’ampleur, peut également constituer une réponse. Ce dernier ne suffira cependant pas à régler le problème à terme. Il faut savoir que la Lorraine est une des destinations privilégiées pour les médecins européens avec le Nord de la France et les régions Paca et Rhône-Alpes. En effet, c’est d’abord en Moselle et en Meurthe-et-Moselle que ces derniers s’installent. A noter que dans le détail, ces médecins étrangers sont d’abord Belges à hauteur de 16,37 %, Roumains (12,04 %) et Allemands. La Lorraine est d’ailleurs avec l’Alsace, le Rhône-Alpes et l’Ile-de-France, le territoire qui concentre le plus de médecins d’origine roumaine. 

(Source : presse régionale) 

30 Commentaires pour “Santé en Lorraine”


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  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Un pôle d’hébergement dédié aux adultes handicapés mentaux est en cours de construction à Forbach, dans le quartier de Marienau. Le projet consiste en la création d’une structure Haute Qualité Environnementale (HQE) qui regroupera de manière innovante un foyer d’accueil spécialisé et un foyer d’accueil médicalisé, qui proposeront respectivement 24 et 23 places, dont 8 réservées à l’accueil d’autistes adultes. D’une superficie totale de près de 2 800 mètres carrés, le pôle sera composé de trois bâtiments reliés par une coursive centrale. Il s’inscrit dans une démarche environnementale avec bardage en bois, capteurs solaires pour la production d’eau chaude et toitures végétalisées. Son coût total est de 5,7 millions d’euros.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    La Lorraine en panne de médecins

    La Lorraine forme beaucoup de médecins mais peine à les garder, faute de mer et de soleil. En 2009, la densité médicale y était de 298 médecins pour 100 000 habitants. Nous vous avions alors déjà sensibilisés à ce problème. En 2010, elle a chuté à 276, ce qui la place en treizième position sur 22 régions. Et le plus gros des départs à la retraite n’est pas encore effectif …

    « Pour mon père, la médecine était un sacerdoce, pour moi, une vocation, pour les jeunes, un job ». En une phrase, le président du conseil de l’Ordre des médecins lorrains pose la problématique de l’avenir médical à très court terme. Les médecins libéraux vieillissent et la relève tarde à se saisir du témoin. En effet, les dernières données de l’atlas de la démographie médicale lorraine sont inquiétantes. Elles confirment que l’activité libérale reste peu attractive auprès des nouvelles générations de médecins. Un désintérêt qui touche aussi bien la médecine générale que les spécialités. En Meurthe-et-Moselle par exemple, au premier janvier 2010, huit médecins se sont inscrits, alors qu’il en faudrait entre vingt-cinq et vingt-huit par an.

    La Lorraine compte aujourd’hui 2984 médecins (généralistes et spécialistes), soit 1 214 en Moselle, 1 070 en Meurthe-et-Moselle, 474 dans les Vosges et 226 dans la Meuse.

    La Lorraine forme pourtant beaucoup des médecins. La faculté de médecine de Nancy est ainsi la quatrième de France pour son numerus clausus. Malheureusement, notre belle province n’arrive ni à les conserver ni à les convertir à l’exercice libéral. Le Pays-Haut est particulièrement touché par la désertification médicale. Par exemple, Longuyon n’a plus que cinq médecins alors que sa population augmente. Sur ce secteur, la permanence des soins et les gardes ne sont pas sans poser de problèmes. 0 Metz, il faut plus de 8 mois, voire un an, pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste !!!

    Néanmoins, comme il y a un problème de démographie médicale, il est facile de prendre des raccourcis. Actuellement, ce sont les remplaçants qui sont les boucs émissaires. Mais le problème est autre, il s’agit de soigner aussi bien avec moins de médecins. En effet, dans la mesure où un généraliste installé assume 50 % de frais fixes, les nouveaux venus plébiscitent le statut de remplaçant qui leur assure 75 % de réversion d’honoraires. Ce n’est donc pas étonnant qu’en vingt ans le nombre de médecins remplaçants lorrains a augmenté de 580 %.

    Dans ce contexte, les praticiens étrangers n’hésitent plus à tenter leur chance en Lorraine. En trois ans, cette population a augmenté de plus de 20 %. Il s’agit essentiellement de médecins roumains et belges. Mais ces médecins préfèrent une « médecine salariée » à l’installation et s’orientent vers les secteurs à haute densité médicale. Ils ne contribuent donc pas vraiment à réduire les inégalités et l’accès aux soins entre les territoires. Par ailleurs, le CHU de Nancy forme des médecins étrangers. Actuellement, 50 médecins communautaires ont un statut hospitalier à temps plein, auxquels il faut ajouter 40 médecins hors Union Européenne originaires d’Amérique du Sud, du Maghreb et d’Asie. Le CHU de Nancy accueille aussi des « faisant fonction d’interne », ils sont actuellement 13 de l’Union européenne et 63 venant d’autres pays.

    Afin de sauver ce qui peut encore l’être en Lorraine, les instances régionales devraient initier une réelle politique d’incitation à l’installation de praticiens. Nous sommes également d’avis que cette politique devrait être coercitive, même si cela peut réduire les libertés individuelles, car la santé est une préoccupation majeure et d’intérêt public. On doit devenir médecin par vocation, pas uniquement pour gagner du pognon en pratiquant des dépassements d’honoraires systématiquement. L’anormalité est devenue la normalité. Cela suffit. Une telle réforme devrait enfin s’appuyer sur un cadre légale et juridique, qui pourrait prendre la forme d’un contrat « obligeant » les médecins formés dans tel ou tel territoire à exercer dans ledit territoire de formation pendant x années, sous peine de sanctions fiscales et financières. C’est à ce titre que nous parviendrons à réduire les inégalités territoriales, que nous arriverons à soutenir et à encourager la formation, ainsi qu’à limiter la mise en place d’un système médical à deux vitesses.

    (Sources : INSEE Lorraine et Républicain Lorrain)

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le conseil de surveillance du CHU de Nancy a voté massivement pour la création d’une Communauté Hospitalière de Territoire (CHT) avec le CHR de Metz-Thionville. La première pierre de l’édifice est donc posée. Le premier acte de la CHT s’appellera pôle vasculaire et cardiologique.

    Même si l’Agence Régionale de Santé (ARS) n’a pris aucun engagement sur les emplois, la Lorraine, coincée entre Strasbourg et Reims qui se rapproche d’Amiens, se doit de muscler ses forces médicales pour peser.

    À terme, selon les vœux de l’ARS, il n’y aurait qu’un seul CHU divisé sur deux sites.

  4. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le CHU et le CHR se marient sans contrat de mariage

    Quelques jours après la naissance de l’Université de Lorraine, le rapprochement entre le CHU de Nancy et le CHR de Metz-Thionville a dernièrement été validé par le vote du conseil de surveillance du centre hospitalier mosellan. Ce dernier s’est en effet prononcé en faveur de la constitution de la Communauté Hospitalière de Territoire (CHT) du Sillon Lorrain qui siègera au CHU de Nancy. La présidence de cette nouvelle instance sera tournante et les réunions seront organisées en alternance à Nancy et à Metz.

    Avec deux tiers des suffrages, la CHT du Sillon Lorrain est donc née, mais avec une motion agrafée au vote qui stipule qu’un projet médical commun doit être finalisé avant le 15 juin prochain. Néanmoins, cela ne change pas grand-chose, car même si pour une raison ou une autre le projet médical commun n’était pas finalisé d’ici la mi-juin, il n’y aura pas de remise en cause de la Communauté Hospitalière de Territoire.

    Cette union est décriée par les syndicats du centre hospitalier mosellan et par une bonne partie de ses personnels. Ces derniers craignent de perdre, à terme, leurs patients et donc leur activité. Même s’ils adhèrent au principe d’un partenariat renforcé avec le CHU de Nancy, ils ne peuvent l’accepter sans un projet médical commun.

    Leurs inquiétudes sont en outre renforcées par les chiffres officiels des deux établissements. En effet, en 2009, le budget de fonctionnement du CHU de Nancy était de 633 millions d’euros, tandis que celui du CHR de Metz-Thionville atteignait 401 millions d’euros. Par ailleurs, Nancy comptait 564 Equivalents Temps Plein Médicaux (ETPM) et Metz 369. Mais, à l’inverse, les chiffres montrent que l’activité était supérieure à Metz avec 1 806 lits pour 120 798 séjours, alors que Nancy ne comptabilisait que 1 721 lits pour 107 017 séjours.

  5. bloggerslorrainsengages écrit:

    Comme prévu, les consultations ont dernièrement redémarré au service de chirurgie cardiaque de l’hôpital Bonsecours de Metz, suspendu en octobre dernier. Le Professeur Jean-Pierre Villemot et son équipe du Pôle Territorial de Chirurgie Cardiaque, Vasculaire et Transplantation font dans un premier temps tourner le service trois jours par semaine, à savoir le lundi, le mardi le mercredi, dans le cadre d’une chirurgie programmée. La capacité d’accueil est donc temporairement de 18 lits. Après un bilan de la phase initiale de reprise qui devrait être dressé à l’été 2011, l’activité pourrait être étendue aux cinq jours de la semaine et retrouver ainsi ses 24 lits initiaux.

  6. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le Centre Hospitalier Spécialisé de Sarreguemines poursuit la rénovation et la « ré humanisation » de ses structures. L’ancien pavillon des enfants, contenant deux unités de 26 lits, sera ainsi réorganisé avec par exemple la création de 20 chambres individuelles et de 16 chambres doubles, afin de remplacer les anciens dortoirs de quatre à six lits. Seuls les murs extérieurs et les murs porteurs seront conservés. Construit dans les années 1970, le pavillon accueille des patients polyhandicapés, ainsi que des cas psychiatriques lourds qui présentent des troubles mentaux et moteurs. A l’arrière, une extension sera enfin construite pour accueillir une salle d’activité au rez-de-chaussée et une terrasse couverte à l’étage. L’investissement devrait avoisiner les 5 millions d’euros.

  7. bloggerslorrainsengages écrit:

    Après un premier projet abandonné en 2009 à la suite du départ du principal financeur, la petite commune de Ranguevaux devrait finalement voir la construction d’un Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) de 78 places, dont 13 dédiées à une unité Alzheimer dès l’année prochaine.

    Les travaux de construction de ce projet d’un montant de 8 millions d’euros pourraient démarrer dès le mois de septembre pour une ouverture de l’établissement fin 2012. Ce nouvel établissement, Le Prieuré de la Fensch, s’installera dans un cadre verdoyant, à flanc de colline, au-dessus du village de Ranguevaux, à quelques kilomètres de Hayange et de l’A30. Le projet, très attendu dans la commune, devrait s’accompagner d’une cinquantaine d’embauches.

  8. bloggerslorrainsengages écrit:

    Chirurgie robotique : Nancy doit rester à la pointe

    Créé il y a trois ans, le diplôme universitaire de chirurgie robotique constitue l’une des originalités de l’école de Nancy, dont la réputation et le niveau d’excellence ne sont plus à démontrer. La formation, unique en Europe, vise à réunir trois exigences, à savoir solidité des connaissances et des méthodes, maintient à haut niveau d’un degré d’innovation et développement d’une technique chirurgicale pour laquelle Nancy a toujours été en pointe. Le cursus s’appuie sur trois simulateurs, ainsi que sur un robot chirurgical dernier modèle, dont le coût est de 1,8 millions d’euros. Le robot est prêté par son constructeur : Intuitive Surgical. 

    Mais, imaginons que l’entreprise devienne lasse de jouer les mécènes et reprenne son bien. Cela serait le désastre pour l’école de chirurgie lorraine qui serait alors privée de moyens fonctionnels.

    Leader en Europe dans la pratique de cette chirurgie qui fait encore figure d’exception, Nancy n’a donc pas le choix. Il lui faut renforcer le domaine de la formation et surtout envisager l’achat d’un deuxième robot pour le CHU. Car il n’y a pas beaucoup d’écoles de chirurgie en France et celle de Nancy est bien placée. Elle est en effet à la pointe dans une période charnière où il y a des décisions à prendre et des décideurs à convaincre. Autrement dit, les responsables doivent maintenant savoir s’ils veulent que Nancy et l’Université de Lorraine demeurent au sommet. La réponse doit être oui, car faute d’investissements, Nancy déclinera inexorablement.

    Il en va de la réputation médicale de Nancy.

  9. bloggerslorrainsengages écrit:

    Juste à côté du Nouvel hôpital de Metz, les travaux du futur hôpital Femme-Mère-Enfant de Metz ont démarré l’été dernier. Ils sont encore au stade du gros œuvre.

    Cette grande maternité, qui a notamment pour but de recevoir les services de l’Hôpital-Maternité de Metz, à la rentrée 2012, est construite sous forme de trois plots de typologie et de couleur semblables. Le premier plot, situé à l’Est, regroupe sur les niveaux supérieurs les activités dites « chaudes », en relation directe avec les plateaux techniques et les fonctions logistiques. Les deux autres, situés à l’Ouest, accueillent les consultations sur les niveaux inférieurs et les hospitalisations dans les étages.

    Au total, l’hôpital Femme-Mère-Enfant comptabilisera 156 lits et places. Son dimensionnement prévoit la prise en charge d’environ 3 000 accouchements par an.

    Il représente un investissement de 40 millions d’euros.

    A noter enfin que le nouvel hôpital Femme-Mère-Enfant de Thionville ouvrira quant à lui en 2014.

  10. bloggerslorrainsengages écrit:

    Santé : le Bassin houiller à nouveau menacé

    Aujourd’hui, le Bassin houiller dispose de 980 lits répartis sur six sites de moyenne ou petite taille. A l’heure de la tarification à l’activité, cette organisation, qui creuse les déficits, n’est plus viable. C’est pourquoi, tous les acteurs de terrain planchent sur un nouveau schéma depuis plus de cinq ans. Un objectif a été fixé pour 2015 avec la construction d’un Plateau Technique Unique (PTU), un grand hôpital moderne regroupant plus de 400 lits et tous les services lourds (médecine, chirurgie, obstétrique …). L’Etat français a promis une enveloppe de 80 millions d’euros et un site a été choisi sur le ban de la commune de Betting, près de Freyming-Merlebach.

    Ce projet recueille une quasi-unanimité, surtout au sein de la communauté médicale. Mais Paris, via son bras armé en Lorraine, à savoir la sinistre Agence Régionale de Santé (ARS), déjà au cœur d’une polémique avec la fermeture du service de chirurgie cardiaque de l’hôpital Bonsecours de Metz, a fixé une condition : le retour à l’équilibre financier des établissements hospitaliers existants. Or, cette condition est impossible à remplir en si peu de temps. D’autant plus que certaines structures, comme Hospitalor, connaissent des déficits abyssaux allant jusqu’à 20 millions d’euros.

    Pour faire des économies, un plan de réorganisation intermédiaire, qui doit être déployé avant la construction du PTU, a donc été imaginé par les directions des hôpitaux. L’ARS a validé ce projet intermédiaire, mais il s’agit là d’un massacre de l’offre de santé du Bassin houiller. Le chiffre de 400 emplois supprimés a été avancé. Lemire Saint-Avold, par exemple, devrait perdre trois services de médecine spécialisée. Des transferts de services sont proposés en dépit de toute cohérence de l’offre de soins et du service à rendre aux patients. La disparition des établissements Hospitalor à Forbach et de la maternité Hospitalor de Saint-Avold est vécue comme une véritable hérésie qui va créer une fuite encore plus dramatique des patients.

    En raison de toutes ces restructurations intermédiaires, plus personne ne croit vraiment à la réalisation du PTU parmi les personnels de santé. Ces derniers pensent ainsi que la période intermédiaire va servir de prétexte pour amoindrir l’offre de soins et à rayer le Bassin houiller de la carte sanitaire, alors qu’il possède un nombre d’habitants équivalent au secteur proche de Metz.

    L’enjeu est effectivement de taille pour le Bassin houiller. En effet, la population, vieillissante et touchée par un taux de mortalité évitable supérieur à la moyenne, a plus que jamais besoin d’une offre de proximité. Mais le PTU est aussi une affaire d’aménagement du territoire. Rudement ébranlé par les crises successives, le bassin peine à se relever. Depuis la fin de l’exploitation minière, les hôpitaux constituent le plus gros employeur du secteur. S’ils se réduisent comme peau de chagrin, la Moselle-Est devra endurer une nouvelle catastrophe économique, sociale et humaine.

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