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Santé en Lorraine

Vous trouverez sur cette page tous les articles traitant du secteur de la santé en Lorraine. Entre projets prometteurs, difficultés et menaces, la santé, pilier fondamental du développement et de la qualité de vie d’un pays, sera plus que jamais au cœur du débat politique de demain dans notre province. L’arrivée à l’âge de la retraite des classes du baby boom va poser de sérieux défis à la Lorraine en termes d’infrastructures médicales, de suivi et d’assistance pour une population toujours plus vieillissante. 

Menace sur le service de chirurgie de Lunéville

La publication du décret condamnant 54 hôpitaux n’ayant pas totalisé une moyenne de 1 500 séjours annuels entre 2007 et 2009 plane sur l’hôpital de Lunéville. Même si l’établissement ne fermera pas ses portes, le service de chirurgie pourrait bien être condamné. En effet, en 2009, la structure lorraine avait comptabilisé 1 270 séjours. Cela dit, les hôpitaux situés dans une fourchette comprise entre 1000 et 1500 actes auront jusqu’en 2013 pour rétablir la situation. Plus important encore, l’hôpital de Lunéville pratique énormément de chirurgie ambulatoire et des interventions d’urgence dont la population a besoin. Le centre de soins possède également une maternité. Or, la fermeture de la chirurgie entraînerait dans son sillage celle de la maternité, puisqu’il sera alors impossible de pratiquer des césariennes à Lunéville. Enfin, l’hôpital vient d’être entièrement rénové. Des travaux qui ont été effectué pour un montant de 50 millions d’euros. Il serait donc ridicule de les remettre en cause. 

Etat des lieux des pharmaciens en Lorraine

La question de la démographie des pharmaciens en Lorraine n’est heureusement pas aussi préoccupante que celle des médecins. C’est en tout cas ce qui ressort du diagnostic de la profession qui comptait 2 350 pharmaciens en Lorraine au 1er janvier 2008. 

Deux raisons expliquent cette situation. D’une part, l’installation des pharmacies d’officine est réglementée, ce qui induit une certaine homogénéité de densité, exception faite du département de la Moselle qui affiche une moindre densité. Les quotas d’installation y sont en effet différents en raison du Droit Local. Si bien qu’il n’y a que 86 pharmaciens pour 100 000 habitants en Moselle, contre 94 en Meuse, 102 dans les Vosges et 121 en Meurthe-et-Moselle. Soit une densité globale de 101 pharmaciens en Lorraine, très inférieure à la moyenne française qui s’établit à 117. D’autre part, les pharmaciens formés par la faculté de Nancy sont en majorité originaires du pays. Ils y restent donc plus facilement. Près de 80 % des pharmaciens lorrains sont en effet diplômés de cette université. 

Par ailleurs, les besoins annuels dans les dix ans à venir sont estimés à trente ou quarante pharmaciens, alors que soixante pharmaciens sortent diplômés de la fac de Nancy chaque année et exercent en officine. 

Le rapport met enfin en évidence des difficultés plus importantes dans le Nord de la Lorraine. Dans ces territoires et en particulier en Moselle-Est, les consommations d’actes médicaux sont importantes alors que les pharmacies d’officine sont moins nombreuses et ne comptent pas autant de pharmaciens que ne le prévoit la réglementation. C’est donc là qu’il faut agir en priorité. 

Stérilorr est lancé

La première pierre du grand projet hospitalier lorrain a dernièrement été posée. La nouvelle unité de stérilisation des outils chirurgicaux commune à cinq hôpitaux devrait en effet être opérationnelle dans un an. Comme les unités de stérilisation de certains hôpitaux étaient devenues obsolètes, l’idée de regrouper l’activité pour être plus performant techniquement et financièrement avait été lancée. C’est pourquoi un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) a vu le jour. Il associe le CHU de Nancy, les hôpitaux de Lunéville, de Toul, la maternité régionale et le centre chirurgical Emile-Gallé. D’autres établissements figurent aussi dans le groupement sans pour autant avoir besoin de ses services dans un avenir proche. Pour ce projet, un prêt de 13,2 millions d’euros a été consenti par le GCS. Le bâtiment de 3 000 mètres carrés remplacera celui de l’institut médico-légal. C’est un procédé de production presque entièrement automatisé qui a été choisi pour la future structure. La traçabilité des instruments a aussi été poussée à son maximum. Chaque hôpital sera en effet équipé d’un ordinateur afin de suivre le devenir de ses boîtes. Puis le GCS facturera ses prestations aux différents hôpitaux en fonction de leurs sollicitations. 

(Source : presse régionale) 

Précisions sur le Nouvel Hôpital de Metz

Après vous avoir dernièrement présenté la maternité et le nouveau pôle femme-mère-enfant qui va s’y accoler, nous souhaitons revenir plus en détail sur le Nouvel Hôpital de Metz (NHM), actuellement en construction à Mercy. De quoi changer radicalement le paysage hospitalier lorrain avec également la construction du nouvel hôpital Robert Schuman à Nouilly. Rappelons que le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville a une capacité d’accueil de 2004 lits et places répartis entre Thionville et Metz. Avec 4 759 personnels dont 539 médecins et un budget annuel de près de 400 millions d’euros, le CHR couvre un bassin de population d’environ 600 000 habitants. Il accueille en outre plus de 100 000 urgences adultes et pédiatriques par an et réalise près de 128 000 séjours d’hospitalisation et plus de 400 000 venues en consultation hors urgences.  Le CHR  a entrepris de reconstruire l’ensemble de son activité de court séjour, aujourd’hui située à l’hôpital Bonsecours, en créant le NHM, un programme de 519 lits et 65 places à Mercy, qui doit ouvrir au printemps 2012. 

Lancement des travaux de la nouvelle maternité de Metz

Moyennant un investissement de 40 millions d’euros et deux ans de travaux, le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville va bâtir une grande maternité jouxtant le nouvel hôpital public actuellement en construction à Mercy. C’est donc un véritable pôle femme-mère-enfant qui devrait voir le jour au printemps 2012.  

Chaque étage de la future maternité sera relié au Nouvel Hôpital de Metz (NHM) et assurera ainsi une bonne accessibilité aux différents plateaux techniques et aux blocs opératoires. 156 lits ont été prévus. 96 % des chambres en gynéco-obstétrique seront des chambres individuelles équipées de douche, de toilettes et de lavabo. En maternité, les chambres comprendront de même toutes un espace bébé. 

En plus de ce nouveau pôle, le CHR a décidé d’installer une stérilisation centrale afin d’assurer la production de stérilisation des sites de Metz, Thionville et de Briey. Il aimerait bien dans le même temps augmenter le nombre de naissances à Metz et séduire de nouvelles patientes. Pour y parvenir, l’hôpital femme-mère-enfant proposera entre autre une salle d’accouchement dite « nature », proposant aux femmes d’accoucher le plus naturellement possible. 

Tout comme le NHM, l’hôpital femme-mère-enfant sera desservi par le Mettis. La station sera construite face à l’entrée principale du bâtiment qui s’appuiera aussi sur 400 places de parking.

La maternité régionale universitaire de Nancy s’agrandit aussi

Décidément les projets de nouvelle maternité sont légion en Lorraine. Après vous avoir présenté le projet messin, nous vous dévoilons celui de Nancy. 

La première pierre du nouveau bâtiment a dernièrement été posée à la maternité régionale universitaire de la cité ducale. Après dix-huit mois de travaux et pour un montant total des opérations de 21,5 millions d’euros, la nouvelle structure remplacera l’ancien bâtiment Hergortt, du nom de l’initiateur de la maternité régionale en 1907. Un double volume de 10 000 mètres carrés permettra l’implantation de nouveaux services. Situé à proximité du bloc opératoire et de la salle des naissances, cet établissement donnera accès plus facilement aux nouvelles activités médicales. Ainsi, les services de néonatologie moderne (soins intensifs et réanimation), la pharmacie hospitalière, une « biberonnerie », un laboratoire de biologie polyvalente et le secteur de radiologie occuperont les locaux.

Rénovation de l’UMD de Sarreguemines

Depuis plusieurs années, l’Unité pour Malades Difficiles (UMD) de Sarreguemines a entamé une profonde mutation, chaque pavillon étant petit à petit rénové, reconstruit et humanisé. Le pavillon numéro 17 a ainsi été dernièrement inauguré. Ce dernier s’étend sur une surface de 2 297 mètres carrés sur deux niveaux et accueille deux unités de 18 patients chacune. Des patients qui présentent pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance et les mesures de sûreté spécifiques ne peuvent être mises en œuvre que dans une unité spécifique. 

A l’intérieur du nouveau pavillon, trois espaces lumineux, colorés, avec de grandes vitres gommant quelque peu le sentiment d’enfermement, ont été aménagés. D’un côté se trouve un lieu de vie, avec des salles d’activité, un espace extérieur clos, le réfectoire et les ateliers cuisine et informatique. De l’autre, c’est l’espace d’hébergement qui a pris place. Les bureaux du personnel soignant, ainsi que deux chambres d’isolement qui rappellent bien qu’il s’agit ici ni d’un séjour d’agrément ni d’une hospitalisation conventionnelle, mais d’une hospitalisation d’office, ont été disposés au centre.  

A noter que les nouveaux pensionnaires des lieux devraient prochainement arriver en provenance d’un autre bâtiment, voué à son tour à la destruction, pour être complètement réaménagé. En attendant, l’inauguration d’un nouveau service au sein de l’UMD, à savoir l’Unité de Soins Intensifs de Psychiatrie (USIP), devrait intervenir à l’automne. Il en existe peu en France. 

Rappelons enfin que l’UMD de Sarreguemines compte 162 lits, soit environ un tiers de la capacité française. 

(Source : presse régionale) 

Un nouveau foyer d’accueil médicalisé

Un nouveau bâtiment viendra bientôt compléter les structures déjà existantes en faveur des personnes handicapées à Saint-Avold. D’une surface de 1 850 mètres carrés, le bâtiment sera composé de 18 chambres en hébergement permanent, d’une en logement temporaire et de six places en accueil permanent sans hébergement. Le coup prévisionnel de cette opération se chiffre à 3,3 millions d’euros. A noter enfin que 20 emplois équivalents temps plein seront créés grâce à l’ouverture de ce foyer d’accueil médicalisé. 

(Source : presse régionale) 

Inauguration d’un Foyer d’Accueil Médicalisé à Enchenberg

Le Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) baptisé « Fleur de vie » d’Enchenberg a dernièrement été inauguré. Plus de 4 millions d’euros ont été nécessaires afin de réaliser ce projet d’envergure qui constitue une première dans le Bitcherland. Les trois unités de couleurs différentes permettent d’accueillir 22 personnes handicapées qui pourront s’y épanouir. A noter que la structure dispose d’une salle de balnéothérapie, d’une salle d’exercice où officient des kinésithérapeutes et d’une piscine de rééducation avec une eau à 34°C. Le FAM d’Enchenberg a en outre permis de créer 27 emplois. Deux autres projets devraient à présent suivre dans le Bitcherland : une maison médicalisée à Rohrbach-lès-Bitche, ainsi qu’une maison de retraite de 65 places, dont 12 consacrées à des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer, à Montbronn. Le permis de construire de cette dernière résidence sera déposé en mai et les travaux seront réalisés avant la fin de l’année. De bonnes nouvelles pour le Pays de Bitche. 

(Source : presse régionale) 

Un désert médical se profile à l’horizon en Lorraine

En effet, en un an, de 2008 à 2009, la Lorraine a perdu 5,5 % de ses médecins avec une hémorragie particulièrement marquée en Meurthe-et-Moselle. L’ophtalmologie est une des spécialités qui subit le plus un déficit chronique. Ainsi, au 1 er janvier 2009, 8 441 médecins étaient inscrits à l’Ordre en Lorraine. Soit 5,5 % de moins qu’au 1 er janvier 2008. La Lorraine a une densité de 298 médecins en activité totale pour 100 000 habitants et 276 en activité régulière pour 100 000 habitants. Ces scores, relativement corrects par rapports aux moyennes françaises, cachent cela dit de fortes disparités départementales. Avec -11,7 %, le département de la Meurthe-et-Moselle a perdu 427 praticiens en un an ! Dans le même temps, ces derniers sont également en recul en Meuse (- 3,1 %), quand la Moselle (- 0,6 %) et les Vosges (+ 0,3 %) arrivent encore à limiter la casse. Les professions médicales ont dernièrement et une nouvelle fois tiré le signal d’alarme. Il faut dire que compte tenu du départ à la retraite des praticiens de la génération du baby-boom, le pire est à venir dans les dix prochaines années, avec une pénurie de praticiens qu’il sera difficile à contenir.

Et plus le temps passe, plus les besoins risquent d’augmenter, dans la mesure où toute action, toute réforme, ne pourra se mesurer dans le temps que 12 ans plus tard, du fait de la longueur de la formation des médecins. Le numerus clausus stagne actuellement à 3 500 nouveaux médecins formés par an. Ce n’est donc que d’ici 12 ans que sortiront les praticiens du numerus clausus à 7 500 !  

Par ailleurs, devant la difficulté et la sélection très sévère en première année de médecine, beaucoup de jeunes Lorrains s’exilent dans des pays étrangers comme la Belgique et même maintenant la Roumanie pour pouvoir recevoir et réussir leur formation. Que dire également des conditions désastreuses d’enseignement de la médecine en France, avec des amphithéâtres bondés et bruyants et où la concurrence est de mise entre des jeunes qui bénéficient du réseau de leurs parents, ceux qui ont les moyens de se payer des cours supplémentaires pour réussir et ceux qui triment sans rien.

Dans ce monde et ce modèle éducatif, tout se monnaye et s’achète, que ce soit des cours ou des places. Un véritable système à deux vitesses s’est ainsi mis en place dans l’indifférence générale. Il est de même intéressant de constater que les jeunes ne veulent désormais plus travailler dans le libéral, en Lorraine plus qu’ailleurs. Chez nous, moins de 10 % des étudiants font ainsi le choix du libéral à la sortie de la faculté de médecine. Même si ce refus est générationnel, le contexte social et économique de la crise fait que les jeunes praticiens sont majoritairement attirés par le salariat, plus sécurisant et moins astreignant. 

En Lorraine, la moyenne d’âge des médecins libéraux est actuellement de 52 ans. Selon la pyramide des âges, une longue période de départs à la retraite a débuté en 2009 et durera jusqu’en 2025. La Lorraine doit donc se préparer à des déserts médicaux. Le manque d’attractivité de notre territoire, injuste mais réel, rend le problème plus aigu encore. Dès lors, que faire pour tenter d’enrayer la désertification en marche ? Les maisons médicales constituent une première solution pour une pratique libérale plus souple. Celle de Vicherey, dans les Vosges, qui regroupe aujourd’hui treize professionnels de la santé, est d’ailleurs un modèle du genre. Mais aujourd’hui, les collectivités locales subventionnent avec parcimonie de telles structures. Le recrutement de praticiens étrangers, qui prend de l’ampleur, peut également constituer une réponse. Ce dernier ne suffira cependant pas à régler le problème à terme. Il faut savoir que la Lorraine est une des destinations privilégiées pour les médecins européens avec le Nord de la France et les régions Paca et Rhône-Alpes. En effet, c’est d’abord en Moselle et en Meurthe-et-Moselle que ces derniers s’installent. A noter que dans le détail, ces médecins étrangers sont d’abord Belges à hauteur de 16,37 %, Roumains (12,04 %) et Allemands. La Lorraine est d’ailleurs avec l’Alsace, le Rhône-Alpes et l’Ile-de-France, le territoire qui concentre le plus de médecins d’origine roumaine. 

(Source : presse régionale) 

30 Commentaires pour “Santé en Lorraine”


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  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Pour la réalisation du PTU du Bassin houiller !

    Le Groupe BLE Lorraine est favorable à la construction d’un Plateau Technique Unique (PTU) dans le Bassin houiller lorrain. Cette infrastructure inscrite dans le plan Hôpital 2012 doit réunir toutes les spécialités lourdes et remplacer cinq établissements disséminées dans le secteur. Le PTU permettrait de plus de mutualiser les moyens, d’endiguer les déficits abyssaux des différentes entités (11,2 millions d’euros pour Hospitalor à Saint-Avold, 8,6 millions d’euros pour la Carmi-Est à Freyming-Merlebach et 2,5 millions d’euros pour Unisanté à Forbach) et de limiter la fuite des patients vers les autres bassins de santé.

    Le projet est gestation depuis plusieurs années parce que les maires des communes concernées se sont déchirés pour son implantation, finalement décidée sur le ban de Betting. Malheureusement, il est une fois de plus remis en cause par le rapport Bur.

    Par ailleurs, selon les médecins des établissements hospitaliers de Moselle-Est, l’Agence Régionale de Santé laisse volontairement « pourrir la situation », alors que des « hôpitaux vont se casser la figure et qu’il risque d’y avoir des plans sociaux ». L’ARS refuse comme d’habitude de « prendre ses responsabilités ».

    Coincé entre le futur hôpital de Mercy et le nouvel hôpital de Sarreguemines, le PTU ne serait en effet plus une priorité. Un désert médical se profilerait par conséquent pour 220 000 habitants.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    Sauvons le régime minier !

    Yves Bur, un député UMP alsacien, préconise dans un rapport l’accélération de la convergence du régime spécial des mines avec le dispositif général de la sécurité sociale. Ses homologues de Moselle-Est hurlent à la trahison envers la corporation des mineurs. Le rapport est désormais sur le bureau du ministre français de la santé.

    Rappelons que le régime minier a été institué en 1894. Il a été conforté par décret en 1946. Il a instauré la prise en charge à 100 % des dépenses de santé des affiliés. Le principe du 100 % remboursable n’est certes pas remis en cause par Yves Bur. En revanche, le député alsacien préconise de ne pas revenir sur la suppression de l’article 2.2.b, décidée par décret le 31 décembre 2009. Cette suppression consiste à ne plus rembourser les frais de transports et de cure des affiliés. Elle est considérée par les habitants du bassin houiller lorrain comme une première atteinte à la gratuité des soins des mineurs et de leur famille. Yves Bur « promet » cependant « des mesures compensatoires », notamment en faveur des familles en grandes difficultés financières. Mais l’enveloppe de secours ne pourra pas dépasser 1,4 millions d’euros.

    Par ailleurs, le régime minier a également développé une offre de soins (hôpitaux, établissements médico-sociaux …) qui connaît des problèmes de déficits dans ses structures. Bur recommande donc de transférer certaines activités à des repreneurs associatifs ou de l’hôpital public. Dans ce cas, il considère que les personnels du régime minier doivent être également transférés vers les régimes des repreneurs potentiels. Là encore, c’est un principe qui fait bondir les intéressés attachés à leur statut particulier, même si le député propose de racheter les avantages viagers que les personnels accepteraient de lâcher. Une sorte de prime à la sortie du régime minier qui ne devrait pas convaincre grand monde en Moselle-Est.

    Enfin, Bur estime qu’il faut purement et simplement « abandonner le projet de Plateau Technique Unique (PTU) » du bassin houiller. Autrement dit, renoncer à la construction d’un grand hôpital inscrit au plan Hôpital 2012 et pour lequel l’Etat français a déjà réservé une enveloppe de plus de 80 millions d’euros. Les acteurs qui se battent depuis plus de six ans pour le PTU et qui pensaient que leur dossier était en bonne voie sont abasourdis. Pour le Groupe BLE Lorraine, le grand hôpital du bassin houiller permettrait de mettre en place une offre de soins de qualité et d’attirer de bons médecins dans ce secteur de Lorraine en perte de vitesse. Alors que ce projet doit nous tirer ce bassin de population de plus de 350 000 habitants vers le haut et lui offrir une perspective d’avenir, le rapport Bur l’enfonce encore davantage.

    En conclusion, nous affirmons que le rapport Bur est rempli d’inexactitudes et n’a pour but que de liquider le régime minier. Il recommande en effet de manière très provocatrice de dépouiller le régime pour l’offrir à d’éventuels repreneurs. Son approche est purement financière, technocratique et ultralibérale. Il ne donne par ailleurs aucune perspective au bassin houiller lorrain et ne propose aucune solution pour faire évoluer le régime minier pour qu’il réponde mieux aux besoins des populations.

    La restructuration de l’offre de soins de l’ex-Carmi de l’Est, qui avait déjà abouti à la suppression d’un peu plus de la moitié des dispensaires du bassin, est loin d’être digérée. Surtout que cette dernière s’était accompagnée immédiatement du déremboursement de certains frais de transport. Alors forcément, ces nouvelles menaces qui pèsent sur le régime minier sont vécues comme une ultime provocation par les anciens mineurs et leurs familles, pour qui ces avantages sociaux ont été acquis de haute lutte et au prix du sang.

    Au cœur des anciennes cités minières de Lorraine, c’est un sentiment d’abandon qui prédomine une fois de plus. Cette sinistre certitude que tout est sacrifié sur l’autel de la rentabilité.

    L’histoire contemporaine de la Lorraine s’est construite au rythme du travail, de la sueur et des drames des mineurs et des sidérurgistes. Aujourd’hui, le rapport Bur renie cette dette morale de la France à l’égard de centaines de milliers de Lorrains qui ont laissé leur santé et leur vie pour redresser un Etat laminé en six semaines lors de la Seconde Guerre Mondiale. Au lieu de cela, c’est encore aux mineurs d’assumer les pertes. Après la fin du charbon, la fin du régime minier : c’est la double peine infligée aux mineurs !

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    La restructuration de l’offre de soins du le Bassin houiller fait craindre aux 2 500 personnels travaillant dans ce secteur des fermetures de lits et des transferts de services. Pour dire non à cette nouvelle saignée, plus de 700 personnes ont dernièrement manifesté dans les rues de Forbach.

  4. bloggerslorrainsengages écrit:

    L’installation d’un appareil d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) au Centre Hospitalier Alpha Santé Hôtel Dieu à Mont-Saint-Martin sera officialisée le 13 mai prochain. Cet équipement vient ainsi compléter le plateau technique d’imagerie existant qui comprend l’imagerie conventionnelle, l’échographie, la mammographie et la scanographie. Grâce à cet outil, les professionnels libéraux du Pays-Haut et de Lorraine belge pourront proposer à leurs patients des explorations non irradiantes dans des délais plus raisonnables. La collaboration entre les villes de Mont St-Martin et d’Arlon est unique et symbolique à plus d’un titre.

  5. bloggerslorrainsengages écrit:

    La Lorraine en manque d’infirmiers

    Pénurie de médecins, de pharmaciens et maintenant d’infirmiers. La Lorraine souffre en matière d’offre médicale.

    L’exemple du service de soins de suite et de réadaptation de l’unité de gériatrie de l’hôpital Bel Air à Thionville est éloquent et alarmant. Ce service a en effet failli fermer pendant plusieurs semaines en raison du manque de personnel. Le service compte 24 lits et emploie 7 infirmières, ainsi que 11 aides-soignantes. Mais il manque trois postes en raison d’un départ à la retraite, d’un congé de maladie et d’une démission.

    Le manque de soignants ne date cependant pas d’aujourd’hui en Lorraine. C’est en réalité une situation chronique. Il semble manquer en moyenne quarante postes sur l’ensemble du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville cette année. La direction se trouve confrontée à des départs massifs inattendus, résultat du contrecoup de la réforme des retraites et de l’attraction luxembourgeoise. C’est pourquoi le CHR rencontre des difficultés à pourvoir des postes d’infirmiers.

  6. bloggerslorrainsengages écrit:

    Coupes claires à Hospitalor

    La maternité et le service pédiatrique d’Hospitalor à Saint-Avold fermeront leurs portes en juin 2011 malgré l’opposition des syndicats. 150 à 200 suppressions d’emploi sont annoncées dans un secteur déjà tristement caractérisé par le plus fort taux de chômage de Lorraine.

    Rappelons qu’en raison d’un déficit de 20 millions d’euros, l’Agence Régionale de Santé (ARS) avait acté la fermeture de la maternité et du service pédiatrique dans le cadre du regroupement de l’offre de soin dans le Bassin Houiller. Ces deux services devraient rejoindre le Centre Hospitalier Marie Madeleine de Forbach.

    En attendant, le personnel se dit inquiet pour son avenir et celui des patients.

    Le 22 octobre 2010, le conseil municipal de Saint-Avold avait voté une motion afin d’affirmer son opposition aux restructurations médicales dans le Bassin houiller.

  7. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le Nouvel Hôpital de Metz (NHM) représente un investissement de 273 millions d’euros, dont une enveloppe de plus de 30 millions d’euros pour l’acquisition de matériel médical et informatique. Entre 30 et 50 % des équipements seront ainsi neufs dans cet immense bâtiment de près de 100 000 mètres carrés.

    Par ailleurs, comme dans un hôpital l’hygiène est capitale, les chambres ont été optimisées pour un nettoyage le plus efficace possible, avec du chauffage sans radiateurs, des douches à l’italienne ou encore des WC suspendus. Dans les blocs opératoires, tous les équipements sont suspendus par le plafond. Il sera donc très facile de nettoyer le sol entre deux interventions.

    De même, une immense cour de livraison a été aménagée au Sud de l’hôpital. Six semi-remorques pourront y stationner simultanément. C’est six fois plus qu’à Bonsecours.

    Il y a 15 kilomètres de couloirs dans le Nouvel hôpital de Metz. Le plan du bâtiment a été imaginé pour faciliter les liaisons entre les services. Mais pour éviter au personnel de perdre du temps en se déplaçant d’un service à l’autre, deux réseaux de transports internes ont été mis en place. Il s’agit d’abord d’un système d’aspiration pneumatique, à la manière de ce qu’on voit dans un supermarché, pour transporter des charges de quelques kilos (prélèvements, dossiers, médicaments…) dans des cartouches spéciales. 58 gares ont été dispersées un peu partout dans le bâtiment. Le second système est composé de « tortues » transportant automatiquement des chariots de nourriture ou de linge. Elles n’emprunteront pas les mêmes couloirs que le public, mais des voies de circulation spécifiques.

    Le NHM s’élève sur six niveaux. Pour assurer les liaisons entre les étages, 30 ascenseurs ont été installés.

    L’hôpital compte 16 salles d’opérations et 5 salles d’endoscopie. Elles sont toutes au même niveau, dans un vaste bloc opératoire. Les salles sont une fois et demie plus grandes que celles qui sont actuellement utilisées à Bonsecours. L’air y sera renouvelé et filtré 100 fois par heure.

    L’hôpital disposera de 1 100 places de parking. La direction du CHR réfléchit actuellement aux modalités de tarification. Cela dit, le NHM sera également desservi par le Mettis. Deux stations seront aménagées : la première devant l’entrée de l’hôpital, la deuxième devant celle de la maternité. Un héliport a également été construit sur le toit.

    A noter enfin que le NHM sera au cœur d’une nouvelle zone d’aménagement réalisée par Metz Métropole et la communauté de communes du Val-Saint-Pierre. Les principales voiries ont déjà été réalisées. Sur 43 hectares, cette ZAC a vocation à accueillir des activités économiques liées à la santé. Le groupe Siemens vient de réserver la première parcelle. Il a déposé une demande de permis de construire pour un bâtiment de 960 mètres carrés pour accueillir des activités de recherche.

  8. bloggerslorrainsengages écrit:

    Santé : plus de psychiatre dans le Saulnois

    Près d’un quart de la superficie de la Moselle et une population de 40 000 habitants sans psychiatre, c’est la triste situation vers laquelle semble se diriger le Saulnois dans quelques mois. En effet, un concours de circonstance fâcheux devrait priver ce territoire lorrain des quatre praticiens qui avaient en charge les trois pôles du Centre Médico-Psychologique (CMP) du Saulnois, à savoir Dieuze, Morhange et Château-Salins. Ces médecins, qui dépendent du centre hospitalier de Lorquin, quittent leurs postes pour des raisons personnelles et non à cause d’un malaise au travail. Deux sont déjà partis. Les deux autres suivront prochainement. Le dernier, qui aura bientôt en charge l’ensemble du Saulnois, est un interne en psychiatrie appelé à poursuivre son cursus dans les prochains mois.

    Le problème n’est pas lié à un manque de moyens ou à un déficit de postes, mais à la difficulté rencontrée par l’hôpital de Lorquin pour les pourvoir. Un problème récurrent des zones rurales, bien moins attractives pour les médecins.

    Avec une file active de 1 000 patients, c’est-à-dire le nombre de personnes ayant franchi le seuil de l’institution en une année, même pour une seule consultation, le CMP du Saulnois a connu une augmentation du nombre d’actes pratiqués de 20 % en quatre ans. Voilà qui en dit long sur l’importance d’une structure qui emploie une dizaine d’infirmières. Sa paralysie, faute de docteurs, y compris installés en cabinet, ainsi que l’absence d’urgences psychiatriques dans le Saulnois, risque d’engorger sérieusement les salles d’attentes de généralistes qui n’en demandaient pas tant.

  9. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le 25ème congrès scientifique international des orthophonistes s’est dernièrement déroulé à l’Arsenal de Metz. 540 professionnels se sont réunis. Rappelons qu’au 1er janvier 2011, la Lorraine comptait 634 orthophonistes sur les 19 963 recensés en France.

  10. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le tableau n’est guère brillant. Alors que la Lorraine est frappée par la récession économique et par un déficit démographique qui accentue encore plus les disparités territoriales, l’accès aux soins devient un problème pour nombre de ses habitants.

    L’espérance de vie en Lorraine est inférieure à la moyenne française. La surmortalité prématurée, en baisse de 10 % sur les dix dernières années, reste cependant toujours supérieure de 10 % à la moyenne française. Le nombre de tumeurs, de maladies cardio-neurovasculaire et de suicides est en effet plus élevé.

    La population lorraine est par ailleurs vieillissante, tout comme les médecins, avec pour corollaire une répartition inégalitaire des offres de soins. On trouve ainsi une forte concentration dans le sillon lorrain et une désertification dans les campagnes.

    Enfin, les établissements de Hayange et de Mont-Saint-Martin connaissent de graves difficultés financières. Si bien qu’il y a un vrai risque pour le Nord lorrain.

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