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Relations Metz-Nancy

Souvent tendues, parfois amicales mais toujours complexes, les relations entre les deux métropoles lorraines constituent l’une des nombreuses particularités de notre province. Entre désir d’apaisement, fascination et méfiance, Metz et Nancy tentent aujourd’hui tant bien que mal de jouer la carte de la complémentarité, afin d’inscrire ensemble et de manière durable la Lorraine sur la scène internationale. Mais la route sera longue et sinueuse. Aux politiques et aux Lorrains eux-mêmes de comprendre tous les bienfaits d’une telle coopération et ce, dans l’intérêt général. Puisse la hache de guerre être définitivement enterrée …

Athlétisme : l’ASPTT Nancy et l’A2M montrent la voie de l’union lorraine

L’ASPTT Nancy et l’Athlétisme Metz Métropole (A2M) ont organisé leur tout premier stage en commun du 19 au 23 décembre à l’Anneau de Metz. Une première dans l’histoire de l’athlétisme lorrain !

Les préjugés sur les supposés frères ennemis historiques de l’athlétisme lorrain ont volé en éclat. Les meilleurs sprinteurs des deux clubs les plus importants de Lorraine, habitués à se retrouver face-à-face sur la piste, ont travaillé et progressé ensemble aux côtés de cinq entraîneurs bien décidés à innover dans leurs séances et la préparation de leurs athlètes.

Le président de l’ASPTT Nancy a même envoyé une bouteille de champagne à son homologue messin pour le remercier. Il a par ailleurs fait évoluer un article du règlement intérieur de son club pour que les athlètes d’A2M puissent venir s’entrainer sur les créneaux horaires de l’ASPTT Nancy au Stade Raymond Petit de Tomblaine.

Le Groupe BLE Lorraine ne peut que saluer cette initiative appelée à se reproduire.

Création d’un pôle lyrique, symphonique et chorégraphique en Lorraine

Les agglomérations de Metz et de Nancy ont dernièrement voté la création d’un pôle lyrique, symphonique et chorégraphique unifié et multi-sites en Lorraine. Ce dernier doit voir le jour d’ici à 2014.

Il s’agit tout d’abord de constituer « un grand ensemble philharmonique mutualisé » à partir de l’Orchestre National de Lorraine (ONL), installé à Metz, ce qui pose par conséquent, à terme, la question de l’avenir de l’Orchestre de l’Opéra de Nancy. Ainsi, il est par exemple demandé à l’ONL d’assurer dans l’immédiat des prestations lyriques au sein des deux opéras. Le second axe consiste à mettre sur pied « une unité multi-sites et mutualisée de production lyrique à partir de l’Opéra National de Lorraine », installé à Nancy et de l’Opéra-théâtre de Metz-Métropole. L’exemple de Carmen, qui a ouvert la voie des coproductions Nancy-Metz, montre bien qu’une coopération est possible. Enfin, il s’agit de doter la Lorraine d’un ballet national qui devra contribuer au rayonnement international de notre pays.

Mais pour réussir une telle symbiose entre les différentes institutions messines et nancéiennes, il faudra parvenir à mutualiser progressivement leurs moyens humains, matériels, techniques, artistiques et financiers.

Le nouveau pôle artistique lorrain dispose dans son ensemble d’un budget de 29,5 millions d’euros de subventions publiques par an et pèse plus de 500 emplois.

Selon les responsables, « l’objectif n’est pas de faire des économies, mais de mieux faire ensemble ». Une volonté louable mais qui s’annonce difficile à réaliser concrètement. Pourtant, il faudra bien réussir, car c’est notamment autour de la culture que se forge l’identité d’un territoire.

Pour une métropole lorraine ! 

L’INSEE de Lorraine (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) a plusieurs fois démontré tout l’intérêt et le bénéfice que pourrait apporter une intercommunalité renforcée entre les aires urbaines de Metz et de Nancy. Proximité géographique, liaison directe, modes de vie commun … il y a tant de traits d’union à bâtir entre les Lorrains. Il est donc urgent de constituer une grande métropole en Lorraine ! 

Le Sillon lorrain au grand jour

Après onze années de douce hébétude et d’errance, le Sillon lorrain est en passe d’être inscrit dans la loi de réforme des collectivités locales, qui pourrait en faire un «pôle métropolitain». La définition de ce dernier correspond à peu de choses près à la fameuse « métropole multipolaire » défendue par les huit maires et présidents des agglomérations d’Epinal, Metz, Nancy et Thionville.

Après tant de tergiversations, le Sillon lorrain se met enfin en ordre de marche, au point d’avoir installer au parlement français une « cellule de veille », autrement dit une action de lobbying louable pour ne pas se faire oublier par Paris et surtout pour surveiller ses arrières. L’objectif est désormais de présenter un projet politique cohérent pour l’automne prochain, reposant sur le socle fondateur de l’Université Lorraine.

Pour cela, il s’agira d’engager un travail de mise en réseau du CHU de Brabois et du CHR de Metz-Thionville, d’exacerber les points forts culturels de l’ouverture du Centre Pompidou-Metz ou encore de promouvoir le développement durable et de tirer profit de l’Opération d’Intérêt National d’Esch-Belval, afin de revitaliser les relations entre la Lorraine et le Luxembourg.

Enfin, pour convaincre les plus sceptiques du Sillon lorrain, n’oublions pas que l’amendement adopté par la commission des lois au Sénat à Paris accorde la même crédibilité au projet Epinal-Metz-Nancy-Thionville qu’à l’ensemble Lyon-Saint-Etienne ou qu’au sillon alpin Chambéry-Grenoble.

6 Commentaires pour “Relations Metz-Nancy”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    L’union fait la force. Facile à dire, pas facile à faire. Les collectivités fonctionnent comme les individus. Elles ont les mêmes réserves, les mêmes peurs, les mêmes méfiances et les mêmes appréhensions. Par exemple, si une s’associe avec une autre trop forte, elle va être étranglée. Par contre, si cette dernière est trop faible, elle risque d’être un boulet pour la première, en profitant de ses forces sans rien donner en retour.

    De la même manière si une personne ne résonne pas comme nous, ne vote pas comme nous, ne travaille pas comme nous, ou si elle n’est pas du même monde que nous, nous pensons que notre relation sera conflictuelle.

    Tout est affaire de négociations, de compromis. Dans l’intérêt général aussi, c’est mieux.

    La réforme territoriale engagée est loin d’être anodine. Elle sonne comme une remise à plat des habitudes, des pouvoirs et des ambitions. Elle sera d’ailleurs plus compliquée en Moselle que globalement en Lorraine, parce que ce département est un concentré de richesses et de pauvretés, d’urbanité et de ruralité, d’égoïsme et de grandeur d’âme. En somme, une terre de paradoxes et d’extrêmes.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    Au fond tous ces problèmes sont biens lorrains. Partout on clame qu’il faut en finir avec les bisbilles et l’histoire repasse les mêmes plats. Or la Lorraine n’en peut plus de glisser sur la pente du déclin. Elle devrait voir large et trop de vieux acteurs interprètent une pièce désuète dans un théâtre délabré où ils ne songent qu’à leurs propres intérêts.

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    Partis de Metz ou de Montauville, plus de 1 800 marcheurs ont rallié la Pépinière à Nancy dans le cadre de la manifestation Metz-Nancy à la marche.

    De leur côté, 117 galériens ont suivi le fil de la Moselle pour boucler à la rame l’une des plus belles balades du genre en France entre les ports de Liverdun et de Metz, soit 56 km. Ce rendez-vous désormais incontournable est organisé par les Régates Messines qui célèbrent cette année leurs 150 ans d’existence.

    Cela fait vraiment plaisir de voir de tels évènements devenir des traits d’union incontournables entre nos deux métropoles avec cet éternel esprit populaire qui fait leur charme.

  4. bloggerslorrainsengages écrit:

    Médecine-légale : les autopsies lorraines centralisées au CHU de Nancy

    Une mesure du gouvernement Sarkozy conduite dans la précipitation bouleverse le paysage par la création de « pivots » en médecine légale avec des plateaux techniques de qualité. Il y en a un par région.

    Entre les Instituts Médico-légaux (IML) de Nancy et de Metz, le cœur a penché du côté du premier, là où se trouvent un CHU et une chaire de médecine légale. Pourtant, les deux villes pratiquent à peu près le même nombre d’autopsies chaque année. Selon la loi, l’IML du CHU de Nancy est devenu le fameux pivot le 1er juillet 2011. En clair, toutes les autopsies de Lorraine y sont centralisées, qu’elles viennent de Briey, d’Epinal ou de Bar-le-Duc et à terme de Metz et de Thionville. Les autopsies sur le ressort du tribunal de Sarreguemines auront lieu, quant à elles, à Strasbourg. En plus des 250 autopsies prévues à l’IML de Nancy, s’ajoutent les activités de l’unité médico-judiciaire, ainsi que la médecine légale du vivant. En attendant la création d’équipes mobiles de médecins légistes. Ce qui n’est pas pour demain.

    En Moselle, la réforme passe mal. D’autant plus mal que la loi ne dit rien du financement des frais kilométriques des légistes mosellans qui doivent venir autopsier à Nancy. Déjà dépossédées de la pratique de la thanatologie, c’est-à-dire de la science de la mort, les autorités judiciaires de Metz et de Thionville ne veulent pas se voir imposer cette nouvelle mesure, alors qu’elles disposent d’un outil performant à Metz. Le futur hôpital public de Metz pourrait faire pencher la balance de leur côté.

    Par ailleurs, les forces de l’ordre de Moselle ne se réjouissent également pas de cette mesure. En effet, pour un crime, leurs agents doivent attendre le médecin légiste et ses constatations avant de bouger un corps. Par conséquent, si celui-ci doit venir de Nancy, cela peut prendre nettement plus de temps. De même, deux agents sont en moyenne envoyer à l’autopsie, ce qui multiplie encore plus les temps de trajet et les coûts. Pour l’ensemble des services d’enquête, cela représente donc entre deux et trois personnes bloquées à Nancy, pendant au moins une demi-journée.

    C’est pourquoi les maires de Nancy et de Metz ont décidé d’engager une démarche commune auprès des ministères français de la santé et de la justice, afin que soit créée au sein du CHR de Metz-Thionville une antenne de l’Institut de médecine légale du CHU de Nancy. Les autopsies pourraient alors continuer à être réalisées à l’Hôpital de Bonsecours.

  5. bloggerslorrainsengages écrit:

    Le Sillon Lorrain a son Pôle métropolitain

    Le Pôle métropolitain du Sillon Lorrain a été officialisé le 23 janvier 2012. Il s’agit du premier pôle métropolitain effectif en France. Le Sillon Lorrain réunit les agglomérations de Metz, Thionville, Nancy et Epinal. Celles-ci constituent un réseau régional sans tenir compte des limites départementales.

    Le but de ce réseau, dont le siège est à Nancy, est de mettre en place une gestion économique, médicale, universitaire, culturelle et touristique dynamique et commune à cet espace géographique qui représente un axe européen majeur. Il s’agit également d’y articuler les transports.

    En raison de ses liens transfrontaliers, le Sillon Lorrain est reconnu au niveau international.

    Le Sillon Lorrain englobe 1 200 249 habitants, soit la moitié de la population lorraine. 30 % des marchandises transitant en France y passent. 465 000 emplois y sont dénombrés, soit plus de la moitié des emplois lorrains. 71 000 étudiants y suivent leur cursus universitaire.

  6. bloggerslorrainsengages écrit:

    Centre interrégional des grands brûlés de Metz

    Créé en 1960, le Centre interrégional des grands brûlés de Metz est l’une des six structures en France qui traitent les pathologies lourdes de l’adulte gravement brûlé. Il reçoit des patients de tout le Grand Est, de la Champagne-Ardenne à la Bourgogne, en passant par l’Alsace.

    Transféré dans ses nouveaux locaux de Mercy, le service bénéficie désormais de conditions de travail digne d’un centre interrégional. Il dispose en effet de six lits de réanimation et de neuf lits de surveillance continue, contre respectivement quatre et cinq auparavant à Bonsecours. Chaque pièce a une différence de pression par rapport à la voisine. L’eau et l’air sont filtrés.

    Le Centre des grands brûlés de Metz s’appuie sur une équipe composée de chirurgiens, d’anesthésistes-réanimateurs, d’infirmières, de kinésithérapeutes, d’un psychologue et d’une assistante sociale. La création d’un Pôle des grands brûlés avec le CHU de Nancy dans le cadre de la Communauté Hospitalière de Territoire devrait accentuer encore davantage la collaboration avec le Centre des grands brûlés de la cité ducale, réservé quant à lui aux enfants. L’idée est de parvenir à une mutualisation des compétences et d’avoir un numéro d’appel commun. Un projet de télémédecine avec Nancy est également à l’étude.


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