Centre de ressources numériques sur la Lorraine

Construction d’un Pôle scientifique à Metz-Technopôle

Deux bâtiments d’une superficie totale de 9 700 mètres carrés sont en train de s’élever à côté de l’Institut Polytechnique d’Etudes Franco-allemandes et de Management (IPEFAM) sur le Technopôle de Metz. Ils accueilleront l’Unité de Formation et de Recherche en Mathématique Informatique et Mécanique (UFR MIM), dont les 170 personnels et 950 étudiants quitteront à la rentrée 2017 le siège historique situé à l’entrée du Campus du Saulcy. Le complexe comprends deux corps de bâtiments qui grimpent jusqu’à quatre étages. L’un est destiné aux laboratoires et à la plateforme technico-mécanique, l’autre à l’administration et aux enseignements pédagogiques. L’ensemble disposera d’un jardin en partie basse.

Non loin de là, un autre immeuble est en cours de construction Route d’Ars-Laquenexy entre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM) et l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM). Il s’agit du Laboratoire d’Etude des Microstructures et de Mécanique des Matériaux (LEM3) qui est une structure commune à ces deux écoles et à l’Université de Lorraine (UL), dont il est l’un des fleurons. Les 180 personnes qu’il abrite, dont la moitié de doctorants, quitteront également l’Ile du Saulcy à la rentrée 2017. Le nouveau bâtiment de 3 100 mètres carrés de superficie disposera d’une plateforme technologique dédiée aux matériaux et de quatre niveaux réservés à l’administration et aux bureaux.

Les chantiers du LEM3 et du MIM devraient être achevés au printemps 2016. La construction de ce Pôle scientifique représente un investissement de 38,7 millions d’euros. Il est financé via un partenariat public-privé conclu entre l’Université de Lorraine et le groupe Eiffage, dans lequel l’UL s’est engagé à reverser une redevance pendant 25 ans.

A noter enfin qu’à proximité, le chantier de l’Institut de Recherche Technologique Matériaux, Métallurgie et Procédés (IRT M2P) a commencé.

9 décembre, 2015 à 20:36 | Commentaires (1) | Permalien


Trois nouvelles cuves pour les Brasseurs de Lorraine à Pont-à-Mousson

Saint-Nicolas n’a pas oublié les Brasseurs de Lorraine. Ceux-ci ont en effet dernièrement réceptionné dans l’immense hangar de leurs locaux de 1 500 mètres carrés situés à Pont-à-Mousson trois énormes cuves en inox alimentaire de 10 000 litres chacune, ainsi que de deux plus petites qui serviront à assurer le nettoyage.

Acheminées depuis l’Italie, les cuves ont été installées dans la salle des fermenteurs. C’est ici que se déroulent la fermentation, la maturation et la finalisation de la bière avant son conditionnement. Les Brasseurs de Lorraine disposent désormais de neuf grosses cuves. La salle de brassage a quant à elle était dimensionnée dès l’origine pour produire jusqu’à trois fois plus qu’actuellement.

85 % des bières produites sont vendues en Lorraine. L’exportation représente 5 % de l’activité. Les Brasseurs de Lorraine font connaître leurs bières jusqu’à Taïwan, Hong Kong, mais aussi en Finlande, en Norvège, en Bulgarie et peut-être bientôt aux Etats-Unis et en Russie.

Les bières de Lorraine se dégustent. Elles sont vendues dans le but de se retrouver sur les bonnes tables partout dans le monde.

logo Brasseurs de Lorraine

9 décembre, 2015 à 20:07 | Commentaires (0) | Permalien


La FNAC s’installe en gare de Metz

Déjà implantée au sous-sol des Galeries Lafayette, la FNAC (Fédération Nationale des Acheteurs Cadres) a dernièrement ouvert une nouvelle enseigne complémentaire à la gare de Metz. Celle-ci propose un condensé du magasin principal destiné à une clientèle mobile. On peut par exemple y trouver des livres et des accessoires de voyage, des gadgets électroniques, des bandes dessinées, des jouets et des coffrets.

Le hall des départs de la gare de Metz a quelque peu changé de physionomie. Le Relais H a ainsi regagné son emplacement d’origine et s’est associé à la FNAC pour reconvertir la somptueuse librairie Payot, dont les proportions et les lustres en font un lieu remarquable.

L’enseigne FNAC de la gare de Metz est ouverte les dimanches et les jours fériés de 7 h à 20 h, histoire de se calquer sur les horaires des voyageurs et sur les flux de transports. Le nouveau magasin, d’une surface de vente de 350 mètres carrés, constitue la sixième ouverture d’une FNAC dans une gare en France.

logo FNAC

9 décembre, 2015 à 19:54 | Commentaires (0) | Permalien


Foudroyée, la Chapelle de Vrémy sera restaurée

La foudre s’est abattue sur la Chapelle de Vrémy, en Pays Messin, le 7 juillet dernier, en début d’après-midi. Le clocher de l’édifice, construit en 1832, s’était alors enflammé. L’ensemble a été sérieusement endommagé. La charpente et la couverture en bois du clocher sont tombées au-dessus de la nef, fragilisant tout l’édifice par de nombreuses fissures. Le risque d’effondrement a contraint le maire à prendre un arrêté de péril imminent pour interdire l’accès du public à la chapelle.

Chapelle Vremy

La Chapelle de Vrémy devrait prochainement retrouver son aspect originel (Crédits photo : Aimelaime)

Depuis la fin de l’été, les experts et les différents corps de métiers se sont déplacés. Ils ont chiffré à 274 016 euros la restauration du monument. Cette dernière sera financée sans subvention, la commune ayant récemment reçu 185 000 euros de provision de l’assurance. Le reste devrait être pris en charge par Vrémy. Des citoyens et des habitants se sont également mobilisés en apportant de l’argent.

Suite au sinistre, le clocher a été bâché fin juillet, afin de le mettre hors d’eau. Une entreprise de couverture doit à présent vérifier l’étanchéité du chœur, qui sera également recouvert de bâches le cas échéant. Les travaux de restauration doivent quant à eux commencer en janvier.

5 décembre, 2015 à 18:07 | Commentaires (1) | Permalien


Des bières ensorcelées du Val d’Ajol

Située au Val d’Ajol, dans les Vosges, la microbrasserie artisanale Le Roulier a été créée en avril 2013. Blondes, brunes, ambrées, noires, légères, amères, etc., ses bières sont  facilement reconnaissables à leur étiquette qui présente une sorcière sexy. Il faut dire que la brasseuse, Nadine Fliegel, a toujours concocté des recettes à base de fleurs et de plantes. En deux ans, une cinquantaine de variétés de bières différentes sont ainsi sorties de son laboratoire. La dernière en date, La Yule, est une bière de Noël brune aux malts torréfiés. Inspiré du nom d’un sabbat associé à l’espoir que les peuples germaniques pratiquaient au solstice d’hiver, le précieux breuvage vous réchauffe le cœur par ses saveurs de Noël et de pain d’épices.

A noter que la microbrasserie vosgienne produit environ 500 bouteilles de 50 cl chaque année. Une denrée rare.

logo Brasserie du Roulier

5 décembre, 2015 à 17:53 | Commentaires (0) | Permalien


Diddenuewen : Akers France placé en redressement judiciaire

A la demande de l’entreprise, la Chambre commerciale du Tribunal de Diddenuewen (Thionville) a dernièrement accepté de placer en redressement judiciaire la société Akers France, qui fabrique des cylindres pour laminoirs, malgré l’importance de ses déficits financiers accumulés ces dernières années. Un administrateur provisoire a été nommé et une période d’observation de quatre mois a été ordonnée.

Le groupe Akers a par ailleurs annoncé que son actionnaire majoritaire avait conclu un accord de cession de ses activités avec l’opérateur américain Ampco-Pittsburgh Corporation. D’un montant de 80 millions d’euros, celui-ci concerne l’ensemble des sites de production d’Akers, à l’exception des usines de Diddenuewen, de Berlaimont (Nord) et de Liège en Belgique. Les installations lorraines avaient pourtant fait l’objet de sept millions d’euros d’investissement en 2011. La cession devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2016. Plus que jamais isolé, Akers France doit trouver dans le même temps un repreneur pour se renflouer.

170, 100 et 30 emplois sont respectivement menacés à Diddenuewen, dans le Nord et à Liège.

5 décembre, 2015 à 17:26 | Commentaires (0) | Permalien


Le Vosgien Gaultier, Champion du monde de squash

A 32 ans, le Vosgien Grégory Gaultier est dernièrement devenu Champion du monde de squash à Seattle, aux Etats-Unis. Quadruple finaliste précédemment, le numéro 3 mondial et ancien numéro 1 mondial s’est cette fois imposé trois jeux à zéro face à l’Egyptien Omar Mosaad (11-6, 11-7, 12-10) en à peine 58 minutes.

5 décembre, 2015 à 17:19 | Commentaires (0) | Permalien


Interview du Président : Pourquoi je suis candidat aux élections régionales

Dans une interview exclusive, le Président du Groupe BLE Lorraine, M. Thomas RIBOULET, revient sur les raisons de son engagement sur la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ». Avec la défense de la Lorraine et de la démocratie comme fil conducteur.

Président, vous tête de liste en Meurthe-et-Moselle de la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ». Pourquoi avoir choisi de vous présenter à ces élections ?

Thomas RIBOULET : Je suis profondément attaché à la Lorraine, ce beau pays d’entre deux, pourtant si méconnu. J’ai envie de le faire connaître. Mais au 1er janvier 2016, la Lorraine disparaitra en tant qu’entité administrative. Cette décision nous a été imposée sans concertation et sans consultation, au mépris du Code des collectivités locales et d’un traité international, à savoir la Charte européenne de l’autonomie locale qui a été ratifiée et signée par la France en 2007. Dans un incroyable déni de démocratie accepté et organisé par pratiquement tous les responsables politiques.

TR Lorraine

Thomas RIBOULET, Tête de liste en Meurthe-et-Moselle pour la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! » (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

L’ACAL, cette méga-région qui n’aucun sens historique, culturel, économique ou géographique, aura de lourdes conséquences sur notre quotidien. Elle va en effet impacter non seulement les compétences des conseils régionaux (lycées, formation professionnelle, transports, etc.), mais également les différentes agences régionales d’éducation, de santé, de culture, d’économie, de l’environnement, tout comme les comités et les ligues de sports. Un tel monstre administratif complément déconnecté des réalités va voir ses coûts de fonctionnement et de structure littéralement exploser. Rien que l’étude pour savoir si le logiciel de paie utilisé par la Région Champagne-Ardenne est compatible avec celui utilisé par la Région Lorraine coûte plus d’un million d’euros ! Imaginez alors s’il faut faire des modifications pour l’adapter ou en acheter un autre ! Et ce n’est qu’un exemple parmi des dizaines et des dizaines d’autres !

Je n’ai pas envie que la Lorraine fusionne avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne et je n’ai pas non plus envie de devoir payer encore plus d’impôts pour ça ! C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de m’engager sur la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ». Pour refuser ce Diktat et défendre les valeurs de liberté, de démocratie et de citoyenneté dans lesquelles je me retrouve. Je tiens à préciser que je suis inscris sur la liste au titre de Président du Parti Lorrain et non du Groupe BLE Lorraine. Il s’agit de deux choses différentes.

Justement, la liste sur laquelle vous figurez est portée par plusieurs mouvements régionalistes, dont notamment le Parti Lorrain. Quelle est la différence entre le Parti Lorrain et le Groupe BLE Lorraine ?

TR : Elle est de taille. Ce sont deux structures résolument différentes qui ont chacune des statuts, des objectifs et des missions différentes. Le Parti Lorrain est, comme son nom l’indique, un parti politique. Le Groupe BLE Lorraine est un média numérique et un think tank indépendant des éditeurs de presse et des banques. Nous nous réservons par conséquent le droit et la liberté de relayer des informations et des sujets concernant le Parti Lorrain, comme le font d’ailleurs d’autres médias. Mais nous ne sommes en aucun cas affilié ou au service du Parti Lorrain et encore moins contrôlé par celui-ci.

Que propose votre liste ?

TR : C’est simple, le démantèlement pierre après pierre de l’ACAL. Il ne s’agit pas d’un repli sur soi, bien au contraire. Cette liste constitue d’ailleurs la preuve que nous pouvons travailler ensemble en bonne intelligence et en synergie sans pour autant fusionner.  Nous bâtirons sur les cendres de l’ACAL un Conseil Unique de Lorraine. Notre région doit être forte, proche des Lorrains, efficiente et respectueuse du contribuable et de la démocratie. Alors que les zones rurales sont les grandes oubliées de l’ACAL, nous voulons apporter une attention particulière au développement et à la redynamisation de la Meuse, des Vosges et des anciens bassins industriels. Nous officialiserons dans les territoires concernés les langues régionales, à l’image du Lothringer Platt par exemple en Moselle-Est et généraliserons l’offre d’enseignement bilingue à parité horaire. Le Droit Local doit par ailleurs être modernisé et préservé. Nous créerons les conditions juridiques pour que ses bienfaits soient étendus à l’ensemble de la Lorraine. Le nivellement doit se faire par le haut ! Nous renforcerons parallèlement la coopération transfrontalière avec le Luxembourg, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat et la Wallonie. Nous soutiendrons nos entreprises à investir dans la recherche-développement pour faire de la Lorraine une région high-tech, à la pointe des matériaux de demain et créatrice d’emplois à forte valeur ajoutée. Enfin, Nous nous opposons catégoriquement à l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, imposé lui aussi sans aucune concertation des habitants. La Lorraine n’est pas une poubelle. C’est pourquoi nous mènerons une politique soucieuse du cadre de vie et de l’environnement, en favorisant notamment les circuits courts.

3 décembre, 2015 à 0:30 | Commentaires (0) | Permalien


Recette des bouchées à la reine, plat de la Cour de Lorraine

C’est à la fille du roi Stanislas Leszczynski, Marie, épouse de Louis XV, que l’on doit l’idée de ce petit feuilleté garni de salpicon en sauce, ris de veau, animelles, crêtes de coq et parfois petits légumes en dés, pour reconquérir le cœur et les ardeurs de son mari.

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Bouchées à la reine lorraines (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Cette recette lorraine sublime allie une bouchée feuilletée garnie d’une composition raffinée et d’une onctueuse sauce à la crème.

Recette pour 6 personnes

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 30 minutes

Ingrédients :

- 200 g de champignons de couche

- 1 citron

- 150 g de ris de veau

- 45 g de beurre

- farine

- 75 cl de bouillon de volaille

- 2 blancs de poulet cuits ou du veau cuit en petits cubes, sans coloration

- noix de muscade

- 6 petites quenelles de veau

- 2 jaunes d’œufs

- 10 cl de crème fraîche épaisse

- 6 croûtes en pâte feuilletée

- sel fin et poivre.

Préparation :

Nettoyer les champignons, couper la base du pied terreux et les détailler ensuite en fines lamelles. Les citronner.

Faire cuire le ris de veau à l’eau bouillante salée pendant 10 minutes. L’égoutter, le dépouiller de toutes peaux et filaments nerveux et le couper en petits dés.

Faire fondre le beurre dans une casserole, ajouter 3 cuillerées à soupe rases de farine et faire cuire en remuant pendant 3 minutes.

Mouiller ensuite ce roux blond avec le bouillon et porter à ébullition.

Couper le poulet en petits cubes et les ajouter dans la sauce, ainsi que le ris de veau et les champignons émincés, bien égouttés.

Saler, poivrer et râper un peu de noix de muscade.

Continuer de faire chauffer en remuant sans arrêt.

Incorporer alors les quenelles égouttées et coupées en petits tronçons, remuer délicatement.

Délayer à part les jaunes d’œufs avec la crème fraîche dans un bol, puis verser cette liaison dans la casserole en remuant sans arrêt.

Faire chauffer sans bouillir pour éviter que la sauce tranche, pendant 5 minutes.

Faire chauffer les croûtes précuites dans le four à 180°C, ainsi que les chapeaux.

Lorsqu’elles sont bien chaudes et très sèches, les sortir et les ranger dans un plat de service chaud ou sur des assiettes individuelles.

Les remplir de la garniture en sauce bien copieusement et généreusement.

Poser les chapeaux dessus et servir aussitôt.

Andrée VALENCE-LODWITZ, auteur du blog de recettes de cuisine La Table lorraine d’Amélie pour le Groupe BLE Lorraine.

3 décembre, 2015 à 0:07 | Commentaires (1) | Permalien


Du chardon de Lorraine

Symbole de la Lorraine, le chardon lorrain (Onopordum acanthium) est une grande plante épineuse commune des terrains calcaires. Egalement appelé Onopordon à feuilles d’acanthe ou chardon aux ânes, il peut atteindre jusqu’à deux mètre de hauteur. Ses fleurs pourpres s’épanouissent de juin à septembre.

Blason Nancy

L’origine de ce symbole est angevine. C’est en effet René Ier de Naples qui l’a introduit en Lorraine, où il fut par la suite adopté. René II de Lorraine y ajouta la devise Non inultus premor ou Ne toquès mi, je poins (« Ne me touche pas, je pique « plus généralement traduit par « Qui s’y frotte, s’y pique », après la Bataille de Nancy et la victoire lorraine sur les troupes de Charles le Téméraire. Cette expression fait ainsi tout autant référence aux épines du chardon et qu’aux épées des seigneurs lorrains.

De nos jours, le chardon et la devise figurent toujours sur le blason de la Ville de Nancy et le logo de l’AS Nancy Lorraine. Le chardon sert également d’emblème au Parc Naturel Régional de Lorraine. Il conclut enfin le refrain de l’Hymne de la Lorraine.

Chardon lorrain

2 décembre, 2015 à 23:51 | Commentaires (0) | Permalien


De l’Excuse des bouchers lorrains

Le boucher ne tient pas le bon rôle dans la légende de Saint-Nicolas, lui qui découpât les trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs pour en faire du petit salé. On comprend dès lors que l’image de la profession ne soit pas très glorieuse dans un pays qui a fait de l’évêque de Myre son Saint patron.

boucher

Afin d’expier ce qui est toujours considéré comme le péché originel de la profession, les membres de l’Académie gourmande des Chaircuitiers confectionnent depuis 2012 une « Excuse » particulière. Cette spécialité charcutière originale et savoureuse, qui varie chaque année, n’est mise en vente que pendant une courte période, du 6 décembre au 3 janvier précisément cette saison. La qualité de ce produit est un gage de réconciliation.

L’Excuse 2015 est une ainsi une bavaroise de foie gras enfermant une mosaïque de carottes glacées, de pistaches et de ris de veau, posée sur un biscuit de céréales. L’ensemble est surmonté d’un nappage à la griottine avec une tuile de polenta et de céréales, avec en guise de décoration un pic portant une griotte pour rappeler la crosse de Saint-Nicolas.

L’Académie a choisi de reprendre le terme de « Chaircuitiers », corporation médiévale qui était habilitée « à préparer et à vendre de la chair de pourceau, soit crue, soit cuite, soit apprêtée en cervelas, saucisses, boudins et à préparer et vendre les langues de bœuf et de mouton ». 

29 novembre, 2015 à 22:01 | Commentaires (0) | Permalien


Origines des alérions lorrains

Un alérion est un aiglon ou un petit aigle fantastique sans bec ni serre utilisé en héraldique. Il est souvent représenté montrant l’estomac, le vol étendu, mais souvent abaissé. Cette appellation dériverait du mot latin aquilario, diminutif d’aquila, désignant l’aigle.

Blason lorrain

Trois alérions figurent sur le blason de la Lorraine. En héraldique, celui-ci est décrit de la manière suivante : « d’or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d’argent, posés dans le sens de la bande ».

Les alérions lorrains sont symboliques à plus d’un titre. Ils renvoient explicitement à Godefroy de Bouillon, parent lointain des Ducs de Lorraine, qui fut couronné Roi de Jérusalem lors de la première croisade. Selon la légende, celui-ci aurait réussi à embrocher d’une seule flèche trois alérions en vol lors de la prise de la ville. En adoptant les trois alérions comme emblème, les Ducs de Lorraine voulaient affirmer leur affiliation à Godefroy de Bouillon et légitimer l’origine divine de leur pouvoir. La Maison de Lorraine a d’autant plus adopté cet animal légendaire que le mot « alérion » est l’anagramme de Loreina, dénomination latine de la Lorraine.

A noter enfin que Ferry Ier de Lorraine (1143-1206) fut le premier prince de la Maison de Lorraine à arborer l’écu aux alérions.

Ferry Ier

29 novembre, 2015 à 21:29 | Commentaires (1) | Permalien


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