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Kévin GŒURIOT : une plume fidèle à la Lorraine

Dans une interview exclusive accordée au Groupe BLE Lorraine, auquel il contribue via des études historiques et des contes, Kévin Gœuriot, tout juste Lauréat du Prix des Conseils départementaux de Lorraine pour son sixième livre intitulé Quand la Lorraine sera française, revient sur le rattachement de la Lorraine à la France qui l’a inspiré. Un épisode de notre histoire qui trouve une résonance particulière à la veille de la dissolution de la Lorraine au sein de l’ACAL.

Groupe BLE Lorraine : Tout d’abord, félicitations Kévin pour ce Prix qui vient couronner votre  travail. Pouvez-vous nous raconter plus en détails la genèse de votre roman historique ?

Kévin Gœuriot : « Merci beaucoup pour vos compliments, qui me vont droit au cœur ! Il est vrai que le roman qui a été couronné à Bar-le-Duc, vendredi dernier [11 décembre 2015, N.d.l.r.], est le fruit d’un long travail d’écriture. En fait, l’idée de consacrer un roman historique au rattachement de la Lorraine et du Barrois à la France a germé dans mon esprit il y a une dizaine d’années, lorsque j’étais étudiant en histoire, à Nancy. Tout petit déjà, j’avais été frappé par un dessin de Jean Morette, sous lequel on lisait : le 23 février 1766, le bon duc Stanislas meurt. Le lendemain, la Lorraine était française. Cette petite phrase avait suffi à piquer ma curiosité. Je me demandais en effet comment la mort d’un monarque dont le nom, à cette époque, ne m’évoquait guère que la place qui porte aujourd’hui son nom, pouvait signer, pour les Lorrains, la fin de leur indépendance.

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Kévin Gœuriot feuilletant son roman : « Les Lorrains peuvent être fiers d’être les héritiers d’un passé à la fois glorieux et douloureux » (Crédits photo : Kévin Gœuriot)

Du coup, je me suis renseigné. A force de lectures, j’ai compris, d’une part, que le rattachement de la Lorraine à la France ne s’était pas fait d’un coup, en 1766, mais qu’il était le fruit d’un long processus, entamé dès le Moyen-âge. L’annexion des Trois-Evêchés en 1552, l’occupation des duchés et leur cession par François III en 1737 sont autant d’événements intéressants. Mais spontanément, c’est vers Stanislas que je me suis tourné. Peut-être aussi parce que, bien qu’étant le moins lorrain de nos ducs, il en reste le mieux connu des Lorrains …

La phase de recherche a donc duré quelques années. Puis, après avoir élaboré un plan (maintes fois remanié d’ailleurs), je suis passé à la phase d’écriture, qui a duré un peu plus d’un an. Je tenais à faire alterner les chapitres qui évoquent la famille Collin, à Bauzemont, avec les lettres, fictives, de Jean-Baptiste Durival, frère du célèbre Nicolas, qui nous a laissé une fidèle description de l’ambiance qui régnait à Lunéville, dans les années 1760 … L’idée était avant tout de plonger le lecteur dans une ambiance. Pour cela, je n’ai pas hésité à émailler les dialogues des paysans de quelques mots patois, expliqués dans un lexique, en fin d’ouvrage.

Le manuscrit, lu et corrigé par mon épouse, a ensuite été proposé aux éditeurs en février dernier. Il a très vite intéressé et en avril 2015, il était disponible en librairie. Une petite fierté, qui tombait à point pour célébrer le prochain 250ème anniversaire du rattachement des duchés de Lorraine et de Bar à la France … »

Groupe BLE Lorraine : Qu’est-ce qui a selon vous convaincu le jury de vous attribuer ce Prix ?

KG : « Je ne sais pas trop, il faudrait demander aux membres de ce jury [rires]. Mais je dois avouer que Monsieur Vetsch, conseiller départemental de la Moselle, m’a confié, en me remettant le prix, qu’il avait ouvert mon roman un soir d’octobre et qu’il n’avait pas pu aller se coucher avant d’en avoir achevé la lecture. Un joli compliment, auquel s’ajoutent les remarques des autres membres du jury. Ces derniers ont salué l’ambiance décrite, les mots patois, l’humour aussi, notamment pendant la veillée, qui est décrite dans le chapitre XIX.

A ma décharge, je dois dire que le jury n’avait reçu qu’une quinzaine de livres. Mais je ne sais pas combien de romans. En outre, c’est mon éditrice qui a eu l’idée de soumettre le roman au concours. Du coup, quand la nouvelle que le prix m’était attribué est tombée, j’étais assez surpris … »

Groupe BLE Lorraine : Au 1er janvier 2016, fusionnée avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne, la Lorraine disparaîtra en tant qu’entité administrative et politique. Quelle analogie pouvez-vous établir en tant qu’historien entre la situation que nous vivons actuellement et 1766, année du rattachement de la Lorraine à la France ?

KG : « La nouvelle carte des régions est une chose qui interroge en effet. Mais je me suis toujours efforcé d’être optimiste. Si l’on regarde le passé, la Lorraine n’a fait qu’évoluer, au fil des siècles, dans ses limites et frontières. A tel point que dans notre région, la frontière doit moins être considérée comme une ligne que comme un espace à part entière, avec toute sa profondeur et son épaisseur … En outre, l’unité lorraine est largement discutable et un Lorrain du Pays de Bitche a assez peu à voir, en définitive, avec un Lorrain de Bar, de l’Argonne ou des Hautes-Vosges. Pendant des siècles, l’unité lorraine n’a tenu que parce que les Lorrains adhéraient à certaines valeurs, au premier rang desquelles figuraient la religion et la famille ducale. Aujourd’hui, les Lorrains se retrouvent dans d’autres valeurs. Ils sont fiers de leur patrimoine, de leur gastronomie, de leur histoire aussi, de laquelle ils ont hérité une identité complexe et quelques complexes identitaires.

L’analogie que l’on peut établir entre 1766 et la période actuelle est donc difficile à dresser. Elle forcerait l’historien à mentir ou à déformer une réalité. Nos ancêtres percevaient les choses d’une autre manière que nous ne les percevons. Les médias, la vie politique, n’existaient quasiment pas en 1766 ! La vie elle-même était rythmée par les saisons et non par les élections, les séries télévisées et le calendrier scolaire … Du coup, la comparaison entre les deux périodes me paraît hasardeuse. Surtout qu’il ne faut pas oublier qu’entre temps, une partie de la Lorraine s’est retrouvée par deux fois annexée à l’Allemagne, créant ainsi un véritable traumatisme qui, d’une certaine manière, ajoute encore un peu plus de complexité au débat …

Malgré tout, je voudrais attirer votre attention sur les commémorations du rattachement de la Lorraine à la France. Un opuscule signé du Baron Guerrier de Dumast nous indique qu’en 1866, le centenaire de cette commémoration s’était fait en grande pompe, avec un long défilé de costumes historiques. En 1976, la commémoration a donné lieu à quelques productions littéraires originales, mais la plupart du temps orientées. J’ignore si en février prochain, la mort de Stanislas et la réunion de la Lorraine à la France seront commémorés. Une exposition se prépare au Musée Lorrain de Nancy. Mais le centenaire de la Bataille de Verdun risque de polariser le devoir de mémoire. Ce qui est regrettable à mon avis. Car les Lorrains devraient mieux connaître l’histoire de leur région. Elle n’est pas incompatible avec la « grande histoire » qu’on nous inculque à l’école. Elle est tout simplement complémentaire. Tout Lorrain devrait, à mon avis, avoir entendu parler de René II, de Stanislas et du Saillant de Saint-Mihiel. Tout comme les Bretons devraient entendre parler de la Duchesse Anne ou les Alsaciens de Maître Erwin de Steinbach et des Princes de Rohan … Mais ça, c’est un autre débat … »

Groupe BLE Lorraine : Dans quel état d’esprit étaient les Lorrains à cette époque ? Quels en furent les conséquences directes et concrètes pour eux et leur pays ?

KG : «  Il est toujours très difficile de savoir ce que pensait une société, il y a quelques siècles de cela. Pour autant, on peut s’en faire une idée assez précise grâce aux lettres, documents et témoignages laissés par quelques personnages, généralement les plus instruits. Ils ne sont donc pas toujours représentatifs. On sait par exemple, grâce aux écrits des frères Durival ou à ceux de Dom Calmet, que les Lorrains se méfiaient assez du changement de nationalité. Ils étaient très attachés à la famille ducale et lorsque François III quitta la Lorraine en 1737, nombre de ses portraits furent lacérés en place publique … Ce qui n’empêcha pas les mêmes Lorrains d’aller prier pour le repos de l’âme de ce duc, au mois d’août 1765. Stanislas, qui avait hérité de la Lorraine entre-temps, en fut d’ailleurs assez irrité et semble s’être montré jaloux de l’attachement que les Lorrains continuaient à manifester à leur ancien duc. De même, on sait que l’intendant Antoine-Martin Chaumont de la Galaizière, qui exerçait la réalité du pouvoir et prenait ses ordres à Versailles, s’était attiré l’inimitié des Lorrains en recourant aux corvées et en les accablant d’impôts. La grogne était donc bien présente. Et on a presque peine à comprendre comment les mêmes Lorrains adhèrent, deux générations plus tard, aux idéaux de la révolution … Certainement que l’esprit lorrain s’est révolté, en 1789, contre les injustices plus que contre l’Etat lui-même.

Pour ce qui est du peuple, on ne sait pas vraiment ce qu’il pensait. Mais il est certains que les laboureurs de Lorraine, en 1765-66, se posaient des questions. Ils craignaient certainement qu’une fois devenus français, ils soient accablés de nouveaux impôts et considérés comme des pions sur un échiquier. Ou que le pouvoir central (pour ne pas dire centralisé) fasse moins de cas de leur sort que ne le faisaient les ducs. Craintes justifiées d’ailleurs car la France, une fois la Lorraine entrée dans son giron, va se montrer assez ingrate. Savez-vous par exemple que le mobilier du Château de Lunéville va être dispersé dans toute l’Europe et que le château sera lui-même transformé en caserne de gendarmerie, dès l’automne 1766 ?

Quant à connaître les conséquences du rattachement de la Lorraine à la France, elles sont multiples. Mais j’insiste : la réunion de la province au royaume de France s’est faite sur le long terme. En outre, en 1766, toute la Lorraine n’est pas non plus française puisque les miettes issues de l’empire que sont alors la Principauté de Salm et le Comté de Créhange gardent encore un semblant d’indépendance. De plus, les deux annexions vont amputer une nouvelle fois la Lorraine d’une partie de son territoire et d’une conquête de la province, la France va devoir se lancer, en 1914 et en 1940, dans une reconquête …

Et oui, qui a dit que l’histoire de la Lorraine était simple ? [rires] Les Lorrains peuvent être fiers d’être les héritiers d’un passé à la fois glorieux et douloureux, et dans lequel est née l’idée de paix, en la personne de Robert Schuman. Evidemment, il s’en trouvera toujours pour regretter le temps de l’indépendance et de la Lorraine ducale. Mais la Lorraine, quoiqu’on en dise, est bel est bien française. Elle a d’ailleurs payé, dans son histoire, un tel tribut à la France (tribut humain, économique et moral) qu’elle ne peut mépriser les liens qui l’unissent à la France.

Mon roman n’est pas un pamphlet politique. Son titre est volontairement impertinent. Mais son contenu est tout autre. Il mène le lecteur au cœur d’une période cruciale de l’histoire lorraine, en lui faisant vivre les semailles, les moissons et les veillées d’autrefois d’une part et, d’autre part, l’ambiance léthargique qui devait régner à la cour de Lunéville, dans les années 1760. Le livre qui vient d’être couronné, je l’ai d’abord voulu comme une ode à la Lorraine, à sa personnalité, à son histoire et à son identité. Aussi, comme je le note dans le texte, si chacun de nous entretient dans son cœur, une idée assez noble de ce que peut et doit être la Lorraine, il n’y a pas de crainte à avoir. La Lorraine vivra comme elle a toujours vécu et les chardons continueront de pousser le long de nos chemins. Et les alérions continueront de voler sur nos bannières. Et brimbelles et mirabelles continueront de s’étaler sur nos délicieuses tartes !

Le Groupe BLE Lorraine adresse toutes ses félicitations à Kévin Gœuriot pour son Prix et le remercie pour le temps qu’il nous a accordé pour répondre à nos questions.

Quand la Lorraine sera française, roman historique autour de la mort de Stanislas, par Kévin Gœuriot, Editions du Quotidien, 18 euros.

21 décembre, 2015 à 21:59 | Commentaires (0) | Permalien


Création d’une CCI unique en Lorraine

La Lorraine montre l’exemple. Sous le modèle d’un Conseil Unique de Lorraine, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie (CRCI) de Lorraine, dont les services sont régionalisés depuis janvier 2015, a dernièrement voté sa transformation en CCI Territoriale par fusion de ses entités départementales. L’organisation, pionnière en la matière, devient ainsi la première en France à franchir le cap. La CCI unique de Lorraine sera ainsi la seule entité à représenter et à défendre les entreprises lorraines dans la future CCI de la méga-région ACAL (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine). L’établissement conservera néanmoins quatre délégations territoriale en Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges. 

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation d’ampleur. Elle constitue un signal fort envoyé aux entreprises de Lorraine. La CCI unique permettra de mobiliser les compétences et les moyens en ne formant plus qu’un seul établissement plus puissant. Les représentants de l’économie lorraine constitueront ainsi la première force de l’assemblée consulaire de l’ACAL.

Le Groupe BLE Lorraine salue la création de cette entité.

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21 décembre, 2015 à 21:16 | Commentaires (0) | Permalien


Un nouveau McDonald’s dans l’agglomération nancéienne à Heillecourt

Le dixième restaurant McDonald’s de l’agglomération nancéienne ouvrira ses portes le 22 décembre à Heillecourt, derrière le magasin Botanic, à proximité de l’autoroute A330 et de la zone d’activités d’Houdemont. Cet emplacement stratégique était convoité par plusieurs enseignes de restauration rapide.

La direction annonce un McDonald’s de dernière génération, où l’expérience client a été complètement repensée. Commande en ligne, bornes de commande et nouvelle disposition du comptoir doivent en effet permettre une meilleure fluidité de service. La nouvelle enseigne proposera également le service à table grâce à un système de géolocalisation qui permettra aux serveurs de retrouver facilement les clients installés en salle. La cuisine de l’établissement a par ailleurs été conçue de manière ergonomique pour le confort des salariés.

Le McDonald’s de Heillecourt dispose en outre d’un Salad Bar proposant six recettes préparées à la demande, ainsi que d’une nouvelle machine à glace offrant une gamme plus large. La création de l’établissement a permis de recruter 45 personnes en CDI.

A noter enfin que le restaurant a été doté d’une pompe à chaleur, d’un éclairage basse consommation grâce à des ampoules LED et à l’automatisation des lumières, ainsi que d’une cuve de récupération des huiles de fritures usagées qui, une fois collectées, seront recyclées en biocarburant.

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21 décembre, 2015 à 20:59 | Commentaires (0) | Permalien


Une usine de LED géante en Meuse ?

La filiale Felo-Shenan du géant chinois Inesa, propriété de la Ville de Shanghai et qui réalise huit milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, a annoncé en janvier dernier l’implantation d’une immense usine d’assemblage d’éclairages LED (Light-Emitting Diode) en Meuse en face de la Gare TGV.

usine LED chinoise Meuse

La future usine qui doit s’implanter près de la gare de Meuse TGV (Crédits photo : Inesa)

Le site, qui doit également accueillir un centre de recherche et de développement, représente un investissement de 100 millions d’euros. 200 emplois sont attendus. Il sera le siège de la division éclairage à basse consommation européenne. Le groupe chinois entend en effet proposer aux collectivités européennes des solutions d’éclairage basse consommation et de ville intelligente qui consomment moins d’énergie.

La future usine disposera d’un terrain de 15 hectares en pleine campagne, situé à une heure en TGV de Paris, Roissy et du Luxembourg, à deux heures de Francfort et à vingt minutes de l’A4. Elle sera composée de deux bâtiments de 15 000 mètres carrés sur de deux niveaux en forme de V, soit une superficie totale de 60 000 mètres carrés, ainsi que d’une tour de 18 étages de 60 mètres de haut qui abritera un showroom, l’administration, le centre de R&D et des espaces pédagogiques de présentation de la culture chinoise.

L’architecture du site est remplie de symboles, dont les Chinois, très superstitieux, sont très friands. Ainsi, le toit de la tour qui aura des étages en noir et en blanc arborera les couleurs du yin et du yang. Un plan d’eau rond juste devant formera avec elle un 8, chiffre porte-bonheur et symbole de prospérité.

A noter enfin que l’usine lorraine assemblera des produits semi-finis venant de Chine. Dans ce cadre, Inesa souhaite réduire au maximum le transport fret de la matière première et des composants de base importés depuis la Chine. L’élargissement des routes départementales voisines pour le passage de containers à grand gabarit et la mise hors gel de la chaussée toute l’année apparaissent enfin comme des conditions indispensables pour que le projet aboutisse.

16 décembre, 2015 à 23:12 | Commentaires (2) | Permalien


Pacte Lorraine : un bilan maigre éloigné des attentes

Lancé officiellement le 17 septembre 2013 par Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine, et Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre, le Pacte Lorraine devait mobiliser 300 millions d’euros d’investissements pour générer 1,6 milliard d’euros supplémentaires par effet de levier. L’objectif était de créer 16 000 emplois.

En 2014, 266 demandes de subventions ont été enregistrées, mobilisant 49 millions d’euros de la Région Lorraine et près de 44 millions d’euros de l’Etat français. En 2015, 97 dossiers ont été présentés, mobilisant 31,3 millions d’euros du Conseil Régional de Lorraine et 21,4 millions d’euros de l’Etat français. Au total, 145,7 millions d’euros ont été engagés pour soutenir 363 projets qui représentent 385,7 millions d’euros de coûts directs. L’effet de levier du Pacte Lorraine est donc de 1 pour 2,6. Ce taux faible s’explique par de nombreux projets qui se relèvent être des plans d’actions et non des investissements. Seuls 78 d’entre eux se sont en effet avérés être des investissements industriels.

En 2014, ces projets ont permis de créer 2 136 emplois. En 2015, 961 emplois supplémentaires ont été créés et 1 519 maintenus. Nous sommes donc très loin des 16 000 créations annoncées comme nous le craignions.

Noyé dans la future ACAL et lesté d’un bilan peu flatteur, le Pacte Lorraine aura donc certainement du mal a terminé dignement son existence.

16 décembre, 2015 à 23:03 | Commentaires (1) | Permalien


Nancy : la nouvelle Place Thiers dévoilée

Après plusieurs années de réflexion et trois ans de travaux, la nouvelle Place Thiers a dernièrement été rendue aux piétons.

L’espace a été conçu sur deux niveaux avec un parvis supérieur dédié aux cheminements des piétons et des vélos et un parvis inférieur dans l’ancien niveau -1 du parking souterrain qui a été complètement réaménagé. Le parking donne en effet désormais directement accès aux quais de la gare grâce à un tunnel. Il comprend 447 places de stationnement pour les voitures, 240 places pour les vélos et les motos, une station de taxis de 40 places et 72 places de dépose minute. Des places de parking équipées de bornes de rechargement destinées aux voitures électriques ont également été créées à chacun des trois étages.

La reconfiguration de la Place Thiers, qui a fait disparaître les escaliers et les trémies, a représenté un investissement de 28 millions d’euros.

Le sol de la place est composé de dalles dans lesquelles sont incrustés 756 pavés de verre colorés antidérapants évoquant l’art de l’Ecole de Nancy. A l’intérieur du parking, l’éclairage est sublimé durant la journée par ces pavés colorés. A l’extérieur, sur la place, les pavés reflètent de nuit l’éclairage présent à l’intérieur de l’ouvrage. Plus on se rapproche de la gare, plus le nombre de pavés bleus, jaunes ou encore rouges augmente.

D’ici le printemps, des bancs arrondis en inox inspirés de l’Ecole de Nancy seront installés et éclairés. La façade de la gare devrait également être rénovée par la SNCF qui aménagera parallèlement un nouvel espace d’attente plus grand et plus confortable et renforcera la signalétique à destination des voyageurs. Afin de rendre la Place Thiers moins minérale, 200 arbres devraient de même être plantés sur son pourtour à terme.

A noter enfin qu’un poste de commandement a été installé dans le parvis inférieur, du côté de la Rue Crampel. Celui-ci a pour mission de contrôler sans interruption l’organisation des parkings souterrains du centre-ville de Nancy, ainsi que des caméras de vidéo-surveillance du quartier.

16 décembre, 2015 à 21:41 | Commentaires (0) | Permalien


GFA Mutuel des Côtes de Toul : le Groupe BLE Lorraine soutient l’installation de nouveaux vignerons dans le Toulois

L’assemblée pré-constitutive du Groupement Foncier Agricole (GFA) Mutuel des Côtes de Toul s’est déroulée devant une salle comble le samedi 12 décembre 2015 au Complexe des Triboulottes à Bruley. Il s’agissait de l’ultime étape avant la constitution de la société à proprement parlé au printemps 2016. L’élan de générosité et la participation de 153 souscripteurs, parmi lesquels M. Thomas RIBOULET, Président du Groupe BLE Lorraine, a permis de récolter 179 000 euros. Ce capital servira à acquérir et à aménager du foncier pour installer deux nouveaux viticulteurs dans la zone d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) des Côtes de Toul.

réunion GFA Côtes de Toul

Le Groupe BLE Lorraine soutient l’installation de nouveaux vignerons dans le Toulois (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Les nouveaux exploitants se partageront prochainement 5,5 hectares divisés en plusieurs parcelles situées sur le ban des communes de Domgermain, Charmes, Mont-le-Vignoble, Blénod-lès-Toul et Bulligny, afin de produire du vin de manière biologique.

Lancé il y a deux ans, le GFA Mutuel des Côtes de Toul s’inscrit dans le cadre du plan Côte à Côte Vignoble 2020 qui vise à reconvertir des anciennes friches en vignoble. Rappelons que la zone AOC recouvre une superficie de 600 hectares sur huit communes. Mais seulement près d’une centaine est exploitée. Le morcellement des parcelles et la multitude des propriétaires freinent le développement du vignoble et l’installation de jeunes vignerons. La zone AOC comprend en effet environ 6 400 parcelles de 5,3 ares en moyenne qui appartiennent à 2 000 propriétaires différents.

Par l’intermédiaire de son Président, le Groupe BLE Lorraine contribue donc au renouveau et à la renaissance du vignoble lorrain en étant un acteur des Côtes de Toul.

15 décembre, 2015 à 0:01 | Commentaires (0) | Permalien


Bûche vosgienne aux myrtilles et au citron

Cette bûche bien vosgienne par ses fruits renferme des brimbelles sauvages, celles  que l’on cueille avec patience et gourmandise en été dans nos belles forêts de montagne. Pas des bleuets fades et sans saveurs. Des vraies myrtilles un peu acides et bien bleues, celles qui tachent les doigts et les petits becs pressés de les déguster.  Associées  au citron, c’est un mariage d’amour, l’un faisant ressortir les saveurs de l’autre. Alors à vos spatules et à vos fouets. Pâtissons ensemble une bûche qui sort un peu des sentiers battus tout en respectant la tradition.

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Bûche vosgienne aux myrtilles et au citron (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Recette pour 8 à 10 personnes

Comptez deux bonnes heures de réalisation quand le gâteau est déjà fait.

Ingrédients pour la base de gâteau aux amandes :

- Un pot de yaourt nature. Gardez-le pour mesurer les sucres et les farines.

- 1,5 pot de sucre vanillé maison

- 1 pot de farine

- 1 pot de maïzena

- 1 pot de poudre d’amande

- ¾ de pot d’huile neutre

- 1/2 sachet de levure

-  Un bouchon de rhum

-  3 œufs (jaunes et blancs séparés).

Préparation :

Mélanger les jaunes d’œufs et un pot de sucre. Le reste du sucre servira pour monter les blancs. Quand la préparation a blanchi, ajouter le yaourt et l’huile, puis les farines et la poudre d’amande, la levure et le bouchon de rhum.

Monter les blancs en neige et incorporer le demi-pot de sucre en deux ou trois fois.

Mélanger les deux préparations avec délicatesse, afin de ne pas faire retomber les blancs

Etaler sur une plaque recouverte de papier sulfurisé (1,5 cm d’épaisseur).

Enfourner dans un four préchauffé à 180°C, puis baisser à 170°C pendant 13 minutes. Vérifier et prolonger la cuisson de deux minutes si besoin. La pâte ne doit pas être trop colorée, sinon elle sera cassante.

Démouler sur un torchon posé sur une grille. Attendre que la pâte soit douce et rouler avec le torchon.

Ingrédients pour la crème mascarpone et citron/limoncello :

- 125 g de mascarpone

- 30 ml de lait

- Une cuillère à soupe de sucre vanillé maison

- 125 g de crème liquide entière montée en chantilly avec une cuillère à soupe de sucre

- Un sachet de Cremfix 

- Un zeste de citron bio râpé

- Une cuillère à soupe de Limoncello ou une goutte d’huile essentielle de citron.

Préparation :

Détendre le mascarpone avec le lait et le sucre vanillé avec un fouet (ne pas trop battre).

Ajouter le citron râpé, le Limoncello ou l’huile essentielle. 

Monter la crème en chantilly avec le sucre et un sachet de Cremfix si vous le souhaiter.

Mélanger les deux préparations en douceur. Réserver au frais.

Ingrédients pour la mousse de myrtilles :

- 150 g de myrtilles cuites en compote sucrée pendant 5 minutes

- 50 g de myrtilles surgelées crues

- 125 g de mascarpone 

- 200 g de crème liquide montée en chantilly avec deux cuillères à soupe rase de sucre en poudre vanillé

- Un sachet de Cremfix 

- une cuillère à café de jus de citron.

Préparation :

Monter la crème en chantilly et ajouter un sachet de Cremfix avec le sucre pour rendre la crème plus ferme.

Ajouter le jus de citron à la compotée de myrtilles et le mascarpone un peu battu, puis les myrtilles surgelées crues.

Mélanger avec délicatesse pour ne pas faire retomber la crème. Réserver.

Insert aux myrtilles gélifié :

- 450 g de myrtilles cuites avec du sucre à votre convenance, les myrtilles sont des fruits acides. Ajouter une cuillère à café de jus de citron, afin de faire ressortir les saveurs et de garder les couleurs.

- une cuillère à café rase d’agar agar.

Faire bouillir le tout 5 minutes, puis verser dans des moules à  mini-cakes pour former l’insert par la suite.

Réserver au congélateur ½ heure ou un peu plus.

Sirop pour punchage du biscuit :

- 150 ml d’eau

- Une cuillère à soupe de Limoncello

- 40 g de sucre vanillé.

Porter le tout à ébullition et réserver pour imbiber légèrement le biscuit.

Montage dans le moule à bûche :

Poser le biscuit coupé à la bonne taille. Garder bien tous les bouts, ils feront le fond de la bûche ou une verrine avec les restes de crème. A l’aide d’un pinceau à pâtisserie, imbiber votre gâteau légèrement.

Déposer à l’aide d’une poche en plastique la crème mascarpone au citron. Etaler en remontant sur les bords.

Déposer la mousse myrtilles avec un cornet en prévoyant de la place pour l’insert aux myrtilles. Remonter un peu les bords avec une spatule ou une cuillère.

Insérer les compotes de myrtilles surgelées, les unes contre les autres en laissant deux centimètres à chaque bout pour faire des finitions propres à la présentation.

Remettre une couche de crème mascarpone au citron, bien lisser avec la spatule.

Déposer le socle, soit en entier, soit en petites bandes que vous avez recoupé et imbiber de sirop.

Cercler le tout dans un film plastique et bloquer au froid (au congélateur pendant 2 à 3 heures).

Finitions et décorations :

Monter 150 g de crème en chantilly au moment de garnir. Ajouter une cuillère à soupe de sucre vanillé et un peu de zeste de citron.

Mettre dans une poche et décorer toute la bûche.

Mettre les sujets qui vous plaisent pour perpétuer la magie de Noël et disposer des étoiles en sucre, des billes argentés et des décors artificiels.

Andrée VALENCE-LODWITZ, auteur du blog de recettes de cuisine La Table lorraine d’Amélie pour le Groupe BLE Lorraine.

14 décembre, 2015 à 23:47 | Commentaires (0) | Permalien


Reconstruction du Pont de Rosbruck

Après sept mois de travaux, le nouveau Pont de Rosbruck, qui enjambe cinq voies ferrées, a été ouvert à la circulation début novembre. Il a été entièrement reconstruit. L’ancien ouvrage, qui datait du début des années 1950, était devenu trop fragile. Seuls les véhicules légers étaient encore autorisés à le franchir. Cette opération d’envergure de déconstruction-reconstruction, très complexe, a représenté un investissement de près de cinq millions d’euros. 14 000 usagers traversent quotidiennement le pont entre Rosbruck et Morsbach sur la RD 603.

14 décembre, 2015 à 23:27 | Commentaires (1) | Permalien


Une nouvelle tour futuriste pour l’agglomération de Nancy

Une tour à l’architecture futuriste et audacieuse sera construite à Laxou à l’entrée Ouest de Nancy. Le chantier devrait débuter d’ici quelques semaines et s’achever à l’été 2017.

Tour Oméga Nancy

La future Tour Oméga à Laxou (Crédits image : ADIM Est)

Baptisé Tour Oméga, l’immeuble de 28 mètres de haut accueillera 4 800 mètres carrés de bureaux sur sept étages. Il disposera également d’un parking souterrain de 115 places. Le bâtiment, qui représente un investissement de 11,5 millions d’euros, bénéficiera d’un emplacement privilégié non loin de l’autoroute A31 et à côté du siège de la banque CIC de 25 mètres de haut et de la Tour de Beauregard de 40 mètres de haut. Situé en haut de l’Avenue de Boufflers qui permet de rejoindre le centre-ville de Nancy, l’ensemble s’inscrit dans le réaménagement complet du site de 4,5 hectares de l’ancienne institution Saint-Joseph. Entièrement privé, le projet porte au total sur la réalisation de 15 000 mètres carrés de bureaux, de 18 000 mètres carrés de logements avec des commerces de proximité en rez-de-chaussée, ainsi que d’une résidence séniors d’une superficie de 5 000 mètres carrés.

A noter enfin qu’à l’arrière du site, le long de la Rue Sidney Béchet, six bâtiments abritant 82 logements seront également construits. Les travaux pour bâtir 64 logements et 93 places de stationnement, en bout de terrain, Allée de la Woëvre, ont quant à eux déjà commencé.

12 décembre, 2015 à 18:06 | Commentaires (2) | Permalien


Un atelier pour réinventer les pâtes dans les Vosges

L’atelier à pâtes, situé à Thiéfosse, dans les Vosges, fabrique des pâtes insolites aux formes amusantes, natures ou colorées, sèches ou fraîches, ainsi qu’aux œufs de poules élevées en plein air.

L’entreprise propose également des pâtes au curcuma, aux orties, à l’ail des ours et à base de farine de grillons.

300 kg de pâtes sortent chaque semaine de cet atelier étonnant. Le succès ne se fait pas démentir depuis l’été dernier. Tous les produits utilisés sont issus d’exploitations voisines. L’atelier dispose même d’un distributeur automatique 24h/24h accolé au magasin pour acheter des pâtes à toute heure.

12 décembre, 2015 à 17:50 | Commentaires (1) | Permalien


Construction d’un Pôle scientifique à Metz-Technopôle

Deux bâtiments d’une superficie totale de 9 700 mètres carrés sont en train de s’élever à côté de l’Institut Polytechnique d’Etudes Franco-allemandes et de Management (IPEFAM) sur le Technopôle de Metz. Ils accueilleront l’Unité de Formation et de Recherche en Mathématique Informatique et Mécanique (UFR MIM), dont les 170 personnels et 950 étudiants quitteront à la rentrée 2017 le siège historique situé à l’entrée du Campus du Saulcy. Le complexe comprends deux corps de bâtiments qui grimpent jusqu’à quatre étages. L’un est destiné aux laboratoires et à la plateforme technico-mécanique, l’autre à l’administration et aux enseignements pédagogiques. L’ensemble disposera d’un jardin en partie basse.

Non loin de là, un autre immeuble est en cours de construction Route d’Ars-Laquenexy entre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM) et l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM). Il s’agit du Laboratoire d’Etude des Microstructures et de Mécanique des Matériaux (LEM3) qui est une structure commune à ces deux écoles et à l’Université de Lorraine (UL), dont il est l’un des fleurons. Les 180 personnes qu’il abrite, dont la moitié de doctorants, quitteront également l’Ile du Saulcy à la rentrée 2017. Le nouveau bâtiment de 3 100 mètres carrés de superficie disposera d’une plateforme technologique dédiée aux matériaux et de quatre niveaux réservés à l’administration et aux bureaux.

Les chantiers du LEM3 et du MIM devraient être achevés au printemps 2016. La construction de ce Pôle scientifique représente un investissement de 38,7 millions d’euros. Il est financé via un partenariat public-privé conclu entre l’Université de Lorraine et le groupe Eiffage, dans lequel l’UL s’est engagé à reverser une redevance pendant 25 ans.

A noter enfin qu’à proximité, le chantier de l’Institut de Recherche Technologique Matériaux, Métallurgie et Procédés (IRT M2P) a commencé.

9 décembre, 2015 à 20:36 | Commentaires (1) | Permalien


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