Centre de ressources numériques sur la Lorraine

Lancement d’un Technoparc à Porcelette

Le site de l’ancien puits De Vernejoul à Porcelette près de Saint-Avold en Moselle accueillera au printemps prochain la première implantation de ce nouvel équipement de pointe, tourné vers les technologies de demain et plus particulièrement dans les domaines de plasturgie et de la chimie. Il s’agit en effet de la mise en place d’un centre de contrôle non destructif des matériaux composites tels que la fibre de carbone, très employés dans l’aéronautique. L’avancée technologique consistera à effectuer des contrôles, obligatoires pour les pièces d’avion, sans casser le matériau La réhabilitation des vieux bâtiments de briques rouges est actuellement en cours. Le Pôle de plasturgie de l’Est et l’Institut de soudure seront les pilotes de ce projet qui constituera le fer de lance du tout jeune Technoparc du pays narborien, tombant à point nommé depuis l’annonce de suppressions massives d’emploi dans la chimie.

Après l’Ecoparc de Norroy-le-Veneur et le prochain lancement du Technopole 2 de Metz, ce nouvel exemple démontre la capacité de la Lorraine à se reconvertir dans des pôles technologiques d’excellence, garants de l’image de marque et de la compétitivité. La Lorraine semble donc s’engagée dans la voie de l’intelligence et de la prospérité, celle là même qui suivirent déjà les Länders allemands de Bade-Wurtemberg et de Bavière, aujourd’hui les régions les plus riches et dynamiques d’Europe. 

7 novembre, 2008 à 18:08 | Commentaires (1) | Permalien


Michelin en passe de tenir ses engagements à Toul

Dès l’annone en décembre dernier de la fermeture début 2009 du site Kléber à Toul, le groupe Michelin s’était engagé à créer 900 emplois d’ici 2012 dans le bassin afin d’en compenser la destruction de 826. Le groupe avait par ailleurs indiqué que la restructuration de son usine de Toul avoisinerait les 130 millions d’euros. Ce montant tient compte, entre autres, du financement du plan social et des coûts de ré-industrialisation du site et de revitalisation du bassin environnant. Dans ce cadre, Michelin a ainsi présenté l’installation d’un centre d’appels sur le site sur une surface totale de 1000 mètres carrée.  L’activité de celui-ci pourrait débuter dès février 2009 avec la création de 150 emploie. Une extension à 250 personnes est même prévue d’ici début 2011.

Ce projet d’implantation est porté par la société Acticall, l’un des cinq plus importants opérateurs de centre de relations clients. Acticall dispose de huit sites en France et compte près de 2500 collaborateurs.

En septembre dernier, Michelin avait déjà annoncé que Sita, filiale de GDF-Suez spécialisée dans la gestion des déchets, allait investit 25 à 30 millions d’euros pour réaménager une autre partie du site. Sita prévoit d’y installer un centre de recyclage qui devrait déboucher sur une embauche directe de près de 150 salariés.

7 novembre, 2008 à 18:06 | Commentaires (0) | Permalien


Longwy veut soigner son image de marque

En proie à des difficultés tant économiques que médiatiques depuis la fin de la sidérurgie et sa reconversion ratée, le bassin de Longwy veut désormais en finir avec l’image de sinistrose qui lui colle à la peau. Le récent classement de la ville neuve de Longwy et de ses remparts Vauban au patrimoine mondiale de l’Humanité par l’UNESCO commence déjà à porter ses fruits. Si bien que les projets destinés à faire de la cité des émaux une véritable destination touristique ne manquent pas. Après la volonté de la municipalité d’y faire revivre le thermalisme, la ville s’est lancée depuis peu dans des travaux titanesques devant aboutir fin 2010 à la création d’un golf de 128 hectares composé d’un parcours de 18 trous, d’un practice de 60 postes et d’un parcours d’entrainement de 9 trous. Le chantier, actuellement en cours sur le site de l’ancienne usine de Senelle et piloté par la communauté de communes de l’agglomération de Longwy, avance dans les temps. Ainsi, les déboisements ont déjà été réalisés, de même que 70% des terrassements. Car le futur équipement dessiné dans une forêt de hêtres et de chênes présentera des reliefs variés, des zones de plateaux ou encore des vallons, qui contribueront à créer de superbes vues.  Le tout pour la bagatelle de 5,2 millions d’euros. Et la note risque encore de s’alourdir, puisque 640 000 euros de crédits supplémentaires ont d’ores et déjà été adoptés. Le golf de Longwy a enfin l’ambition d’accueillir des compétitions régionales de haut niveau. Longwy ou le symbole du renouveau lorrain ?

7 novembre, 2008 à 9:59 | Commentaires (3) | Permalien


Les mines comme source d’énergie

Les anciennes  cités minières du bassin houiller de Lorraine croient dur comme fer à leur reconversion dans la géothermie, tant pour redorer leur image que pour se redynamiser. L’idée est simple : utiliser l’eau des mines ennoyées depuis leur fermeture pour alimenter des centrales géothermiques.

En effet, l’exploitation de la chaleur du sous-sol offre un potentiel énergétique considérable, dans la mesure où la température de la Terre augmente en profondeur de trois degrés Celsius tous les cents mètres. D’un point de vue économique, cette reconversion des anciennes mines de charbon est plus que pertinente, puisqu’elle ne fait pas intervenir des coûts de forage,  grâce au labyrinthe de galeries souterraines. Surtout quand on sait que ces coûts peuvent s’élever jusqu’à 150 000 euros tous les cents mètres. Mais l’entreprise ne s’avère pas si aisée. En effet, en Lorraine, 86% des mines ont vue leurs puits être rebouchés à l’arrêt de leur activité. De même, le potentiel de faisabilité dépend très largement des galeries. En outre, il est absolument nécessaire que l’eau ait retrouvé sa température naturelle. Ce processus demande parfois vingt ans, compte tenu de la température de la mine. Enfin, une centrale géothermique ne peut actuellement alimenter que des zones à proximité immédiate, dans la mesure où la dépréciation de chaleur atteint parfois les deux degrés Celsius par kilomètre d’acheminement.

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5 novembre, 2008 à 9:59 | Commentaires (0) | Permalien


Le signal de Sion-Vaudémont ou la colline inspirée

Son nom est évocateur, mystérieux. C’est un lieu où souffle l’esprit écrivit Maurice Barrès au sujet de la fameuse Colline de Sion dans son roman religieux et culturel, La Colline inspirée, en 1913. A bien des égards la Colline de Sion est un endroit singulier et étrange, surprenant, qui a de tout temps fasciné les voyageurs et les pèlerins. La Colline de Sion-Vaudémont, son appellation complète, est située dans le Saintois, pays du Sud de la Meurthe-et-Moselle. Sa forme si caractéristique de fer à cheval s’élève à plus de 542 mètres d’altitude. Dominant ainsi la plaine, la butte offre un panorama infini sur les vieux vergers traditionnels ainsi que les vestiges d’un château-fort construit par les Comtes de Vaudémont, la Tour Brunehaut.

Monument Barres Sion

Monument Barrès au sommet de la Colline de Sion (Crédits photo : Ketounette)

D’un point de vue géologique, la Colline de Sion est en réalité une « butte-témoin », c’est-à-dire un site en hauteur au milieu d’une plaine ou d’un plateau. La colline s’est en fait « détachée » progressivement du reste des Côtes de Moselle. C’est une partie du plateau qui n’a pas été érodée. D’ailleurs, le monument Barrés, véritable phare élancée éclairant de sa splendeur tous les environs, est le point le plus haut du plateau lorrain.

Outre la symbolique forte qu’elle représente pour la Lorraine, point sur lequel nous reviendrons un peu plus loin, la colline est célèbre pour ses « étoiles ». Les étoiles de Sion sont des restes fossilisés d’animaux marins appelés crinoïdes ou encrines, qui prospéraient dans la région au Jurassique, il y a près de 170 millions d’années. La Lorraine était alors recouverte par une vaste mer chaude. Les encrines y vivaient en colonies dans les fonds. Ces animaux s’apparentaient aux étoiles de mer et aux oursins. Décrits comme des fleurs, les encrines sont également nommés lys des mers. Si on trouve des étoiles un peu partout sur la colline et mêmes aux alentours, c’est en face du lieu dit « La Croix Sainte-Marguerite » que vous aurez le plus de chance d’en apercevoir. 

La légende du « Saut de la Pucelle » est une des origines mythique des étoiles de Sion. Sur cette butte-témoin se trouve un endroit escarpé et dangereux nommé le Saut de la Pucelle. Cette portion de forêt dont le sol serait presque incliné à la verticale absolue constitue une haute falaise à pic, cachée par la végétation. On raconte ainsi qu’un chevalier noir se serait épris de l’une des filles du seigneur de Vaudémont et aurait décidé de s’emparer d’elle de force. Ce dernier entreprit de commettre son forfait un soir où la belle revenait à cheval du sanctuaire de la Vierge à Sion. La jeune femme ayant compris la manœuvre de son agresseur se serait alors enfouie en direction du saut et aurait invoqué la Vierge de Sion à son secours. Le cheval de la belle tomba miraculeusement debout sur une large pierre sur laquelle il marqua profondément les quatre fers de ses sabots. Au même moment, la Vierge saisit dans le ciel une poignée d’étoiles que la nuit tombante venait d’allumer et les jeta dans les yeux du cavalier noir et de sa monture. Tous deux s’écrasèrent dans le précipice. C’est depuis ce temps immémoriale que l’on trouverait des étoiles par myriade sur la colline Les gens du coin affirment qu’il y a encore quelques années, on pouvait voir la marque des sabots de la monture de la belle sur une pierre en contrebas.

Plus terre-à-terre, la chute d’un cavalier dans le Saut de la Pucelle n’avait rien d’impossible. En effet, comme nous l’avons déjà évoqué, les très grands arbres qui croissent dans la pente abrupte pouvaient empêcher un étranger de réaliser la présence et l’exceptionnelle intensité de la déclivité, faisant ainsi qu’un cavalier pouvait fort bien se rendre compte trop tardivement du danger qui le guettait.

La Colline de Sion-Vaudémont est l’un des rares sites en Europe qui accumule une mémoire archéologique correspondant à plusieurs millénaires de peuplement. Sion est occupée depuis au moins quatre mille ans. En effet, la colline, en dominant les terres environnantes a pu jouer un rôle stratégique important. Le site connut ainsi une première vague d’occupation significative au Néolithique, comme en témoigne la découverte de haches-marteau en pierre polie, de céramiques et de pointes de flèches en silex taillé. C’est également ici que les Leuques venaient honorer Romertha, la déesse de la fécondité. Les Romains y édifièrent ensuite un temple dédié à Mercure, dieu du commerce. De même, Sion représente le premier témoignage du christianisme en Lorraine, avec les traces d’un monument remontant au Vème siècle. Sion s’est presqu’immédiatement révélé comme un lieu de dévotion populaire de la Vierge mariale dès le Xème siècle. Plus tard, sous l’influence des Comtes de Vaudémont, devenus Ducs de Lorraine, des pèlerinages vinrent s’y développer

Bien des années après la destruction par les troupes françaises des fortifications de Vaudémont au XVIIème siècle sous ordre de Richelieu, on fit inscrire en 1873, soit deux après la défaite de la France contre la Prusse, sur l’autel de l’église Notre-Dame de Sion la mention « Ce n’est pas pour toujours » en patois lorrain. Ceci afin de traduire le renoncement de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine au Premier Reich. En 1920, lorsque l’Alsace-Moselle redevint française, ces mots furent recouverts d’une palmette dorée portant la phrase « Ce n’était pas pour toujours ». Depuis la fin de l’annexion au  IIIème Reich et par la même occasion de la Seconde Guerre Mondiale, une seconde croix repose à côté de la première avec cette fois l’intitulé, toujours en patois lorrain, « Maintenant c’est pour toujours ». Gageons que non pour la liberté de la Lorraine. Enfin, en 1973, à l’occasion du centenaire de la première inscription, on rajouta le mot « Réconciliation » en français.

Mais le monument le plus emblématique de la colline reste toutefois la Basilique Notre-Dame de Sion, preuve que la butte demeure encore un sanctuaire dédié à la Vierge Marie et un haut lieu de culte faisant  toujours l’objet de pèlerinages. L’histoire de cet édifice religieux commence au Xème, époque à laquelle l’évêque Saint-Gérard de Toul construisit l’église de Sion et fit placer une statue de la Vierge derrière l’autel. C’est en 1306 que le huitième comte de Vaudémont, Henri III, fit bâtir le chœur actuel dans lequel fut placée la nouvelle statue de la Vierge allaitant l’enfant Jésus. En 1741, les religieux Tircelins dotèrent la basilique d’une nef plus grande permettant d’accueillir la foule des pèlerins. La statue monumentale de la Vierge trônant au sommet du clocher mesure 7 mètres et pèse 8 tonnes. Elle date de 1871 et fut fondue dans les ateliers de Vaucouleurs. A noter enfin que l’imposante tour de la basilique culmine à 45 mètres. Cette dernière revient de loin, car le 8 novembre 2003, un incendie dû à un court-circuit électrique la ravagea, causant d’importants dégâts et la dépose de la gigantesque statue. En 2007, après quatre années de restauration, la statue fut replacée au sommet de la basilique.

Un couvent et un cloître complètent le sanctuaire. Le couvent fut fondé par le Duc François II en remerciement de la Vierge de l’avoir aidé à retrouver le testament de René II établissant la loi salique en Lorraine. Bâti sur les vestiges d’un vaste complexe gallo-romain datant du IIème siècle, le couvent se compose de quatre corps entourant une cour centrale carrée. Le Conseil Général de la Meurthe-et-Moselle a récemment acquis l’ensemble du site dans le but d’y mener d’importants travaux de rénovation et d’embellissement, en partie achevés aujourd’hui. S’inscrivant dans un ambitieux projet de promotion, le département souhaite faire de ce site exceptionnel et emblématique un nouveau phare du tourisme en Lorraine. 

3 novembre, 2008 à 10:00 | Commentaires (2) | Permalien


La Meurthe-et-Moselle passe à la vitesse supérieure !

Dans le sillage de la Moselle, le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle entre dans la phase opérationnelle de la construction de son réseau de fibre optique, avec pour objectif ambitieux d’avoir connecté la totalité de son territoire en 24 mois.

 

Le chantier s’annonce titanesque par les chiffres : 800 km de réseau, 197 stations de bases Wifimax, 93 zones d’activité irriguées en fibre optique, 86 collèges et une quarantaine de sites départementaux à installer et à équiper ! Le tout, pour un investissement de 70 millions d’euros sur 20 ans. Voilà ce que nécessite la construction du réseau meurthe-et-mosellans à haut débit de deux mégas minimum qui devra garantir l’accès pour tous aux nouvelles technologies. Le dispositif supprimera en outre et en priorité les zones non couvertes, dites « blanches », dans le but de rétablir l’équité entre les différents utilisateurs. Il s’agira de créer une boucle optique sur l’ensemble du territoire qui servira ensuite de support pour faire transiter les données numériques, soit en hertzien, soit via le cuivre. Le réseau sera constitué de nœuds de raccordement reliés à des serveurs centraux. Les données seront enfin gérées par des opérateurs internet.  

 

Restera donc aux Vosges et à la Meuse d’emboîter le pas pour disposer d’un véritable réseau de haut débit à l’échelle de tout l’espace lorrain.

 

Après l’arrivée du TGV, la Lorraine entre définitivement dans l’ère de la grande vitesse !

 

 

1 novembre, 2008 à 11:32 | Commentaires (0) | Permalien


Tous les chemins mènent à Metz

Lors de l’inauguration du tronçon Nord de la route départementale 955, entre Metz et le créneau de dépassement de Buchy, mise à deux fois deux voies, le Président du Conseil Général de la Moselle, Philippe Leroy, a réaffirmé sa volonté de construire de nouvelles routes et la nécessité d’une A32.

 

7 nouveaux  kilomètres de voies rapides en interconnexion avec la rocade Sud de Metz, 14 ouvrages d’art, 6 ans d’études pour 4 de travaux, le nouveau tronçon Nord de la RD 955 aura coûté la modique somme de 51 millions d’euros. Les 14 000 personnes le fréquentant quotidiennement apprécieront sa fluidité, d’autant plus qu’ils seront près de 18 000 dans moins de dix ans. Cette réalisation confirme la volonté du Conseil Général de la Moselle de se doter d’infrastructures de qualité pour lutter dans la concurrence mondiale. Celui-ci a ainsi investi 640 millions d’euros en équipement routier. Et Philippe Leroy d’en rajouter qu’il ne compte pas s’arrêter là, puisqu’il envisage déjà le prolongement de ce nouveau tronçon jusqu’à Solgne, soit environ cinq kilomètres supplémentaires, ainsi que l’aménagement de l’accès à l’aéroport via la RD 910, sans oublier la réalisation, jugée prioritaire à ses yeux, de l’A32. Attention tout de même à ne pas tomber dans le piège du tout routier.

 

Pour ce qui est de l’A32, si les BLE y sont favorables, encore faut-il que son tracé soit réexaminé (Cf. l’article consacré au tracé alternatif de cette nouvelle autoroute). Mais cela ait une tout autre histoire…

1 novembre, 2008 à 11:30 | Commentaires (0) | Permalien


Houdelmont montre la voie

La petite commune meurthe-et-mosellane de 230 habitants dit finalement non à l’installation sur son banc d’un site de stockage de déchets radioactifs à faible activité et à longue durée. Houdelmont ne sera donc pas retenu par l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) au grand soulagement de ses habitants. La commune revient ainsi sur sa décision du mois dernier, qui avait débouchée sur un accord de principe. En effet, le conseil municipal s’était d’abord déclaré favorable au projet.  Selon les dires du maire, M. Peultier, le conseil s’est cette fois prononcé en connaissance de cause.

Nous avions déjà tenté d’alerter l’opinion publique sur le risque de voir devenir notre Lorraine la poubelle nucléaire de la France dans un précédent article. Pour le Groupe BLE Lorraine, c’est clair, la petite commune d’Houdelmont montre, par son refus catégorique, la voie à suivre. Espérons que les autres communes lorraines concernées en viennent à la même conclusion.  

1 novembre, 2008 à 11:27 | Commentaires (1) | Permalien


I love NancY

A l’image des célèbres couples franco-allemands très en vogue depuis la réconciliation, ne pourrait-on pas parler aujourd’hui du couple Gros-Rossinot, symbole du renouveau, du dialogue et de la concertation entre les deux capitales de la Lorraine ? 

Quelque chose semble avoir changé dans les relations, historiquement houleuses, ou tout du moins frileuses, entre les villes de Nancy et Metz. Le temps de la Guerre Froide lorraine semble désormais derrière nous, même si les vieux démons rodent toujours dans l’ombre, prêts à ressurgir ici ou là à un éventuel accrochage ou lapsus de l’un des deux maires.  Fini la méfiance et le soupçon mutuels de l’ancien tandem Rausch-Rossinot. Aujourd’hui, ce même André Rossinot et son nouvel acolyte Dominique Gros ont enterré la hache de guerre de la rivalité. Mais pour combien de temps ? Toujours est-il qu’il est si bon de constater que le sens pratique et pragmatique et la véritable envie d’aller vers l’avant semblent enfin l’emporter en Lorraine. 

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30 octobre, 2008 à 10:03 | Commentaires (0) | Permalien


Une leçon d’histoire

Sous l’impulsion de son président, le Conseil Général de la Moselle a organisé dernièrement la deuxième journée départementale de la mémoire à Saint-Avold avec pour but affiché de redonner aux Mosellans la connaissance de leur histoire dans toute sa réalité et toute sa complexité. L’Histoire qui n’est pas dans les manuels scolaires  paraît-il.  Si les Mosellans doivent retrouver le devoir de mémoire, M. Leroy a lui, tendance à  oublier bien vite l’actualité des restructurations militaires.

 

En effet, nous ne pouvons nous empêcher d’entrevoir dans cette petite réunion une façon plus ou moins cachée de faire quelques courbettes à l’Elysée. Peut-être cette tentative désespérée incitera davantage le gouvernement français à tenir toutes ses promesses en vue d’effacer, dans la mesure du possible et si cela est réellement imaginable, tous les préjudices subis par le départ de près de 8000 militaires de Moselle. Peut-être aussi que le Président du CG 57 cherche t-il à rassurer les ministres français du semblant de fibre patriotique qui anime encore quelques Mosellans après les incidents survenus à Bitche lors de la venue d’Hubert Falco. Beaucoup de Mosellans et de Lorrains, par la même occasion, se sentent aujourd’hui véritablement abandonnés par l’Etat français. Mais,  mis à part pour exploiter ses richesses naturelles et souterraines et pour se protéger contre l’ancienne menace pangermaniste, la France a-t-elle une fois eu ne serait-ce qu’un soupçon d’intérêt pour la Moselle et la Lorraine ? Car si les conseillers généraux mosellans veulent nous remémorer notre histoire cachée, ils ont frappé à la bonne porte.

 

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28 octobre, 2008 à 9:53 | Commentaires (3) | Permalien


Le plus grand château-fort d’Europe

Puissamment assise sur son éperon rocheux, la forteresse de Châtel-sur-Moselle veille depuis des siècles sur le passage hautement stratégique de la Moselle, puisqu’étant situé au croisement de trois anciennes voies romaines et au débouché de la route de Bourgogne. Il n’est donc pas étonnant de constater que la forteresse joua un important rôle tout au long de l’histoire.

Chatel sur Moselle

Eléments de la forteresse de Châtel-sur-Moselle avec vue sur l’église et la zone d’activité du château dotée d’une forge et d’un moulin (Crédits photo : M. Minderhoud)

Les historiens situent aujourd’hui entre 1072 et 1100 la construction d’un premier château à Châtel. Celui-ci se composait alors principalement d’un imposant donjon, servant de résidence seigneuriale, de quatre étages et haut de 35 mètres. D’abord possession des Comtes de Vaudémont, branche cadette de la maison de Lorraine depuis 1072, le site de Châtel passa successivement sous la suzeraineté des Comtes de Bar vers 1200, puis sous celle de la puissante famille comtoise des Sires de Neufchâtel par mariage en 1373.  Ces derniers firent de Châtel un centre important d’influence bourguignonne. Ce n’est qu’en 1544 que le château-fort agrandi de Châtel devint lorrain par échange. La forteresse résista courageusement à l’invasion française durant la guerre de Trente ans et changea neuf fois de main entre 1634 et 1670 en autant de sièges successifs. Son démantèlement fut ordonné par les Français en 1671.  Ces derniers menaient en effet une politique systématique. A chaque prise de ville fortifiée ou de château, ils y détruisaient tous éléments militaires. Le même sort fut bien évidemment réservé à la forteresse de Châtel-sur-Moselle. Les Français commencèrent par faire sauter les tours et les principaux bâtiments avec de la poudre. Mais devant la puissance de la forteresse, ils comprirent très vite que la facture de poudre allait revenir chère. Ils arçonnèrent par conséquent la population à recouvrir le château de terre, quatre mois durant. Ce qui permis finalement de nous la restituer en partie jusqu’à aujourd’hui au terme d’un long travail de dégagement qui se poursuit encore actuellement.  C’est ce travail que mène patiemment depuis 1972 l’Association du Vieux Châtel. Elle permit en outre à ses débuts d’empêcher la construction de deux nouveaux immeubles sur le château enterré. Même si, deux autres bâtiments avaient été élevés quelques années auparavant.

Bâti sur un promontoire calcaire au bord de la Moselle et isolé du plateau par de puissants fossés de 57 mètres de largeur, le château dominait la ville et son enceinte, flanquée de douze tours et dotée de deux porteries. Trois extensions successives permirent de faire de cette forteresse la plus grande d’Europe. Le château primitif des XIème et XII siècles fut d’abord agrandi vers le milieu du XIIIème siècle. Mais ce n’est qu’au XVème siècle, vers 1410-1420 puis vers 1444-1460, qu’il connut une extension considérable et une précoce adaptation à l’artillerie. La longueur cumulée des ses deux enceintes, constituées de 21 tours, atteignait 1,4 km ! Un réseau complexe de galeries réunissait les ouvrages de défense et permettait de faire communiquer le château avec la ville basse et la rive de la Moselle. Une grande partie de ce réseau a d’ores et déjà été dégagé. Les souterrains de la forteresse constituent la majeure partie de la visite. C’est là, au fil des caves voûtées, des salles de gardes et autres pièces médiévales parfaitement conservées, que s’apprécie pleinement l’élaboration et le fonctionnement de ce gigantesque outil défensif. Un léger ruissellement accompagne les pas du curieux qui se trouve très vite conquis par la majesté et la beauté des lieux et qui croise au bout d’une profonde galerie une étroite rivière souterraine qui permettait aux assiégés de ne pas manquer de réserve d’eau, et ce, à l’insu de l’ennemi.  Ce cliquetis ajouté à la pénombre ambiante contribue à créer une atmosphère étrange et mystérieuse, presque mystique.

Après avoir regagné la surface, une promenade autour des remparts s’impose et permet d’apprécier de l’extérieur toute la puissance de l’édifice. Car en arrivant sur le promontoire rocheux, les vestiges mis à jour laissent à peine entrevoir que sous nos pieds gis encore une partie non négligeable de ce qui fut la plus grande forteresse d’Europe. Si le visiteur peut aujourd’hui explorer plus en profondeur ce fabuleux édifice, il ne faut pas oublier que le chantier continue. Ainsi, chaque année, grâce à des bénévoles internationaux et des contrats emploi-solidarité qui œuvrent au dégagement et à la consolidation des tours et murailles, Châtel se révèle toujours un peu plus. Si bien que petit à petit, la forteresse autrefois enterrée par les Français  refait surface, pour mieux nous livrer tous ses secrets.

Enfin, quelques dizaines de mètres plus haut sur le promontoire, un petit détour par l’église Saint-Laurent datant du XVème siècle complète  agréablement la plongée dans l’univers médiévale de Châtel-sur-Moselle.

27 octobre, 2008 à 10:11 | Commentaires (0) | Permalien


Exclusivité : l’autre projet de l’A 32

Après le refus du Républicain Lorrain et de l’Est Républicain de publier ses travaux et sa thèse sur la saturation des grands axes de transports européens en Lorraine en 2005, Pierre-Hugues Bourlon-Demange, Lorrain d’origine et ancien étudiant en Urbanisme Habitat Aménagement à l’université de Perpignan s’est confié en exclusivité au Groupe BLE Lorraine sur son projet de tracé alternatif de l’A32 et son système de péage poids lourds calqué sur le modèle allemand, applicable au réseau d’autoroutes et de voies rapides de Lorraine.

L’idée est simple, mais encore fallait-il y penser. Selon, Pierre-Hugues Bourlon-Demange, le projet d’une nouvelle autoroute, l’A32,  n’est pas idiot, à condition de réaliser un autre tracé que celui proposé par l’Etat français, qui lui, est véritablement aberrant. Dans son mémoire de Master I intitulé « La Lorraine et la saturation des grands corridors européens, étude prospective à 30 ans », ce jeune Lorrain projetait donc un dédoublement total de l’A31 partant de Beaune jusqu’à Luxembourg, contrairement à la réalisation d’un simple doublon entre Toul et le Grand Duché. Dans la mesure où pour ce dernier, la mise en place d’un véritable itinéraire de délestage serait quasi-impossible. Pour cela, il se basait sur le vieux projet d’autoroute entre la jonction avec l’A39 à Poligny dans le Jura et Besançon.  Ainsi ce tronçon franc-comtois constituerait le Sud du tracé de la future A32. Cet axe remonterait ensuite vers Vesoul et desservirait enfin Remiremont, Epinal et Nancy en empruntant le tracé actuel de la nationale 57 déjà à deux fois deux voies. Cette dernière passerait par conséquent aux normes autoroutières.  L’aménagement des routes départementales 913 et 955 permettrait à cette autre A32 de relier la cité ducale à Metz, de réaliser un grand contournement Est de Nancy et un véritable périphérique autour de l’agglomération messine par la construction de sa partie Ouest. D’ailleurs, la RD 955 mise à deux fois deux voies entre Metz et le carrefour du Cheval Blanc à Solgne, le tout en interconnexion avec la rocade Sud, sera prochainement inaugurée.  Le seul problème réside cependant dans la traversée des côtes de Moselle. Un tel franchissement occasionnerait un impact paysager énorme, à quelques pas du Parc naturel régional de Lorraine. La solution serait donc la réalisation d’un tunnel. Le coût d’un tel ouvrage pourrait être compensé par les économies faites sur la partie Sud du tracé que nous avons décrit, notamment au niveau de la RN 57, déjà de gabarit autoroutier entre Nancy et la cité des images. D’ailleurs Jean Kiffer, le maire d’Amnéville-les-Thermes, préconiserait également cette liaison via un tunnel. Il faudrait par contre construire un nouveau tronçon entre Metz et le Luxembourg ajoute Pierre-Hugues Bourlon-Demange. Celui-ci s’effectuerait par l’Ouest, poursuit l’ancien étudiant. De cette manière, la desserte du Nord Meusien serait facilitée. Cette partie Nord de l’A32 desservirait en outre Longwy via Villerupt avant de rattraper Esch-sur-Alzette et l’A4 luxembourgeoise, conduisant ainsi directement à la capitale du Grand Duché. Un contournement Ouest de Thionville de manière à constituer là aussi un véritable périphérique pourrait enfin s’avérer être un excellent complément.

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24 octobre, 2008 à 9:33 | Commentaires (6) | Permalien


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