Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

Lancement de la boîte à idées des BLE

A l’heure où les projets et les idées peinent à pointer le bout de leurs nez en Lorraine, l’absence de consensus ne facilitant pas non plus les choses, les BLE lancent une nouvelle rubrique, « boîte à idées, pour la Lorraine de demain ».

Tous les lecteurs et visiteurs de notre blog sont invités à proposer leurs projets, idées et réflexions sur des thèmes d’avenir majeurs et structurants pour notre Lorraine : transport, tourisme, éducation, logement, environnement, restructurations militaires à compenser, communications, nouvelles technologies… Vous pouvez donc aborder un grand nombre de domaines et y évoquer des améliorations possibles et concrètes. 

Rendez-vous donc sur la page spécialement créée à cet effet pour poster vos idées. 

Chaque mois, nous publierons les idées et les projets les plus intéressants, mais aussi les plus réalistes. Enfin, dix ou vingt projets seront sélectionnés en vue de les proposer aux décideurs politiques des collectivités concernées. 

Alors tous à vos claviers et bonne chance ! 

Les BLE.

2 décembre, 2008 à 18:43 | Commentaires (0) | Permalien


La Basilique Notre-Dame d’Avioth

Cette semaine nous retournons dans la Meuse pour faire escale dans le petit village d’Avioth. Ce dernier recèle en effet l’un des plus beaux édifices religieux de Lorraine.

basilique Avioth

La Basilique Notre-Dame d’Avioth, joyau du patrimoine lorrain (Crédits photo : Fondation du Patrimoine)

La Basilique Notre-Dame d’Avioth fut construite entre le XIIème et le XVème siècle dans le style gothique flamboyant. Ce magnifique monument est particulièrement impressionnant. Il tranche radicalement avec le modeste village qu’il domine. Il est par ailleurs parfaitement conservé. La construction de la basilique d’Avioth s’est principalement faite en trois phases. Les étages inférieurs des tours et les bas-côtés datent de l’époque la plus ancienne, c’est-à-dire de 1250 à 1310. Le chœur et la sacristie ont été bâtis entre 1340 et 1350. Enfin, la dernière période de travaux se déroula de 1375 à 1400. Elle fut marquée par la fusion entre la partie occidentale et la partie orientale de l’édifice. Les portails Sud et Ouest furent également exécutés à cette époque. Ce  dernier est orné de 70 figures et d’une représentation du Jugement dernier. La façade occidentale, très harmonieuse, est flanquée de deux tours. Au sommet de cette façade, au-dessus de la rose supérieure ainsi qu’à la base du pignon, se tient un magnifique médaillon circulaire groupant huit têtes. Celle du centre, sereine,  est entourée de sept figures grimaçantes, représentant très probablement les sept péchés capitaux. Elle désigne ainsi l’âme élue qui a su résister aux tentations.

Le lumineux intérieur recèle plusieurs trésors parmi lesquels une sculpture en bois de tilleul de Notre-Dame d’Avioth, datant du début du XIIème siècle et posée sur un trône de pierre du XVème siècle, qui domine quatorze autres statues polychromes, un maître-autel du XIVème siècle, un tabernacle gothique du XVème siècle ainsi qu’une chaire décorée Renaissance de 1538. Cette dernière, dont la pierre est finement sculptée, porte encore les traces de couleurs. La présence d’une coursière, c’est-à-dire un chemin de circulation, fait exceptionnel dans la région, ainsi que d’un déambulatoire sur le quel donnent des chapelles peu profondes, constituent déjà à eux seuls des curiosités. Des travaux de restauration ont enfin fait apparaître des peintures et des fresques des XIVème et XVème siècles, notamment une Vierge à l’Enfant avec Saint Jean-Baptiste et Sainte Agnès.

La basilique d’Avioth fait en outre l’objet d’un pèlerinage depuis le début du XIIème siècle, depuis la découverte de la statue d’une Vierge miraculeuse. Cette statue de bois, que nous avions mentionnée plus haut, s’est donc rendue célèbre pour ses miracles, en particulier la « résurrection » temporaire des enfants mort-nés afin de leur permettre de recevoir le premier sacrement, à savoir le baptême. Cette cérémonie qui perdura jusqu’en 1786, fut par la suite interdite par les autorités ecclésiastiques. Le pèlerinage se poursuit cependant encore de nos jours. En effet, chaque année, le 16 juillet, de nombreux Lorrains, Belges et Luxembourgeois se rendent à Avioth pour prier et participer à la procession. En 1993, le pape Jean-Paul II reconnut l’importance de ce pèlerinage et fit élever l’église au rang de basilique.

Mais la véritable merveille de cette basilique et qui fait d’Avioth un site si particulier et si exceptionnel, c’est cette « petite chapelle » de quatorze mètres de haut et de quatre mètres de diamètre, que l’on appelle la « Recevresse ». Cette dernière est un monument unique au monde. Ce chef d’œuvre du gothique flamboyant a vraisemblablement été construit à l’endroit de la découverte de la statue miraculeuse. Au début du XIVème siècle, lorsque la statue de Notre-Dame d’Avioth put entrer dans l’église, une autre statue de la Vierge prit sa place pour recevoir, en son nom, les offrandes des pèlerins. On appela donc cette statue « la Vierge Recevresse », nom qui fut avec le temps donné au monument.  Ainsi, depuis huit siècles, la basilique est entretenue grâce aux dons.  A n’en pas douter, Avioth est vraiment un lieu remarquable qui vaut le voyage.

1 décembre, 2008 à 10:07 | Commentaires (2) | Permalien


Si l’INSEE nous était conté…

Nouvel épisode, nouveau rebondissement. Ce ne serait finalement plus 1000 statisticiens qui seraient transférés à Metz sur les 1500 emplois publics qui doivent l’être, mais seulement 500. L’institut de statistiques marque donc  un point et avance toujours aussi insidieusement qu’inlassablement ses pions sur l’échiquier politique et la scène publique, à coup de pression et de manifestations. Comble de tout cela, 500 agents transférés, ce serait encore beaucoup trop pour les marchands de tapis que sont les leaders syndicaux de l’établissement. Voudraient-ils alors le beurre et l’argent du beurre ? Toujours est-il que c’est en ce moment que tout se joue. Jean-Philippe Cotis, directeur de l’INSEE ayant mis sa démission dans la balance, et Jean-Pierre Duport, vice-président de l’obscur Conseil national de l’information statistique (CNIS), devaient remettre fin novembre au Premier Ministre français un rapport sur les « contours, les effectifs et l’organisation » d’un futur pôle de la statistique publique à Metz. On sent déjà comme un doux parfum d’objectivité du côté de Paris…  

29 novembre, 2008 à 18:37 | Commentaires (0) | Permalien


Les provocations de l’INSEE

Afin de vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques extraits de succulents et croustillants articles ou commentaires parus dans la presse et sur internet par rapport au transfert de 1000 agents de l’INSEE à Metz, pour « compenser » les conséquences désastreuses des restructurations militaires. Ainsi, La Dépêche, écrivait : « Malgré la tendre affection que l’on peut éprouver à l’endroit de la sidérurgie, de la quiche, des footballeurs de Saint-Symphorien ou de la rigueur de ses hivers, Metz n’est sans doute pas la cité la plus touristique de France. AUSSI les agents de la statistique publique s’inquiètent-ils LEGITIMMEMENT d’un projet de décentralisation de leurs services vers le chef-lieu de la Moselle ». TOUT SIMPLEMENT INCROYABLE ET ODIEUX ! Certains doivent vraiment sortir un peu plus le dimanche et faire un tour du côté de chez nous afin de s’y ouvrir et de s’y aérer l’esprit ! C’est là que l’on peut apprécier avec un léger sourire en coin, mais désabusé tout de même, toute la méconnaissance de certains journalistes qui vous balancent à la figure tous les préjugés du monde. Si cela n’est pas de la provocation gratuite ! Alors d’une part, il n’y a jamais eu d’industrie sidérurgique à Metz. Celle-ci se trouvant, en effet, concentrée bien plus au Nord de l’agglomération. D’autre part, nous trouvons très méprisant le fait de réduire tout un pan de la gastronomie lorraine à la simple quiche ! Enfin, la rigueur des hivers n’est guère plus difficile à supporter que celle du froid des mois de janvier et de février à Paris ! Bienvenue en Sibérie les amis ! Cela ne vous rappelle t-il rien ? Désolé, si nous ne connaissons pas en Lorraine les « joies » du métro dans lequel les gens essayent de se réchauffer dans toute la crasse de ses rames!

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29 novembre, 2008 à 18:37 | Commentaires (1) | Permalien


Après les casernes, les collèges !

La théorie des dominos n’a jamais été aussi d’actualité en Lorraine : après la fermeture des mines, des usines et des casernes, en voici une nouvelle, celle des collèges, non moins aussi polémique et inadmissible puisqu’ étant tout-à-fait incompréhensible, imposée et n’ayant bien entendu fait l’objet d’aucune concertation au préalable. C’est décidément toujours sur les mêmes que l’on tape. La France ne semble cela dit pas s’apercevoir qu’elle joue de plus en plus avec le feu en Lorraine. Car, à force de prendre des décisions arbitraires à l’encontre de la Lorraine, Paris ne pourrait plus trouver dans les Lorrains, un peuple aussi discipliné et fidèle que jadis, obéissant au doigt et à la baguette, après des décennies de lavages de cerveaux. La réalité, c’est qu’aujourd’hui de plus en plus de Lorrains sont décidés à sortir de leur lobotomie et de leur torpeur. La France serait-elle en train de créer ses propres fossoyeurs ?

La question mérite d’être posée. Toujours est-il que cette décision unilatérale prise au détriment de l’éducation, pourtant pilier indissociable et indispensable au développement, rappelons-le, n’a pas du mal à passer, elle ne passe pas du tout! La fatalité qui conduirait à croire que les restructurations militaires feraient diminuer la population et par la même occasion le nombre d’élèves de nos établissements est un raccourci un peu facile. D’autant plus, et c’est là que cette mesure nous semble tout-à-fait injustifiée, que la Lorraine connaît depuis quelques années déjà un regain dans sa natalité. Les bébés lorrains sont ainsi de plus en plus nombreux, comme en témoigne à Nancy, où la natalité est l’une des plus fortes de France ! Mais comment peut-on nier ce fait et l’occulter sans arrière pensée ? Comment peut-on négliger à ce point l’éducation de nos enfants et leur avenir ? Déjà que la plupart des établissements scolaires sont surchargés, leurs classes bondées et où il y règne une atmosphère de moins en moins studieuse, nous vous laissons le soin d’imaginer ce qu’il va en advenir d’ici quelques  années.

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28 novembre, 2008 à 10:10 | Commentaires (0) | Permalien


Les établissements lorrains concernés

Nous préférons le dire tout-de-suite, il ne s’agit pas ici d’établir une liste exhaustive des principaux établissements concernés par une suppression, mais seulement d’y présenter quelques points sensibles, aussi incompréhensibles que scandaleux.

Le ton monte à Nancy, après l’annonce de la fermeture en juin prochain du collège Louis Armand. La vétusté de l’établissement en serait le principal motif. Ce collège, vieux de seulement 40 ans, reviendrait en effet trop cher à réparer. Il a pourtant subi des travaux de rénovation au cours de ces dernières années, avec 40 000 euros engagés en 2004. Le problème viendrait en outre de la nature du sol, occasionnant par là des risques pour la sécurité des élèves et du personnel administratif. Le ruissellement et les sources en hauteur présenteraient également une menace, l’humidité faisant « gonfler » les sous-sols. Le Conseil Général de la Meurthe-et-Moselle préfèrerait donc construire du neuf ailleurs que dans ce quartier, trouvant pourtant une seconde jeunesse dans l’écologie, comme en témoignent les nouvelles constructions en bois et les installations solaires. Mais, au-delà de l’impact émotionnel de cette nouvelle décision prise sans aucune concertation, c’est tout simplement la fermeture d’un lieu dans une zone en cours de réhabilitation, qui joue un rôle social très important, qui frappe le plus. Les 246 élèves devraient être répartis entre les collèges de Montplaisir et Callot à Vandœuvre-lès-Nancy, Prouvé à Laxou et Scheffer à Villers-lès-Nancy.

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28 novembre, 2008 à 10:09 | Commentaires (1) | Permalien


La riposte s’organise à Schuman

Les parents d’élèves et le personnel administratifs ne comprennent pas la décision de fermer ce collège de Metz. Ce qu’ils acceptent encore moins, c’est la méthode employée : ils ont appris la fermeture par la presse ! Preuve encore et toujours d’une décision prise sans aucune concertation. Les motifs de cette décision brutale leurs restent toujours obscurs. En effet, le collège Schuman, comme bien d’autres en Lorraine, ne perd pas d’élèves, des inscriptions ont même été refusées. L’établissement compte 350 élèves répartis en onze classes. Le développement et la création de nouveaux quartiers aux environs, notamment à Sébastopol et à Mercy constituent un autre argument majeur contre cette fermeture. 

 

Le Conseil Général de la Moselle aurait motivé son choix par la construction du collège de Verny. Mais il fort peu probable que les élèves messins aillent à Verny, situé à plus de dix kilomètres du centre-ville, au Sud. A l’extrême rigueur, s’il y avait nécessité de fermer un collège à Metz, ce serait plutôt celui de Georges-de-la-Tour ou de Barbot, côte-à-côte. Mais il ne s’agit certainement pas de jouer un établissement contre un autre comme à Marly, entre les collèges La Louvière et Mermoz. A Schuman, l’action passe avant tout par un lobbying intense : inonder le Conseil Général de courriers et de mails, rédaction d’une lettre type, pétition, manifestation… Pour ce qui est de se faire entendre, les parents d’élèves peuvent prendre exemple sur les agents de l’INSEE et leurs leaders syndicaux qui ne manquent pas d’idées dans leur arsenal grotesque et varié !   

28 novembre, 2008 à 10:05 | Commentaires (0) | Permalien


Le C.I.R.A. unique à Metz !

Les compensations des restructurations militaires ne sont évidemment pas étrangères à l’implantation du C.I.R.A. unique (Centre Interministériel de Renseignements Administratifs) en Moselle. Les neufs C.I.R.A. actuels, qui dépendent des services du Premier Ministre français  vont donc être fusionnés en un seul. L’évolution des tarifs de communication téléphoniques retirant toute pertinence au maillage territorial des C.I.R.A., les doublons avec d’autres dispositifs en ce qui concerne le traitement des questions relatives au domaine du social et du droit du travail, le développement des sites Internet des administrations publiques permettant de trouver rapidement une réponse et d’accéder aux principaux formulaires en ligne ainsi que la taille des C.I.R.A. (12 agents en moyenne) sont les raisons évoquées de ce regroupement. A noter que le premier C.I.R.A. fut crée en 1959 afin de délivrer des renseignements administratifs aux usagers. Ce centre s’était alors étendu sur l’ensemble du territoire français dans le but de réduire le coût des appels téléphoniques, qui dépendaient alors de la distance. Le C.I.R.A. unique, qui sera installé à Metz, devrait ouvrir ses portes fin 2009. 

27 novembre, 2008 à 12:28 | Commentaires (0) | Permalien


Les Vosges : l’autre destination

En matière de préjugés franco-franciliens, les Vosges, via la Lorraine, ne font pas figurent d’exception. Et ce n’est pas l’arrivée du TGV Est qui a fait changer les choses. Les Romains n’osaient déjà pas s’aventurer par peur et par superstition dans les profondes forêts vosgiennes.  Mais, pour de nombreux Français et Parisiens en particulier, les Vosges restent cet obscur massif forestier au relief doux, rendant donc la pratique du ski impossible d’autant plus que l’absence de neige n’y faciliterait pas la chose. Pourtant les Vosges regorgent de merveilles aussi surprenantes les unes que les autres : patrimoine architecturale et historique remarquable, nature aussi généreuse qu’exceptionnelle pour rester bref. Mais avant de développer plus en détail ces quelques points, mettons nous d’accord une fois pour toute. Quand il s’agit de devoir venir travailler en Lorraine, certains agents d’établissements franciliens se reconnaîtront  certainement, notre province, c’est la Sibérie. Par quel miracle, cette même Lorraine auquel on attribut excessivement bien sûr toutes les contraintes climatiques d’une contrée septentrionale, se transformerait soudain en île tropicale au moment de l’hiver ! Alors oui, il neige bien dans les Vosges. Alors non l’enneigement, surtout dans nos montagnes n’occasionne pas des descentes jusqu’à moins 80°Celsius au thermomètre. Rien de mieux qu’une petite démonstration pour en convaincre les plus septiques.

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26 novembre, 2008 à 10:06 | Commentaires (6) | Permalien


Lancement d’un parc écologique à Nancy

Le premier parc tertiaire entièrement écologique de France va prochainement voir le jour à Nancy. Les travaux viennent tout juste de débuter. Ce projet est porté par le promoteur concepteur nancéien Ecologgia, qui fait du développement des énergies renouvelables et de l’utilisation des matériaux sains son crédo. Le parc, qui s’étendra sur plus de quinze hectares, est situé entre le site du Zénith et le centre d’activités Saint-Jacques. 80 000 mètres carrés de bureaux sortiront de terre. Les bâtiments vont être construits avec des matériaux sains, ayant par conséquent des performances énergétiques idéales. Mais l’ambition du promoteur ne s’arrête pas là. Tout le site fera la part belle aux énergies renouvelables et à la récupération d’eau.  Quand Nancy et la Lorraine inaugurent une nouvelle ère de l’écologie…  

25 novembre, 2008 à 10:03 | Commentaires (5) | Permalien


Soluplast, le cluster lorrain de la plasturgie

Une dizaine de PME lorraines ont décidé de mettre en commun leur savoir-faire industriel avec l’expertise d’Apollor, l’un des centres d’innovation en plasturgie les plus performants de Lorraine, par la création de Soluplast. Il s’agit ici de répondre d’une manière aussi compétitive que pertinente aux attentes des donneurs d’ordres et de contrer la pression concurrentielle des pays émergents, car l’on est plus efficace et fort en groupe. Ce business cluster 100% lorrain dédié à la plasturgie représente environ 150 personnes et réalise un chiffre d’affaires de plus de 23 millions d’euros.  Cette ambitieuse mutualisation des connaissances et des performances traduit une convergence d’intérêts des acteurs lorrains de la plasturgie afin de favoriser et faire émerger une véritable politique d’innovation et de conquête de nouveaux marchés à forte valeur ajoutée. Les objectifs opérationnels à court terme de Soluplast prévoient une montée en puissance par la structuration de cluster, le développement de l’activité commerciale et l’appui à l’innovation. Ainsi, Soluplast pourra anticiper les mutations économiques et tendre vers l’excellence industrielle. Le cluster propose pour cela une compétence globale de sous-traitance innovante et à forte valeur ajoutée, couvrant l’ensemble du cycle de production. Il proposera également ses propres produits, dans un souci d’indépendance. Enfin, parmi les nombreux débouchés du marché de la plasturgie, plusieurs domaines ont été identifiés comme porteurs au regard des points forts des sociétés composant le cluster. On trouve par exemple les secteurs des pièces techniques, de la cosmétique et d la parfumerie, du médical, du transport et du bâtiment. Une spécialisation dans la décoration pourrait par ailleurs être développée. La vocation de Soluplast se veut être le moteur du développement de la croissance et de la compétitivité des entreprises et du territoire. Une bonne nouvelle pour l’économie lorraine et un exemple à méditer pour certains.

25 novembre, 2008 à 10:02 | Commentaires (0) | Permalien


Le rocher de Dabo : le phare de la ligne bleue des Vosges

Nous faisons escale cette semaine dans les Vosges mosellanes pour y admirer l’un des monuments les plus insolites et remarquables du très riche patrimoine lorrain, le fameux rocher de Dabo.

rocher Dabo

Le rocher de Dabo (Crédits photo : Membeth)

Il s’élève comme une île, un récif, au beau milieu de cet océan de verdure constitué presqu’exclusivement de résineux. C’est là, sur les contreforts des Vosges mosellanes, dans ce cadre somptueux et enchanteur, véritable paradis des randonneurs,  que se dresse le rocher de Dabo. Celui-ci constitue en tout point une curiosité et un site incontournable de tout le massif vosgien. Formé il y a plus de 200 millions d’années pendant l’ère du Trias, cet extraordinaire rocher de grès rose (647 mètres) est surmonté de la chapelle Saint-Léon (664 mètres) datant de 1889 de style néo roman auquel on ajouta une tour, qui servirait de belvédère pour le Club Vosgien. Au-dessus du porche, on remarque les armoiries des Comtes de Dagsbourg et celles de Saint-Léon sculptées dans le grès. Au-dessus de ce même porche et dans un renfoncement de la tour, se tient une piéta blanche. La voûte de l’édifice est ornée de médaillons peints sur toile, représentant les parents et les deux sœurs de Saint-Léon, patron de Dabo. C’est ici que serait né en 1002, Bruno de Dabo, évêque de Toul qui fut élu Pape en 1048 sous le nom de Léon IX.

Le rocher offre un magnifique panorama sur le plateau lorrain et la ligne bleue des Vosges aux sommets recouverts d’immenses forêts. Le soir, la vue sur le rocher avec la chapelle illuminée est époustouflante de magie et de mystère.

Le vaste territoire de la commune de Dabo s’étend sur le versant Ouest du massif vosgien, dans sa partie gréseuse. Les épineux et les fougères couvrent une importante partie du ban communal. L’histoire de ce petit village blottie dans une clairière au cœur des forêts et des montagnes mérite que l’on s’y attarde un peu. C’est au Xème siècle que fut construit le château de Dabo (ou Dagsburg) sur le rocher. Les murailles encerclaient le pourtour de celui-ci et protégeaient une tour d’habitation, de petites tours de guet ainsi qu’un bâtiment pour les réserves et les écuries et un puits. Ce dernier est encore visible aujourd’hui derrière la chapelle.  Le comté passa ensuite sous l’autorité de la famille des Linange en 1225. Les Comtes de Linange qui refusèrent allégeance à Louis XIV, prirent les armes contre lui en 1672. Mais après un long siège devant le château, qui constituait un obstacle à l’avancée des troupes françaises, celui-ci dut capituler le 13 mars 1677. Le château de Dabo fut rasé en 1679 sur les ordres du roi de France et de son ministre d’Etat, Louvois, avant que quelques siècles plus tard, un nouveau monument, la chapelle, vienne recouvrir le sommet du rocher.

Une ancienne coutume fait encore aujourd’hui la curiosité du village. En effet, vers la fin du Xème siècle, les guerres dévastaient régulièrement le pays. Pour le repeupler, les seigneurs attirèrent des colons venant de France, de Bavière, de Suisse et du Tyrol. Ils leur accordèrent de nombreux droits forestiers. Le plus ancien règlement date de 1569, et, de nos jours, les habitants de la commune, descendants de ces colons, bénéficient toujours de ces droits dont le plus important est le bois bourgeois, c’est-à-dire l’octroi de huit arbres résineux par an. L’attribution de ces huit arbres donne lieu à une importante foire annuelle après le 11 novembre.

Enfin, d’autres lieux insolites sont à découvrir dans la commune et dans les environs. Ainsi, nous pouvons noter les maisons troglodytiques du Falkenfelsen, antérieures à 1789, soigneusement restaurées et visitables, la cristallerie de Dabo et ses tailleurs de verre, ainsi que le cimetière romain de Beimbach, au lieu-dit des « Trois Saints », sur les hauteurs de Walscheid. Entouré d’un muret, le cimetière se compose de pierre de grès taillées en forme de maison, posées sur une dalle.

24 novembre, 2008 à 10:03 | Commentaires (1) | Permalien


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