Centre de ressources numériques sur la Lorraine

Le label d’excellence I-site pour l’Université de Lorraine

Après deux échecs dans sa tentative d’obtenir le fameux IDEX (Initiative d’Excellence), l’Université de Lorraine (UL) a dernièrement décroché le label d’excellence « I-site ». Accordé par un jury international dans le cadre du deuxième Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), celui-ci certifie la qualité de la recherche et de la formation de l’UL, notamment dans les domaines de l’ingénierie, des matériaux, de l’informatique et de l’énergie du futur. Ce label confirme le rang de notre université parmi les meilleurs établissements en France capables de rivaliser face à des universités et des centres de recherche étrangers renommés.

A noter enfin que selon le principe du PIA, l’Université de Lorraine bénéficiera d’une dotation en capital, dont elle percevra entre huit et dix millions d’euros d’intérêt par an.

logo Université de Lorraine

27 janvier, 2016 à 21:40 | Commentaires (0) | Permalien


Recette traditionnelle du pâté lorrain

Le pâté lorrain est une spécialité culinaire originaire de Baccarat en Lorraine. Il s’agit de la plus ancienne recette réputée lorraine. Celle-ci est décrite sous l’appellation de « petits pâtés lorrains » dans le plus vieux livre de cuisine rédigé en français en 1392, à savoir Le Viandier de Guillaume Tirel, plus connu sous le nom de Taillevent. Le pâté lorrain se compose principalement d’échine de porc et de noix de veau entourés d’une pâte feuilletée. Son goût inimitable provient de la marinade de la viande, préalable à la cuisson et faite de vin, d’échalotes, de persil, de thym et de laurier. Il est généralement servi en hors d’œuvre et accompagné d’une légère salade verte.

pâté lorrain 1

Le pâté lorrain, spécialité emblématique de notre région (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Recette pour 6 à 8 personnes

Ingrédients :

Dans un souci de qualité, nous avons sélectionné une très bonne viande, une viande de boucherie ou de ferme, qui ne fera pas d’eau à la cuisson et ne détrempera votre pâté comme une vieille soupe.

400 g d’échine de porc coupés en petits morceaux

400 g de veau coupés en petits morceaux

Une bouteille de Riesling 

800 g de pâte feuilletée

3 échalotes

1 gousse d’ail

Persil

1 clou de girofle

3 feuilles de laurier frais coupées en trois

1 œuf pour la farce, un autre pour dorer

Une cuillerée à soupe de fond de veau déshydraté (si votre viande n’est pas fermière)

Sel de Guérande (de préférence), poivre et muscade.

pâté lorrain 2

Bien doré, le pâté lorrain a un goût inimitable (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Préparation :

Emincer les échalotes, le persil, l’ail et le clou de girofle.

Ajouter le laurier, le sel et le poivre.

Mettre la viande et le vin. Baigner le tout en marinade et laisser reposer au moins 12 heures.

Préchauffer le four à 200°C.

Etaler la pâte, en deux parties pour un pâté : le fond plus large et le dessus.

Egoutter la viande dans une passoire. Retirer les feuilles de laurier et le clou de girofle.

Ajouter la cuillère de fond de veau et l’œuf battu. Mélanger.

Poser la pâte du fond sur une plaque ou un moule à pâte étroit et long, puis une feuille de papier sulfurisé.

Piquer le fond là où vous allez mettre la viande au milieu. Ne pas piquer les bords tout autour.

Mettre votre viande sur une hauteur de 3 cm environ.

Remonter les bords tout autour en les soudant à l’œuf.

Poser le couvercle qui doit porter sur les bords remontés. En effet, durant la cuisson, cela gonfle et peut s’ouvrir. Le coller à l’œuf. Ne pas oublier les cheminées pour évacuer la vapeur.

Faire des dessins à la fourchette sur le dessus et dorer à l’œuf.

Enfourner à 200°C pendant 30 minutes, puis à 180°C pendant encore un quart d’heure.

Servir chaud.

Andrée VALENCE-LODWITZ, auteur du blog de recettes de cuisine La Table lorraine d’Amélie pour le Groupe BLE Lorraine.

25 janvier, 2016 à 21:43 | Commentaires (19) | Permalien


Lunévillois : fermeture des collèges de Badonviller et de Blâmont

Le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a dernièrement annoncé la fermeture du collège de Badonviller à la rentrée 2016. Celui de Blâmont sera quant à lui fermé en 2017. Il ne restera alors plus que trois établissements sur les cinq existants dans l’Est du Lunévillois.

Les collégiens de Badonviller seront répartis dans les collèges de Cirey-sur-Vezouze, un établissement neuf et moderne dans lequel le département a investi plus de dix millions d’euros, et de Bénaménil. Les habitants déplorent la fermeture de leur collège. De leur côté, les parents d’élèves anticipent déjà des contraintes et des dépenses supplémentaires.

25 janvier, 2016 à 21:31 | Commentaires (0) | Permalien


Metz : H&M s’implante au Centre Saint-Jacques et à Waves

Le groupe H&M va ouvrir cette année deux nouveaux magasins à Metz, le premier à Waves, le second au Centre Saint-Jacques, dont il entend devenir la nouvelle locomotive.

L’enseigne scandinave y présentera différents styles avec une large gamme de couleurs et toujours selon une politique de petits prix. Elle déclinera également son concept H&M Home. Avec une surface de vente de 2 200 mètres carrés, le magasin du Centre Saint-Jacques sera l’un des dix plus grands de France. Celui-ci était d’ailleurs attendue avec impatience depuis le déménagement de la FNAC au sol-sol des Galeries Lafayette en 2012 et les importants travaux de rénovation achevés en octobre 2014, au cours desquels de nombreuses enseignes avaient fermé. L’ouverture du magasin est prévue pour la fin de cette année. A Waves, la nouvelle boutique sera opérationnelle au printemps prochain. A noter que le point de vente de la Rue Serpenoise devrait également être conservé.

Le groupe H&M entend enfin croître le nombre de ses magasins de 10 à 15 % par an.

logo H&M

25 janvier, 2016 à 21:21 | Commentaires (2) | Permalien


Education : tensions dans les classes de Lorraine

La pénurie de professeurs remplaçants se ressent particulièrement en Lorraine. Désabusés par l’absence d’enseignants, des parents d’élèves recrutent ainsi désormais eux-mêmes des remplaçants via des annonces passées sur internet. Certains établissements ont adopté la même démarche …

Par exemple, le Lycée Stanislas de Nancy cherche en vain depuis le 15 décembre un professeur d’allemand pour le reste de l’année scolaire. La pénurie de remplaçants affecte avant tout les mathématiques, les lettres, l’allemand et l’anglais. Dans l’Académie de Nancy-Metz, les difficultés se concentrent essentiellement en dehors du Sillon lorrain, en particulier dans les Vosges et en Meuse. Faute de Titulaire en Zone de Remplacement (TZR) en nombre suffisant, le rectorat a recours à des contractuels, la plupart du temps des étudiants ayant au moins une licence mais sans aucune expérience professionnelle pour gérer des classes surchargées. Les autres professeurs se répartissent les classes si personne n’est trouvé.

Rappelons que les TZR étaient 150 en Lorraine avant 2010 rien que pour les mathématiques. Ils n’y étaient plus que 40 au total pour la rentrée scolaire 2014-2015. Ils sont depuis remontés à 58, dont 25 non-titulaires. Entre 2007 et 2015, l’Académie de Nancy-Metz a rendu 2 700 postes, soit un enseignant sur cinq. La Lorraine a ainsi proportionnellement perdu plus de postes que la baisse du nombre d’élèves qui y était annoncée.

Lors de la rentrée 2014-2015, 98 postes avaient été supprimés dans le secondaire et seulement deux postes créés dans les écoles primaires. La Lorraine est ainsi régulièrement la plus touchée par les restructurations scolaires et souvent la seule à perdre des postes. Les prévisions démographiques sont remises en cause. En 2014, alors que le rectorat avait annoncé 300 élèves en moins dans le primaire, entraînant des suppressions de postes, 160 élèves supplémentaires avaient finalement été comptabilisés ! Idem dans le second degré pour l’année scolaire 2013-2014, où 200 élèves de moins étaient prévus alors qu’il y en a eu en réalité 280 de plus ! Cette année-là, la Lorraine avait été la seule à rendre des postes en France avec 79 professeurs en moins.

Pour la prochaine rentrée, 80 postes d’enseignants devraient été créés dans l’Académie de Nancy-Metz, dont 30 dans le primaire et 50 dans le secondaire. Cela ne compensera cela dit pas le massacre des effectifs opérés précédemment.

20 janvier, 2016 à 23:18 | Commentaires (0) | Permalien


Parler Lorrain : Attends-voir !

Le Lorrain aurait plutôt tendance à mettre le verbe « voir » à toutes les sauces. Passe encore qu’il s’exclame à tout bout de champ : « Regarde-voir ! », jusque-là, tout est logique ! Mais l’on comprend moins qu’il ordonne « Ecoute-voir ! » car il est plutôt malaisé d’observer avec les oreilles ! Et encore moins « Goûte-voir ! » car il n’est pas évident de contempler avec la langue ! Ne parlons même pas de « Sens-voir ! » : comment voulez vous observer avec le nez ? Passons sur les « Essaie-voir ! », « Attends-voir ! », « Amène-voir ! », « Passe-moi voir ! », et toutes ces formulations insolites qui tendraient à nous faire croire que les yeux sont propices à tous les usages, à condition bien sûr de les avoir en face des trous !

En réalité, il s’agit là d’un total contresens sur la signification du verbe « voir ». Et d’ailleurs, il ne s’agit pas d’un verbe mais d’un adverbe. Nous avons ici affaire au « voire » de l’ancien français, dérivé du latin « vera », pluriel de « verus », signifiant « bien » ou « vrai », que l’on retrouve aujourd’hui dans l’expression adverbiale « voire même ». En ce qui nous concerne, « Regarde-voir ! » ne signifie donc pas : « Regarde pour voir ! » mais « Regarde bien ! ». Ceci posé, tout est logique : dans les injonctions  « Ecoute-voir ! », « Goûte-voir ! », « Sens-voir ! » de même que « Attends-voir ! « Essaie-voir ! » ou « Amène-voir ! », « voir » n’est qu’une simple forme d’insistance destinée à attirer l’attention d’une personne sur un acte à accomplir.

Par ailleurs, cet adverbe joue aussi un double rôle qui explique sa durable popularité. D’une part, il s’agit d’un mot qui prend la forme d’une ponctuation émotive identique à celle d’un point d’exclamation. D’autre part, il s’agit d’une atténuation de l’injonction. Là où les expressions « Attends ! » ou « Essaie ! » pourraient paraître brutales et contrevenir aux règles les plus élémentaires de la courtoisie, le petit mot « voir » introduit opportunément une once de politesse et de délicatesse. Le même résultat sémantique est d’ailleurs obtenu par l’euphémisme « un peu » dans « Attends un peu ! » ou « Essaie un peu ! ».

Rien d’étonnant donc qu’il trouve des équivalents et remplisse la même fonction dans des langues voisines. L’allemand utilisera « mal » (une fois), abréviation de « einmal », par exemple dans « Guck mal » signifiant justement « Regarde-voir ! » et notre cousin belge obtiendra le même résultat avec « Regarde une fois ! ». Ce qui pose un autre problème. En effet, si votre ami belge vous propose cordialement de « venir boire une bière une fois », n’escomptez pas vous en tirer à moins d’une bonne vingtaine de belles « chopes » !

Le célèbre « voir » n’est donc pas une nouvelle ineptie dans le Parler Lorrain, il témoigne une fois de plus du sens du travail bien fait et du grand savoir vivre des Lorrains !

Jean-Paul BOSMAHER, professeur de lettres à la retraite et écrivain pour le Groupe BLE Lorraine.

M. BOSMAHER est l’auteur de plusieurs ouvrages de références sur la Lorraine, dont notamment le Parler Lorrain paru en 2014 aux Editions du Quotidien.

20 janvier, 2016 à 23:07 | Commentaires (0) | Permalien


Un nouvel espace culturel pour Stiring-Wendel

La commune de Stiring-Wendel, en Moselle-Est, va se doter d’un nouvel équipement culturel, afin de remplacer l’espace actuel Rémy Botz. Inauguré en 1985, ce dernier présente en effet de nombreux défauts. Implanté au centre-ville, il dispose par exemple de peu de places de stationnement. Il souffre également de problèmes d’infiltrations et de chauffage.

Le nouveau complexe, qui aura un toit en partie végétalisé, sera construit à la Coulée verte, près du terrain de football synthétique, à l’emplacement du boulodrome qui sera déplacé. Il aura une capacité d’accueil maximale de 900 personnes dans la grande salle qui comportera des gradins rétractables offrant 400 sièges. La scène, fixe, sera plus spacieuse et ouverte sur l’extérieur grâce aux grandes baies vitrées qui entoureront le bâtiment. Elle donnera sur un amphithéâtre, comparable à celui déjà existant sur le site. Le nouvel équipement abritera également un espace plus petit avec un bar pour accueillir notamment des assemblées générales. Les usagers et les spectateurs bénéficieront par ailleurs d’une centaine de places de stationnement le long de la voie ferrée, près du mini-golf, et autant sur le parking du stade à côté de la salle omnisports. Un parking vert d’une vingtaine de places supplémentaires sera aussi aménagé aux abords de la salle. Il permettra à l’eau de s’infiltrer et d’alimenter les nappes phréatiques au lieu de stagner en surface.

Le nouvel équipement représente un investissement de 3,5 millions d’euros. Un autre million est également prévu pour réaliser les abords. Les travaux doivent commencer en mai pour se terminer fin 2017.

20 janvier, 2016 à 21:55 | Commentaires (0) | Permalien


Le combat de René II rappelé lors de la Fête de la Lorraine et des Lorrains

Comme il le fait maintenant depuis plusieurs années, le Parti Lorrain (PL) a ravivé samedi dernier à Nancy le 5 janvier, Fête nationale de la Lorraine.

Marquée par la fusion contestée de la Lorraine avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne et par le contexte lié à l’état d’urgence, la quatrième édition de la Fête de la Lorraine et des Lorrains a permis de rappeler la vie et l’œuvre du Duc de Lorraine René II et le déroulement de la Bataille de Nancy. Kévin GOEURIOT, historien de la Lorraine, membre de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine (SHAL) et récent lauréat du Prix des Conseils départementaux de Lorraine pour son roman historique Quand la Lorraine sera française, a ainsi accepté l’invitation du PL pour donner une conférence au caveau de la Brasserie Excelsior de Nancy. Il a notamment pu rappeler que le vainqueur de Charles le Téméraire était également un souverain amoureux des arts et des lettres soucieux du bien-être de son peuple.

conférence KG René II Nancy

Kévin GOEURIOT a retracé l’épopée du Duc de Lorraine René II (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Le Président du Parti Lorrain, M. Thomas RIBOULET, a également présenté ses vœux à l’assemblée, invitant les Lorrains à ne surtout pas baisser les bras et à faire preuve de courage et d’abnégation en cette période troublée. La fusion de la Lorraine n’est pas définitive. « Ce n’est pas pour toujours », comme cela est écrit sur la Colline de Sion. La Lorraine a une histoire glorieuse. Elle continuera d’exister tant qu’elle sera dans le cœur et l’esprit des Lorrains. Le Parti Lorrain fera tout pour que notre région historique et culturelle redevienne une entité politique et administrative à part entière.

gerbe 5 janvier 2016

Dépôt de gerbe Place Saint-Epvre (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Les cérémonies du 5 janvier 2016 se sont enfin clôturées par le traditionnel dépôt de gerbe au pied de la statue équestre de René II, Place Saint-Epvre.

18 janvier, 2016 à 23:32 | Commentaires (0) | Permalien


Walygator entre dans le giron du géant espagnol Aspro-Parks

Jacqueline Lejeune, directrice générale de Walygator (Olipark) a dernièrement cédé les parts qu’elle détenait dans le capital du parc d’attractions de Maizières-lès-Metz à Continental Leisure Project (CLP), filiale luxembourgeoise de l’espagnol Aspro-Parks, géant madrilène du secteur qui possède 60 parcs et centres de loisirs dans huit pays européens.

Aujourd’hui âgée de 70 ans, Jacqueline Lejeune avait repris Walygator en 2013 suite aux déboires des frères Claude et Didier Le Douarin. Après avoir investi près de 3,5 millions d’euros, elle avait réussi à rendre à nouveau le parc bénéficiaire dès la seconde année. En 2015, le parc a accueilli plus de 420 000 visiteurs.

A noter enfin que le nouveau propriétaire serait prêt à injecter entre un et deux millions d’euros dans la structure avec la programmation de nouveaux spectacles et la réparation de l’Anaconda estimé à près de 700 000 euros.

Walygator Parc logo

18 janvier, 2016 à 23:08 | Commentaires (1) | Permalien


BA 128 : Tessi pour tenter de faire oublier le fiasco Ecoumouv’

Après le fiasco social, économique et écologique d’Ecomouv,’ décidé et entériné unilatéralement par Ségolène Royal fin 2014 alors que le parlement français avait voté à l’unanimité en faveur du projet, l’installation début novembre de l’entreprise Tessi dans les anciens locaux de la Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty a représenté une véritable bouffée d’oxygène. La société s’est même développée et emploie désormais plus de 160 personnes, dont une quinzaine des 150 salariés que comptait Ecomouv’.

Tessi emploie environ 4 200 personnes en Europe. L’entreprise, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 247 millions d’euros en 2014, est le leader en France de la sous-traitance du traitement de flux d’information et de la numérisation des documents. La gestion de la relation client via des centres d’appel constitue une autre activité de la société. Tessi a justement été retenu pour cette partie dans le cadre d’un appel d’offres lancé par Pôle Emploi en février 2015. A terme, l’entreprise entend également travailler pour d’autres clients et développer son cœur de métier en faisant de son site de Frescaty un tremplin.

A noter enfin que plus de 2 000 personnes sont employées dans des centres d’appel dans l’agglomération messine.

Tessi-SA-logo

18 janvier, 2016 à 22:55 | Commentaires (0) | Permalien


Quatrième édition de la Fête de la Lorraine et des Lorrains

Après le succès des trois premières éditions, marquées notamment par la prestation de la compagnie de l’Alérion Médiéval en 2014, qui avait transporté les visiteurs dans l’ambiance de la Bataille de Nancy grâce à différentes manœuvres de piquiers et des démonstrations de combats à l’épée et de tirs d’arquebuses, la Fête de la Lorraine et des Lorrains revient ce samedi 16 janvier 2016. Organisées par le Parti Lorrain (PL), les cérémonies débuteront à 15h00 au caveau de la Brasserie Excelsior de Nancy.

René II ajusté

Le Duc de Lorraine René II à la bataille

Quelques jours après la disparition officielle de la Lorraine en tant qu’entité administrative et politique suite à la fusion avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne, les cérémonies commémoratives du 5 janvier revêtiront cette année encore un caractère particulier. A cette occasion, le Parti Lorrain a invité Kévin GOEURIOT. Historien de la Lorraine, membre de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine (SHAL), contributeur du Groupe BLE Lorraine et auteur de plusieurs ouvrages, Kévin GOEURIOT est le récent lauréat du Prix des Conseils départementaux de Lorraine pour son roman historique Quand la Lorraine sera française. Il donnera à partir de 15 heures une conférence sur le Duc de Lorraine René II, vainqueur de Charles le Téméraire lors de la fameuse Bataille de Nancy le 5 janvier 1477. René II était également un souverain amoureux des arts et des lettres soucieux du bien-être de son peuple. S’en suivra une séance de dédicace de son livre par M. GOEURIOT.

Auparavant, le Président du Parti Lorrain, M. Thomas RIBOULET, présentera ses vœux à l’assemblée. Ensuite, à 17 heures, une gerbe commémorative sera déposée au pied de la statue équestre de René II, Place Saint-Epvre.

Rappelons que la Fête de la Lorraine et des Lorrains, qui se déroule depuis plus de 500 ans, est l’une des plus anciennes fêtes nationales du monde. Elle commémore avec émotion la victoire des Lorrains sur les Bourguignons lors de la Bataille de Nancy. Ce succès assura pendant des décennies l’indépendance et la prospérité de la Lorraine en Europe. Quelques années plus tard, René II fit élever à Saint-Nicolas-de-Port un édifice imposant pour exprimer sa reconnaissance au Saint Patron de la Lorraine. Il décida également d’organiser chaque année un défilé dans les rues de Nancy, afin de commémorer la Victoire Lorraine. Pour rappeler à tous la défaite du Téméraire, la Ville de Nancy adopta comme emblème le chardon et comme devise « non inultus premor », c’est-à-dire « nul ne s’y frotte », ou « qui s’y frotte s’y pique ». Bien plus tard, la France fit interdire cette « Fête nationale lorraine », comme tout ce qui pouvait rappeler le souvenir d’un Etat indépendant et puissant. Face à la répression, les Lorrains célébrèrent leur fête en cachette sous le couvert de la Fête des Rois Mages, mais cela ne l’empêcha pas de tomber dans l’oubli au fil du temps.

Depuis plusieurs années, le Parti Lorrain a ressuscité la Fête de la Lorraine et des Lorrains de manière festive et populaire.

Voir l’évènement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/474386226081885/.

Créé en janvier 2010, le Parti Lorrain fonde ses idées sur le respect de la démocratie, du progrès et de l’Europe. Par le mot progrès, le PL a la volonté de faire avancer la société dans un idéal humaniste et de développement qui rejette toute forme de racisme et de xénophobie. Il entend impulser une réforme de l’Etat français jacobin vers une structure résolument moderne et fédérale.

Le Parti Lorrain a participé aux dernières élections régionales. Il a recueilli près de 12 000 voix en Lorraine. Auparavant, il avait déposé plusieurs recours juridiques, notamment au Conseil d’Etat, pour faire annuler la fusion de la Lorraine avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne qu’il juge anti-démocratique, incohérente et source de futures gabegies financières. 

13 janvier, 2016 à 21:40 | Commentaires (0) | Permalien


Nancy : WAZA veut favoriser l’innovation collaborative entre entreprises et étudiants

La startup nancéienne WAZA entend révolutionner l’éducation supérieure. Elle a pour cela développé une plateforme qui répond à l’enjeu de l’innovation collaborative entre les organismes d’enseignement supérieur et les entreprises. Baptisée WAZA Education, celle-ci propose un espace intégré de mise en relation, de collaboration et d’évaluation des projets. L’idée est en effet de relier les sociétés qui ont des besoins de recherche et de développement avec des établissements de formation en manque de projets pour leurs étudiants.

Il faut savoir que 40 % des étudiants travaillent aujourd’hui sur un projet piloté par une entreprise. Parallèlement, 57 % des entreprises souhaitent travailler avec des étudiants mais rencontrent des difficultés pour entrer en relation avec eux et leur établissement de formation. WAZA permet à ces publics de se rencontrer. A la fin de la mission, la startup émet une fiche d’évaluation qui permet aux professeurs d’apprécier le travail réalisé par l’étudiant.

Plus de 120 projets sont actuellement proposés par la plateforme et 700 étudiants y sont inscrits. WAZA connaît depuis deux ans une croissance de 30 %. La startup, qui emploie désormais cinq personnes et qui est accompagnée par le Pôle Entreprenariat Etudiant de Lorraine (PEEL) de l’Université de Lorraine, était présente en novembre dernier au Websummit de Dublin, afin d’y présenter son innovation pédagogique. Rappelons qu’il s’agit du plus grand salon européen professionnel consacré à la technologie et à l’innovation. Il réunit chaque année plus de 30 000 personnes.

logo WAZA

13 janvier, 2016 à 21:16 | Commentaires (0) | Permalien


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