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Lumière sur … (Archives 2)

Régulièrement, nous vous proposons de partir à la découverte du formidable patrimoine lorrain. Voyage à travers les époques et les lieux qui font de la Lorraine une véritable destination de plaisir, de rencontre et de rêve.

Le Mont Saint-Germain mis en valeur

Le Mont Saint-Germain est un promontoire rocheux de 313 mètres de haut qui domine l’agglomération messine, au même titre que le Mont Saint-Quentin.

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Les ruines romantiques du prieuré du Mont-Saint-Germain (Crédits photos : www.geocaching.com)

Un important site historique et archéologique se trouve à son sommet. La vue magnifique qu’il offre, ainsi que le prieuré en ruines attirent les touristes et les randonneurs en quête de dépaysement. De là, le voyageur solitaire contemple la vallée de la Moselle au-dessus des nuages. Il faut dire que le lieu renferme un charme impénétrable et indescriptible. Les ruines et leur silhouette mystique et énigmatique parlent d’elles-mêmes. Elles évoquent le Moyen-âge par les murs encore debout, la période mérovingienne par les plus anciens sarcophages de pierre, mais aussi le siège désastreux du château du XIIème siècle, dont les bases des tours rondes rappellent encore le souvenir. 

Plus loin, sous le talus des pins, émerge une légende en point d’interrogation, celle d’un mur celte composé d’un fossé et d’une palissade, datant sous doute de la Tène (- 480 à 0). Les hommes ont en effet peuplé ce site depuis la nuit des temps. Les fouilles archéologiques poursuivies entre 1967 et 1991 ont livré de nombreux secrets de ce lieu magique et envoûtant, recouvert de neige en hiver et accablé par la chaleur l’été. Ces éléments du passé sont aujourd’hui dévoilés dans une salle à côté du centre socioculturel de Châtel-Saint-Germain. On peut y admirer des boulets, des fibules, des armes et des poteries, le tout accompagné d’explications techniques et historiques. Autant de souvenirs d’une présence oubliée, celle d’hommes réfugiés sur ce mont dès l’âge de la pierre polie, lors du Néolithique final, vers – 3 000 ans avant Jésus-Christ. 

Afin de permettre la valorisation du site, qui ne peut d’ailleurs aller qu’en s’améliorant tant celle-ci est pour le moment et de manière incroyable inexistante, 15 panneaux informatifs se fondant dans le paysage devraient être installés. Des signalisations seront de même mises en place dès l’entrée de la commune de Châtel-Saint-Germain et sans doute même à partir de Moulins-lès-Metz.

Enfin, une table d’orientation pourrait être ajoutée au promontoire rocheux. 

En passant par le Pays de Salm… 

La Principauté de Salm-Salm, au confluent des vallées vosgiennes de la Plaine, du Rabodeau et de la Bruche, était, avant d’annexée par la France en 1793, un petit état du Saint Empire romain germanique. Ce bout de Lorraine abrite toujours quelques merveilles patrimoniales. Voyage au pays des abbayes…

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Abbaye Saint-Gondelbert de Senones (Crédits photo : Christian AMET)

En effet, trois grandes abbayes furent fondées au VIIème siècle sur ce territoire, celles d’Etival-Clairefontaine, de Moyenmoutier et de Senones. Ces différents édifices permettent encore aux visiteurs de se rendre compte du caractère assez unique et hors du temps de la Principauté de Salm-Salm. Depuis toujours ces sites ont été des lieux de savoir. Ils ont d’ailleurs attiré des personnages remarquables tels que Don Calmet, le plus célèbre abbé de Senones au XVIIIème siècle, Voltaire, ou encore le cardinal Humbert. Les trois abbayes ont également eu une tradition de conservation des connaissances, autour de grandes bibliothèques. On estime à environ 50 000 ouvrages leurs collections, qui égalaient les plus grandes bibliothèques de France.

L’abbaye d’Etival-Clairefontaine est un véritable fleuron de l’art roman dans les Vosges. Elle cache derrière sa façade du XVIIIème siècle en grès rose une architecture romane typique du Sud de la Lorraine. La décoration de la nef annonçe cependant le courant gothique. La tour gauche de l’abbaye fut détruite pendant la Seconde Guerre Mondiale. Elle fut reconstruite à droite, à la place d’une petite tour.

L’abbaye de Moyenmoutier surprend quant à elle par ses vastes proportions. L’élégante simplicité de l’église abbatiale du XVIIIème siècle contraste avec la richesse de son mobilier d’origine, notamment un ensemble de stalles remarquables datant de 1698, des trophées-appliques et des reliquaires en chêne sculptés et dorés à la feuille.

Les bâtiments conventuels de l’abbaye de Senones, capitale de l’ancienne principauté, ont enfin conservé leur configuration du XVIIIème siècle, à l’exception de l’église qui a été reconstruite à partir de 1860 et qui a gardé son clocher médiéval. Non loin de ce bel ensemble architectural, les demeures princières du centre-ville témoignent de la grandeur de la dynastie des Salm. Les grandes cours, le cloître, les jardins mais aussi l’escalier d’honneur, le palais abbatial et la bibliothèque constituent autant de preuves du faste de cet ancien petit Etat. Ne manquez pas non plus la folklorique relève de la garde au son des tambours et des trompettes.

Vous pourrez enfin découvrir à proximité de la Principauté de Salm-Salm les splendides jardins de Callunes, les lacs de Pierre-Percée et de la Maix, ainsi que le massif du Donon et ses secrets.

Que d’histoire aux Etangs !

Si Les Etangs sont aujourd’hui un paisible village niché au cœur de la campagne messine, ils ne le sont devenus qu’au gré des nombreuses modifications entreprises au cours de leur tumultueuse histoire.

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Le centre de la commune des Etangs (Crédits photo : Norbert Guirkinger)

Avant la révolution française, le village se décomposait en deux bourgades sur le bord du grand étang, à savoir Les Etangs, qui comprenaient six fermes en 1404, et la Beuverie, au sein de laquelle se trouvaient le château, la ferme de la Bruyère et le moulin de Bonfey. Il faut savoir qu’une séparation profonde existait entre les deux hameaux.

Il existait de même aux Etangs une maison-forte, dans laquelle une chapelle rattachée à la paroisse de Hayes avait été aménagée. Mais la chapelle de la Beuverie menaçait de tomber en ruine. C’est pourquoi les habitants se rendirent à celle des Etangs, où ils subissaient de nombreux quolibets. En réaction, le seigneur de la Beuverie, Armand de Blair, fit élever une nouvelle chapelle, dédiée à la Vierge. En 1906, cette dernière, qui fut consacrée paroisse par l’évêque de Metz en 1750, fut vendue à des particuliers. Elle sert aujourd’hui de grange. L’église actuelle, vouée à Saint-Jean-Baptiste, lui succéda.

Le château est quant à lui aujourd’hui divisé en appartements, tous loués à des particuliers. L’édifice, de style gothique tardif, est flanqué de quatre tourelles rondes, dont deux protègent encore l’entrée. Le château, qui possède deux ailes principales, était autrefois entouré de douves et d’étangs. Sa partie la plus ancienne qui remonte au XIVème siècle est un donjon rectangulaire protégé par un mur d’enceinte. Celui-ci comprend une cave en sous-sol, ainsi que trois étages, qui servaient à l’époque de stockage de vivres, de salle d’armes et de tour de guet. Le donjon présente des murs de 1,25 mètre d’épaisseur et de belles poutres en chêne. L’aile Nord fut bâtie sur des rochers. Elle abritait des locaux pouvant tenir une petite garnison. A noter que les quatre tours communiquent entre elles par l’intérieur et par la cour. De vastes étables sont nichées entre certaines d’entre elles. Elles recevaient les animaux des villageois en temps de guerre. 

Enfin, si vous vous arrêtez aux Etangs, n’oubliez pas de vous rendre au lavoir, qui servait également d’abreuvoir et de visiter le Jardin d’Autrefois qui constitue un véritable havre de paix de 1,5 hectare, avec des arbustes, des plates-bandes de graminées et de jolies allées. Dans un rayon de 15 km, deux autres jardins mosellans de styles différents sont ouverts au public, les jardins fruitiers de Laquenexy et le jardin du château de Pange. 

(Source : presse régionale) 

Lumières sur Sainte-Ruffine

Il y a fort longtemps, un évêque messin de retour de Rome s’arrêta dans une maison pour y déposer des reliques, celles de Rufina, chrétienne née d’une noble famille romaine, ainsi que de sa sœur Sécunda, toutes deux décapitées en raison de leur foi qu’elles refusèrent d’abjurer. C’est alors que fut créé le village de Sainte-Ruffine, à l’endroit même du dépôt de ces reliques. La présence romaine est également attestée par des éléments constitutifs en brique d’argile de thermes gallo-romains remontant au IIème siècle qui ont été découverts lors de fouilles archéologiques réalisées entre 1985 et 1987. Des vestiges d’une villa ont également été retrouvés.

L’importance des restes d’époque romaine trouvés à Sainte-Ruffine amène à penser, selon certains historiens, que le bourg était un ancien ibliodurum, c’est-à-dire une étape sur la voie romaine qui menait de Trêves à Reims. En attendant de trancher définitivement cette question, l’histoire de Sainte-Ruffine, paisible village du Pays Messin, est indissociable de celle de la vigne. Ainsi, les plus anciens écrits évoquent les vignobles de la commune dès le XIIIème siècle. Le pressoir, niché au cœur du bourg, constitue un des rares vestiges de cette époque enivrante.

Si l’église actuelle de Sainte-Ruffine ne fut inaugurée qu’en 1726, l’édifice remplaça cela dit une église médiévale qui menaçait de ruine. Derrière le bâtiment, on peut voir un décor quadrilobe avec une tête à l’intérieur. Les historiens pensent qu’il s’agit d’un réemploi de l’ancienne église qui remonterait au XIVème siècle. La chapelle de Sainte-Ruffine fut quand à elle élevée au XVIIème siècle sur un ancien socle mérovingien, probablement avec des pierres de l’ancienne église. La chapelle présente une belle voûte gothique et une statue médiévale représentant la Vierge. 

Parcourir la Grande Rue du village permet réellement au visiteur de remonter le temps. C’est là qu’il peut rencontrer des bâtisses d’un autre âge. C’est ainsi qu’il peut admirer au n°17 une fenêtre géminée du XVème siècle et un encadrement de porte de style gothique datant du XVIIème ou du XVIIIème siècle. De même, au numéro 19, se dresse une maison du XVIIème siècle avec des toits d’ardoise à la Mansard. Un peu plus loin se tient le château Buzelet. C’est le comte de Buzelet qui le fit bâtir en 1730. Il s’agissait de sa maison de campagne où il faisait son vin. De cette époque, il ne reste aujourd’hui dans la demeure que l’escalier intérieur en fer forgé. Resté dans son état d’origine jusqu’en 1939, le bâtiment fut ensuite occupé par un membre de l’Etat-major allemand qui y entreprit de grandes modifications. Passé le château, le visiteur peut découvrir au n°14 de la Grande Rue une ancienne maison de vigneron. On peut d’ailleurs y voir plusieurs meurtrières datant du Moyen-âge. Au numéro 8 de la rue des Vignerons se tient une maison avec des fenêtres du XVIIIème siècle et une ancienne tour. Au numéro 10, une autre maison se distingue par ses fenêtres géminées, par l’encadrement de sa porte surmonté d’une sculpture médiévale à demi effacée et par son fronton qui indique la date 1577. Les deux colombiers d’époque médiévale et la grange accolée à la demeure avec des fenêtres et un portail en arc de cercle laissent à penser qu’il s’agissait d’une résidence seigneuriale. 

Enfin, notons que la mairie et l’école primaire de Sainte-Ruffine sont installées depuis 5 ans dans un immense bâtiment qui appartenait jadis à un ancien bâtonnier du barreau de Metz. Les lieux datent de 1575. Le parc attenant, boisé, est des plus agréables. 

(Source : presse régionale) 

Woippy sous un nouvel angle

Woippy, ville de 14 000 habitants de l’agglomération de Metz, offre depuis quelques années un nouveau visage, loin des vieux clichés qui peuvent encore être véhiculés. Démonstration.

Chaque année, des milliers de fleurs, de plantes et d’arbres poussent à l’abri dans les serres municipales. Tous ces végétaux s’en vont ensuite prendre racine au milieu des 130 massifs floraux, des 500 jardinières et des 200 bacs qui ornent les rues et les nombreux espaces verts de Woippy. Les agents municipaux gèrent ainsi au total près de 80 hectares de verdure. Depuis fin novembre, un centre pédagogique de découverte de la nature est venu se greffer aux serres municipales. Celui-ci est composé d’un bâtiment de haute qualité environnementale, respectueux de la nature et qui dispose d’une pompe à chaleur et de deux panneaux solaires. On y trouve également des ruches, un potager, un élevage d’escargots, ainsi qu’un espace consacré aux lombrics, afin de montrer leur efficacité dans le recyclage des déchets. Mais ce sont véritablement les animaux de la ferme qui attirent le plus les visiteurs. De même, à la sortie de la ville, le parc du Pâtis s’étend sur 22 hectares. Il est constitué de terrains de sport et d’un parc animalier très prisé. A noter aussi que Woippy salue la naissance d’un Woippycien en plantant un jeune arbre. En 10 ans, plus de 2 300 arbres ont ainsi pris racine dans les différents espaces verts de la commune. Des panneaux présentant la liste des enfants et leur date de naissance complètent cette charmante initiative. La municipalité prévoit maintenant de créer d’ici 2011 une plage sur les berges du plan d’eau et de réaménager les anciennes sablières. Les trois étangs composant l’étendue d’eau seront réunis. Ils conserveront néanmoins des îlots centraux afin d’y préserver la végétation. Une fontaine sera également ajoutée au milieu de l’espace aquatique, tout comme autour 11 hectares d’espaces verts, des aires de jeux, ainsi qu’un centre nautique où il sera possible de pratiquer la voile.   

Woippy est aussi connu pour la fête de la fraise. Entre 1868 et 1980, la production de fraise a ainsi fait la prospérité et la renommée de la ville, et plus généralement du Val de Moselle. En 1868, deux vignerons de la commune ramenèrent d’un voyage dans la région de Brest quelques plants de fraisier. Adaptée au climat lorrain, la culture de la fraise se développa rapidement. Elle remplaça notamment l’activité viticole, décimée par les guerres et le phylloxéra. Les années 1920-1930 furent véritablement l’âge d’or de la fraise en Pays Messin. C’est d’ailleurs à cette période que fut créée la fête de la fraise, qui a lieu tous les ans au mois de juin. En 1955, la Moselle produisait jusqu’à 9 000 tonnes de fraises, soit  près d’un tiers de la production en France. Mais le climat et la concurrence des pays étrangers à bas coûts ont finalement eu raison de la production de fraises à Woippy. Cela dit, on en retrouve encore chez certains producteurs, ainsi que dans les serres municipales. 

Woippy est enfin une cité d’histoire, comme en témoigne un sentier qui invite depuis quelques années les visiteurs à découvrir le patrimoine de la ville. Ponctué de sept étapes, l’itinéraire passe notamment par la célèbre Haute-Maison datant du XVème siècle, le haut de la rue de Nachy, qui est la plus vieille rue de Woippy et où se trouvent des maisons du XVème siècle, l’église qui fut construite entre 1848 et 1950 et où se situe le premier monument aux morts, la maison de Biche ou encore le château datant du XIIIème siècle. 

(Source : presse régionale)

Un commentaire pour “Lumière sur … (Archives 2)”


  1. totor écrit:

    La photo qui illustre le monastère de SENONES (fermé en 1793) montre l’église reconstruite en 1860…


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