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Education en danger

Vous trouverez sur cette page tous les articles faisant référence à la suppression annoncée ou envisagée d’établissements lorrains. Après les fermetures des mines et des casernes, voici celle injustifiée des collèges et des écoles …

Pour le maintien des classes bilingues en Lorraine !

Le gouvernement français a dernièrement annoncé la suppression des classes bilingues dans le cadre de la « réforme » des collèges. Cette déclaration fait depuis l’objet d’un véritable tollé, notamment en Lorraine où elles sont indispensables et très prisés. A tel point que la polémique a même gagné l’Allemagne via l’ambassadrice d’Allemagne en France et la chancelière Angela Merkel.

Depuis leur mise en place, les classes bilingues ont démontré toute leur pertinence et leur efficacité. Au lieu d’être supprimées, elles doivent être maintenues et même généralisées. Ces classes permettent en effet à nos enfants d’apprendre deux langues étrangères dès la Sixième à raison d’environ 16 heures hebdomadaires de Langue Vivante 2 (LV2) sur l’ensemble des quatre niveaux du collège (Sixième, Cinquième, Quatrième et Troisième). La ministre française de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, les juge de son côté trop élitistes et minoritaires. Elle a néanmoins déclaré la possibilité de faire une exception en autorisant l’apprentissage de la LV2 dès la Sixième pour les élèves ayant étudié une autre langue que l’Anglais au primaire, ce qui est souvent le cas dans les zones frontalières. Le volume horaire serait cependant considérablement rabaissé.

Alors que le Land de Sarre s’est dernièrement engagé dans une stratégie destinée à amener une génération entière vers le bilinguisme allemand et français d’ici 30 ans, le repli anachronique des jacobins français est perçu comme une véritable offense en Lorraine et en Allemagne. Il est d’autant plus incompréhensible et ridicule au moment où l’Allemagne a de plus en plus d’emplois à proposer à de jeunes étrangers parlant allemand pour contrer son importante baisse démographique et soutenir la vitalité de son économie.

Pour toutes ces raisons, le Groupe BLE Lorraine exige le maintien et le renforcement des classes bilingues en Lorraine.

Education : tensions dans les classes de Lorraine

La pénurie de professeurs remplaçants se ressent particulièrement en Lorraine. Désabusés par l’absence d’enseignants, des parents d’élèves recrutent ainsi désormais eux-mêmes des remplaçants via des annonces passées sur internet. Certains établissements ont adopté la même démarche …

Par exemple, le Lycée Stanislas de Nancy cherche en vain depuis le 15 décembre un professeur d’allemand pour le reste de l’année scolaire. La pénurie de remplaçants affecte avant tout les mathématiques, les lettres, l’allemand et l’anglais. Dans l’Académie de Nancy-Metz, les difficultés se concentrent essentiellement en dehors du Sillon lorrain, en particulier dans les Vosges et en Meuse. Faute de Titulaire en Zone de Remplacement (TZR) en nombre suffisant, le rectorat a recours à des contractuels, la plupart du temps des étudiants ayant au moins une licence mais sans aucune expérience professionnelle pour gérer des classes surchargées. Les autres professeurs se répartissent les classes si personne n’est trouvé.

Rappelons que les TZR étaient 150 en Lorraine avant 2010 rien que pour les mathématiques. Ils n’y étaient plus que 40 au total pour la rentrée scolaire 2014-2015. Ils sont depuis remontés à 58, dont 25 non-titulaires. Entre 2007 et 2015, l’Académie de Nancy-Metz a rendu 2 700 postes, soit un enseignant sur cinq. La Lorraine a ainsi proportionnellement perdu plus de postes que la baisse du nombre d’élèves qui y était annoncée.

Lors de la rentrée 2014-2015, 98 postes avaient été supprimés dans le secondaire et seulement deux postes créés dans les écoles primaires. La Lorraine est ainsi régulièrement la plus touchée par les restructurations scolaires et souvent la seule à perdre des postes. Les prévisions démographiques sont remises en cause. En 2014, alors que le rectorat avait annoncé 300 élèves en moins dans le primaire, entraînant des suppressions de postes, 160 élèves supplémentaires avaient finalement été comptabilisés ! Idem dans le second degré pour l’année scolaire 2013-2014, où 200 élèves de moins étaient prévus alors qu’il y en a eu en réalité 280 de plus ! Cette année-là, la Lorraine avait été la seule à rendre des postes en France avec 79 professeurs en moins.

Pour la prochaine rentrée, 80 postes d’enseignants devraient été créés dans l’Académie de Nancy-Metz, dont 30 dans le primaire et 50 dans le secondaire. Cela ne compensera cela dit pas le massacre des effectifs opérés précédemment.

De plus en plus d’écoles attendent désespérément des professeurs remplaçants en Moselle

Dans de nombreuses écoles de Moselle, l’éducation nationale française peine terriblement à trouver un remplaçant lorsqu’un professeur titulaire est absent. A tel point que les élèves restent parfois des jours sans aller en classe.

Cette situation catastrophique résulte du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui était appliqué avant 2012. Les enseignants remplaçants ne sont plus que trente actuellement en Moselle, contre 140 avant les suppressions de postes. Il y avait une quarantaine de postes vacants à la dernière rentrée scolaire. Des remplaçants ont dû être affectés à ces postes, ce qui a forcément immédiatement interdit toute possibilité de remplacement ultérieure. Quand l’hiver et ses épidémies sont arrivés, la situation est donc rapidement devenue inextricable. Afin d’y remédier, l’éducation nationale propose de fermer des classes … Quitte à faire n’importe quoi, autant le faire jusqu’au bout. Désolant et inadmissible pour nos enfants.

Rentrée 2015 : l’académie de Nancy-Metz perd encore des postes !

Paris a décidé de supprimer 67 postes d’enseignants à la rentrée 2015 dans l’académie de Nancy-Metz : 19 le seront dans nos écoles et 48 dans nos collèges et nos lycées. Ce nouveau coup de massue adressé à notre Lorraine est d’autant plus dur que presque toutes les autres académies gagnent des postes ! Même si le nombre d’élèves à la rentrée prochaine devrait légèrement diminué en Lorraine, retombant à 205 659 élèves, soit 723 de moins qu’en 2014, notre territoire manque d’enseignants. Les établissements ont en effet de plus en plus de difficultés à trouver des remplaçants le cas échéant. Certains n’ont ainsi pas d’autres choix que de passer par Pôle Emploi ou de poster des petites annonces sur internet ! Des matières sont par ailleurs très déficitaires, à l’image des mathématiques, de l’Allemand, de l’Anglais et des lettres classiques.

En conséquence, des professeurs ne seront une nouvelle fois pas remplacés dans les écoles, les collèges et les lycées de Lorraine. Il sera de même impossible de relancer une formation continue déjà en friche. Parallèlement, plus d’établissements lorrains intégreront à la rentrée prochaine le Réseau d’Education Prioritaire (REP), ce qui signifie qu’en raison de la suppression de postes annoncée en Lorraine, ce sont les autres établissements qui devront leur fournir tout ou partie de leurs moyens déjà restreints !

Fermeture du lycée professionnel Paul Dassenoy de Morhange

Le rectorat et le Conseil Régional de Lorraine ont dernièrement décidé de fermer dès juin 2014 le lycée professionnel Paul Dassenoy de Morhange, mettant ainsi un terme à des décennies d’enseignement.

lycée professionnel Paul Dassenoy Morhange fermeture

Le lycée professionnel Paul Dassenoy de Morhange fermera définitivement ses portes en juin (Crédits photo : Google Street View)

Le risque de fermeture de l’établissement planait depuis un certain temps, plus particulièrement depuis la suspension de la formation « Ouvrages du bâtiment : aluminium, verre, matériaux de synthèse (OBAVMS) en juillet 2013, en raison d’effectifs insuffisants. Spécialisé dans les formations aux métiers de l’industrie, le lycée Paul Dassenoy de Morhange voit en effet irrémédiablement fondre le nombre de ses élèves. Construit dans les années 1960 pour en accueillir 600, ils ne sont plus que 85 aujourd’hui, soit moins que le seuil des 100 qui est tacitement considéré par le rectoral et le Conseil Régional comme le plancher sous lequel un lycée n’est pas maintenu.

Quatre raisons principales peuvent expliquer cette fermeture brutale : la diminution importante des effectifs de l’établissement, le manque d’attrait pour le secteur du bâtiment et de l’industrie en général en raison des nombreuses fermetures d’usines, le désintérêt pour les filières professionnelles au profit des voies générales, ainsi que le contexte budgétaire tendu.

Une manifestation a été organisée pour protester contre cette décision. Environ 150 personnes ont défilé dans les rues de Morhange. Le directeur général pour l’Europe occidentale du groupe Rehau, entreprise qui dispose d’une usine qui emploie plus de 800 personnes dans la localité, a qualifié de « désastreuse » la gestion du rectorat et du Conseil Régional. Il se demande désormais s’il est « encore pertinent d’investir ici », alors qu’il était prêt à embaucher quinze jeunes tous les ans. En effet, faute de diplôme adéquat et de liens entre le monde académique et le monde industriel, son entreprise rencontre des difficultés pour recruter. A tel point que Rehau a été contraint de créer sa propre académie de formation. Et la sculpture représentant l’union entre l’enseignement et l’industrie au lycée professionnel Paul Dassenoy de Morhange se dressera d’ici peu sur la pelouse d’un établissement fantôme.

(Source : presse régionale)

Restructuration des lycées professionnels en Lorraine

La Lorraine compte actuellement 157 lycées, dont 43 privés. Elle en disposait de 159 à la rentrée 2012 et n’en aura plus que 155 en septembre 2014. Les lycées professionnels Fulgence Bienvenüe, à Auboué, et Jouffroy d’Abbans, à Moyeuvre-Grande, ont fermé leurs portes en juin dernier. L’an prochain, ce sera au tour du lycée de Guénange et du lycée Marcel Goulette à Charmes. D’autres pourraient également être menacés, à l’image de Paul Dassenoy, à Morhange, dont les effectifs ne cessent de diminuer, bien que la structure continue de jouer  un rôle socioéconomique indiscutable.

En réalité, l’académie de Nancy-Metz subit un double phénomène. Alors qu’elle dispose d’un grand nombre de lycées professionnels, héritage de l’ère sidérurgique et textile, sa population scolaire ne cesse de s’éroder. Entre 2002 et 2012, l’académie a perdu 29 000 élèves dans le second degré. Dans les établissements en péril, l’éducation nationale a supprimé les filières les unes après les autres jusqu’à ce que la structure ferme.

C’est la raison pour laquelle la région est engagée dans une vaste restructuration de ses lycées professionnels. Si certains sont condamnés, d’autres sont confortés, à l’instar de Jean Zay à Jarny, où 54 millions d’euros sont investis, ainsi que des établissements de Montigny-lès-Metz, Knutange, Pont-à-Mousson et Bains-les-Bains.

Fermeture du lycée professionnel Jouffroy d’Abbans à Moyeuvre-Grande

Le Conseil Régional et le rectorat de l’académie Nancy-Metz ont décidé de fermer le lycée professionnel Jouffroy d’Abbans de Moyeuvre-Grande fin juin.

Situé sur dix hectares au cœur de la forêt au-dessus de Moyeuvre-Grande, le quartier de Froidcul apparaît comme un îlot tourné autour des 9 000 mètres carrés de son établissement scolaire. Seuls 92 élèves le fréquentaient encore cette année en Seconde, Première et Terminale de Bac pro vente et TFCA (Techniciens du Froid et du Conditionnement de l’Air), contre plus de 400 en 2002. A l’époque, le cursus Carrières Sanitaires et Sociales (CSS) venait d’ouvrir. Il y a avait deux à trois fois plus de demandes que de places. Depuis, la section a été transféré au lycée professionnel Maryse Bastié de Hagondange.

Jouffroy d’Abbans a été créé en 1961 par les de Wendel pour y enseigner à un millier d’apprentis les métiers de la sidérurgie. L’établissement devint public en 1978. Il compta jusqu’à 600 élèves. Aujourd’hui, les huit corps de bâtiments traversés par autant de pelouses que de cours semblent déserts. Comme dans tous les lycées d’enseignement professionnel de Lorraine, les effectifs se sont réduits d’année en année. D’autant plus que l’établissement a été vidé de ses formations. La section menuiserie PVC a par exemple quitté Froidcul pour la vallée de la Fensch. Ces réorganisations semblent aller à l’encontre des besoins en formation, au moment même où les maisons de retraite du secteur peinent à recruter.

Le lycée professionnel a pourtant bénéficié de près d’un million d’euros de travaux depuis trois ans. La chaudière a été remplacée, le gymnase a été refait après un investissement de 800 000 euros, tout comme le revêtement de l’aire de sport extérieure et les peintures.

Aucune formation ne sera cela dit supprimée. La section vente partira ainsi au lycée professionnel Julie Daubié de Rombas et la section froid-air climatisé au lycée Gustave Eiffel de Talange. La formation pour adultes pourrait néanmoins perdurer sur le site de Moyeuvre-Grande, notamment dans le domaine sanitaire et social. Celle-ci propose des cursus relatifs aux services à la personne, mais aussi à l’installation, au dépannage et à l’entretien des chaudières. Les locaux et les équipements du lycée professionnel pourraient également accueillir une pépinière d’entreprises, même si les 4 000 mètres carrés d’ateliers auront du mal à être remplis.  

A noter enfin que non loin de là, un autre lycée professionnel fermera ses portes, à Auboué.

Restructurations dans les collèges mosellans

En l’an 2000, 52 054 collégiens étaient scolarisés en Moselle. A la rentrée 2012, ils n’étaient plus que 41 513, soit une diminution de 10 500 élèves. La raison principale de cette baisse de 20,3 % des effectifs réside dans une démographie scolaire déclinante. La surcapacité d’accueil qui en découle constitue un paramètre important du schéma départemental des collèges élaboré par le Conseil Général de la Moselle pour la période 2013-2023. Ce plan décennal prévoit 450 millions d’euros d’investissements. Des collèges seront fermés, d’autres construits, certains reconstruits ou agrandis.

A plus ou moins long terme, la fermeture de certains établissements semblent inéluctable, à l’image des collèges Louis Armand de Moulins-lès-Metz, Jean-Marie Pelt de Volmerange-les-Mines, Paul Valéry de Thionville et Alain Fournier de Freyming-Merlebach.

Le sort de Louis Armand et de ses 265 élèves installés dans le quartier de Moulins-Saint-Pierre est indéniablement lié à la construction du collège de Verny et à la réalisation d’un projet d’établissement flambant neuf de 500 places dans le futur éco-quartier de Montigny-lès-Metz d’ici 2018. En effet, seuls 180 des 800 collégiens domiciliés dans la troisième ville la plus peuplée du département sont scolarisés dans un établissement public implanté sur le ban communal. Une création dans les friches militaires au cœur de la cité vise à augmenter l’attractivité du secteur public concurrencé par l’ensemble scolaire privé Jean XXIII. La fin du collège de Volmerange-les-Mines résulte quant à elle d’une fusion administrative déjà effective avec Hettange-Grande. A Thionville, Paul Valéry souffre de son enclavement dans une cité sensible. Les élèves seront orientés vers Charlemagne et Hélène Boucher. Dans le Pays de Sarrebourg, il s’agit de desserrer l’étreinte autour du collège Pierre Messmer. Avec 663 élèves et un taux d’occupation de 160 %, celui-ci est le plus peuplé du département. Enfin, à Freyming-Merlebach, deux établissements devront fusionner pour faire face au déclin démographique. L’un des deux, à savoir Alain Fournier, fermera en 2014. Des restructurations sont également prévues pour les mêmes raisons à Fontoy, Hayange et Audun-le-Tiche.

Restructurations des collèges en Meurthe-et-Moselle

Sur les 72 établissements publics que compte la Meurthe-et-Moselle, un seul fermera définitivement ses portes à la rentrée 2013, celui de Herserange, dans le Pays-Haut. Les élèves iront au collège des Trois-Frontières à Longlaville, distant de seulement 400 mètres. Il faut dire que les deux établissements comptent chacun un peu plus de 200 élèves, un nombre largement en dessous de leurs capacités d’accueil respectives. Le collège de Longlaville sera entièrement reconstruit, afin d’accueillir 500 collégiens dans des conditions optimales. Les travaux, d’une durée de trois ans, devraient démarrer courant 2014.

Le projet s’inscrit dans le Plan Collèges Nouvelles Générations lancé par le Conseil Général en 2012. Celui-ci devrait s’achever en 2018. Il prévoit d’investir 270 millions d’euros pour reconstruire onze établissements, dont le collège Vauban de Longwy et le nouveau collège de la Vallée de l’Orne né de la fusion entre ceux de Joeuf et de Homécourt. Sept autres établissements seront également entièrement restructurés, notamment les collèges de Réhon, de Longuyon et Lebrun de Longwy. La restructuration partielle de 33 cités scolaires sera enfin engagée. D’autres sites devraient quant à eux disparaître, à l’image des collèges de Piennes et Anatole France de Mont-Saint-Martin d’ici 2017-2018.

Une rentrée des classes au goût amer en Lorraine

Nous en avons fait un combat, mais la mobilisation n’aura malheureusement pas suffi, puisque, entre autres, dans le Pays-Haut, le regroupement pédagogique de Mairy-Mainville-Anoux, près de Briey, a perdu des classes. Même constat à Gros-Réderching, où la fermeture d’une classe dans ce village du Bitcherland a dernièrement été confirmée.   

C’est donc une nouvelle fois plus que rageant et frustrant de voir que la sinistre et obscure inspection académique n’accorde pas le même souci à ses finances qu’à la qualité des conditions d’enseignement. Nous ne cessons pourtant de répéter que l’éducation constitue l’un des piliers fondamentaux du développement d’un pays. 

Tout n’est cela dit pas si sombre, puisque de bonnes nouvelles sont venues égayer le quotidien de certaines communes. C’est par exemple le cas à Haboudange, dans le Saulnois, où l’école, qui était fermée depuis quatre ans, a rouvert. Surfant sur une vague démographique favorable, le village de 260 habitants a procédé à un véritable lifting de son établissement scolaire, afin d’accueillir les 23 élèves du cours élémentaire dans une salle de classe flambant neuve. D’après les comptages administratifs, l’école, qui appartient à un regroupement pédagogique composé de cinq villages, ne devrait pas avoir de souci d’effectifs avant au moins cinq ans. La fermeture des écoles n’est donc pas un phénomène inéluctable dans nos campagnes. 

Enfin, avec l’arrivée des familles de soldats du 16ème bataillon de chasseurs, les effectifs sont également repartis à la hausse à Bitche. Si bien que l’hémorragie de 2008, avec une perte de 130 écoliers suite au départ du 57ème Régiment d’Artillerie n’est plus qu’un lointain et triste souvenir. 

Carte scolaire : grève de la faim à Saint-Dié-des-Vosges

La volonté de la mairie de Saint-Dié-des-Vosges de fermer une école primaire suscite la colère de nombreux parents d’élèves.

La municipalité de Saint-Dié-des-Vosges avait en effet annoncé au début du mois d’avril la fermeture à la fin de l’année scolaire de l’école élémentaire Camille-Claudel, un établissement de trois classes situé dans le quartier de Marzelay, la structure devant fusionner avec l’école Baldensperger. Plusieurs dizaines de parents d’élèves, surpris par ce projet qu’ils jugent « incompréhensible », se sont rassemblés au sein d’un mouvement de contestation afin de réclamer l’annulation de cette décision et d’organiser une concertation globale pour la rentrée 2011. Trois cents personnes ont encore dernièrement manifesté. La pétition des parents d’élèves a quant à elle réuni plus de 4 000 signatures.

Alors que cette fermeture programmée doit être définitivement actée le 18 juin en conseil municipal, deux parents ont décidé de mettre la mairie sous pression en entamant il y a environ dix jours une grève de la faim. Il faut dire que toutes les démarches entamées par les parents d’élèves pour obtenir plus d’informations auprès de la municipalité ont échoué, cette dernière ayant même mené une véritable campagne de dénigrement. Selon le collectif, la décision de fermer l’école Camille-Claudel, qui compte 67 élèves et qui doit en accueillir 75 à la rentrée prochaine, « ne se justifie absolument pas », d’autant plus que l’inspection académique n’a annoncé aucune suppression de postes ni de classes pour ce secteur.

(Source : France Soir) 

Très forte mobilisation contre la nouvelle carte scolaire en Lorraine

Les premières propositions de fermetures et d’ouvertures de classes ont été faites par les comités techniques paritaires et départementaux. De quoi provoquer de vives tensions et de forts mécontentements en Lorraine devant tant d’arbitrage et d’injustice. Un peu partout les esprits s’échauffent et la colère gronde …  

Dans un contexte persistant de baisse de la démographie scolaire, la Lorraine essuie les plâtres depuis plusieurs années. Ainsi, l’année dernière, ce ne sont pas moins de 295 postes d’enseignants qui ont été supprimés dans notre belle province pour les collèges, les lycées d’enseignement général et les lycées professionnels ! 

Pour le premier degré en Moselle, certaines projections font état de 18 attributions d’emplois dans les écoles maternelles pour 22 retraits à la rentrée prochaine. La tendance est encore plus accentuée en primaire, avec 36 attributions pour 55 retraits. Dans le département, il y aurait en outre 63 suppressions de postes en collège, 63,5 en lycée professionnel et 66,5 dans les lycées généraux !

A Cuvry, dans le Sud messin, où le troisième poste d’enseignant de l’école élémentaire est menacé, les parents d’élèves sont d’ores et déjà montés au créneau et annoncent en signe de protestation une grande chaîne humaine lors de la fête de l’école le 25 juin prochain. 

En Meurthe-et-Moselle, où les tensions sont vives, particulièrement dans le Pays-Haut, le département serait globalement à l’équilibre entre fermetures et ouvertures, en tout cas pour le premier degré. Cependant une quinzaine de cas devront encore être tranchés après le comptage effectué le jour de la rentrée scolaire. Car il faut bien dire qu’en définitive, c’est ce comptage qui reste l’élément clé de l’histoire. Les propositions sont en effet suspendues aux derniers flux de population que constituent par exemple un nouveau lotissement, l’ouverture d’une entreprise ou, dans le sens inverse, une fermeture. La scolarisation des enfants de moins de trois ans constitue une autre de ces variables. Parmi les décisions à trancher, se trouve l’école de Valleroy, où l’annonce de fermeture d’une des quatre classes de maternelle avait entraîné une réaction très vive des parents qui avaient muré les entrées

Le Pays-Haut est ainsi particulièrement touché par les fermetures de classes et les suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine. Dans tout l’arrondissement de Briey, 14 classes maternelles et primaires sont menacées de fermeture et une importante réduction des dotations horaires est imposée aux collèges et lycées. Le lycée général et technologique Alfred-Mézières, à Longwy, est de loin le plus meurtri avec une annonce de neuf suppressions de postes ! En guise de protestation, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté devant la sous-préfecture de Briey le 12 mai 2010. Le sous-préfet avait alors reconnu que toutes ces suppressions « faisaient quand même beaucoup ». 

A noter enfin que dans les Vosges, des parents d’élèves de Saint-Dié ont dernièrement entamé une grève de la faim, afin de protester contre la fermeture annoncée de l’école Malzelay. Un rassemblement est de même prévu samedi devant l’hôtel de ville de Saint-Dié-des-Vosges dans le but de faire pression sur Christian Pierret, maire socialiste de la commune, qui serait à l’origine de cette décision. Selon les parents, à la rentrée prochaine, 75 enfants seraient concernés par cette mesure. Ou comment scier la branche sur laquelle on est assis … 

Le Groupe BLE Lorraine apporte tout son soutien aux différents collectifs de parents d’élèves, d’enseignants et d’autres personnes qui contribuent de près de ou loin à préserver l’avenir et la réussite de nos enfants. 

Nouvelle carte scolaire à Briey

Suite aux nombreuses manifestations de parents d’élèves et de professeurs, l’inspecteur d’académie a dernièrement communiqué les mesures qu’il envisage de mettre en place à la rentrée dans le pays de Briey, dans le cadre de la carte scolaire. Cette dernière ferait désormais apparaître un solde positif en termes de nombre d’ouvertures de classes par rapport aux fermetures, pour ce qui est du premier degré. Ainsi, au registre des communes touchées par des fermetures, l’inspecteur recense Landres, le RPI de Mairy-Mainville-Anoux, Mont-Bonvillers (maternelle) et Piennes (Camus).  Le cas de l’école maternelle de Valleroy, dont les parents d’élèves avaient été particulièrement actifs, fera l’objet d’un comptage le jour de la rentrée 2010-2011. En attendant, l’école reste sur la liste des fermetures possibles. Les ouvertures en élémentaire concernent quant à elles Audun-le-Roman, Briey (Jacques-Prévert), le RPI des Baroches et Piennes (classe d’intégration scolaire à l’école Albert-Camus). Deux ouvertures seront fonction du comptage de rentrée, à Trieux et Serrouville. Enfin, l’inspecteur d’académie annonce un poste supplémentaire de « maître E » pour le secteur de Briey, dédié aux difficultés d’apprentissage et à l’aide pédagogique adaptée. A noter que parmi les ouvertures, deux postes permettent la prise en charge des élèves en difficulté. 

Malgré cette annonce, le Groupe BLE Lorraine appelle tous les parents d’élèves et les professeurs concernés par ces restructurations scolaires à rester mobilisés, dans la mesure où l’inspecteur d’académie ne s’est pas prononcé sur l’ensemble du Pays-Haut, de la Meurthe-et-Moselle et de la Lorraine, alors que les mesures avaient déjà été annoncées aux parents d’élèves. Malgré un solde qui devrait être positif pour le secteur de Briey, le Groupe BLE Lorraine rappelle que ces décisions totalement arbitraires ont été prises sans aucune concertation. Ainsi, à Anoux ou Mainville, les maires ont appris la nouvelle par courrier.   

Ne touchez pas à nos écoles ! 

Une des plus importantes manifestations de parents d’élèves et d’enseignants depuis fort longtemps s’est dernièrement déroulée à Briey. Plusieurs centaines de personnes se sont en effet mobilisées pour dénoncer les nombreuses suppressions de postes et autres fermetures de classes annoncées pour la rentrée prochaine dans l’arrondissement meurthe-et-mosellan. Beaucoup de villes et de villages sont touchés par cette nouvelle saignée après les iniques et odieuses restructurations militaires, comme Longwy, Mont-Saint-Martin, Villerupt, Jœuf, Landres, Piennes, Anoux, Mairy-Mainville, Valleroy, Xivry-Circourt, Domprix ou encore Preutin-Higny. Même le sous-préfet de la cité médiévale a avoué, au sujet de ces suppressions et fermetures, que tout cela « fait quand même beaucoup ». Il a déclaré qu’il plaiderait devant sa hiérarchie le « fait de ne pas anticiper et de revoir la situation en septembre, quand les effectifs d’élèves seront bien réels ».  

Selon certains responsables de parents d’élèves, « les représentants de l’État français mentent de façon éhontée aux gens », si bien qu’ils ont l’impression « d’être manipulés ». Il faut dire qu’il y a eu 4 500 départs à la retraite de professeurs d’Education Physique et Sportive (EPS) en 3 ans pour seulement 1 500 recrutements. Tous les parents promettent que s’il faut durcir le mouvement, ils le feront. Il en va de l’avenir de nos enfants. L’éducation, ou comment le système part en vrille … 

Nouveau vent de colère contre la fermeture de classes en Lorraine ! 

La protestation s’amplifie en Lorraine et en particulier en Meurthe-et-Moselle, où 89 classes sont menacées de fermeture pour seulement 32 projets d’ouverture. Pourtant, les effectifs sont stables. Rien que pour le bassin de Briey, il y aurait 10 fermetures pour 4 ouvertures. Par ailleurs, 103 postes seraient tout bonnement supprimés dans les seuls collèges meurthe-et-mosellans ! De véritables coupes claires ! Une nouvelle saignée après les restructurations militaires ! Dans le seul but de faire des économies et d’instaurer des conditions d’apprentissage dignes d’un pays en voie de développement en Lorraine ?

En effet, il n’y aucune logique et pas la moindre justice dans cette histoire, seulement une règle pure d’arithmétique, une politique au coup par coup, sans cohérence. Si bien qu’après l’annonce des fermetures probables des classes de maternelle de Mairy-Mainville et de Valleroy, les parents d’élèves appellent maintenant à des manifestations de plus grande ampleur et à mener des opérations coup-de-poing sur la voie publique. Ils envisagent ainsi de bloquer des routes et d’occuper des écoles, afin d’enfin faire entendre le cri de leur colère et de leur incompréhension. La grogne monte et une pétition contre toutes ces restructurations scolaires honteuses a été lancée. 

Bitche : sursis pour Saint-Augustin

Dans la cité fortifiée, le collège et lycée privé Saint-Augustin, sous tutelle du diocèse de Metz et sous contrat avec le ministère français de l’éducation nationale, qui existe depuis le XVIIIème siècle, risquait de fermer ses portes à la rentrée prochaine. Finalement et pour mettre fin à toute polémique dans ce climat de suspicions et d’inquiétudes, l’évêque de Metz a dernièrement assuré que l’établissement continuerait à remplir sa mission d’enseignement en 2010. Il n’a cependant rien promis pour 2011. Un conseil d’accompagnement, composé d’experts pédagogiques et économiques, sera prochainement mis en place afin d’établir un état des lieux. Le but est ici d’accompagner le chef d’établissement, de réfléchir au fonctionnement de la structure et de la doter d’une gestion économique. Car le handicap majeur de Saint-Augustin réside dans ses baisses chroniques d’effectifs. Confondus, collège, lycée et classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieur ne comptent que 350 élèves, alors que les bâtiments peuvent en accueillir jusqu’à 1 500. L’établissement privé souffre depuis plusieurs années d’une baisse de fréquentation, en particulier suite à la création du lycée public Teyssier à Bitche en 1973. Pour pallier ce problème et redresser Saint-Augustin, plusieurs pistes d’ouverture sont envisagées, avec tout d’abord l’aide des anciens élèves, dont certains occupent des places de responsables politiques et économiques, mais aussi en recherchant des partenariats avec des privés en lien avec le collège. La création d’un centre d’art ou encore la mise en place d’une unité pédagogique d’intégration pour les jeunes souffrant de troubles du langage comme la dyslexie sont également étudiées. 

Toujours opposés à la fermeture des collèges ! 

Le Groupe BLE Lorraine tient à rappeler qu’à la rentrée prochaine, le collège Schuman de Metz fermera ses portes. De leurs côtés, les établissements Georges-Bernanos, de Montigny-lès-Metz, et Georges-de-La-Tour, à Metz, fusionneront, suite au vote du 30 mars 2009 du conseil général de Moselle. Cette décision ne peut que se traduire par une dégradation des conditions d’études et de réussite des élèves. Par ailleurs, selon les enseignants concernés par cette nouvelle restructuration, les effectifs ne sont qu’un prétexte, totalement injustifié, dans la mesure où l’agglomération messine est la seule zone de Moselle à avoir des effectifs stables. C’est pourquoi un double recours a été déposé devant la justice, afin de se faire entendre et de ne pas voir une telle ignominie devenir réalité.

51 Commentaires pour “Education en danger”


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  1. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Lunévillois : fermeture des collèges de Badonviller et de Blâmont

    Le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a dernièrement annoncé la fermeture du collège de Badonviller à la rentrée 2016. Celui de Blâmont sera quant à lui fermé en 2017. Il ne restera alors plus que trois établissements sur les cinq existants dans l’Est du Lunévillois.

    Les collégiens de Badonviller seront répartis dans les collèges de Cirey-sur-Vezouze, un établissement neuf et moderne dans lequel le département a investi plus de dix millions d’euros, et de Bénaménil. Les habitants déplorent la fermeture de leur collège. De leur côté, les parents d’élèves anticipent déjà des contraintes et des dépenses supplémentaires.

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