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Education en danger

Vous trouverez sur cette page tous les articles faisant référence à la supression annoncée ou envisagée d’établissements lorrains. Après les fermetures des mines et des casernes, voici celle injustifiée des collèges et des écoles …

Une rentrée des classes au goût amer en Lorraine

Nous en avons fait un combat (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger-2/), mais la mobilisation n’aura malheureusement pas suffi, puisque, entre autres, dans le Pays-Haut, le regroupement pédagogique de Mairy-Mainville-Anoux, près de Briey, a perdu des classes (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/14/ne-touchez-pas-a-nos-ecoles/ et http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/01/nouveau-vent-de-colere-contre-la-fermeture-de-classes-en-lorraine/). Même constat à Gros-Réderching, où la fermeture d’une classe dans ce village du Bitcherland a dernièrement été confirmée.   

C’est donc une nouvelle fois plus que rageant et frustrant de voir que la sinistre et obscure inspection académique n’accorde pas le même souci à ses finances qu’à la qualité des conditions d’enseignement. Nous ne cessons pourtant de répéter que l’éducation constitue l’un des piliers fondamentaux du développement d’un pays. 

Tout n’est cela dit pas si sombre, puisque de bonnes nouvelles sont venues égayer le quotidien de certaines communes. C’est par exemple le cas à Haboudange, dans le Saulnois, où l’école, qui était fermée depuis quatre ans, a rouvert. Surfant sur une vague démographique favorable, le village de 260 habitants a procédé à un véritable lifting de son établissement scolaire, afin d’accueillir les 23 élèves du cours élémentaire dans une salle de classe flambant neuve. D’après les comptages administratifs, l’école, qui appartient à un regroupement pédagogique composé de cinq villages, ne devrait pas avoir de souci d’effectifs avant au moins cinq ans. La fermeture des écoles n’est donc pas un phénomène inéluctable dans nos campagnes. 

Enfin, avec l’arrivée des familles de soldats du 16ème bataillon de chasseurs (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/19/restructurations-militaires-les-chasseurs-desormais-a-bitche/), les effectifs sont également repartis à la hausse à Bitche. Si bien que l’hémorragie de 2008, avec une perte de 130 écoliers suite au départ du 57ème Régiment d’Artillerie (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/07/26/le-mensonge-du-siecle/) n’est plus qu’un lointain et triste souvenir. 

Carte scolaire : grève de la faim à Saint-Dié-des-Vosges

La volonté de la mairie de Saint-Dié-des-Vosges de fermer une école primaire suscite la colère de nombreux parents d’élèves.

La municipalité de Saint-Dié-des-Vosges avait en effet annoncé au début du mois d’avril la fermeture à la fin de l’année scolaire de l’école élémentaire Camille-Claudel, un établissement de trois classes situé dans le quartier de Marzelay, la structure devant fusionner avec l’école Baldensperger. Plusieurs dizaines de parents d’élèves, surpris par ce projet qu’ils jugent « incompréhensible », se sont rassemblés au sein d’un mouvement de contestation afin de réclamer l’annulation de cette décision et d’organiser une concertation globale pour la rentrée 2011. Trois cents personnes ont encore dernièrement manifesté. La pétition des parents d’élèves a quant à elle réuni plus de 4 000 signatures.

Alors que cette fermeture programmée doit être définitivement actée le 18 juin en conseil municipal, deux parents ont décidé de mettre la mairie sous pression en entamant il y a environ dix jours une grève de la faim. Il faut dire que toutes les démarches entamées par les parents d’élèves pour obtenir plus d’informations auprès de la municipalité ont échoué, cette dernière ayant même mené une véritable campagne de dénigrement. Selon le collectif, la décision de fermer l’école Camille-Claudel, qui compte 67 élèves et qui doit en accueillir 75 à la rentrée prochaine, « ne se justifie absolument pas », d’autant plus que l’inspection académique n’a annoncé aucune suppression de postes ni de classes pour ce secteur.

(Source : France Soir) 

Très forte mobilisation contre la nouvelle carte scolaire en Lorraine

Les premières propositions de fermetures et d’ouvertures de classes ont été faites par les comités techniques paritaires et départementaux. De quoi provoquer de vives tensions et de forts mécontentements en Lorraine devant tant d’arbitrage et d’injustice. Un peu partout les esprits s’échauffent et la colère gronde…  

Dans un contexte persistant de baisse de la démographie scolaire, la Lorraine essuie les plâtres depuis plusieurs années. Ainsi, l’année dernière, ce ne sont pas moins de 295 postes d’enseignants qui ont été supprimés dans notre belle province pour les collèges, les lycées d’enseignement général et les lycées professionnels ! 

Pour le premier degré en Moselle, certaines projections font état de 18 attributions d’emplois dans les écoles maternelles pour 22 retraits à la rentrée prochaine. La tendance est encore plus accentuée en primaire, avec 36 attributions pour 55 retraits. Dans le département, il y aurait en outre 63 suppressions de postes en collège, 63,5 en lycée professionnel et 66,5 dans les lycées généraux !

A Cuvry, dans le Sud messin, où le troisième poste d’enseignant de l’école élémentaire est menacé, les parents d’élèves sont d’ores et déjà montés au créneau et annoncent en signe de protestation une grande chaîne humaine lors de la fête de l’école le 25 juin prochain. 

En Meurthe-et-Moselle, où les tensions sont vives, particulièrement dans le Pays-Haut (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/22/nouvelle-carte-scolaire-a-briey/), le département serait globalement à l’équilibre entre fermetures et ouvertures, en tout cas pour le premier degré. Cependant une quinzaine de cas devront encore être tranchés après le comptage effectué le jour de la rentrée scolaire. Car il faut bien dire qu’en définitive, c’est ce comptage qui reste l’élément clé de l’histoire. Les propositions sont en effet suspendues aux derniers flux de population que constituent par exemple un nouveau lotissement, l’ouverture d’une entreprise ou, dans le sens inverse, une fermeture. La scolarisation des enfants de moins de trois ans constitue une autre de ces variables. Parmi les décisions à trancher, se trouve l’école de Valleroy, où l’annonce de fermeture d’une des quatre classes de maternelle avait entraîné une réaction très vive des parents qui avaient muré les entrées (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/01/nouveau-vent-de-colere-contre-la-fermeture-de-classes-en-lorraine/). 

Le Pays-Haut est ainsi particulièrement touché par les fermetures de classes et les suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine. Dans tout l’arrondissement de Briey, 14 classes maternelles et primaires sont menacées de fermeture et une importante réduction des dotations horaires est imposée aux collèges et lycées. Le lycée général et technologique Alfred-Mézières, à Longwy, est de loin le plus meurtri avec une annonce de neuf suppressions de postes ! En guise de protestation, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté devant la sous-préfecture de Briey le 12 mai 2010 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/14/ne-touchez-pas-a-nos-ecoles/). Le sous-préfet avait alors reconnu que toutes ces suppressions « faisaient quand même beaucoup ». 

A noter enfin que dans les Vosges, des parents d’élèves de Saint-Dié ont dernièrement entamé une grève de la faim, afin de protester contre la fermeture annoncée de l’école Malzelay. Un rassemblement est de même prévu samedi devant l’hôtel de ville de Saint-Dié-des-Vosges dans le but de faire pression sur Christian Pierret, maire socialiste de la commune, qui serait à l’origine de cette décision. Selon les parents, à la rentrée prochaine, 75 enfants seraient concernés par cette mesure. Ou comment scier la branche sur laquelle on est assis… 

Les BLE apportent tout leur soutient aux différents collectifs de parents d’élèves, d’enseignants et d’autres personnes qui contribuent de près de ou loin à préserver l’avenir et la réussite de nos enfants. 

Nouvelle carte scolaire à Briey

Suite aux nombreuses manifestations de parents d’élèves et de professeurs, l’inspecteur d’académie a dernièrement communiqué les mesures qu’il envisage de mettre en place à la rentrée dans le pays de Briey, dans le cadre de la carte scolaire. Cette dernière ferait désormais apparaître un solde positif en termes de nombre d’ouvertures de classes par rapport aux fermetures, pour ce qui est du premier degré.  Ainsi, au registre des communes touchées par des fermetures, l’inspecteur recense Landres, le RPI de Mairy-Mainville-Anoux, Mont-Bonvillers (maternelle) et Piennes (Camus).  Le cas de l’école maternelle de Valleroy, dont les parents d’élèves avaient été particulièrement actifs, fera l’objet d’un comptage le jour de la rentrée 2010-2011. En attendant, l’école reste sur la liste des fermetures possibles.  Les ouvertures en élémentaire concernent quant à elles Audun-le-Roman, Briey (Jacques-Prévert), le RPI des Baroches et Piennes (classe d’intégration scolaire à l’école Albert-Camus). Deux ouvertures seront fonction du comptage de rentrée, à Trieux et Serrouville. Enfin, l’inspecteur d’académie annonce un poste supplémentaire de « maître E » pour le secteur de Briey, dédié aux difficultés d’apprentissage et à l’aide pédagogique adaptée. A noter que parmi les ouvertures, deux postes permettent la prise en charge des élèves en difficulté. 

Malgré cette annonce, les BLE appellent tous les parents d’élèves et les professeurs concernés par ces restructurations scolaires à rester mobilisés, dans la mesure où l’inspecteur d’académie ne s’est pas prononcé sur l’ensemble du Pays-Haut, de la Meurthe-et-Moselle et de la Lorraine, alors que les mesures avaient déjà été annoncées aux parents d’élèves. Malgré un solde qui devrait être positif pour le secteur de Briey, les BLE rappellent que ces décisions totalement arbitraires ont été prises sans aucune concertation. Ainsi, à Anoux ou Mainville, les maires ont appris la nouvelle par courrier.   

Ne touchez pas à nos écoles ! 

Une des plus importantes manifestations de parents d’élèves et d’enseignants depuis fort longtemps s’est dernièrement déroulée à Briey. Plusieurs centaines de personnes se sont en effet mobilisées pour dénoncer les nombreuses suppressions de postes et autres fermetures de classes annoncées pour la rentrée prochaine dans l’arrondissement meurthe-et-mosellan (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/01/nouveau-vent-de-colere-contre-la-fermeture-de-classes-en-lorraine/). Beaucoup de villes et de villages sont touchés par cette nouvelle saignée après les iniques et odieuses restructurations militaires, comme Longwy, Mont-Saint-Martin, Villerupt, Jœuf, Landres, Piennes, Anoux, Mairy-Mainville, Valleroy, Xivry-Circourt, Domprix ou encore Preutin-Higny. Même le sous-préfet de la cité médiévale a avoué, au sujet de ces suppressions et fermetures, que tout cela « fait quand même beaucoup ». Il a déclaré qu’il plaiderait devant sa hiérarchie le « fait de ne pas anticiper et de revoir la situation en septembre, quand les effectifs d’élèves seront bien réels ».  

Selon certains responsables de parents d’élèves, « les représentants de l’État français mentent de façon éhontée aux gens », si bien qu’ils ont l’impression « d’être manipulés ». Il faut dire qu’il y a eu 4 500 départs à la retraite de professeurs d’Education Physique et Sportive (EPS) en 3 ans pour seulement 1 500 recrutements. Tous les parents promettent que s’il faut durcir le mouvement, ils le feront. Il en va de l’avenir de nos enfants. L’éducation, ou comment le système part en vrille… 

Nouveau vent de colère contre la fermeture de classes en Lorraine ! 

La protestation s’amplifie en Lorraine et en particulier en Meurthe-et-Moselle, où 89 classes sont menacées de fermeture pour seulement 32 projets d’ouverture. Pourtant, les effectifs sont stables. Rien que pour le bassin de Briey, il y aurait 10 fermetures pour 4 ouvertures. Par ailleurs, 103 postes seraient tout bonnement supprimés dans les seuls collèges meurthe-et-mosellans ! De véritables coupes claires ! Une nouvelle saignée après les restructurations militaires ! Dans le seul but de faire des économies et d’instaurer des conditions d’apprentissage dignes d’un pays en voie de développement en Lorraine ?

En effet, il n’y aucune logique et pas la moindre justice dans cette histoire, seulement une règle pure d’arithmétique, une politique au coup par coup, sans cohérence. Si bien qu’après l’annonce des fermetures probables des classes de maternelle de Mairy-Mainville et de Valleroy, les parents d’élèves appellent maintenant à des manifestations de plus grande ampleur et à mener des opérations coup-de-poing sur la voie publique. Ils envisagent ainsi de bloquer des routes et d’occuper des écoles, afin d’enfin faire entendre le cri de leur colère et de leur incompréhension. La grogne monte et une pétition contre toutes ces restructurations scolaires honteuses a été lancée. 

Bitche : sursis pour Saint-Augustin

Dans la cité fortifiée, le collège et lycée privé Saint-Augustin, sous tutelle du diocèse de Metz et sous contrat avec le ministère français de l’éducation nationale, qui existe depuis le XVIIIème siècle, risquait de fermer ses portes à la rentrée prochaine. Finalement et pour mettre fin à toute polémique dans ce climat de suspicions et d’inquiétudes, l’évêque de Metz a dernièrement assuré que l’établissement continuerait à remplir sa mission d’enseignement en 2010. Il n’a cependant rien promis pour 2011. Un conseil d’accompagnement, composé d’experts pédagogiques et économiques, sera prochainement mis en place afin d’établir un état des lieux. Le but est ici d’accompagner le chef d’établissement, de réfléchir au fonctionnement de la structure et de la doter d’une gestion économique. Car le handicap majeur de Saint-Augustin réside dans ses baisses chroniques d’effectifs. Confondus, collège, lycée et classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieur ne comptent que 350 élèves, alors que les bâtiments peuvent en accueillir jusqu’à 1 500. L’établissement privé souffre depuis plusieurs années d’une baisse de fréquentation, en particulier suite à la création du lycée public Teyssier à Bitche en 1973. Pour pallier ce problème et redresser Saint-Augustin, plusieurs pistes d’ouverture sont envisagées, avec tout d’abord l’aide des anciens élèves, dont certains occupent des places de responsables politiques et économiques, mais aussi en recherchant des partenariats avec des privés en lien avec le collège. La création d’un centre d’art ou encore la mise en place d’une unité pédagogique d’intégration pour les jeunes souffrant de troubles du langage comme la dyslexie sont également étudiées. 

Toujours opposés à la fermeture des collèges ! 

Les BLE tiennent à rappeler qu’à la rentrée prochaine, le collège Schuman de Metz fermera ses portes (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/30/le-prefet-avalise-la-fermeture-du-college-robert-schuman/). De leurs côtés, les établissements Georges-Bernanos, de Montigny-lès-Metz, et Georges-de-La-Tour, à Metz, fusionneront, suite au vote du 30 mars 2009 du conseil général de Moselle. Cette décision ne peut que se traduire par une dégradation des conditions d’études et de réussite des élèves. Par ailleurs, selon les enseignants concernés par cette nouvelle restructuration, les effectifs ne sont qu’un prétexte, totalement injustifié, dans la mesure où l’agglomération messine est la seule zone de Moselle à avoir des effectifs stables (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger/). C’est pourquoi un double recours a été déposé devant la justice, afin de se faire entendre et de ne pas voir une telle ignominie devenir réalité. 




42 Commentaires pour “Education en danger”


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  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Une rentrée marquée par les restructurations scolaires

    Après les centaines de suppressions de postes dans l’académie de Nancy-Metz, de loin la plus touchée par les iniques et odieuses restructurations scolaires, l’heure est au bilan avant une nouvelle mobilisation. Rien qu’en Moselle, on dénombre 124 fermetures de classes pour seulement 56 ouvertures, soit une disparition de 68 classes. Le rectorat tente de justifier l’injustifiable en invoquant un recul démographique. Sauf que si nos écoles primaires perdent 600 élèves, ce qui représente une baisse des effectifs de 0,5%, 112 postes d’enseignants sont dans le même temps supprimés, soit une baisse de 2,1%. Il y a donc comme un léger problème de proportion.

    Certaines décisions prises à la dernière minute font grincer des dents, à l’image de la non-ouverture d’une classe maternelle à Courcelles-Chaussy, alors que la moyenne est de 30 élèves. L’inspection académique assure cependant que « si un moyen se libère, il sera affecté à cet endroit-là ». Par ailleurs, l’école Verlaine de Hagondange présente une moyenne de 23,2 élèves par classe, alors que son statut d’école classée RRS (Réseaux de Réussite Scolaire) en fixe le seuil à 23.

    Dans la Meuse, le bras de fer entre l’inspection académique et Romagne-sous-les-Côtes pour rouvrir l’école communale fermée sans la moindre concertation se poursuit. Il faut dire que dans le village d’à côté, à Azannes, cinq niveaux cohabitent dans une seule et même classe. C’est pourquoi une manifestation a dernièrement eu lieu à Romagne, à Azannes et à Soumazannes, pour défendre le maintien des trois écoles de la vallée de la Haute Thinte.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    Restructurations scolaires aussi dans l’enseignement religieux

    Héritage historique du Concordat, l’enseignement religieux, officiellement obligatoire sous-réserve de dispense en bonne et due forme en Moselle, est également victime des iniques et odieuses restrictions budgétaires qui touchent le rectorat de Nancy-Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger-2/). La situation est inédite et implique un mouvement de fond sans précédent au sein de cet enseignement.

    45 % des collégiens suivent cet enseignement en Moselle, alors qu’ils ne sont que 42 % en Alsace. Pourtant, les deux départements alsaciens, également sous régime concordataire, ne sont pas soumis aux mêmes restrictions. En effet, la Lorraine perd au total 880 postes d’enseignants toutes matières confondues à la rentrée, l’Alsace à peine 9.

    Nous pouvons déplorer l’absence d’une enveloppe budgétaire spécifique qui permettrait de compenser le déséquilibre de traitement avec les Alsaciens. Car l’enjeu est bel et bien de préserver le statut concordataire en Moselle (voir : http://blefondation.e-monsite.com/rubrique,droit-local,822553.html).

    Jusqu’à présent, 5 élèves étaient nécessaires pour constituer une classe, 15 pour deux classes, et 30 pour trois. Cette année, les règles de calcul sont plus drastiques, puisqu’il faut 20 élèves pour faire une classe, 26 pour deux et 46 pour trois. C’est pourquoi des collèges de Woippy et de Moulins-lès-Metz sont d’ores et déjà privés de cours de religion, faute du nombre minimal d’élèves.

    En 2010-2011, 77 enseignants dispensaient des cours de religion, dont 60 titulaires d’un CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré). Ces derniers sont donc assurés de retrouver un poste. Par ailleurs, 6 des 14 contractuels en CDI ont été placés. Les autres peuvent soit démissionner avec des indemnités, soit se reconvertir.

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