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C’était hier en Lorraine

Le Groupe BLE Lorraine ouvre une nouvelle rubrique intitulée « C’était hier en Lorraine », afin de retracer certains des grands évènements de l’histoire moderne de notre belle province. Elle sera régulièrement mise à jour et complétée de nouvelles découvertes. Un formidable voyage à travers le temps et l’Histoire …

L’Exposition Universelle de Metz

Il y a 150 ans, Metz accueillait l’Exposition Universelle. De mai à septembre 1861, la place Royale, devenue depuis la Place de la République, l’Esplanade et le Quai des régates connurent l’effervescence dans les pavillons et les espaces consacrés à l’agriculture, l’industrie, l’horticulture, aux beaux-arts et à un concours d’orphéon. Le tout sur une superficie totale de 15 000 mètres carrés.

C'était hier en Lorraine dans Actualité Exposition-Universelle-Metz

Si Nancy eut son heure de gloire en 1909 avec l’Exposition Internationale de l’Est de la France, Metz avait déjà organisé une Exposition Universelle 48 ans plus tôt. 2011 aurait dû marquer les 150 ans de cet événement qui est étrangement passé sous silence. Pourtant, après Londres en 1851, New York en 1853 et Paris en 1855, ce fut bien Metz qui a accueilli en 1861 la 4ème Exposition Universelle de l’histoire. Le choix de la ville lorraine avait été arrêté dès 1857 par le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics de l’époque qui voulait alors en faire le siège du concours agricole de l’Est. L’Académie impériale de Metz souhaita faire coïncider ce concours avec une Exposition Universelle de l’industrie et des beaux-arts. L’idée reçut l’agrément de l’impératrice Eugénie, l’épouse de Napoléon III.

Des travaux considérables furent entrepris par les frères Sylvain et Emile Sture pour le terrassement et la construction des cinq bâtiments qui se présentaient sous forme de grandes galeries. La plus longue, en bas de la Place Royale, était en bois. Elle fut réservée à l’industrie. Deux autres galeries étaient consacrées aux machines, aux beaux-arts et à la musique. Derrière la statue du maréchal Ney, un jardin présentait les produits de l’horticulture devant une petite galerie abritant des œuvres d’art. Les animaux du concours agricole étaient visibles dans les allées de l’Esplanade et du Jardin Boufflers. L’animation nautique, très en vogue à l’époque, était concentrée au bord du bras mort de la Moselle. La surface totale construite sur la Place Royale et l’Esplanade était de 7 052 mètres carrés.  

L’Exposition Universelle de Metz débuta le 20 mai par la section horticulture. Elle se poursuivit le 22 mai par un concours hippique. L’inauguration officielle eut lieu le 26 mai 1861. Les chemins de fer consentirent des réductions pour faire venir les visiteurs comme ils accordaient des tarifs de faveur aux importations de produits étrangers. Le ministre de l’intérieur dispensa même les étrangers de la formalité du passeport. Les grandes fêtes musicales commencèrent à partir du 1er juin. Un concours d’orphéons eut lieu le 2, un festival choral et instrumental le lendemain avec 800 chanteurs. La galerie des beaux-arts fut accessible le 16 juin. On pouvait y admirer 1 127 œuvres de 400 artistes, dont des sculptures de Bartholdi et Carpeaux, des peintures de Courbet, Corot et Delacroix à côté de figures locales comme Bellevoye, Migette et Laurent-Charles Maréchal, l’un des fondateurs du courant artistique qu’on nomma l’Ecole de Metz, mais aussi de Charles Gallé-Reinemer, Auguste Majorelle et Lucien Wiener, dont les fils, créèrent 40 ans plus tard l’Ecole de Nancy.

L’Exposition Universelle présentait également le meilleur de l’industrie du Second Empire. Les 200 000 visiteurs purent ainsi découvrir les fourneaux de cuisine du Messin François Vaillant, les coffres forts Haffner de Sarreguemines, un bloc de charbon de 10 tonnes rapporté de Carling, un autre de 15 tonnes des houillères de Prusse, du sel de Dieuze, des faïences de Villeroy-et-Boch, des joyaux des cristalleries de Saint-Louis et de Meisenthal, des meubles en bois signés Majorelle, ainsi que d’autres en fer créés par Dominique Pantz.

Pendant quatre mois se succédèrent concerts et régates, courses à voile et à avirons, bals et concours de tir, lancements d’aérostats et de multiples conférences économiques. Le 13 octobre furent distribuées les récompenses. La société des pépiniéristes Simon-Louis frères obtint la médaille de l’Impératrice.

De nos jours, il ne reste plus beaucoup de témoignages encore visibles de l’Exposition Universelle de Metz. Seul le pavillon des Régates Messines et les superbes serres de la section horticulture qui furent démontés et remontées en 1886 dans le parc Frescatelly devenu depuis Jardin Botanique subsistent de cette époque révolue où Metz rayonnait dans le monde par son attractivité.

Quant aux peintures, une souscription permit d’acquérir la Voie douloureuse dite aussi la Montée au calvaire, un tableau de Delacroix exposé depuis aux Musées de la Cour d’Or.

Des chapeaux de Lorraine

Importée de Toscane, l’industrie des chapeaux remonte au XVIème siècle en Lorraine. Deux productions ont valu à notre pays une renommée mondiale au XIXème siècle : les chapeaux de paille et les peluches de soie nécessaires à la confection des hauts-de-forme.

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Séchage après mise en forme des chapeaux (Crédits photo : amolenuvolette.it)

Lorsque la célèbre Maison Coanet s’installa à Nancy en 1819, la cité ducale fut alors considérée comme le centre de la chapellerie lorraine. La guerre de 1870 apporta ensuite de nouveaux industriels. Après la signature du Traité de Francfort, l’Alsace Bossue fut annexée au Reich et les Alsaciens, soucieux de ne pas perdre leur clientèle française, déménagèrent en effet vers les départements lorrains restés français. Si bien que des manufactures s’ouvrirent à Epinal et à Nancy. Le chapeau de paille blanc, de palmier ou de manille, en raphia à partir de 1880, était recherché pour son confort et sa légèreté.

A Lunéville, alors que ses chapeaux de panama étaient déjà réputés, Octave de Langenhagen fonda en 1871 une filiale de sa maison mère situé à Sarre-Union. Il avait en effet innové en utilisant comme matières premières les feuilles de latanier importées de Cuba et des feuilles de palmier en provenance de l’Equateur. Ces matériaux, fournis à l’état brut, devaient être préparés pour être tressés. Cette tâche était le plus souvent confiée à des enfants, avant que les femmes ne prennent le relais. On estime qu’elles étaient près de 3 000 sur 25 communes de l’arrondissement de Sarrebourg à travailler pour la Maison Langenhagen. La nouvelle mode ne mettant plus en vedette le chapeau de paille, cette activité disparut vers 1930.

Le haut-de-forme devint quant à lui le symbole de la bourgeoisie. La peluche de soie, nécessaire à sa confection, avait pris, depuis 1830, une extension considérable à Toul, à Metz et surtout dans l’arrondissement de Sarreguemines. Ce morceau d’étoffe était alors considéré comme un produit de luxe. En 1833, la manufacture la plus importante était celle de Massing et Huber, à Puttelange-aux-Lacs. Leur réputation se fondait sur leur invention qui avait permis de fixer définitivement le noir sur les fibres. Auparavant, le tissu perdait sa teinte une fois exposée au soleil. En 1862, Emile Huber, fils du second et chimiste à ses heures, améliora encore le procédé et ouvrit une usine à Sarreguemines. Sa peluche noire, unique au monde, était renommée « pour son ton vert-bleu, pour sa souplesse et sa douceur à la main ». 50 % des hauts-de-forme portés dans le monde venaient de Sarreguemines qui, avec Puttelange-aux-Lacs, assurait la totalité de la production en France. Emile Huber fournit même la cour d’Angleterre. La peluche de soie faisait vivre près de 4 000 ouvriers dans les années 1840, contre 300 seulement pour les faïenceries. La fabrique d’Emile Huber ferma définitivement ses portes en 1913.

Aujourd’hui, il n’existe aucun témoignage de ce prodigieux développement industriel et de cette marque de fabrique lorraine. C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine estime qu’un grand musée de la chapellerie lorraine, qui serait situé à Nancy, Sarreguemines ou Puttelange-aux-Lacs, comblerait ce manque tout en concourant au développement économique et touristique de notre territoire.

Le temps de la vannerie en Lorraine

Au XIXème siècle, l’artisanat lorrain pouvait s’enorgueillir d’une activité lucrative en plein essor, la vannerie.

L’industrie, d’abord familiale, s’imposa là où les terrains humides favorisent la culture de l’osier, notamment dans les régions de Lunéville et de Verdun.

Le mot vannier vient de « van », nom donné à un panier plat aux bords relevés muni de deux poignées. Il servait aux paysans à vanner, autrement dit à séparer les grains de blé de la balle de paille. La profession était à l’époque organisée au sein d’une corporation. Les vanniers se répartissaient en trois classes : les vanniers-mandriers (ou mandeliers) qui confectionnaient de grandes corbeilles tressées serrées appelées mandes ou mandles, les vanniers-cloturiers (ou closiers) qui fabriquaient des vans, des hottes et des cabas en osier frappés par une armature de bois, ainsi que les vanniers-faissiers (ou faisseliers) qui fournissaient des vanneries ajourées. L’apprentissage était la plupart du temps familial. Il durait quatre ans, auxquels il fallait ajouter deux années de compagnonnage.

Avant d’être une activité florissante, la vannerie était un travail occasionnel qui répondait avant tout aux besoins des paysans. Ces derniers fabriquaient des paniers pour transporter leurs récoltes ou pour conserver les aliments.

Les branches des saules sauvages étaient coupées à l’automne. Les baguettes étaient ensuite soigneusement triées et mises en bottes. La confection des ouvrages s’effectuait les jours de mauvais temps ou lors des longues veillées d’hiver.

Plus adapté à la vannerie que le saule sauvage, l’osier fut cultivé à partir du XVIIIème siècle. Il pousse dans des sols profonds, riches et légèrement humides. La production industrielle se développa grâce à la mécanisation et au transport ferroviaire. Des centres de vannerie s’implantèrent dans une trentaine de communes des cantons de Lunéville, Blâmont, Badonviller, Baccarat et Gerbéviller. L’activité se diversifia également avec la vannerie dite de fantaisie.

De nombreux colporteurs chargés de paniers et de corbeilles sillonnaient villes et campagnes. Les marchés aux paniers étaient très prisés. La vannerie s’exportait aussi. Il n’était d’ailleurs guère de pays où les corbeilles lorraines n’étaient pas importées.

Malheureusement, la guerre de 1914-1918, qui détruisit de nombreuses oseraies, marqua la fin de cet artisanat local.

Le Groupe BLE Lorraine estime qu’un écomusée devrait présenter l’histoire et les techniques de cette activité qui marqua le paysage lorrain.

Vallée de la Saulx : un crime de guerre impuni

Le 29 août 1944, vers 15 heures, les Allemands ont rassemblé 49 hommes sur la voie de chemin de fer à Robert-Espagne. Trois mitrailleuses mises en batterie leur ont tiré dessus, puis les soldats ont achevé les blessés. Ce jour-là, deux autres hommes et une jeune fille tombèrent également sous les balles ailleurs dans le village.

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« Robert-Espagne incendié » (Crédits photo : http://martyrsdelasaulx.blogspot.fr/)

Selon une enquête de gendarmerie menée en avril 1945, une vingtaine d’hommes est arrivée dans le village vers 10h30. Le procès-verbal rapporte qu’après l’explosion du bureau de poste, « des groupes de soldats entrèrent dans chaque maison, surexcités, en se faisant servir du vin qu’ils buvaient à la bouteille ». Ils ordonnèrent aux hommes du village de se rendre place de la Gare, soi-disant pour y construire une tranchée.

Après ce massacre sans raison, les Allemands ont mis le feu aux maisons. Le village a été détruit à 95 %. Sa reconstruction n’a débuté que dans les années 1950. De cette journée terrible, il ne reste aujourd’hui que deux poutres calcinées, posées en croix à l’entrée du village. Le seul souvenir d’un crime de guerre demeuré impuni.

Les massacres de la vallée de la Saulx, près de Bar-le-Duc, ont touché quatre villages : Robert-Espagne, Couvonges, Beurey-sur-Saulx et Mognéville. Robert-Espagne a connu le bilan le plus lourd avec 52 victimes au total, sur les 86 recensées ce 29 août 1944. A chaque fois, des pillages ont eu lieu et des maisons ont été incendiées.

Chaque année, quatre cérémonies de commémoration distinctes sont organisées dans les quatre communes. Un monument unique devait être érigé entre Robert-Espagne et Beurey-sur-Saulx. La première pierre en avait même été posée par le général de Gaulle, lors de sa visite le 28 juillet 1946. Mais le monument n’a finalement jamais vu le jour.

Yves Entenich a réalisé un documentaire intitulé Un crime de guerre pour la télévision sur ces atrocités. D’après lui, une telle barbarie est l’œuvre de « fanatiques », des militaires de la Wehrmacht très entraînés. Ils avaient voulu recruter des unités dans la région de Bar-le-Duc, mais ceux-ci refusaient. Son travail l’a amené à privilégier le témoignage à l’analyse, pour proposer un film « humain ».

Les massacres de la vallée de la Saulx sont moins connus que d’autres, comme celui d’Oradour-sur-Glane par exemple, car les villages incendiés ont été reconstruits.  

Metz : les 100 ans de l’Hôtel des Postes

Les bâtiments laissés par Guillaume II à Metz ont quelque chose d’impérial. De colossal aussi. Mais pour bien les comprendre, il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Pour l’empereur prussien, Metz devait être la vitrine de la puissance allemande. C’est pourquoi la ville a été structurée militairement pour l’ancrer définitivement dans l’Empire. Tout a alors été mis en œuvre pour germaniser Metz, avec une gare digne de ce nom, un palais du gouverneur à la hauteur, un hôtel des métiers qui se voit, un Temple Neuf inspiré de la cathédrale de Spire et quelques autres pépites dont l’Hôtel des Mines et celui des Postes. Ce dernier, paré de grès rose des Vosges, est peut-être avec l’imposante gare qui lui fait face, l’un des symboles les plus représentatifs de la puissance impériale allemande. Il fête son siècle d’existence en mai 2011.

Un premier projet de style néobaroque signé par Karl Statsmann, professeur à l’école technique de Strasbourg, fut proposé en 1902. Mais il fut refusé par le Kaiser. Ce denier voulait en effet conserver une certaine homogénéité avec les édifices de style néo-roman aux abords de la gare. Ce furent finalement les plans de l’architecte Ludwig Bettcher qui furent approuvés en 1903. Les travaux commencèrent en 1907. Le bâtiment, inauguré en 1911, ressemble au palais du gouvernement à Coblence et au palais royal de Poznan, construits peu de temps auparavant.

L’aspect monumental de l’Hôtel des Postes vient de sa hauteur, de l’épaisseur de ses murs, souvent pleins malgré la multiplicité des fenêtres romanes, et du soubassement marqué par le relief saillant de la pierre. La haute tour centrale qui évoque un donjon accentue cet effet. L’intérieur du hall, très vaste et lumineux, rappelle toutefois la vocation pacifique de l’édifice. La Poste centrale de Metz a été construite en face de la gare pour des raisons logistiques et pour satisfaire les exigences militaires impériales, puisque la rapidité d’acheminement du courrier était capitale, surtout en cas de conflit.

Cet imposant édifice, d’inspiration médiévale, occupe un îlot de cent mètres de côté. Il dispose d’une superficie totale de 20 000 mètres carrés. Ce volumineux ensemble a été dessiné de façon à mettre en valeur chacun de ses angles par une tour différente.

Son style néo-roman est basé essentiellement sur des reliefs dans la pierre, avec quelques motifs fantastiques ou symboliques sur des chapiteaux, ainsi que des colonnes en granit gris. La variété des ouvertures permet de différencier ses trois niveaux : des grandes baies dans les salles d’accueil du public, des fenêtres pour les services internes, des lucarnes en gradins pour les escaliers et des fenêtres rondes aux paliers. Jusqu’en 1919, un aigle impérial trônait sur sa façade. Il a été effacé après la première annexion allemande.

Rappelons enfin que l’Hôtel des Postes de Metz est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1975. 

Le long de la Ligne Maginot dans le Nord lorrain

Partons ensemble à la découverte de cette impressionnante ligne de fortifications le long de nos frontières en Meurthe-et-Moselle et en Meuse. 

Pour cela, il convient de faire un rapide historique, afin de mieux situer les évènements et d’en comprendre les enjeux. 

La loi proposée par le ministre français de la guerre André Maginot a été votée par le parlement en janvier 1930. Après la réintégration de l’Alsace-Moselle dans le giron français, il était apparu nécessaire aux autorités de Paris de fortifier cette nouvelle frontière, d’autant plus que l’armement avait fait des progrès considérables pendant la Première Guerre Mondiale. Les nouvelles fortifications se devaient par conséquent d’être cuirassées et totalement enterrées, dans le but d’éviter à tout prix l’hécatombe de la guerre 1914-1918 avec la fameuse Bataille de Verdun. C’est pourquoi la Ligne Maginot s’inscrit dans le cadre d’une stratégie défensive.

Cette construction, qui s’étend de Longuyon à la Suisse, fut édifiée en un temps record de 1930 à 1933, année de la nomination de Hitler à la chancellerie. Elle comprend au total 22 gros ouvrages, 36 petits, ainsi que plus de 300 casemates d’intervalle. Elle ne fut prévue que jusqu’à Longuyon afin de pas heurter la susceptibilité diplomatique et politique de la Belgique, déclarée comme alliée. Or, au début du Ier conflit mondial, les Allemands étaient passés par la Belgique neutre … Cette dernière a signé un accord militaire avec la France en 1920. La défense s’appuierait ici sur les lignes d’eau. 

Cela dit, Paris décida à partir de 1933 de prolonger la Ligne Maginot le long de la frontière belge, mais avec des moyens financiers plus réduits. C’est pourquoi, en direction de Montmédy, le curieux peut encore observer des casemates construites après 1934. Ce « sous-secteur » de Marville comprend 22 casemates sur deux lignes parallèles à la Chiers. Les troupes étaient cantonnées dans le casernement bâti à Saint-Jean-lès-Longuyon. Le secteur constitue ici une trouée de 13 km peu armé. La « tête de pont », qui commence à Velosnes, comprend deux gros ouvrages et deux petits, tous implantés sur des hauteurs. Une tourelle de 75 mm avait pour mission de protéger le plateau de Marville. Le gros ouvrage de Vélosnes, qui disposait de 6 blocs de combat, fut construit à partir de 1934. A l’intérieur, le poste de commandement est orné de fresques dessinées par des soldats. Située un peu plus loin, la place forte historique de Montmédy fut aussi intégrée dans le système défensif. De même, les cinq blocs du gros ouvrage du Chesnois à Thonne-le-Thil, étaient renforcés de quatre canons antichars et de deux tourelles. A noter qu’il renferme plus de 2,5 km de galeries souterraines. De plus, dans ces forts de seconde génération, l’entrée unique servait à la fois pour les hommes et les munitions. 

Ce type de forts se retrouve également autour de l’agglomération de Longwy. Pourtant, en 1929, le maréchal Pétain avait proposé de ne pas défendre la cité des émaux par la Ligne Maginot. Deux raisons avaient été alors invoquées. D’une part, la trop grande proximité de la frontière ne permettait pas d’avoir du recul, d’autre part, le relief de la vallée de la Chiers rendait difficile la protection de la ville et de ses usines. La ligne Maginot fut donc construite en arrière. Mais, au début de la guerre, en décembre 1939, le secteur passa sous le commandement du général Condé, partisan de la défense de l’agglomération. Si bien qu’en février 1940, il proposa de construire la Position Avancée de Longwy (PAL) pour permettre aux usines de travailler le plus longtemps possible. Le projet fut finalement accepté en mars. Il prévoyait la construction d’une vingtaine de blockhaus et d’un fossé antichar depuis Longlaville jusqu’à Lexy. Sur un front de 15 km, ce dispositif comprend une ligne d’avant-poste, une ligne principale de résistance et une ligne de soutien. 

L’un des principaux ouvrages du Nord Lorrain est sans conteste le fort de Fermont. Il constitue une véritable ville souterraine à trente mètres sous terre. Seuls émergent en effet les postes d’observation et de combat. Pour mieux résister aux assauts et aux bombardements, les forts de la Ligne Maginot sont articulés, c’est-à-dire que chacun d’entre eux comprend un nombre variable de blocs séparés et reliés par des galeries profondes. Le fort de Fermont dispose ainsi de trois blocs. Les entrées sont de même prévues assez loin à l’arrière pour ne pas être exposées aux tirs ennemis. Chaque ouvrage est par ailleurs doté d’un équipement ultra moderne avec des cuisines et des blocs opératoires, comme au fort de Latiremont ou dans celui dit du Mauvais Bois. Le projet initial de ce dernier avait esquissé un ouvrage d’artillerie à cinq blocs de combats. Mais seuls trois blocs furent finalement construits. Le fort devint par la suite un ouvrage d’infanterie protégé par les canons de Fermont et de Bréhain, gros ouvrage comprenant huit blocs. Le fort du Bois du Four est un peu l’exception qui confirme la règle. Très bien rénové, il présente ainsi la particularité d’être visible, dans la mesure où ici les restrictions budgétaires ont réduit l’ensemble à un seul bloc à deux étages. A l’extérieur, le visiteur peut remarquer les casiers pour les mines antichars qui étaient placées au dernier moment. Chaque ouvrage était aussi protégé par tout un réseau de barbelés et par huit rangées de rails. 

Une fois les ouvrages terminés, il devait y avoir en permanence des troupes sur place. Des casernes de sûreté furent donc créées le long de la Ligne Maginot, afin d’héberger les soldats et les familles des militaires de carrière. Dans le Nord lorrain, quatre ensembles furent construits dans cette optique à Doncourt, Mortfontaine, Errouville et Ludelange. 

Ainsi, au début des années 1930, le bassin industriel lorrain fut doublé d’un vaste chantier de travaux publics qui a nécessité l’arrivée de nouveaux travailleurs et des moyens gigantesques.   

(Source : presse régionale)

Ces Lorrains enrôlés de force dans la Wehrmacht

Suite à la défaite française face aux forces du IIIème Reich en moins de six semaines, la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin furent annexés à l’Allemagne hitlérienne en dépits des accords d’armistice signés avec le régime de Vichy. Ce dernier se borna à de faibles protestations. Le Luxembourg fut également annexé.

La Moselle fut rattachée à la Sarre sous les ordres du Gauleiter Josef Bürckel. Sa première action consista à rapatrier les populations évacuées en septembre 1939 par l’administration française. 1940 marqua le début de la « germanisation » de l’administration, de la législation, de l’état civil ou encore de l’école. Seule la langue allemande fut autorisée. Les adolescents et les adolescentes furent incités à rejoindre les camps de jeunesse hitlérienne, à savoir les Hitler-Jugend, qui devinrent obligatoire en 1942. Le Reichsarbeitsdient (RAD), un service paramilitaire obligatoire, fut de même introduit en 1941. Les noms des rues furent changés, les comptes en banques transformés en Deutsche Mark, mais seulement aux deux tiers de leur valeur. La propagande nazie prit le relais un peu partout.

Le Führer accorda deux ans aux Gauleiter pour faire des annexés de vrais Allemands et de vrais nazis. Ils échouèrent, puisque seuls 1 800 à 2 000 jeunes gens s’engagèrent volontairement dans la Wehrmacht. Parmi eux, 800 étaient en fait des enfants de colons allemands. De manière paradoxale, Hitler refusait l’incorporation dans ses armées des Alsaciens et des Mosellans qu’il considérait comme des traîtres. Mais la bataille de Stalingrad, qui marqua la première défaite des troupes du IIIème Reich depuis le début du second conflit mondial, fut longue et meurtrière. Le Führer avait donc besoin de nouvelles troupes, si bien qu’il céda devant l’insistance des Gauleiter et décréta la mobilisation générale le 25 août 1942 en Alsace et le 29 août 1942 en Moselle. Les classes 1922, 1923 et 1924 furent appelées à revêtir l’uniforme allemand en octobre 1942. D’autres suivirent. En août 1944, l’armée allemande, bien déjà aux aboies, appela encore les jeunes de 16 ans. Les nazis déportaient la famille entière si les jeunes ne partaient pas. Tout le monde le savait en Moselle, mais la difficulté de cette position et de cette situation reste encore largement méconnue en France.

Les plus anciens avaient déjà vécu la guerre sous l’uniforme français entre septembre 1939 et juin 1940. Sur 100 Allemands, il y a avait deux Lorrains, pas plus. Les nazis avaient peur des rebellions. Ils furent 130 000 au total et furent par la suite nommés les Malgré-nous.

Nombre d’entre eux furent envoyés sur le front russe. 40 000 Malgré-nous ne sont jamais revenus. Ils ont laissé leur vie sur les champs de bataille ou sont morts dans des camps de prisonniers. Le plus connu est le camp soviétique de Tambow, où le taux de mortalité était extrêmement élevé. Un musée lui est de nos jours consacré à Amnéville-les-Thermes. Situé à 400 km au Sud-Est de Moscou, ce camp semi-enterré était en pleine forêt. Les températures descendaient en-dessous de -30°C. Les conditions de vie y étaient effroyables. 15 à 20 000 Alsaciens et Mosellans y ont été regroupés, avec des Luxembourgeois, des Italiens et des Roumains, mais pas d’Allemand. Alliée pendant la guerre à l’URSS, la France avait pourtant connaissance de la présence de ces prisonniers. Une stèle en leur honneur a dernièrement été érigée à Sarreguemines.

Aucun Mosellan ne fut incorporé dans la SS. Pourtant, d’abord très sélectifs en matière d’idéologie, de « race » et de condition physique, les critères d’incorporation dans la Waffen-SS furent peu à peu assouplis. A partir de l’hiver 1943, cette dernière comptait de nombreuses nationalités, en général encadrées par des vétérans allemands fanatiques.

Depuis, la France a voté une loi d’amnistie pour tous les Malgré-nous.

Les origines lorraines de Chopin

Nicolas (Mikolaj) Chopin naquît en 1771 et passa son enfance en Lorraine entre les vergers de mirabelliers. Il partit ensuite vers la Pologne, quittant ainsi une vie d’une richesse culturelle extraordinaire, qu’il dût en grande partie à son éducation forgée près de Marainville, dans la plaine des Vosges. Il laissa dans la peine un fils au génie musical absolu, Frédéric, dont on célèbre en 2010 le bicentenaire de  sa naissance. 

L’histoire commence donc dans les Vosges, à Marainville, dans ce village-rue posé délicatement autour du château du comte Pac. Non loin de là s’étend la vallée du Madon, paisible rivière poissonneuse. Jeune homme ambitieux, Nicolas Chopin comprend très tôt l’intérêt de s’éduquer. C’est ce qu’il entreprit au Gymnasium de Tantimont, lieu-dit aujourd’hui perdu et oublié entre Charmes et Mirecourt. Le collège religieux, situé à 5 km de chez lui, enseignait l’astronomie, la calligraphie, le calcul et même les sciences occultes, que les abbesses de Remiremont pratiquaient sans complexe, comme en témoigne la svastika orientale gravée sur la façade et encore intacte deux siècles plus tard. La maison natale de Nicolas Chopin à Marainville est encore visible de nos jours. C’est une ferme lorraine classique, assez basse, qui se divise en une large grange et une partie d’habitation étroite, toute en profondeur. Elle est bien entendu prolongée à l’avant par un usoir où l’on empilait le foin et le bois. Les fenêtres de la bâtisse donnent sur l’église, là où ont été baptisés Nicolas et ses deux sœurs.

Le petit Nicolas a laissé quelques traces de son passage dans le village, mémoire d’un souvenir invisible mais toujours présent. Il a en effet gravé au couteau ses initiales (C.N. 1777) au dos de plusieurs bancs de l’église pendant les cours de catéchisme. Au moment où la Cour de Lorraine des châteaux de Lunéville et de Commercy et du Palais Ducal de Nancy rivalisait pour singer Versailles, le château de Marainville, dont il ne reste malheureusement plus qu’une pierre taillée marquant l’entrée du domaine et une dépendance en ruine, accueillait en plein siècle des Lumières des musiciens, des philosophes et des savants qui conversaient dans les allées plantées d’orangers et de lauriers. Nicolas Chopin fit de Mme Weydlich une marraine intellectuelle. La fréquentation de la vie du château vosgien, où il apprit la musique, compléta harmonieusement l’enseignement du collège de Tantimont. Mme Weydlich l’aida par ailleurs à se procurer un violon de Mirecourt qu’il emporta par la suite toujours avec lui. Nicolas Chopin avait 14 ans lorsqu’il apprit par la bouche de l’intendant que le comte Pac voulait vendre son château. Tout un monde s’effondrait alors autour de lui. Avec la conscience politique aiguë acquise au château, le jeune Chopin embrassa la cause des confédérés unis contre le Tsar de Russie. Il décida alors de quitter la Lorraine pour Varsovie avec Mme Weydlich qui partait retrouver son mari en Moravie. Nicolas franchit la Vistule à l’automne 1787 et devint comptable à la manufacture de tabac de la cité polonaise. C’est là qu’il rencontra Justina, qu’il épousa en 1806. Le couple donna naissance un an plus tard à Ludwika puis à Frédéric en 1810, Isabella en 1811 et enfin Emilia en 1812. La maison des Chopin à Varsovie accueillit des enfants de familles polonaises aisées, auxquels furent enseignées la littérature, les sciences et la philosophie. C’est dans le salon que s’installa Frédéric au piano dès l’âge de 7 ans. Tous les jeunes pensionnaires l’écoutaient avec admiration. 

C’est ainsi dans cette ambiance de partage et de rencontres, culturellement riche, que s’épanouit Frédéric Chopin, dont le génie musical et son talent d’improvisateur viennent en partie de son ouverture d’esprit. Autant de traces et de souvenirs de l’éducation de son père fondée en Lorraine sur les bases du collège de Tantimont et du château de Marainville. Aujourd’hui, les nombreuses tombes des membres de la parentèle de Nicolas Chopin au cimetière de Xirocourt en rappellent la mémoire, en attendant la création d’un circuit Chopin dans les Vosges… 

(Source : presse régionale) 

7 Commentaires pour “C’était hier en Lorraine”


  1. Joelle PFEIFFER CARDINI écrit:

    Je suis née à Lessy le 31 mars 1957. Mon grand-père s’appelait François Pfeiffer et ma mère Anne Pfeiffer. Je ne me souviens que du bonheur de vivre avec maman, grand-père et grand-mère dont j’ai oublié le prénom car j’ai été retiré de ma mere vers l’âge de 5 ans pour être placée à Plappville (orphelinat détestable) et mis en familles d’accueils détestables également. J’ai vécu tout d’abord en Moselle, puis presque 2 ans en Sanatorium la Dune à Arcachon pour revenir à l’orphelinat de Plappville, ensuite Beux, La Mourière (Baroncourt), Vitry/Orne et Metz-Sablon avant de m’installer en Provence et d’y rester. De la Lorraine, je n’ai vécu que quelques années de bonheur c’était avec ma mère et mon grand-père qui m’ont appris à aimer le goût du terroir et sa nature : vignes et sapins de Lessy. merci. Joelle Pfeiffer
    Cardini. J’ai oublié de citer Verdun où je suis restée 1 an à peu près.

  2. delbart écrit:

    recherche documents et photos ligne maginot 1940 secteur errouville mon père était présent au 128 ème R.IF. Prisonnier le 22 juin 1940 environ Barisey la cote . Merci

  3. bloggerslorrainsengages écrit:

    De l’horreur du camp de transit du Ban-Saint-Jean

    De 1941 à 1944, le Ban-Saint-Jean, près de Boulay-Moselle et de Creutzwald, a été un camp de transit nazi pour prisonniers soviétiques. Il a été reconnu comme le lieu d’extermination le plus important de France.

    En effet, plus de 23 000 corps y ont été enterrés dans 204 fosses communes. Selon le gouvernement français, il y aurait eu 2 879 victimes exhumées. Les autorités allemandes ont quant à elle avancée le chiffre de 28 000 morts sur les 300 000 prisonniers qui y ont transités.

    Aujourd’hui, on sait que les corps ont été recouverts de chaux et de chlore. Les anciens des villages environnants parlent eux de l’existence d’un four crématoire. Cela dit, le Ban-Saint-Jean était un camp de transit, non de concentration et d’extermination. Sa gestion a néanmoins suivi les idéaux nazis. Les dirigeants du Troisième Reich faisaient en effet d’une pierre de coups, puisque les prisonniers soviétiques constituaient une main d’œuvre gratuite et surabondante pour leur industrie. Par ailleurs, avec les maladies, la malnutrition et la mort, cela faisait autant de Slaves en moins.

    A noter que cette zone de 115 hectares appartient de nos jours à l’Etat français et fait office de camp militaire. Son accès est interdit. En raison des atrocités qui s’y sont déroulées au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le Groupe BLE Lorraine estime qu’elle mériterait d’être aménagée en lieu de mémoire, de recueillement et de souvenir, afin de sensibiliser les nouvelles générations à cette Histoire et de permettre aux experts de poursuivre leurs travaux de recherche sur ces sinistres évènements. Car le lieu est désormais inconnu du grand public, alors qu’il pourrait constituer une étape d’un sentier mémorial sur les horreurs perpétrés par les Nazis en Lorraine, tout comme l’ancienne usine à V2 de Wittring par exemple.

  4. Groupe BLE Lorraine écrit:

    De la Bataille de la Seille

    Eclipsée dans la postérité par celle de Dornot-Corny, la Bataille de la Seille s’est déroulée du 16 au 25 septembre 1944. De nombreux blindés y ont participé. Plusieurs villages du Sud messin, dont Sillegny, ont été dévastés.

    Après avoir franchi la Moselle à Corny, les Américains pensaient pouvoir rapidement encercler Metz par la Seille avec la 7ème Division Blindée Lucky Seventh, la 5ème Division d’Infanterie et la 90ème Division d’Infanterie en provenance de Diddenuewen (Thionville). S’ils réussirent à conquérir Sillegny les 18 et 19 septembre, ils furent sévèrement refoulés par une contre-attaque de la 106ème Panzerbrigade Feldhernhalle. Un scénario identique se produisit à Coin-sur-Seille et à Pournoy-la-Chétive. Le débordement de Metz par le Sud échoua donc au prix de plusieurs centaines de morts.

    Une stèle en mémoire des Lucky Seventh, qui ont notamment affronté la Division SS Goetz von Berlichingen et ses Panzergrenadier, a été inaugurée le 19 septembre 2009 à Sillegny.

  5. Groupe BLE Lorraine écrit:

    De la répression de l’Eglise catholique par les Nazis en Moselle

    De 1940 à 1945, l’Eglise catholique fut la principale cible de la politique antireligieuse nazie. Hitler ne pouvait en effet pas supporter une autre cosmogonie dans sa conquête des esprits mosellans, d’autant plus que le catholicisme était très fortement ancré en Moselle. Les premières mesures s’abattirent dès l’été 1940 : expulsions, dont celle de l’Evêque de Metz, Joseph-Jean Heintz, et d’une partie de la curie épiscopale, rattachement de l’évêché de Metz à celui de Spire, etc. En novembre 1940, des expulsions massives frappèrent le clergé régulier, dont celles du 28 juillet 1941. Ces mesures brutales eurent tout l’inverse de l’effet recherché. Elles ne firent en effet que renforcer l’attachement des Mosellans à leurs prêtres et au catholicisme, au grand dam des autorités nazies et de la Gestapo. Cette dernière disposait d’ailleurs d’une section spécialement dévolue aux religions. Etroitement surveillé, le clergé mosellan avait perdu en 1942 la moitié de ses effectifs.

    L’école catholique fut par la suite interdite et l’enseignement religieux devînt optionnel. Les organisations de bienfaisance et les mouvements de jeunesse catholiques étaient particulièrement visés, dans la mesure où ils constituaient une « concurrence » à l’embrigadement de la jeunesse dans la Hitlerjugend ou la Bund Deutscher Mädel (BDM, c’est-à-dire la Ligue des Jeunes Filles Allemandes). Les sonneries de cloches furent de même limitées, tout comme les processions et les pèlerinages religieux. Des églises furent détruites et des cloches furent fondues pour soutenir l’effort de guerre. Sur les 1 200 prêtres que comptait le diocèse de Metz en 1939, 599 furent au total expulsés ou incarcérés. Près de 700 sœurs furent également expulsées.

    (Source : RL du 10/03/2014)

  6. natti écrit:

    Dans ma famille, il y avait deux chapelleries situées toutes deux dans la rue des Généraux Cremer, ancienne Kaserne Strasse à Sarreguemines, si quelqu’un a des souvenirs,objets, contacts, photos, sur cette époque…Famille Fischer Bergdoll , ils habitaient rue de la montagne à Sarreguemines.
    Famille Fischer Lange.
    Cdlt,
    Natti

  7. JOELLE CARDINI PFEIFFER écrit:

    Je reviens sur votre site car je n’ai aucune photo de ma famille : François Pfeiffer, Anne Pfeiffer, une demie soeur Paulette Pfeiffer et un demi-frère le plus âgé des enfants : Gilbert Pfeiffer… Je suis malade depuis de longues années à présent et je n’ai pas de photos de ma famille car j’ai été placée à la DDASS en force. Je me souviendrai toujours de cet après-midi dans la cour de l’école où un fourgon de gendarmerie destiné aux voleurs et assassins est venu me chercher… Plusieurs gendarmes et une assistante sociale. Embarquée de force malgré mes cris de douleurs et devant tous les écoliers…. Le calvaire venait de commencer pour moi et petite fille je ne savais pas que çà allait durer pendant 15 ans au moins… Je vous remercie de tout coeur si vous pouviez m’aider à retrouver mes racines….


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