Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Transports


MNL en chute libre

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L’aéroport Metz-Nancy-Lorraine (MNL) a perdu 40 000 passagers en 2013 par rapport à 2012, soit une chute de 13 % de sa fréquentation. Cette dégringolade est d’autant plus incroyable qu’inacceptable que le Conseil Régional, propriétaire de la structure dont il assume désormais la gestion à la place des chambres consulaires, misait sur une croissance de 3 % après avoir réussi à stabiliser la courbe lors de sa première année d’exploitation. Au lieu de cela, la fréquentation de l’aéroport ne devrait pas excéder 238 000 passagers. Avant la reprise en main par la Région, elle était de 280 000. On est donc beaucoup plus proche du niveau d’avant 1995, soit cinq après la création de MNL, que de la barre des 350 000 passagers, atteinte en 2000 et en 2005.

Les actuels gestionnaires de l’infrastructure ont beau s’auto-féliciter du haut niveau de service maintenu, de l’obtention de la certification de sécurité, du renouvèlement du système de guidage des avions et de la démarche environnementale dans laquelle l’aéroport lorrain s’est engagé, le Conseil Régional n’aurait certainement pas apprécié de si mauvais résultats si la gestion de l’outil avait été confiée à un privé comme il était envisagé il y a trois ans. Certes, MNL ne s’est jamais remis de l’arrivée du TGV en 2007. Il éprouve les pires difficultés dans le contexte actuel de crise socioéconomique, alors que les structures concurrentes voisines s’en sortent pour la plupart plutôt très bien. Les révolutions arabes ont mis à mal son point fort, à savoir les vols vacances. Ces derniers sont en chute de 19 % en 2013. La suppression des vols vers l’Egypte l’hiver, l’arrêt prématuré de ceux vers Djerba, ainsi que la suppression par Marmara du second vol vers Marrakech et de celui vers Ajaccio par Ollandini expliquent une telle baisse.

En attendant, depuis 2012 et l’arrivée de la Région aux commandes, le plan de vol est flou, la zone d’activités aéroportuaires toujours en friche et le fret toujours aussi quasi inexistant. Ce dernier pourrait néanmoins très faiblement décoller grâce à la signature d’un partenariat avec Air Algérie. Mais il n’est question que de fret-combi qui s’opère sur des avions transportant des passagers grâce à un aménagement des soutes.

La gare d’Apach n’est plus desservie par le TER

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Située à quelques centaines de mètres à peine de la frontière allemande et luxembourgeoise, la gare d’Apach n’est plus desservie par les TER (Trains Express Régionaux). Autorité organisatrice des transports en Lorraine, le Conseil Régional a en effet décidé de remplacer les trains par des bus en raison d’un taux de remplissage jugé trop faible. Une dizaine de voyageurs montent en effet à bord lors des trois trajets quotidiens vers Diddenowen (Thionville). Les navettes par bus mettent environ deux fois plus de temps que le rail. C’est la raison pour laquelle des usagers ont dernièrement manifesté leur mécontentement sur les quais de la gare d’Apach avec des fumigènes.

Pour de nombreux élus du secteur, le Conseil Régional n’a pas suffisamment étudié la piste d’une ligne ferroviaire transfrontalière quotidienne entre Metz et Trèves via Apach. Celle-ci permettrait pourtant de répondre à l’appel à l’emploi du bourgmestre de Trèves. Avec un taux de chômage de 3,6 %, la plus ancienne cité allemande manque cruellement de main d’œuvre et entend solliciter les travailleurs lorrains pour développer son économie.

Cadencement du réseau TER-Metrolor

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Le réseau TER-Metrolor, qui transporte quotidiennement 65 000 voyageurs, devrait être cadencé en 2016. Concrètement, avec ce nouveau mode d’exploitation du réseau ferroviaire, les trains s’arrêteront à intervalle régulier en gare, c’est-à-dire à la même minute, ce qui facilitera la mémorisation. Par exemple, les usagers de la ligne Metz-Nancy pourront prendre un train à 08 de chaque heure.  

Les liaisons régionales seront par ailleurs effectuées de trois manières différentes, avec un omnibus qui dessert toutes les gares, un express qui relie deux grandes villes et un intermédiaire. La mise en place de ce dispositif, qui entend faciliter l’intermodalité, vise à mieux articuler les grandes lignes avec les dessertes de proximité. Le partage du réseau avec le fret devrait également être simplifié.

Le cadencement ne sera pas mis en place en Lorraine avant 2016, alors que dans la plupart des territoires français il a été validé dès 2012. La Région préfère en effet attendre la fin des travaux sur les nœuds ferroviaires de Jarville et Metz, ainsi que de la seconde phase du TGV-Est européen pour ne pas avoir à tout refaire.

Le projet de canal Saône-Moselle enterré

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Le projet de canal Saône-Moselle, avec un éventuel barreau vers le Rhin, a été repoussé au-delà de 2050 par la Commission Mobilité 21 dans son programme d’investissements sur 10 ans. Cette décision diligentée par Paris et appliquée par la préfecture suspend de facto la procédure de débat public et les études préalablement engagées. Ces dernières étaient pourtant poussées. Elles ont été menées par VNF (Voies Navigables de France), maître d’ouvrage du projet. Elles devaient conduire au débat public en 2012, comme le prévoyait la loi sur le Grenelle de l’environnement 1 de 2009. Le projet fait par ailleurs l’objet d’un très large consensus dans les territoires concernés, c’est-à-dire aussi bien en Lorraine, qu’en Bourgogne, en Alsace, en Franche-Comté ou encore en Rhône-Alpes, ainsi que chez les principaux acteurs du fluvial.

La Commission Mobilité 21 a également motivé sa décision par l’état des finances publiques et le coût des réseaux actuels à entretenir. Il va être difficile de conduire les études jusqu’à leur terme, d’autant plus avec la suspension de l’écotaxe et la remise à plat de la fiscalité.

La Lorraine est une nouvelle fois mise sur la touche. Comme d’habitude.

Jetairfly atterrit à Metz-Nancy-Lorraine

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Pour la troisième fois de son histoire, l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine (MNL) accueille une compagnie aérienne low cost. Après les échecs cuisants de MyAir et de ses vols vers l’Italie et Venise en 2007, ainsi que de Volotea et de sa liaison vers Nantes, l’infrastructure gérée par le Conseil Régional de Lorraine souhaite cette fois que l’expérience dure plus que quelques mois.

Cela pourrait en effet être le cas, dans la mesure où cette fois c’est Jetairfly qui arrive. Cette compagnie belge à bas coûts est autrement plus solide que ses concurrentes. En activité depuis 2004, elle possède 21 appareils, dessert 99 destinations et a transporté 2,78 millions de personnes en 2012. Jetairfly, qui appartient au groupe TUI Travel Belgium, qui est l’un des principaux protagonistes sur le marché du tourisme international, n’est ni plus ni moins que la seconde plus importante compagnie aérienne belge. Celle-ci proposera à partir du 24 décembre 2013 un vol régulier tous les mardis pour Casablanca, au Maroc, destination de vacances et de soleil par excellence. Elle poursuivra également cet hiver ses vols charters vers Marrakech pour le compte du voyagiste Marmara.

logo Jetairfly

(Source : RL du 29/11/2013)

Ecotaxe : de la Bretagne à la Lorraine

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Si elle est un jour appliquée malgré sa suspension, l’écotaxe ne le sera pas de la même manière partout en France, certains territoires bénéficiant d’ores et déjà de régimes dérogatoires.

Ce nouvel impôt sur les camions de plus de 3,5 tonnes, qui concerne les entreprises de transports étrangères et françaises, est en effet à géographie variable. Le législateur a ainsi octroyé un abattement de 30 % pour certaines régions et quelques départements en raison de leur « éloignement des grandes unités urbaines européennes de plus d’un million d’habitants ». La liste de ces heureux élus a été fixée par décret en 2009. On y retrouve évidemment les régions Aquitaine, Bretagne et Midi-Pyrénées, ainsi que les départements de l’Aveyron, du Finistère, du Gers, de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et du Tarn.

La Bretagne se distingue plus particulièrement de ce groupe puisque les autoroutes y sont gratuites et parce que les élus locaux y ont toujours exercé un fort lobbying pour préserver cette exception. Si bien que le taux de la Taxe Poids Lourds (TPL) y serait réduit non pas de 30 % mais de 50 % ! Par contre, les 1 200 sociétés de transports de marchandises lorraines devraient quant à elles payer plein pot, tout comme celles du Limousin, de Poitou-Charentes ou encore de Corse. Soit autant de régions reconnues pour le chaos qui y règne.

De leurs côtés, les parlementaires bretons, toutes tendances confondues, savent se mobiliser sur tous les grands sujets. Une union sacrée que les élus lorrains ne daignent pas s’inspirer. Alors que la plupart des sénateurs lorrains défendent uniquement (et encore) leur département, les élus bretons défendent activement et unanimement toute leur région.

Réaménagement de la gare routière départementale de Metz

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La gare routière départementale de Metz a dernièrement été entièrement réaménagée. Elle regroupe désormais tous les services pour les usagers du réseau TIM (Transports Interurbains de la Moselle). Les travaux, qui ont représenté un investissement d’1,84 millions d’euros, ont permis de renforcer sa dimension multimodale. Lieu de convergence des transports de l’agglomération messine, l’infrastructure est quotidiennement fréquentée par 2 500 personnes.

Le Mettis, facteur d’exclusion sociale pour les handicapés ?

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Après un peu plus d’une semaine de fonctionnement, le constat est sans appel : les handicapés ne peuvent pas monter à bord du Mettis sans une aide extérieure. Plus gênant encore, ce problème d’accessibilité était connu avant la mise en service de ce bus censé être à « haut niveau de service ».

La porte à l’avant est équipée d’une rampe d’accès automatique. Or, cette dernière, qui sort du plancher pour venir se poser sur le quai, est trop courte et le dénivelé qui en découle est trop raide. Lors d’une journée d’essai organisée le 17 septembre, l’Association des Paralysés de France (APF) avait signalé le problème. Cependant, il fut quand même demandé au constructeur d’installer sur les véhicules ce modèle de rampe plus rapide à déployer. Comme il y a suffisamment de place pour mettre une rampe plus longue, le problème devrait être solutionné, mais pas avant plusieurs mois. En attendant, les personnes handicapées devront se démerder.

Rénovation de l’aire d’autoroute de Metz-Saint-Privat

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La SANEF (Société des Autoroutes du Nord et de l’Est de la France) a dernièrement rénové en profondeur l’aire de service de Metz-Saint-Privat, située sur l’autoroute A4. Elle a profité de la fin du contrat avec le groupement pétrolier Avia et Autogrill pour désigner un nouveau gestionnaire. Son choix s’est porté sur Total, qui s’est associé à Caffé Del Arte et à la Brioche Dorée pour cette opération qui a représenté un investissement de 5,5 millions d’euros. Chose extrêmement rare sur une aire d’autoroute, une pizzéria se trouve également dans la zone de restauration. Le nouveau contrat signé avec la SANEF porte sur une durée de dix ans.

A noter enfin que la station sert en moyenne 10 000 sandwiches et 2 500 pizzas par mois. 20 000 véhicules empruntent quotidiennement ce tronçon d’autoroute.

Succès de la fréquentation de la Gare Meuse TGV

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Depuis le lancement de la Ligne à Grande Vitesse Européenne, la Gare Meuse TGV connaît contre toute attente un indéniable succès. 185 000 usagers la fréquentent en effet chaque année, bien loin des 40 000 personnes initialement estimées par le SNCF. Il faut dire les estimations ne sont pas le fort de cette dernière, puisqu’elle s’était déjà illustrée lors de la construction de l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine. A sa décharge, le pari de la charmante gare meusienne à l’allure de campanile, qui a représenté un investissement de 4,2 millions d’euros, n’était pas gagné d’avance.

Succès de la fréquentation de la Gare Meuse TGV dans Actualité gare-meuse-tgv

La Gare Meuse TGV voudrait bien se développer (Crédits photo : Wikipédia)

Située en rase campagne, elle faisait figure du prototype même de la gare betteraves. Néanmoins, il apparaît à présent inacceptable que la SNCF ne réponde pas favorablement à la demande du Conseil Général de la Meuse de procéder à l’agrandissement des installations et à l’augmentation des fréquences de TGV, avec notamment un départ pour Paris à 9h30 en complément de celui de 7h. La situation est à ce point paralysée que le département a dû racheter le terrain du parking initial à la SNCF pour l’étendre pour la troisième fois consécutive. 350 000 euros ont ainsi été débloqués pour aménager 65 places supplémentaires et porter la capacité du parking à 150 places.

Dernière Nuit Blanche et premier jour pour le Mettis

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Des milliers de Messins ont bravé la pluie pour assister aux festivités proposées dans le cadre de la sixième et dernière Nuit Blanche et de l’inauguration du Mettis.

La foule fut notamment au rendez-vous Place de la République pour admirer le spectacle intitulé Place des anges proposé par la compagnie Le Studio de cirque. Plusieurs anges suspendus à une quinzaine de tyroliennes se sont battus à coups de plume dans le ciel messin. Près du Moyen-Pont, le public a également vu glisser sur la Moselle pendant deux heures une Fiat 500 et des nénuphars géants. Sept vraies Clio furent en outre suspendues à une corde à linge devant la gare après avoir été repeintes aux couleurs de l’arc-en-ciel au cours d’une déambulation dans le centre-ville. L’ancien dépôt des TCRM, situé Avenue de Blida, a quant à lui été transformé pour l’occasion en centre d’art éphémère avec 18 installations et 17 concerts.

Dernière Nuit Blanche et premier jour pour le Mettis dans Actualité mettis

Le Mettis, Place de la République à Metz (Crédits photo : Wikipédia)

Cette dernière Nuit Blanche messine, qui était dotée d’un budget de 350 000 euros, a également servi de prétexte à l’inauguration et à la mise en service officielle du Mettis. Depuis ce week-end, 26 bus à haut niveau de service mesurant 23,8 mètres et d’une capacité de 150 passagers circulent sur deux lignes d’une longueur totale de 17,8 km. La Ligne A relie Woippy à Borny. D’une longueur de 12,5 km, elle comporte 26 stations. La distance moyenne entre deux stations et de 480 mètres. Sur une distance de 11 km entre l’Ile du Saulcy et l’Hôpital de Mercy, la Ligne B possède quant à elle 21 stations séparées en moyenne de 520 mètres. Les deux lignes partagent dix stations et 5,4 km de tracé en commun dans le centre-ville de Metz. La fréquence de passage des véhicules est de 10 minutes sur chaque ligne aux heures de pointe, soit une fréquence de 5 minutes entre chaque bus au cœur de la cité. D’un coût unitaire de 855 000 euros hors taxe, les nouveaux bus sont dotés d’une motorisation hybride diesel-électrique. Ils ont la priorité aux feux.

A noter enfin que le projet Mettis a coûté plus de 220 millions d’euros, au lieu des 170 millions d’euros initialement estimés. A ce prix-là, mieux aurait valu construire un tramway.

Electromobilité : de plus en plus de bornes de recharge en Lorraine

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Alors que le marché des véhicules électriques est encore confidentiel, de plus en plus de bornes de recharge sont installées sur les parkings publics. Il y en a par exemple déjà une dizaine dans le secteur de Thionville et dans la Vallée de la Fensch. Les hypermarchés et les parkings payants furent les premiers à proposer ce service. Les concessions automobiles ont suivi. Maintenant, c’est au tour des collectivités territoriales de se lancer, afin d’encourager l’électromobilité.

L’installation d’une borne de recharge nécessite souvent d’importants travaux de raccordement au réseau électrique. L’investissement dépasse généralement 10 000 euros.

Il y a encore peu de véhicules électriques en circulation. Mais la quantité d’utilisateurs n’est pas l’objectif prioritaire. Il est en effet davantage question d’image et de communication.

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