» Catégorie : Transports
Restructuration à la SNCF en Lorraine
Commentaires » 0Les syndicats cheminots dénoncent les réorganisations successives conduites ces dernières années sur l’ensemble de la Lorraine. Ils estiment que les réorganisations, l’externalisation des métiers et les suppressions de postes ont entraîné la suppression de près de 2 170 emplois en Lorraine en 7 ans. La direction régionale de la SNCF, implantée à Metz, conteste ce chiffre et affirme ne pas être en régression mais en évolution. Cette transformation expliquerait l’externalisation de certaines activités, comme à Montigny-lès-Metz, où la réfection des essieux a été confiée au groupe Valdune. « La modernisation de la SNCF est nécessaire compte-tenu du contexte économique et des changements dans les modes de consommation des usagers. A Montigny, il est question de redynamiser une activité qui périclite en la confiant à un opérateur privé au rayonnement international ».
Relier MNL à la gare TGV de Louvigny
Commentaires » 0La possibilité de relier l’aéroport Metz-Nancy-Lorrane (MNL) à la gare TGV de Louvigny commence à être sérieusement envisagée. Ce nouveau chemin de fer, estimé à 14 millions d’euros, s’inscrit dans le cadre de la reconversion de la gare TGV de Louvigny, destiné au fret ferroviaire. La gare d’interconnexion TGV-TER de Vandières serait quant à elle réservée aux voyageurs.
Le trafic fret est actuellement inexistant, aussi bien à MNL que sur la Ligne à Grande Vitesse (LGV), le projet de fret ferroviaire express de la SNCF étant pour le moment au point mort. Cela dit, la Région Lorraine préfère anticiper, à juste titre, le développement du fret dans le cadre d’EURO CAREX et être opérationnelle d’ici 5 à 6 ans, plutôt que de regarder passer les trains.
A long terme, dans le cas où les aéroports parisiens chercheraient une structure de délestage, la nouvelle voie ferrée permettrait également d’acheminer les passagers de MNL vers Paris, via Vandières.
Les vols low-cost font leur retour à MNL
Commentaires » 1Après la fin en os de boudin de Myair en 2007 à l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine (MNL), la toute nouvelle compagnie espagnole Volotea a dernièrement annoncé l’ouverture d’une ligne low-cost entre la Lorraine et Nantes à compter du 1er août 2012.
La compagnie ambitionne de devenir un acteur important des courts et moyens courriers européens. Son modèle économique consiste à relier les principales capitales régionales sans escale. Si bien qu’un aller-retour sera effectué trois par semaine tous les mardis, jeudis et dimanche entre MNL et Nantes. Le tout pour un prix de lancement défiant toute concurrence. Les vols sont en effet vendus sur le site internet à partir de 29 euros l’aller-simple, taxes comprises. Il est possible d’ajouter différentes prestations comme l’enregistrement d’un bagage (15 euros), le choix du siège (2 euros), l’embarquement en priorité (10 euros) et l’enregistrement de bagages spéciaux (30 euros).
Certains doutent de la pertinence de l’ouverture d’une telle ligne, les deux destinations étant en effet déjà desservies quotidiennement par le TGV au départ de Louvigny. C’est d’ailleurs ce qui avait poussé Air France à fermer cette ligne fin 2007. Celle-ci avait atteint sa meilleure fréquentation en 2000, avec 13 000 passagers. Elle était desservie par un petit avion de 30 places, dont le taux de remplissage était de 60 %. Volotea voit plus grand. La nouvelle compagnie affrètera un Boeing 717 de 125 sièges. Sachant que le taux de remplissage d’un vol low-cost doit être de 80 % pour être rentable, le pari est ambitieux. Mais c’est bien. L’idée est de proposer des prix inférieurs au TGV pour un trajet de 85 minutes, contre 4h30. La ligne dispose encore d’un potentiel non négligeable, puisque 6 000 passagers effectuent encore le trajet via le hub de Lyon Saint-Exupéry.
Du 1er août au 27 octobre, la compagnie espagnole mise sur 9 000 passagers, en remplissant tous ses avions. Si le succès est au rendez-vous, les vols pourraient être reconduits en hiver et au printemps prochain. Enfin, Volotea n’exclut pas d’ouvrir de nouvelles lignes vers des villes françaises et européennes à partir de MNL.
Intelligence économique : le Skylander au cœur de la bataille des experts
Commentaires » 2Aujourd’hui, le Skylander bénéficie de la part de l’Etat français d’une prime d’aménagement du territoire de 2,5 millions d’euros, d’une subvention de 2 millions d’euros, d’une avance remboursable de 7,4 millions d’euros d’Oséo, ainsi que de Crédits d’Impôt Recherche de 11 millions d’euros. Le Conseil Régional de Lorraine a également accordé trois avances remboursables de 9,1 millions d’euros, 7 millions d’euros et 5 millions d’euros. D’autres aides étatiques sont attendues, à savoir 5 millions d’euros de subvention à l’exportation de matériel militaire, 30 millions d’euros du Grand emprunt et 30 millions d’euros du Fonds Stratégique d’Investissement. Soit un total de plus de 100 millions d’euros d’aides publiques sur les 215 qui semblent aujourd’hui nécessaires à la concrétisation du projet Skylander en Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/02/05/developpement-du-skylander-sk-105-en-lorraine/).
Installations de Sky Aircraft, filiale de Geci Aviation à Chambley en Lorraine (Crédits photo : Sky Aircraft)
Après l’ouverture d’une enquête préliminaire fin janvier 2012 par la Commission européenne sur les aides accordées à Geci Aviation suite à la plainte déposée par un mystérieux particulier, un nouvel obstacle vient encore obscurcir l’horizon de l’entreprise. Selon les conclusions d’un rapport d’experts mandatés par Paris pour auditer le projet, celui-ci serait sous-financé dans son montage actuel. Les « experts » parient en effet sur un coût total de 306 millions d’euros, soit 69 millions d’euros de plus que les 215 millions d’euros prévus, auxquels manqueraient toujours 40 millions d’euros. Ils jugent également le plan d’affaire « optimiste » en termes de marché potentiel et de cadence de production. Ils tablent davantage sur un programme de 1 000 appareils sur 20 ans, soit une cadence de 48 livraisons par an, et non sur 1 500 avions sur 15 ans, en raison d’un marché qu’ils considèrent comme « délaissé par les constructeurs et sur lequel la location et l’occasion assurent une partie de la demande ». Ils prétendent par ailleurs que Sky Aircraft ne laisserait aucune marge aux aléas propres au secteur aéronautique et aux nouvelles adaptations nécessaires dans le cycle de vie de l’appareil.
Pourtant, des experts s’étaient auparavant montrés enthousiastes sur la qualité technique de l’avion, son positionnement sur le marché, le professionnalisme des équipes et sur son industrialisation à Chambley.
Toujours est-il que le rapport décrit plus haut devrait sans doute obliger Geci Aviation à revoir sa copie. L’entreprise pourrait alors s’adosser à un groupe aéronautique comme le souhaitent les pouvoirs publics ou retarder une nouvelle fois son programme.
A la lumière des trop nombreux éléments et évènements marquant ce dossier, le Groupe BLE Lorraine suspecte de plus en plus une nouvelle opération d’intelligence économique (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/08/16/lenim-victime-dune-operation-dintelligence-economique/) en coulisse. Des intérêts extérieurs chercheraient ainsi habillement à soutirer le projet pour qu’il atterrisse ailleurs qu’en Lorraine du fait des retombées qu’il laisse entrevoir.
Metz : un pont sur la Seille pour le Mettis
Commentaires » 2En raison de l’emprise foncière de Mettis (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/13/metz-les-degats-collateraux-du-mettis/), il est impossible de faire passer la plateforme et les voies de circulation sur le pont actuel de la Seille. C’est pourquoi un nouveau pont est en cours de construction, à quelques mètres du premier, non loin de la gare routière. Il accueillera les voies de Mettis, une station, deux pistes cyclables et deux trottoirs.
Le forage des 10 pieux, de 12 mètres de profondeur et d’un mètre de diamètre, a dernièrement débuté. Ces immenses pieux soutiendront les deux culées du pont, entièrement porteuses. Il n’y aura en effet pas de pile sur la Seille. Le pont sera doté d’une charpente métallique qui sera plus facile à entretenir et plus fine sur le plan visuel. L’architecte des Bâtiments de France a exigé que l’ouvrage d’art soit le plus discret possible, afin de préserver la qualité paysagère de ce secteur particulièrement chahuté par les aménagements. La charpente métallique devrait être assemblée en juillet-août. Le tablier sera réalisé dans la foulée. Les rambardes du pont présenteront une esthétique particulière et seront proches de celles de l’autre nouveau pont dans le but d’avoir une continuité et une cohérence visuelle. Ce troisième pont, réservé aux automobilistes, permettra de rejoindre directement la voie rapide, en passant derrière l’hôpital Legouest.
A noter enfin que la construction du pont de Mettis représente un coût de plus d’un million d’euros.
L’Avenue de la Seille à Metz
Commentaires » 3L’Avenue de la Seille est nouvel axe de circulation qui doit relier la voie rapide Est, via le giratoire Legouest, à la rue Lothaire, dans le Quartier de l’Amphithéâtre, où un nouveau rond-point sera aménagé place Camille Hocquard. Ce giratoire permettra d’accéder à toutes les directions. Un raccordement à la rocade Sud de Metz pourrait à terme être réalisé. Deux nouveaux ponts seront par ailleurs construits sur la Seille, l’un pour le franchissement des voitures, l’autre pour le passage de Mettis. Les travaux devraient se terminer en janvier 2013 pour le premier secteur et en août 2012 pour le second. D’autres chantiers prendront ensuite le relais jusqu’en 2014. Ils concerneront le prolongement de l’Avenue de la Seille vers la rue Lothaire et son inscription dans le paysage. Les berges de la Seille seront en effet valorisées par des coulées vertes où 675 arbres seront plantés, ainsi que par 2,5 km de pistes cyclables et piétonnes.
30 000 véhicules devraient transiter sur ce nouveau « ring » qui viendra soulager les avenues André Malraux, de Strasbourg et de Plantières, d’autant plus que les voies de circulation de cette dernière seront réduites pour accueillir le Mettis.
L’Avenue de la Seille représente un investissement de 32 millions d’euros TTC qui est entièrement financé par Metz Métropole.
Nouveau centre de maintenance du réseau de transport messin
Commentaires » 1Le nouveau centre de maintenance du réseau de transport messin sera situé à Woippy, rue des Intendants-Joba, là où se trouvait autrefois le service d’essence aux armées. Aménagé sur 8 hectares, le nouveau centre sera trois fois plus grand que l’actuel, avenue de Blida. Il pourra accueillir jusqu’à 500 employés et 230 bus contre respectivement 400 et 176 aujourd’hui.
La structure, qui répondra aux exigences BBC (Bâtiment Basse Consommation), servira au stationnement, à l’entretien et à l’approvisionnement en carburant de l’ensemble du parc de véhicules. Le poste central de coordination gérera quant à lui la régulation du trafic de l’ensemble des matériels roulants, ainsi que des systèmes d’aide à l’exploitation et à l’information des voyageurs.
Un diagnostic pyrotechnique du site a été établi avant de débuter les travaux, en raison de la présence suspectée de bombes. Mais seuls du béton et des tombes d’une nécropole protohistorique ont été retrouvés.
A noter enfin que l’ancien dépôt de bus de l’avenue de Blida, qui avait auparavant abrité les abattoirs messins, pourrait accueillir un programme immobilier.
Un second tunnel à la Gare de Metz
Commentaires » 0Un second tunnel donnant sur le Hall départ de la Gare de Metz va être réaménagé, moyennant un investissement de 4,5 millions d’euros. Les travaux sont financés à 87 % par la SAREMM (Société d’Aménagement et de Restauration de Metz Métropole) et à 13 % par RFF (Réseau Ferré de France).
Ce souterrain remonte à la première annexion allemande. Il a été édifié en même temps que la gare entre 1905 et 1908 par l’architecte berlinois Jürgen Kröger. Il a été bouché dans les années 1950 lors de travaux de modification du plan des voies due à l’électrification. Bien conservé, le chantier vise principalement à déblayer les gravats. Le décor d’origine, qui présente une frise en pierre sculptée qui longe le plafond et des murs recouverts de petits carrelages blancs, sera conservé. Un parvis côté Amphithéâtre sera créé et le local technique sera habillé.
Ce second passage souterrain permettra de mieux ouvrir la gare sur le quartier de l’Amphithéâtre en cours d’aménagement (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t159-quartier-de-l-amphitheatre). L’édifice constituera plus que jamais le lien piétonnier entre la ville d’hier et celle de demain. La gare de Metz aura ainsi deux visages, comme Janus : côté face Place du Général de Gaulle, côté pile sur le Centre Pompidou-Metz, le quartier d’affaires et le centre des congrès qui devrait voir le jour à l’horizon 2014-2015 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/07/20/metz-un-nouveau-centre-des-congres-qui-tarde-a-venir/).
(Source : La Semaine, n°360)
Des tranchées de Verdun à Mogeville
Commentaires » 0A Mogeville, village paisible situé à 15 km de Verdun, dans la Meuse, des passionnés ont reconstitué dans le jardin d’un particulier une tranchée 1914-1918.
Les tranchées plus vraies que nature de Mogeville (Crédits photo : jensen)
La propriétaire du terrain, âgée de 75 ans, fille d’un combattant de la Grande Guerre, l’a en effet prêté pour une durée indéterminée à une poignée de villageois, afin qu’ils recréent une tranchée. Si bien que son jardin, autrefois planté d’arbres fruitiers, est devenu un véritable champ de bataille qui a vu défiler plus de 34 000 visiteurs depuis juillet 2006. Une initiative aussi originale que réussie.
Il faut dire que le village, entièrement détruit pendant la guerre, était sur la ligne de front, en secteur français. Il était traversé par plusieurs lignes de tranchées. Mais ces dernières ont toutes été rebouchées. Les Allemands se trouvaient à 800 mètres à vol d’oiseau.
Il a fallu deux hivers pour construire cette tranchée. Tout a été fait manuellement, à la pelle et à la pioche. Et dans les mêmes conditions qu’en 1914. C’est-à-dire avec les mêmes difficultés racontées que dans les récits des soldats qui ont combattu dans la plaine de Woëvre. L’eau n’est qu’à un mètre de profondeur. Impossible de creuser plus profondément. Par conséquent, il a fallu construire une tranchée en gabionnage, c’est-à-dire en surélevant les contours par des sacs de terre. Dès qu’il y avait un dégel, les passionnés pataugeaient dans la boue. Cela leur a au moins permis de comprendre le mal des tranchées, à savoir la gangrène des pieds.
Petit à petit, c’est un véritable décor de cinéma qui a été créé. Les volontaires se sont basés sur des photos pour restituer l’atmosphère de l’époque. Les murs sont ainsi tapissés de fines branches de noisetiers ramassées dans la forêt et entrecroisées selon la technique de clayonnage. La cloche est là pour prévenir des attaques au gaz, tout comme les câbles téléphoniques qui courent le long des boyaux. Des dessins de pin-up ont également été punaisés dans les abris et des lits à grillage superposés, baptisés « cercueil à deux places » ou « villa des totos », en référence aux poux qui y avaient pris leurs quartiers, ont été installés. Enfin, à côté de la minuscule persienne qui permet de monter la garde, une inscription frissonnante résonne dans toute la tranchée : « Interdiction de s’asseoir, interdiction de dormir. Une seule peine : la mort ! ».
A noter que ce musée à ciel ouvert se poursuit à la surface, avec la reconstitution d’un camp retranché. On y retrouve les ateliers du couturier et du cordonnier, mais aussi un dépôt de munitions et une infirmerie, ainsi que le bistrot des poilus doté de boîtes de maquereau et de dentifrice d’époque. Un four à pain et des douches sont en projet.
Réaménagement de la Place du Roi George à Metz
Commentaires » 1La Place du Roi George est appelée à devenir un nœud important du futur réseau Mettis, actuellement en construction à Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/03/precisions-sur-le-mettis/). Elle va donc être réaménagée.
Afin de permettre la circulation des lignes Mettis, l’ensemble sera réduit, tout comme le nombre de place de stationnement qui passera de 150 à 50. Le tout sera agrémenté de végétation et d’espace pour les piétons sur le modèle du parking Coislin. Il aurait néanmoins été préférable de construire un parking souterrain avec au-dessus un jardin à l’instar du parking Maud’huy. Bien que plus onéreuse, cette solution plus esthétique aurait également eu le mérite d’augmenter le nombre de places de stationnement dans ce secteur stratégique bordé d’établissements scolaires, de commerces et de résidences. Histoire de bien faire du premier coup. Les Messins auraient ainsi tout de suite pu profiter d’un espace aéré et agréable.
A noter enfin que le chantier de la Place du Roi George se déroulera en deux temps. La plateforme Mettis sera d’abord aménagée d’ici l’été prochain, avant la reconfiguration du reste des lieux vers la fin de l’année.
















