Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Tourisme


Les offices de tourisme mosellans préparent leur révolution

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Du côté de l’office de tourisme de Metz, on se souvient encore qu’il y a vingt ans, la Moselle était peu repérée entre l’Alsace, le Luxembourg et les Vosges. Touristiquement, elle avait du mal à exister. Aujourd’hui, elle est clairement identifiée comme un département touristique. Ce n’est pas encore une destination de voyage mais une destination de visite avec son offre architecturale et gastronomique. Ainsi, la Moselle peut aujourd’hui se targuer d’être le 11ème département français en nombre de restaurants étoilés au fameux Guide Michelin. Et bientôt le centre Pompidou-Metz et le plus grand Center Parcs d’Europe devraient renforcer l’offre touristique de la Moselle, qui voit dans le tourisme moins un objet de reconversion aux difficultés actuelles de son tissu industriel que le développement légitime de tout un nouveau pan économique et culturel. En vue de ce bouleversement retentissant, les offices de tourisme préparent activement leur transformation. Ainsi, il s’agit désormais de créer une dizaine d’offices de pôle, sachant que la Moselle comporte sept « pays » et compte à ce jour une quarantaine de structures pour accueillir ses visiteurs.  Les petits syndicats d’initiative, véritables relais d’information et de documentation, continueront à exister, mais le comité départemental du tourisme doit être relayé sur le terrain par des offices ayant la puissance nécessaire pour faire la promotion des territoires et pour commercialiser les produits touristiques locaux. Les touristes pourront de même, en passant par l’intermédiaire des offices de pôle, réserver et payer leurs séjours. Tout cela se fera en réseau avec les autres départements lorrains et le comité régional du tourisme. Le comité départemental du tourisme mosellan se donne ainsi 5 ans pour mener à bien cette mission. A noter que le premier office de pôle est actuellement en préparation à Bitche et devrait être opérationnel avant la fin de l’année. 

Verny : le fort à cœur ouvert

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La fermeture hivernale du fort de Verny, dont l’appellation exacte fut  Feste Wagner puis Groupe fortifié de l’Aisne (nom donné après 1918), a été propice à la finalisation de moult travaux et au lancement d’autres. Ainsi les tourelles pour obusier de 15 cm ont fait l’objet de soins particuliers, de nouveaux sentiers de découverte ont été réalisés,… Ce fort est vraiment restauré et choyé. Une visite de l’ouvrage permet d’effectuer un véritable travail de mémoire, de se replonger dans la période d’annexion entre 1870 et 1918. Cela permet en outre de mieux comprendre le rôle de la place de Metz dans le plan Von Schlieffen, ville considérée avant la Grande Guerre comme la plus fortifiée du monde. Le visiteur appréhende également l’évolution de la fortification, ainsi que le progrès et la modernité pour l’époque de ces installations construites par les Prussiens lors de la première annexion : électricité pour l’éclairage et la ventilation, téléphone intérieur mais aussi vers les autres forts et le cœur de la cité, cuiseurs, eau courante, toilettes dans tous les bâtiments,…  Un vrai confort en cette fin de XIXème siècle début du XXème siècle.  Ne manquer non plus la visite du fort Saint-Privat à Marly-Frescaty, non loin de là, mais accessible uniquement lors des journées du patrimoine.

Le Parc animalier de Sainte-Croix s’agrandit

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Plusieurs innovations et de nouveaux pensionnaires viennent enrichir le Parc animalier Sainte-Croix à Rhodes en Moselle, dont les infrastructures ont été entièrement revues au cours de la fermeture hivernale, riche en travaux. Ainsi, le restaurant a été complètement réaménagé et doté d’une nouvelle salle belvédère donnant directement sur la prairie où l’on peut généralement observer le troupeau de cervidés, qui est l’un des plus importants du monde. Les visiteurs pourront également voir trois ratons laveurs ainsi que deux bisons d’Europe, arrivés récemment, et dont l’espèce est très menacée, dans la mesure où il ne reste plus qu’un millier d’individus captifs. Enfin, au cours de leurs pérégrinations, les visiteurs pourront désormais s’aventurer sur un sentier spécialement conçu pour être emprunté pieds nus. Sur 250 mètres environ, petits et grands pourront fouler la terre et les matières afin de redécouvrir des sensations naturelles surprenantes. Un autre rapport à la nature en somme …

Un nouveau site muséographique à Gravelotte

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La commune de Gravelotte, près de Metz, accueillera bientôt un nouveau musée unique en son genre, entièrement dédié à la guerre de 1870 et à l’annexion d’une partie de la Lorraine au Reich allemand. Un lieu de mémoire, constitué d’un gigantesque mur où seront gravés les noms de 50 000 Mosellans morts au combat, verra également le jour.

Il fallait bien un complexe muséographique de ce genre pour évoquer et traiter cette page décisive et particulièrement sombre de notre histoire. Après la défaite à Sedan et la chute de Napoléon III, la Lorraine se voyait déchirée en deux, coupée entre deux pays l’ayant choisie pour champs de bataille. 140 000 soldats tombèrent de part et d’autre du Rhin. Le but du musée de Gravelotte, qui s’étendra sur près de 2285 m², est non seulement  de relater les évènements de la guerre de 1870-1871, mais aussi d’évoquer la période de l’annexion allemande de 1870 à 1918 sous plusieurs angles, à savoir, militaires, culturels ou encore sociaux. Cette période a en effet marqué terriblement les consciences et la culture lorraine. Ainsi, quelques 900 objets, militaires et autres, des documents historiques, des œuvres d’art et des archives illustreront le propos de la muséographie qui se veut d’ores et déjà forte. Le multimédia et les supports audiovisuels occuperont une place prépondérante afin de faire comprendre cette histoire à la fois riche et complexe.  A noter que l’ouverture de ce nouveau musée est prévue pour 2011.

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Tourisme : la Moselle, un territoire émergent ?

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C’est en effet le constat que tirent les professionnels du tourisme du département lorrain. Certains d’entre eux sont d’ailleurs regroupés au sein du réseau « Grands Sites de Moselle ».  Il s’agit d’une filière professionnelle créée il y a cinq ans et animée par le comité départemental du tourisme. Elle rassemble des lieux touristiques payants, engagés dans une démarche qualité concernant l’accueil des visiteurs et bénéficiant en contrepartie d’un réseau fiable de diffusion de la documentation et d’un plan d’actions de promotion. Ces acteurs peuvent en outre échanger leurs expériences. Le réseau comprend actuellement dix-huit sites, ce qui représente 800 000 visiteurs. Trois autres ont cependant fait connaître leur candidature : le musée du cristal de Saint-Louis, le parc du haut fourneau U4 à Uckange et le rocher de Dabo.Afin d’attirer les visiteurs, les sites ont compris qu’il fallait qu’ils se renouvellent constamment. Car la Moselle ne bénéficie malheureusement pas (encore) d’une image touristique très positive. Le grand vivier de touristes du département provient de la Grande Région. L’événementiel permet de les faire revenir. C’est par exemple ce qu’il s’est passé à Bliesbruck avec l’exposition sur Pompei. La qualité de l’accueil constitue le second pilier. C’est sur quoi insistent les professionnels du tourisme mosellans tout en essayant de proposer des prix attractifs. 

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Le renouveau du vignoble lorrain

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Après avoir bien failli disparaître au début du XXème siècle, le vignoble lorrain aborde depuis quelques années un spectaculaire redressement. A son paroxysme, ce vignoble, aujourd’hui l’un des plus petits de France, avec une superficie d’environ 180 hectares, compta jusqu’à 48 000 hectares de vignes en production. La Moselle, par exemple, était une des régions les plus viticoles, dépassant même la Champagne. Le contraste actuel est saisissant. Mais le déclin est maintenant bien enrayé. 

La Lorraine possède une riche tradition viticole, séculaire, qui remonte à l’Antiquité romaine. La vigne, dont la plantation fut autorisée en Lorraine par l’empereur Probus en 283 après J-C fut chanté par le poète latin Ausone, décrivant toute la beauté de sa présence sur les rives de la Moselle. Les Ducs de Lorraine ainsi que les Evêques de Toul, Metz et Verdun entretinrent cette tradition viticole. Mais la concurrence des vins des régions du Sud et de l’Ouest de la France, les ravages des guerres de 1870 et de 1914 vinrent amorcer le déclin de ce vignoble jusque-là prospère. La perte des débouchés du marché allemand et surtout la crise du phylloxéra, maladie de la vigne, réduisirent presqu’à néant les dizaines de milliers d’hectares du vignoble lorrain. L’industrialisation de la vallée de la Moselle constitua pendant longtemps un frein à une renaissance des coteaux, les mines et les aciéries offrant de meilleurs salaires que celui de manouvrier agricole payé à la tâche, dans une activité fortement saisonnière. Depuis la fin des années 1980, on note cependant une reprise de la tradition viticole lorraine, comme en témoigne l’extension et la création de parcelles mais aussi et surtout l’installation de nouveaux viticulteurs. On dénombre actuellement une centaine de producteurs en activité, sans compter les dizaines de vignerons passionnés, présents un peu partout en Lorraine. 

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