Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Tourisme


Fermeture du Musée de la moto et du vélo d’Amnéville-les-Thermes

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Afin de renflouer les caisses de la commune endettée, le conseil municipal d’Amnéville-les-Thermes a dernièrement décidé de céder à un entrepreneur immobilier thionvillois les 230 pièces de la collection Chapleur du Musée de la moto et du vélo acquise en 2000 par la Ville moyennant 1,295 million d’euros. Créé en 2002 par Jean Kiffer, le musée va donc malheureusement fermer ses portes. Le bâtiment qui l’abrite va être loué pour accueillir d’autres activités.

L’offre de rachat porte sur un montant de 1,5 millions d’euros. Selon la municipalité amnévilloise, les coûts de fonctionnement de la structure s’élèvent à 87 701 euros par an, pour seulement 2 271 visiteurs accueillis en 2014. Peu mise en valeur, la collection du musée est pourtant exceptionnelle. Il s’agit sans doute de la plus importante au monde de motos datant d’avant 1914. Elle comprend également des tricycles, des affiches, des moteurs et des plaques émaillées ou peintes.

Le Groupe BLE Lorraine déplore cette décision qui voit disparaître un grand pan du volet culturel de la cité thermale lorraine qui perd de plus en plus en attractivité. 

Du vin bleu des Vosges

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Sa robe est bleue, d’un bleu profond. Le célèbre vin des Vosges est unique. Les vignes dont il provient poussent principalement sur les coteaux de La Neuveville-sous-Montfort, paisible village de 174 habitants dans la plaine. Elles constituent le seul véritable vignoble vosgien. Un vignoble de cinq hectares, bien loin des 40 hectares du début du XXème siècle. Le phylloxera est en effet malheureusement passé par là. Le vignoble vosgien n’a jamais été totalement reconstitué. Quelques milliers de litres de Vin bleu et de Gris fruité sont aujourd’hui produits.

vignoble Vosges La Neuveville-sous-Montfort

Le vignoble vosgien à La Neuveville-sous-Montfort (Crédits photo : Ank2, Wikipédia)

Nouveautés 2015 : Dino Raft, la vallée des dinosaures de Walygator

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La thématisation des zones du parc d’attractions Walygator, situé à Maizières-lès-Metz, se poursuit. Après Space World en 2014, voici The Lost World (Le Monde Perdu) qui s’inspire directement de l’univers de Jurassik Park. Les fameuses bouées aquatiques s’appellent désormais Dino Raft. Au travers d’une descente en rafting, les visiteurs vivent l’expérience d’un explorateur dans la vallée des dinosaures. Le parcours est ponctué de brachiosaures, de vélociraptors, d’un cératosaure ou encore d’un tyrannosaure. Non loin de là, une nouvelle attraction, baptisée Dino Bike, propose de pédaler en binôme sur des dinosaures volants pour s’élever toujours plus haut.

Dino raft Walygator

Le parc a également aménagé un superbe arboretum qui recense 50 espèces d’arbres remarquables parmi les 300 présentes sur le site. Chaque variété est identifiée par un panneau informatif qui renforce la dimension pédagogique du parc, notamment pour les scolaires, qui se verront remettre un fascicule.

A noter enfin que l’espace Spooky Mension a été créé pour les petits dans la Garden Party située en face de Waly X’Press. Il s’agit d’une structure gonflable de plus de dix mètres de haut équipée de trois toboggans de 90 mètres de long, achetée 30 000 euros aux Etats-Unis.

De la nécropole de Metz-Chambière

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Six sites de mémoire de la Première Guerre mondiale pourraient être classés au patrimoine mondial de l’UNESCO en Moselle. Aux côtés de Morhange, Cutting, Sarrebourg, Lagarde et Riche, la nécropole de Metz-Chambière a été retenue pour sa diversité. Elle abrite en effet les tombes de 4 000 soldats de la Grande Guerre, dont 2 053 Allemands, 457 Français, 15 Belges, 103 Britanniques, 88 Italiens et 1 280 Russes et Soviétiques. Au cours du conflit, la ville a abrité jusqu’à 32 hôpitaux. Les blessés allemands du front de Verdun y étaient emmenés.

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La nécropole de Metz-Chambière pourrait être classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO aux côtés d’autres sites de la Première Guerre mondiale (Crédits photo : Marc de METZ)

C’est à partir de la Première Guerre mondiale que furent attribuées des tombes individuelles aux soldats tombés. En effet, dans les conflits précédents, notamment celui de 1870-1871, les seuls noms des officiers étaient gravés sur les monuments. Sous-officiers, soldats et chevaux étaient mélangés dans des tombes communes. Après les premiers massacres de 1914, l’opinion allemande exigea des tombes individuelles. Fin 1914-début 1915, l’évidence s’imposa alors pour les Français, les Britanniques, les Ottomans et les troupes coloniales : le soldat a la même valeur que l’officier, il n’y a plus de hiérarchie dans la mort.

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4 000 soldats de différentes nationalités sont enterrés à Metz-Chambière (Crédits photo : Marc de METZ)

Sous les tropiques du Jardin botanique de Metz

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Le Jardin botanique de Metz est un lieu étonnant, au charme intemporel. L’édifice constitue l’un des derniers vestiges des constructions réalisées pour l’Exposition Universelle de Metz de 1861. Situé à l’origine sur l’île du Petit Saulcy, le bâtiment a été démonté puis remonté brique par brique à son emplacement actuel, en 1882. Sous les coupoles de ses serres de 13 mètres de haut, plus de 1 000 espèces de plantes s’épanouissent dans cinq atmosphères climatiques différentes sur une surface de plus de 1 000 mètres carrés.

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Les serres du Jardin botanique de Metz abritent une végétation luxuriante (Crédits photo : Marc de METZ)

Metz est l’une des rares villes en France à disposer d’un jardin botanique et de collections tropicales.

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Les lieux possèdent un charme indéniable (Crédits photo : Marc de METZ)

De la Tête de Veau de Rambervillers

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La ville de Rambervillers, dans les Vosges, est réputée pour sa tête de veau. Cette spécialité, née d’un différend avec Epinal, est célébrée chaque année par la Confrérie des Gaubregueux Gousteurs de Teste de Veau de Rambervillers. Cette dernière a été créée le 31 mars 1968 par les confréries des Taste-Andouilles et Gandoyaux du Val d’Ajol et des Anystiers du Roy du Baillage d’Epinal.

tête de veau

La Tête de veau est une spécialité de Rambervillers (Crédits photo : Arnaud 25, Wikipédia)

La Confrérie des Gaubregueux Gousteurs de Teste de Veau de Rambervillers défend et valorise la tête de veau, ainsi que la cité vosgienne qui fût la deuxième ville à recevoir la Légion d’Honneur en France. Son chapitre a lieu le dimanche 15 jours avant Pâques. Sa célèbre foire accueille chaque année plus de 150 exposants et plus de 20 000 visiteurs.

A noter que l’appellation « Gaubregueux » est un terme Rabelaisien. Les « Gaubres » étaient des hommes qui aimaient la bonne chère et festoyer. Les « Gueux » étaient quant à eux les pauvres du châtelain.

La tenue des membres de la Confrérie est composée pour les hommes d’une blaude bleue roy sur laquelle est brodé l’écusson d’une tête de veau et d’un chapeau mou en feutre noir. Les femmes portent simplement de leur côté un boléro et une jupe de même couleur.

Du plus grand cimetière américain à Saint-Avold

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Situé à Saint-Avold, le Lorraine American Cemetery and Memorial est le plus grand cimetière américain d’Europe de la Seconde Guerre mondiale. Environ 10 000 soldats américains sont inhumés dans ce terrain qui s’étend sur près de 46 hectares. La plupart des soldats enterrés à Saint-Avold sont morts dans l’Est de la France, au Sud de l’Allemagne et en Tchécoslovaquie. Les dessins des parcelles du cimetière se répartissent symétriquement autour d’un axe Est-Ouest qui relie la chapelle au belvédère. Plusieurs arbres qui ornent les lieux sont originaires d’Amérique du Nord, à l’instar de gléditsias, d’inermis ou de sophoras.

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Le Lorraine American Cemetery and Memorial est le plus grand cimetière américain d’Europe de la Seconde Guerre mondiale (Crédits photo : Karim FAREZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Le 1er octobre 1947, la France concéda l’utilisation à perpétuité du terrain aux Etats-Unis pour y accueillir un cimetière. L’inauguration eut lieu en 1960. Auparavant, les dépouilles des soldats reposaient dans quatre cimetières provisoires situés en Meurthe-et-Moselle, à Limey et à Andilly, dans le Bas-Rhin à Hochfelden, ainsi qu’à Saint-Avold. Près de 40 % des corps inhumés dans les quatre cimetières provisoires initiaux ont été transférés en Moselle-Est. En effet, les familles des victimes eurent la possibilité en 1947 de faire rapatrier les corps si elles le désiraient.

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Le cimetière américain de Saint-Avold a été créé en 1947 (Crédits photo : Karim FAREZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Onze femmes sont inhumées au cimetière de Saint-Avold. Il s’agissait pour la plupart d’infirmières décédées de maladie ou dans un accident. Les femmes n’étaient en effet pas autorisées à combattre à l’époque. 151 tombes sur les 1 487 que compte le site ont été érigées pour des soldats inconnus. Les croix portent alors l’inscription « Ici repose dans l’honneur un frère d’armes connu seulement de Dieu ». De part et d’autre de la chapelle, 444 noms de soldats sont gravés sur le Mur des disparus qui est orné d’un aigle doré. Lorsqu’un corps est retrouvé et identifié, une petite fleur de bronze vient cacher le nom de l’ancien disparu. Le Mur comporte actuellement 32 fleurs. Le soldat Charley Havlat, qui repose à Saint-Avold, a été abattu par un sniper, le 7 mai 1945, dix minutes après la proclamation du cessez-le-feu sur le front Ouest. Un peu plus loin, une stèle avec une unique plaque de bronze rappelle le crash d’un avion de reconnaissance près de Nancy qui s’est soldé par la mort des trois aviateurs. L’appareil s’enflamma au sol et il fut ensuite impossible de distinguer les corps. Ceux-ci furent donc inhumés ensemble avec l’accord des familles. 300 noirs Américains sont également enterrés à Saint-Avold, ainsi que 42 Américains d’origine mexicaine, seize civils, essentiellement des membres de la Croix-Rouge, treize Indiens d’Amérique, six Anglais, quatre Portoricains, trois Canadiens, trois aumôniers, un Mexicain, un Chinois, un Hawaiien et un Philippin. A noter que la Medal of Honor, la plus haute distinction militaire américaine décernée pour acte de bravoure, fut attribué en 1997 au sergent Ruben Rivers. Ce dernier faisait partie du 761ème Bataillon de chars, surnommé les Black panthers, qui était composé uniquement de soldats noirs. Bien que grièvement blessé le 16 novembre 1944 lors de la Bataille de Guébling, le sergent Rivers refusa d’abandonner le commandement de son groupe. Il succomba trois jours plus tard dans son char, pulvérisé par des tirs allemands. Proposé par son supérieur hiérarchique pour recevoir la Medal of Honor dès le lendemain, elle ne lui fut seulement accordée que le 13 janvier 1997 par Bill Clinton. L’armée américaine ne décernait en effet pas à l’époque cette distinction à des soldats de couleur.

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Le site rassemble 1 487 tombes de toutes confessions et de plusieurs nationalités (Crédits photo : Karim FAREZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Le cimetière emploie un surintendant de nationalité américaine. Le reste du personnel est lorrain. Il comprend deux maçons, deux mécaniciens, un assistant contremaître, un contremaître, une assistante administrative et treize jardiniers. L’ensemble des employés est soumis aux droits français et américains mais aussi au Droit Local mosellan.

Le cimetière est évidemment un important lieu de mémoire, de nombreuses familles américaines se sont rendues et se rendent encore à Saint-Avold pour se recueillir sur la tombe d’un proche. Le cimetière est régulièrement le théâtre de cérémonies émouvantes. Le Bicentenaire de la révolution américaine y a par exemple été commémoré en 1976. Plus récemment, des commémorations ont été organisées à l’occasion du 60ème anniversaire de la libération de Saint-Avold. De plus, tous les ans, lors du Memorial Day, jour de commémoration fixé hors Etats-Unis au dernier dimanche du mois de mai suivi d’un lundi du même mois, les soldats américains tombés sur les champs de bataille sont honorés. Deux drapeaux, un français et un américain, sont alors plantés au pied de chaque stèle.

Malgré son importance, le cimetière américain de Saint-Avold n’a jamais accueilli de président américain et français. Selon la charte de l’association France-Etats-Unis, toute personne qui s’engage à parrainer un soldat enterré à Saint-Avold doit déposer au moins une fois par an une fleur au pied de la stèle du soldat filleul, sans pot ni emballage.

Il est possible de se rendre au cimetière américain de Saint-Avold qui est ouvert tous les jours de 9h à 17h, sauf le 25 décembre et le 1er janvier. La visite de ce lieu chargé d’histoire permet de comprendre le sacrifice de ces milliers de soldats nés de l’autre côté de l’Atlantique et qui reposent aujourd’hui sur le sol lorrain.

Karim FAREZ, Etudiant en Histoire parcours Droits et Sciences politiques à l’Université de Lorraine, pour le Groupe BLE Lorraine.

Metz classé « Station de tourisme d’excellence »

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La Ville de Metz a dernièrement été classée par décret « Station de tourisme d’excellence ». Trois ans ont été nécessaires pour décrocher ce précieux label.

Pour cela, la cité aux 3 000 ans d’histoire a mis en avant son patrimoine remarquable, ses espaces verts ou encore ses musées. Avant cette nouvelle distinction, Metz avait obtenu le label Ville d’Art et d’Histoire, le Pavillon bleu pour son port de plaisance, le Grand Prix national de fleurissement, le Prix national Lumière des arts de la rue, ainsi que les labels Ville touristique et Tourisme & handicap. La capitale de la Lorraine, qui fait également partie du réseau européen des Jardins sans limite, entend à présent être classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

De nombreux critères sont pris en compte pour être reconnu « Station de tourisme », comme la facilité d’accès à la commune, la circulation intra-muros, la diversité de l’offre d’hébergements, l’organisation de l’information des touristes en plusieurs langues, l’animation culturelle ou encore le commerce de proximité.

A noter qu’outre Metz, la cité thermale de Vittel a également été classée « Station de tourisme ». Les deux villes ont rejoint Gérardmer. La perle des Vosges arbore le label depuis 2013.

logo station tourisme

Comment les Allemands transformèrent Metz au début du XXème siècle

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Il y a un peu plus de cent ans, Metz vécut une incroyable transformation. Les Allemands détruisirent une grande partie des remparts médiévaux pour édifier une nouvelle ligne de chemin de fer, une nouvelle gare et la Nouvelle-Ville (Neue Stadt).

Metz_Kaiser-Wilhelm-Ring_1917

Kaiser Wilhelm Ring à Metz, carte postale datée du 11 février 1917

Metz étouffait intra-muros. Le bras originel de la Seille passait Rue Haute-Seille et Rue des Tanneurs, où cette corporation lavait et faisait sécher les peaux. Un canal avait été créé au XIIIème siècle pour faire affluer la rivière dans le ruisseau du Cheneau, derrière l’actuel Hôpital Legouest. De cet aménagement naquît l’Ile d’Outre-Seille. Depuis le Moyen-âge, la Seille formait à Metz un véritable égout à ciel ouvert. Les habitants y déversaient toutes sortes de déchets. La rivière posait un sérieux problème de salubrité publique. Elle n’était d’ailleurs pas étrangère aux déclenchements d’épidémies, comme celle de choléra en 1832. Au XIXème siècle, les maires de Metz, dont notamment Félix Maréchal qui était médecin de profession, espéraient pouvoir résoudre le problème. Mais c’était sans compter sur le lobby des tanneurs. La ville était de même encore fortifiée et les remparts étaient toujours actifs militairement.

Les fortifications médiévales messines comprenaient un mur d’enceinte de sept km de long flanqué de 38 tours de guet et de 18 portes. Chaque tour était entretenue par une corporation de métiers, dont elle portait également le nom. Il y avait la Porte Serpenoise, la Porte Saint-Thiébaut, la Porte En-Chandellerue, la Porte des Repenties, la Poterne Saint-Nicolas, la Porte Mazelle, la Porte des Allemands, la Porte Sainte-Barbe, la Porte du Haut-Champé, la Porte de France, la Porte de la Saux-en-Rimport, la Porte de Chambière, la Porte de l’Hôtel Lambert, la Porte d’Outre-Seille, la Porte du Pontiffroy, la Porte du Pont des Morts, la Porte d’Anglemur et la Porte de Patar. Au XVIème siècle, Louis XIV fit fortifier à nouveau la ville. C’est à cette époque que fut construite la citadelle qui s’intègre aux remparts.

Si les fortifications médiévales et celles de Vauban datant du XVIIème siècle faisaient de Metz une des Carcassonne de l’Est, elles freinaient l’essor démographique du XIXème siècle et la construction de logements. Après la guerre de 1870-1871 et l’annexion au Reich allemand, Guillaume II voulut faire de Metz la vitrine de l’Empire. Il fit pour cela déclasser l’enceinte militaire. Il faut dire que l’évolution de l’armement, notamment de l’artillerie, avait rendu les remparts quelques peu caduques. Les ingénieurs et les architectes allemands voulaient aérer la cité et y faire rentrer la lumière. Le Kaiser autorisa en 1898 le démantèlement de l’enceinte pour permettre à la ville de s’étendre. A l’époque, il n’y avait aucune construction en dur entre la Porte Serpenoise et l’actuel Jardin botanique, excepté quelques hangars et cabanons. Metz est en effet historiquement une cité sans faubourgs. En seulement quelques années, des boulevards et des pénétrantes furent aménagés, les mêmes que les Messins utilisent encore aujourd’hui. Comme à Paris du temps de Haussmann, les espaces laissés libre furent transformés en cours carrossables bordés d’arbres qui devinrent rapidement des lieux de promenade. Un Ring fut imaginé pour contourner la ville de l’extérieur en suivant le tracé des anciens remparts, après que les fossés eurent été comblés. Une Nouvelle-Ville s’étendit rapidement au Sud avec la métamorphose spectaculaire du quartier du Sablon et la construction de l’Avenue de Nancy, de l’Avenue De Lattre de Tassigny, de la Rue de Pont-à-Mousson et de la Rue de Verdun. Les travaux, qui avaient débuté en 1903, ne durèrent que deux ou trois ans. En quelques années, la ville avait complément changé.

Attaché à l’époque médiévale, l’Empereur sauvegarda néanmoins des pans entiers de remparts, mais aussi la Tour Camoufle qui date du XVème siècle, la Porte des Allemands ou encore les fondations de la Tour d’Enfer près du Palais du Gouverneur. Une nouvelle tannerie fut enfin édifiée à Saint-Julien-lès-Metz, afin de permettre aux tanneurs de travailler dans de meilleures conditions.

(Source : RL du 25/01/2015)

Des bornes frontières dans les forêts des Vosges du Nord

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Témoins de son passé politique mouvementé, une série de bornes jalonnent encore les forêts du Bitcherland. Erigées entre 1605 et 1608, elles servaient à marquer les frontières définies en 1604 et en 1606 entre le Duché de Lorraine et la seigneurie de Hanau-Lichtenberg. Le lieu-dit Bannstein, près d’Eguelshardt, rappelle la mise en place de ces bornes. En effet, « Bannstein » signifie littéralement pierre du ban.

De hauteurs variables, ces bornes cintrées en grès rose présentent sur chacune de leurs faces deux écussons : d’un côté une croix de Lorraine, de l’autre les armoiries à chevrons de la maison de Hanau-Lichtenberg.

De très beaux exemples se trouvent le long de la petite route forestière D162F et sur le chemin des bornes sur les hauteurs de Mouterhouse. A noter que certaines bornes sont datées de 1760. Elles témoignent d’une campagne de rénovation, au moment où les Hesse-Cassel dirigeaient la seigneurie de Hanau.

(Source : vosgesdunord.fr)

Des venelles de Queuleu à Metz

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Le quartier de Queuleu, à Metz, regorge d’étroites ruelles, appelées venelles. La plupart d’entre elles restent méconnues, faute de plan qui les recense et la quasi-totalité de ces voies ne possède pas de nom. En effet, seuls les chemins de la Colline et des Vignerons sont identifiés et nommés.

A l’origine, ces venelles serpentaient entre les vergers, les vignes et les jardins. Elles furent intégrées à l’urbanisation du quartier au moment de la première Annexion allemande, qui fut marquée par le début de la construction de grandes demeures à Queuleu. Par la suite, de nouvelles habitations continuèrent à émerger, sans que ne soient jamais effacées les venelles qui appartiennent à la commune.

Aujourd’hui encore, on y trouve une nature restée sauvage. Il n’est ainsi par rare d’y observer de petits animaux, à l’image d’écureuils, de hérissons et d’oiseaux. Au gré des sentiers, on découvre aussi des curiosités architecturales, telle qu’une gloriette, une tourelle et de jolies moulures sur les bâtiments qui donnent sur la Rue des Trois-Evêchés par exemple. A n’en pas douter, les venelles de Queuleu constituent un véritable labyrinthe à explorer.

Vestiges de la Première Guerre Mondiale en Pays Messin

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Dans le Sud du Pays Messin, des centaines de vestiges de la guerre de 1914-1918 parsèment le paysage. Un héritage totalement méconnu. Un legs pourtant construit dans l’urgence, dans un seul but : défendre la Moselle et le Reich. Des milliers de soldats et de civils ont été mobilisés entre l’automne 1914 et l’été 1918 pour édifier cette frontière en béton armé. Abris, casemates, observatoires, postes de commandement, etc. Ces vestiges rassemblent les reliquats des troisièmes et quatrièmes lignes de front. La ligne des tranchées s’étirait entre Bouxières-sous-Froidmont et Nomeny. Les troisièmes et quatrièmes lignes sont encore visibles dans le quadrilatère Féy-Verny-Louvigny-Lorry-Mardigny. Un siècle après, ils sont à peine visibles, mais omniprésents. Ils ne seront pas classés par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité. Ils ne sont pas renseignés sur les cartes, ni balisés sur les chemins. Ils sont la plupart du temps à l’abandon. Pourtant, ils ont modelé le paysage de façon aussi définitive que les forts des ceintures messines. Des initiatives apparaissent cependant. A Pournoy-la-Chétive, une association et la mairie ont créé un parcours de découverte dans le Parc aux trois nationalités. Les abris à munitions sont également valorisés à Marieulles-Vezon. A Marly-aux-Bois, l’association Lucky Seven a débroussaillé un poste de commandement.

(Source : RL du 12/01/2015)

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