Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Technologie


Le collège entre dans l’ère numérique à Yutz

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Le collège Jean Mermoz de Yutz est l’un des 23 établissements pilotes retenus en France pour la qualité des initiatives prises en matière d’éducation numérique.

Espace numérique de travail et de dialogue accessible en ligne 24h/24, manuels dématérialisés, tableaux interactifs, vidéoprojecteurs, outils de baladodiffusion et bientôt classes mobiles avec borne Wifi et tablettes numériques pour les usages nomades au sein de l’établissement, le collège yussois est plus que jamais connecté aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Cette dynamique, qui va bien au-delà des usages classiques des outils numériques au sein des établissements scolaires, a permis au site lorrain d’être distingué parmi les 7 100 collèges de France en obtenant le label « collège connecté ». Cette récompense vient couronner l’investissement de près de 4 millions d’euros consentis pour l’achat des équipements. Ces derniers facilitent l’apprentissage des langues vivantes grâce à l’utilisation de lecteurs MP3. Les élèves peuvent ainsi travailler en autonomie et à leur rythme leur compréhension orale et leur expression en prenant part à une conversation virtuelle, en réécoutant autant de fois que nécessaire le dialogue et en envoyant leur prestation à leur enseignant qui pourra leur retourner ensuite commentaires et conseils. En géométrie, l’association du livre numérique et du tableau interactif facilite le tracé des figures tout en permettant leur évolution dynamique et la mise en évidence des propriétés.

Pagny-sur-Moselle à la tête du réseau ferroviaire lorrain

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La construction du bâtiment de Commande Centralisée du Réseau (CCR) de Lorraine a dernièrement commencé à Pagny-sur-Moselle. Tout sera désormais télécommandé à distance. L’édifice jouxtera le Centre de gestion de la Ligne à Grande Vitesse Est-européenne, opérationnel depuis 2006. La nouvelle structure, qui fera office de véritable tour de contrôle, s’inscrit dans le cadre du vaste projet de modernisation et de rationalisation du réseau ferroviaire lorrain qui représente un investissement de 137 millions d’euros.

Le nouveau bâtiment technologique de Pagny-sur-Moselle revient à lui seul à 10 millions d’euros. Il vise à centraliser toutes les commandes du réseau, dont certains aiguillages fonctionnent encore aujourd’hui de façon mécanique ou électromécanique en actionnant un levier, principe de conception qui remonte à la fin du XIXème siècle. Il y a deux ans, pour effectuer le trajet Lunéville-Thionville, soit un peu moins de 120 km, la circulation d’un train nécessitait l’intervention de 17 postes d’aiguillage, soit en moyenne un tous les 7 km. Ces postes, aujourd’hui disparus, généraient des coûts d’exploitation et de maintenance très élevés. Depuis, certains postes comme ceux de Metz-Sablon ou de Nancy ont été informatisés.

La commande centralisée constitue une évolution majeure. Elle doit améliorer la gestion de la circulation de l’ensemble du réseau ferroviaire. Le centre de Pagny-sur-Moselle, avec sa salle d’exploitation de 800 mètres carrés, sera au cœur dispositif. 240 personnes travailleront sur la partie exploitation du trafic et une quarantaine dans les fonctions supports. Néanmoins, cette modernisation devrait au final réduire d’un tiers l’ensemble des effectifs actuels.

Pagny-sur-Moselle a été choisi car la commune est située sur un important nœud ferroviaire. Elle dispose par ailleurs d’une excellente desserte et le foncier utilisé pour l’implantation du bâtiment appartient déjà à Réseau Ferré de France (RFF). Le nouveau centre perpétue en quelque sorte la tradition ferroviaire très ancienne de la ville.

En 2015, quatre secteurs de circulation seront à commande informatisée : Metz-Ville, Metz-Sablon Ouest, Metz Sablon Est et Onville-Novéant. D’ici 2023, sept autres secteurs seront couverts. En 2030, la commande centralisée gérera l’ensemble du trafic ferroviaire lorrain et celui d’une partie du Grand Est. Il n’y aura en effet que 16 CCR en France.

A noter enfin que sur l’enveloppe globale de 137 millions d’euros prévue pour la refonte du réseau ferroviaire lorrain, 51 millions d’euros sont dédiés à la modernisation des postes du secteur d’Onville-Novéant et 76 millions d’euros à celle du secteur de Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/23/des-travaux-pour-ameliorer-loffre-ter/). Par ailleurs, 200 millions d’euros seront au total investis en 2013 sur le réseau ferré de la région, dont 130 millions d’euros pour le renouvellement des voies entre Longwy, Thionville et  Béning-lès-Saint-Avold, plus important chantier du genre en France.

Un chercheur lorrain dans le gratin mondial

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Antonio Pizzi, chercheur en chimie industrielle au LERMAB (Laboratoire d’Etudes et de la Recherche sur le Matériau Bois) et enseignant à l’ENSTIB (Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois) à Epinal (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/11/20/creation-dun-pole-dexcellence-rurale-sur-le-bois-dans-les-vosges/), figure sur la liste 2012-2013 du prestigieux classement des « Highly Cited Researchers », c’est-à-dire des chercheurs les plus cités au monde. L’enseignant-chercheur lorrain se situe au 46ème rang dans la catégorie des chercheurs en science des matériaux. Il est le premier scientifique de l’Université de Lorraine à être ainsi distingué.

Ce palmarès international est publié chaque année par la société ISI-Thomson Web of Science et permet de mettre en lumière les 250 universitaires dans le monde dont les études sont les plus citées dans d’autres articles de recherche à travers 21 thématiques sur une période de 20 ans. Le classement permet de mesurer l’impact du travail du chercheur à l’échelle mondiale et sa validité.

Les travaux d’Antonio Pizzi sont principalement centrés sur le développement de matériaux à utilisation industrielle à partir de matériaux naturels. L’enseignant-chercheur lorrain étudie en particulier les colles végétales dérivées des écorces des arbres, les produits de préservation de bois bio-sourcés et écologiques, les composites à fibres naturelles, ainsi que les mousses isolantes et florales à base de tanin végétal. Il est également à l’origine de la découverte du soudage du bois par friction. Ses travaux s’inscrivent dans la démarche ambitieuse d’asseoir la Lorraine en tant que vallée européenne des matériaux et de l’énergie (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1131-un-centre-de-recherche-mondial-sur-les-materiaux-en-lorraine#3450).

Inauguration du premier data center privé de Lorraine par Pharmagest

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Pharmagest, filiale de la coopérative européenne de pharmacie Welcoop, a dernièrement inauguré à Villers-lès-Nancy le premier data center privé de Lorraine. L’infrastructure a représenté un investissement de trois millions d’euros.

Spécialiste de l’informatique officinale, Pharmagest a obtenu en 2012 deux certifications relatives à la sauvegarde externalisée de données pour les professionnels et les établissements de santé, ainsi que pour la prestation d’hébergement d’applications de télémédecine. Ces agréments, délivrés par le ministère français des affaires sociales et de la santé, l’ont conduit à lancer une extension de ses locaux de 360 mètres carrés, dont 100 mètres carrés de stockage souterrain de données. Véritable coffre-fort, cet espace blindé placé sous haute surveillance mobilise dix spécialistes et présente une capacité d’hébergement équivalant à 10 000 disques durs virtuels. L’espace permet d’héberger en Lorraine les données de santé d’industriels et de professionnels du secteur de la santé implantés un peu partout en France.

Fondé en 1935 sous le nom de Coopérative des pharmaciens de Nancy, Welcoop emploie aujourd’hui 1 822 salariés, dont 1 250 en France et 300 dans l’agglomération nancéienne. L’an dernier, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 914 millions d’euros. Il compte poursuivre son développement grâce à l’activité de dépositaire, la fabrication de médicaments génériques, l’importation de médicaments et le maintien à domicile des personnes dépendantes.

Sa filiale Pharmagest, qui emploie 760 salariés répartis dans 25 agences françaises, réalise quant à elle un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Elle s’est spécialisée dans l’informatisation des pharmacies et des maisons de retraite en France, en Belgique et au Luxembourg, les services à l’industrie pharmaceutique et l’e-santé. Ce dernier secteur s’avère prometteur avec le développement de solutions de télémédecine dédiées aux patients atteints de maladies chroniques (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/06/19/telemedecine-en-lorraine/), le pilulier électronique Do-Pill et le développement de services aux professionnels de santé, dont l’hébergement de données.

Inauguration du premier data center privé de Lorraine par Pharmagest dans Actualité logo-pharmagest

(Source : L’Usine Nouvelle du 11/06/2013)

Innovation technologique à l’Ecole de chirurgie de Nancy

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Des internes de toutes les disciplines viennent à Nancy durant une quinzaine de jours pour apprendre à opérer grâce à des simulateurs et à des logiciels sophistiqués qui reproduisent des actes chirurgicaux conformes à la réalité.

Innovation technologique à l’Ecole de chirurgie de Nancy dans Education robot-chirurgical-da-vinci

L’Ecole de chirurgie de Nancy dispose d’un robot Da Vinci S (Crédits photo : Nicolas Denis)

Les apprentis chirurgiens exercent sur un patient virtuel. Ils démarrent par de simples connexions entre structures pour aller vers un acte chirurgical complet. Le simulateur enregistre les erreurs et les manipulations. Dans d’autres salles, des élèves chirurgiens en ORL (Oto-Rhino-Laryngologie) opèrent des cavités buccales, en blouse verte et avec des masques comme au bloc, afin de simuler avec le plus de réalisme l’environnement de la salle d’intervention. Les gestes sont répétés cent fois s’il le faut. Ces méthodes de simulation permettent d’acquérir des gestes techniques et de s’affranchir du stress. L’étudiant tire également bénéfice de l’expérience de son aîné au cours d’une intervention sur le modèle du compagnonnage hospitalier. L’Ecole de chirurgie de Nancy possède également un équipement 3D complet (caméra, écran et lunettes) qui permet de filmer un certain nombre d’interventions. L’idée est ainsi d’améliorer la perception réelle de l’opération. Cela va de la révision basique d’anatomie pour la théorie aux gestes complexes et à la succession des temps opératoires. Une vidéothèque en 3D a été constituée.

L’Ecole de chirurgie ne cesse de gagner de la légitimité et de la notoriété. En seulement cinq ans, elle est passée de 20 à 400 élèves. C’est désormais un centre de référence, sans doute l’un des plus beaux de France, qui dispose d’un esprit d’ouverture et d’une visibilité européenne. L’école s’adresse aux chirurgiens, aux internes en chirurgie, aux paramédicaux et aux chercheurs. Outre la pédagogie par simulation, elle articule sa recherche autour de la chirurgie et des technologies de réparation cellulaire et tissulaire. Par exemple, dans le cas de certains anévrismes, le simulateur permet de voir comment évolue la pathologie et de prévenir l’endroit où l’anévrisme va dégénérer. L’Ecole de chirurgie de Nancy ambitionne à présent de créer un socle pour constituer un nouveau centre de simulation chirurgicale dans le Grand Est.

En attendant que le CHU fasse l’acquisition d’un robot chirurgical de dernière génération, l’entreprise américaine Intuitive Surgical a prêté à demeure à l’Ecole de chirurgie un robot Da Vinci S de seconde génération ultra-performant à 1,5 million d’euros. La société a en effet décidé de faire un geste inédit en raison du potentiel de l’école nancéienne, alors que d’autres structures ont dû acheter leur propre robot (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/06/22/le-robot-da-vinci-opere-en-lorraine/). Une spécificité et un argument supplémentaire qui devrait attirer dans la cité ducale les meilleurs lauréats de l’internat. La chirurgie robotique est promise à un bel avenir à Brabois.

Un laboratoire d’excellence sur les matériaux à Metz

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Bordés par le parcours de kayak de la digue de la Pucelle, d’anciens bâtiments militaires réhabilités abritent le LEM3 (Laboratoire d’Etude des Microstructures et de Mécanique des Matériaux). Il s’agit de l’un des plus importants centres de recherche en France dans ce domaine. Véritable vitrine de l’excellence scientifique régionale au rayonnement international, le LEM3 est l’une des fiertés de l’Université de Lorraine (UL) sur le Campus du Saulcy. Il regroupe 67 chercheurs et enseignants-chercheurs de l’UL, du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM) et du centre messin d’Arts et Métiers ParisTech (ENSAM). Une cinquantaine de doctorants et de post-doctorants, ainsi qu’une trentaine de personnel techniques y officient également. Le LEM3 vise à étudier les matériaux, leur tenue dans le temps et leur résistance aux chocs. Il travaille notamment pour l’industrie aérospatiale et automobile.

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Des data centers à Micheville ?

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En face d’Esch-Belval, les 300 hectares de la friche Micheville (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/10/en-route-vers-la-nouvelle-cite-du-xxieme-siecle/), propriété de l’Etablissement Public Foncier de Lorraine (EPFL), pourraient accueillir un parc de data centers d’ici quelques années (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/11/12/un-data-center-pour-le-pays-haut/). Une société de projet a été créée à cet effet. La demande de stockage et de sécurité des données informatiques est très forte, en particulier à proximité de la frontière luxembourgeoise. Cela permettrait ainsi de ne pas faire que du résidentiel en face de Belval (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2013/04/25/vers-une-economie-residentielle-a-esch-belval-cote-lorrain/).

Des data centers à Micheville ? dans Actualité data-center

Un parc de data centers pourrait voir le jour sur les friches de Micheville, en face de Belval (Crédits photo : Connie Zhou, Google)

L’idée d’équiper la friche de Micheville apparaît d’autant plus lumineuse qu’elle dispose du très haut débit grâce au réseau de fibre optique de la Moselle. Par ailleurs, la Lorraine est très bien desservie en production d’électricité à un prix stable (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/04/la-lorraine-comme-source-delectricite/). Toutes les conditions sont donc réunies pour accueillir des centres de stockage de données numériques. Rappelons que les flux informatiques transitent par des kilomètres de câbles avant d’être rangés dans des baies de serveurs informatiques. Pour fonctionner correctement, ces derniers doivent être hébergés dans des bâtiments très sophistiqués, car ils sont extrêmement énergivores. L’objectif est de stocker physiquement à un endroit les données que les entreprises auront à l’avenir de plus en plus de mal à gérer en interne, en raison des coûts que cela entraîne. Les bâtiments doivent par exemple être constamment tempérés, ventilés, voire refroidis, dans la mesure où les machines dégagent beaucoup de chaleur. De plus, la sécurité de l’alimentation électrique est indispensable.

Un premier bâtiment de 5 000 mètres carrés pourrait sortir de terre à Micheville. La vocation d’une telle infrastructure, qui représente un investissement de 50 à 100 millions d’euros, est de mutualiser l’ensemble des besoins et de louer à des entreprises une capacité à stocker des données, avec la possibilité d’y ajouter d’autres services. De grands groupes institutionnels de télécommunication, des banques et des compagnies d’assurance sont notamment intéressés.

A noter enfin qu’un data center permet de créer une trentaine d’emplois environ.

Une limousine en verre fabriquée à Saint-Avold

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L’entreprise Altuglas, implantée à Saint-Avold, est spécialisée dans le verre acrylique. Elle est à l’origine d’un verre ultrarésistant, un procédé qu’elle a baptisé « Shield up ». Cette innovation technologique a été utilisée par Peugeot pour concevoir la Limovian, une limousine en verre à bord de laquelle montent Romain Duris et Audrey Tautou dans L’Ecume des jours, le nouveau film de Michel Gondry, inspiré de l’œuvre de Boris Vian.

Une limousine en verre fabriquée à Saint-Avold dans Actualité limousine-ecume-des-jours

La Limovian, fruit de la technologie d’Altuglas (Crédits photo : PSA)

Cette apparition constitue une vitrine formidable pour l’entreprise naborienne. Son vitrage nanostructuré a également été sollicité pour concevoir le cockpit fermé d’un trimaran qui prendra le départ de la prochaine Route du Rhum et de la Transat Jacques Vabre. A noter enfin que les plaques de verre Shield up sont utilisées depuis quelques mois pour être transformées en déflecteurs et en toits ouvrants de la Twizy, un quadricycle de Renault. Des négociations sont engagées avec plusieurs constructeurs pour concevoir d’autres pièces de véhicules.

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Médecine en 3D à Robert Schuman

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Grâce à leur salle d’opération hybride, la seconde en Lorraine, les chirurgiens vasculaires de l’Hôpital Robert Schuman de Metz voient en temps réel ce qui se passe à l’intérieur du corps du patient quand ils opèrent.

Il s’agit d’une salle d’opération dans laquelle tout un service de radiologie est intégré. La technologie utilisée fait appel aux dernières avancées de l’imagerie médicale. Si l’utilisation d’appareils de radiologie pendant les opérations de chirurgie vasculaire ne constitue pas une nouveauté, la salle hybride messine permet néanmoins de réaliser des images en trois dimensions. La fusion de l’image acquise avec celle donnée par un scanner, passé auparavant, permet de gagner en précision. Les organes internes, les os, les vaisseaux sanguins s’affichent en salle d’opération et dans la régie qui la jouxte. C’est là qu’un manipulateur radio, en contact audio avec la salle d’opération, supervise le travail des images. Il prépare également la pompe à produit de contraste qui sert à améliorer l’image. L’utilisation des nouvelles technologies, avec des facilités à retrouver rapidement les lieux radiographiés, permet en outre de diminuer les quantités utilisées. Le patient gagne en confort. Ces produits sont en effet toxiques pour les reins à des doses trop importantes.  

L’activité de la salle d’opération hybride provient pour le moment essentiellement de la chirurgie vasculaire, avec par exemple le traitement d’anévrisme par prothèse et la pose de stents lorsque des vaisseaux sont en train de se boucher.

Centre de simulation ultramoderne pour le 1er RHC de Phalsbourg

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Un nouveau centre de simulation a dernièrement été inauguré au 1er Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) de Phalsbourg, en Moselle. Construit dans l’enceinte du quartier militaire, cet outil, considéré comme le plus beau centre de simulation de France, occupe une surface de 2 100 mètres carrés au sol. Il dispose de plusieurs salles de préparation aux missions. 

C’est ainsi, dans la pénombre de ces salles ultramodernes, que le 1er RHC se prépare à entrer dans une ère nouvelle, avec l’arrivée de Tigre et Caïman dès l’automne prochain sur le tarmac de Phalsbourg. Les équipages seront alors prêts à appréhender les complications d’un engagement opérationnel à géométrie variable. Ils s’entraînent à mener sur simulateur des missions concrètes inspirées d’opérations réelles menées en Libye, en Côte d’Ivoire ou en Afghanistan. Le vol initiatique n’est en effet plus satisfaisant pour comprendre les difficultés d’un engagement opérationnel. L’utilisation de la simulation devient essentielle pour produire toutes les situations possibles et les faire partager à un collectif plus important.

Les simulateurs permettent de préparer les pilotes à la guerre : entraînement aux procédures radiophoniques, travail au sein d’une escadrille, timing de la mission, formation des troupes au sol en termes de reconnaissance de terrain, etc. La guerre devient aussi virtuelle.

L’Usibor grande largeur produit à Florange

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Florange a dernièrement lancé son nouveau produit pour l’automobile, l’Usibor grande largeur. Une première mondiale menée en un an sur la ligne de galvanisation de Sainte-Agathe. Elle offre un potentiel énorme et pérennise la filière froide.

La ligne de galvanisation Sainte-Agathe de Florange a toujours été l’une des plus performantes du groupe ArcelorMittal. Elle a été copiée dans le monde entier. Elle a été transformée pour produire de l’acier Usibor pouvant aller jusqu’à 1 850 mm de large. Les sidérurgistes lorrains démontrent une fois de plus qu’ils savent travailler.

Les secrets de l’Usibor proviennent de ses remarquables caractéristiques mécaniques, de sa grande résistance et de son allégement. C’est dans le centre de recherche et de développement de Maizières-lès-Metz qu’a été spécialement conçu cet acier innovant pour un procédé direct d’emboutissage à chaud qui permet de réaliser des pièces de structure et de sécurité pour l’automobile. Auparavant, Florange ne produisait que des bobines pouvant aller jusqu’à 1 500 mm de large. La grande largeur offre un avantage concurrentiel très important, puisque les industriels peuvent fabriquer 10 à 20 % de pièces supplémentaires. Les constructeurs automobiles et tous les sous-traitants de l’emboutissage sont particulièrement intéressés. L’Usibor grande largeur est d’ailleurs actuellement en phase d’homologation auprès des principaux constructeurs automobiles, notamment Daimler et Opel.

Ce produit phare offre donc un marché substantiel à Florange et à ArcelorMittal. 55 millions d’euros d’investissements sont programmés dans les deux ans qui viennent pour renforcer et pérenniser la filière froide de Florange. ArcelorMittal possède près de 48 % de parts de marché dans les aciers automobiles, dont environ 65 % pour des constructeurs comme Renault, PSA Peugeot Citroën et Fiat. Avec l’Usibor grande largeur, le financier entend reconquérir le terrain perdu face au sidérurgiste allemand Thyssen qui a développé un acier de 1 550 mm il y a deux ans. L’Usibor est en pleine expansion. ArcelorMittal veut saturer la ligne de galvanisation de Sainte-Agathe. Il vise pour cela une production de 635 000 tonnes d’ici 2015, ce qui représentera un tiers de sa production, les deux autres tiers resteront ses aciers historiques, dont l’Extragal Z pour la carrosserie.

Une centrale solaire à Marville ?

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L’ancienne base aérienne de Marville-Montmédy ambitionne de devenir la seconde centrale solaire de France, après celle de Toul-Rosières (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t665-la-plus-grande-centrale-solaire-de-france-a-toul).

Une centrale solaire à Marville ? dans Actualité base-aerienne-marville

L’ancienne base aérienne de Marville pourrait accueillir la seconde plus grande centrale solaire de France (Crédits photo : Etienne Lorea)

Le dépôt de demande de permis de construire remonte au 31 août 2010, soit un mois avant celui concernant le site de Toul, datant, lui, du 30 septembre. C’est pourtant bien ce dernier qui est aujourd’hui opérationnel. Portée par Nadine Morano, alors ministre, la centrale touloise a bénéficié du feu vert de Paris quelques jours avant la fin du moratoire Sarkozy, échappant ainsi aux griffes de la Commission de régulation de l’énergie. Avec ses 1,4 million de panneaux photovoltaïques répartis sur 360 hectares pour une puissance de 115 MWc (megawatts-crêtes), la plus grande centrale solaire de France est entrée en service le 13 novembre dernier. Le projet de Marville, qui porte sur la couverture en panneaux solaires de 191 hectares de l’ancienne base aérienne, est quant à lui au point mort. Il est passé à la trappe en faisant les frais du quota Besson d’attribution annuel de 500 MWc et de la baisse de 20 % du tarif de base applicable aux installations de plus de 100 Kw. La plupart des projets retenus étaient en effet situés dans le Sud-Est de la France en raison de leur forte rentabilité. Visiblement, aucun critère d’aménagement du territoire n’a été retenu.

Depuis, le ministre français de l’écologie, du développement durable et de l’énergie propose de relancer les appels d’offres pour les installations et de réévaluer les tarifs de rachat de l’électricité en fonction du lieu de fabrication des modules photovoltaïques. En Lorraine, ce bonus, susceptible de ramener de l’équité entre le Nord et le Sud de la France, relancerait les espoirs des promoteurs de Marville qui investissent dans une technologie franco-française, moins polluante que les panneaux importés d’Asie. Ainsi, à la différence de Toul, ces panneaux ne contiennent aucun métal lourd. Cette technologie articule également une installation pivotante permettant de suivre la course du Soleil, afin d’optimiser la production d’électricité.

La centrale meusienne, qui représente un investissement de 150 à 200 millions d’euros, pourrait produire jusqu’à 70 MWc, soit l’équivalent de la consommation journalière en électricité d’une ville de 30 000 habitants.

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