Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Technologie


Grand emprunt : c’est encore raté !

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Après son échec pour l’appel à projets Equipex  (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/01/30/grand-emprunt-en-lorraine-lespoir-apres-la-deception/), la Lorraine a également raté le premier tour de sélection de l’Idex, Initiative d’excellence. S’il reste encore un second tour et que l’essentiel est d’être retenu dans les 10 meilleurs projets, cette nouvelle déconvenue interroge sur la capacité des décideurs lorrains à mobiliser l’ensemble des ressources nécessaires à la constitution de dossiers solides. En effet, le projet présenté par l’Université de Lorraine n’a malheureusement pas convaincu le jury international choisi pour délibérer sur les grands projets de recherches que financera le grand emprunt. 

Cela dit, les six projets retenus dans ce premier tour sont tous des poids lourds, à savoir Paris, Lyon, Grenoble et Toulouse. Ce sont donc encore une fois les « gros » qui vont bénéficier des subsides et du label Idex (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/18/la-lorraine-davance-lesee-par-le-grand-emprunt/) … Les écarts se creusent au lieu de se réduire pour la Lorraine.

De la recherche translationnelle à Nancy

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La recherche, qu’elle soit fondamentale ou clinique, c’est-à-dire directement applicable à des malades, constitue l’un des axes majeurs de l’activité du Centre de cancérologie Alexis Vautrin (CAV) de Nancy. En effet, les équipes de cette plateforme de génétique moléculaire travaillent inlassablement sur des programmes innovants. 

A ces deux axes s’en ajoute un troisième, la recherche translationnelle, activité qui se développe fortement à Nancy grâce à l’impulsion du Plan Cancer lancé en 2003. Cette dernière vise à tirer profit des acquis de la recherche fondamentale pour les appliquer en situation clinique et, à l’inverse, à renvoyer vers le monde fondamental des questions issues de la situation clinique. Concrètement, les équipes du CAV planchent par exemple sur les tumeurs digestives, le cancer du sein et des tumeurs ORL. 

La recherche fondamentale menée au CAV se concentre sur les techniques du futur, et particulièrement sur les nanotechnologies, piste vraiment novatrice au service de la lutte contre le cancer. Pour faire simple, il s’agit d’injecter dans l’organisme un principe actif enfermé dans des nanoparticules ciblant les tumeurs. Ce principe est ensuite activé par la lumière ou l’irradiation. Les nanoparticules injectées doivent être sélectives et se concentrer sur la tumeur. C’est un peu près la même stratégie utilisée que pour la thérapie ciblée. Pour la partie diagnostic, les recherches portent principalement sur le repérage des ganglions sentinelles dans le cancer du sein. La nanoparticule est alors chargée de produit fluorescent. 

470 patients bénéficient de traitements innovants, de nouvelles techniques d’exploration et d’un suivi démultiplié. L’objectif du centre est de faire participer 15 % des patients de Lorraine, dans un esprit d’équité géographique, tout en visant l’intérêt collectif.  

 

Ressources21 retenu dans Labex

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Le projet Ressources21 (Ressources métalliques stratégiques du 21ème siècle) du PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur) de l’Université de Lorraine a été retenu par le gouvernement français, dans le cadre de l’appel à projets Labex (Laboratoires d’excellence). Un succès qui en appelle d’autres. 

Il faut dire que la Lorraine était complètement passée à côté de la plaque pour l’appel à projet Equipex (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/18/la-lorraine-davance-lesee-par-le-grand-emprunt/), avec le seul projet bois, obtenu avec d’autres provinces. 

Ressources21 et la centaine de chercheurs qui y sont associés, dont ceux de l’École de géologie de Nancy, proposent une démarche intégrée sur la connaissance, la valorisation et la gestion environnementale des ressources naturelles en métaux stratégiques pour le XXIème siècle. Un travail de longue haleine qui a été mené à l’aide de partenariats industriels avec des entreprises concernées par ce domaine comme Areva, Total, Eramet et Rhodia. 

Rappelons que Paris consacre globalement une enveloppe d’un milliard d’euros aux Labex dans le cadre des investissements d’avenir financés par le Grand emprunt. 

A noter également que le résultat de cette première vague du Labex a retenu deux autres unités lorraines, l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Champenoux (54) et un laboratoire de sciences humaines et sociales de l’Université de Metz, dans des projets en réseau avec des laboratoires d’autres territoires. 

La sélection du projet Ressources21, qui était l’un des meilleurs projets lorrains, constitue donc un premier succès. Les Lorrains attendent maintenant les résultats pour l’IRT Matériaux (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/01/precisions-sur-lirt-m2p/) dans le cadre de l’Idex (Initiative d’excellence).  

La Lorraine accueille le sommet mondial sur les matériaux

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Le tout premier World Materials Perspectives (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/01/08/sommet-mondial-sur-les-materiaux-a-nancy/) se déroule actuellement à Nancy. Ce sommet international réunit des chercheurs et des industriels venus du monde entier pour débattre de la thématique des matériaux. Une problématique quelque peu délaissée, mais qui revient en force de nos jours en raison de l’envolée des prix de l’énergie et des matières premières. Une conjoncture qui oblige ainsi à trouver des solutions, le plus souvent des matériaux nouveaux et plus légers, pour réduire les consommations d’énergie. 

A travers l’organisation de ce sommet, la Lorraine essaye de s’approprier cette thématique. Cela participe également au changement d’image de notre province, où les mines de demain seront des mines de matière grise.   

En attendant, ce sommet a pour but de générer de l’innovation. Le pôle de compétitivité Matéralia (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/05/03/pole-de-competitivite-materalia-joue-la-carte-de-linnovation/) veut d’ailleurs définitivement installer ce rendez-vous mondial en Lorraine, afin d’initier la création d’une véritable vallée des matériaux, sur le modèle de la célèbre Silicon Valley californienne.   

Le data center pour l’Alsace, les éoliennes pour la Lorraine

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Le champ d’éoliennes de l’hébergeur OVH ne sera finalement pas implanté en Alsace comme il avait été annoncé ici ou là, mais dans les Vosges, à Ortoncourt précisément, pour une production de 6,4 mégawatts. Le data center sera quant à lui bien implanté à Strasbourg. 

Rappelons que Strasbourg dispose déjà d’un data center basé sur le port du Rhin. En septembre 2010, la société allemande PlusServer AG avait en effet décidé d’y investir 17 millions d’euros. Cette implantation était le résultat du travail de prospection mené par Alsace International avec l’aide d’Alsace Connexia, de SFR Collectivités et de l’Agence de développement économique du Bas-Rhin. 

La Lorraine est la grande perdante dans cette affaire, car elle souhaite également l’implantation d’un centre de stockage informatique sur son territoire, notamment sur une friche industrielle dans le Pays-Haut en face de Belval (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/11/12/un-data-center-pour-le-pays-haut/). Pour cela, elle se repose sur les avantages de la fibre optique pour la partie réseau et sur la présence de la centrale nucléaire de Cattenom pour la partie énergétique. 

Metz : des robots pour aider les hommes

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L’école d’ingénieurs Supélec a dernièrement inauguré sa Smartroom à Metz-Technopole. Cette pièce remplie de capteurs permet à des robots intelligents d’évoluer pour pouvoir aider les humains dans un futur proche. Il s’agit ainsi de développer des interfaces entre les hommes et les machines, dans le but de pouvoir accompagner l’humain, valide ou non, dans ses besoins d’aujourd’hui et de demain. La Smartroom de Supélec a nécessité un investissement de quatre millions d’euros. L’école d’ingénieurs devrait enfin travailler avec les médecins de l’hôpital de Mercy, afin de créer un institut de l’autonomie. 

Chirurgie robotique : Nancy doit rester à la pointe

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Créé il y a trois ans, le diplôme universitaire de chirurgie robotique constitue l’une des originalités de l’école de Nancy, dont la réputation et le niveau d’excellence ne sont plus à démontrer. La formation, unique en Europe, vise à réunir trois exigences, à savoir solidité des connaissances et des méthodes, maintient à haut niveau d’un degré d’innovation et développement d’une technique chirurgicale pour laquelle Nancy a toujours été en pointe. Le cursus s’appuie sur trois simulateurs, ainsi que sur un robot chirurgical dernier modèle, dont le coût est de 1,8 millions d’euros. Le robot est prêté par son constructeur : Intuitive Surgical.

Mais, imaginons que l’entreprise se lasse de jouer les mécènes et reprenne son bien. Cela serait le désastre pour l’école de chirurgie lorraine qui serait alors privée de moyens fonctionnels.

Leader en Europe dans la pratique de cette chirurgie qui fait encore figure d’exception, Nancy n’a donc pas le choix. Il lui faut renforcer le domaine de la formation et surtout envisager l’achat d’un deuxième robot pour le CHU. Car il n’y a pas beaucoup d’écoles de chirurgie en France et celle de Nancy est bien placée. Elle est en effet à la pointe dans une période charnière où il y a des décisions à prendre et des décideurs à convaincre. Autrement dit, les responsables doivent maintenant savoir s’ils veulent que Nancy et l’Université de Lorraine demeurent au sommet. La réponse doit être oui, car faute d’investissements, Nancy déclinera inexorablement.

Il en va de la réputation médicale de Nancy.

Précisions sur l’IRT M2P

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L’Institut de Recherche Technologique Métallurgie Matériaux et Procédés (IRT M2P) devrait être implanté sur le Technopôle de Metz. Ce grand projet de centre de recherche mondial sur les matériaux pourrait voir le jour en Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/12/24/un-centre-de-recherche-mondial-sur-les-materiaux-en-lorraine/), mais à condition d’être retenu par le commissariat général à l’investissement. Le projet, porté par l’Université de Lorraine et le pôle de compétitivité Matéralia, devrait mobiliser 120 millions d’euros, soit 100 millions d’euros pour le centre de recherche et 20 millions d’euros pour assurer un fonds de roulement et couvrir les pertes au moment du lancement. Ce montant devrait être partagé pour moitié par l’État français via le grand emprunt et des industriels. Parmi ces derniers figurent quelques grands noms présents dans l’industrie lorraine comme ArcelorMittal, Saint-Gobain, Mersen (ex-Carbone Lorraine), Safran, Eramet, Faurecia ou encore Areva. 

S’il est retenu en juin, l’IRT lorrain pourrait s’installer dans un premier temps au CIRAM (Centre d’Innovation et de Recherche pour l’Analyse et le Marquage) à l’ENSAM (Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers) de Metz avant de se projeter dans la construction d’un site d’environ 15 000 mètres carrés. 

L’IRT M2P devrait réunir d’ici 7 ou 8 ans 300 chercheurs, dont 260 sur le site messin. 

Une quinzaine de projets sur les 27 initialement envisagés sont en lice, dont un autre sur les matériaux à Nantes. Une demi-douzaine devrait être retenue. 

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