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Construction de la plateforme d’innovation Inori à Saint-Dié-des-Vosges

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Portée par le Cirtes, Centre Européen de Prototypage et d’Outillage Rapide, la plateforme d’innovation Inori SAS a été sélectionnée parmi 43 dossiers au terme d’un appel à projets lancé par l’Etat français, via le ministère de l’économie, de l’industrie et de la recherche, et la Caisse des Dépôts et Consignations. C’est la seule plateforme d’innovation de l’Est de la France. Comme huit autres structures, elle bénéficiera de 35 % d’aides publiques pour financer ses projets. Elle entend accélérer le passage de la R & D à l’industrialisation de nouveaux produits. Outre le Cirtes, elle associe les pôles de compétitivité lorrains Materalia (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/05/03/pole-de-competitivite-materalia-joue-la-carte-de-linnovation/) et Fibres du Grand Est (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/02/13/le-pole-fibre-soriente-vers-le-developpement-durable/), ainsi qu’une vingtaine d’entreprises.

Construction de la plateforme d’innovation Inori à Saint-Dié-des-Vosges dans Actualité INORI

La future plateforme Inori fait partie du projet VirtuReal (Crédits photo : Ville de Saint-Dié-des-Vosges)

Cette plateforme, qui verra le jour d’ici quelques mois à Saint-Dié-des-Vosges, devrait être opérationnelle fin 2013. Elle permettra de faire des essais d’usinage et de développer et de moderniser de nouveaux outils de coupe dans le domaine mécanique.

Inori devrait faire entrer le Cirtes dans la cour des grands. Rappelons que ce dernier a été créé en 1991 dans une friche industrielle du textile vosgien en plein cœur de Saint-Dié. Le centre, qui affiche 2 millions de chiffre d’affaire et qui compte 25 permanents, dispose d’une certaine notoriété depuis que les recherches qui y sont menées ont abouti au procédé de Stratoconception. Ce dernier permet de concevoir des outillages de plus en plus performants. Ses équipes maîtrisent par ailleurs les technologies de numérisation 3D et de simulation numérique. L’Institut supérieur d’ingénierie de la conception fut créé au sein de la structure en 2000. 140 étudiants spécialisés dans l’ingénierie de la conception, qui dépendent de l’Ecole des Mines de Nancy, y sont actuellement en cours de formation. Deux start-up se sont également adossées au Cirtes, dont Actarus SAS qui développe et commercialise des produits et des services pour le contrôle d’usinage en temps réel. Inori constitue donc la quatrième brique de ce pôle d’excellence désormais appelé VirtuReal.

Le nouveau bâtiment de 1 200 mètres carrés comprendra 7 pilotes d’usinages et de mise en forme outillages rapides intelligents. La plateforme d’innovation prévoit de parvenir à l’équilibre au cours de sa quatrième année de fonctionnement. Une période pendant laquelle elle devrait générer une dizaine d’emplois et développer plus d’une soixantaine de projets. Son budget sera de 10 millions d’euros sur les trois premières années. Celui-ci comprend la construction du bâtiment (3 millions d’euros), son exploitation (2,9 millions d’euros) et l’investissement en équipements (4,15 millions d’euros).

(Source : RL du 22/04/2012)

La révolution du numérique dans les cinémas de Lorraine

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Une véritable révolution se produit dans les cinémas lorrains. Ils seront bientôt tous passés au numérique. Mais ce basculement technologique a un prix qui met en péril l’équilibre financier des exploitations qui doivent consentir à d’énormes investissements pour s’équiper. Le montant oscille en effet entre 45 000 et 80 000 euros par cabine de projection. A Sarreguemines, l’investissement se chiffre à 650 000 euros pour équiper huit salles. Les distributeurs reversent environ 450 euros pour chaque sortie obtenue. A ce rythme-là, le retour sur investissement prendra huit à neuf ans. Et comme il est plafonné, il restera au final 25 % de la somme à la charge du cinéma. Un montant non négligeable, d’autant plus que le matériel semble avoir une durée de vie nettement plus limitée que celle des bobines de 35 mm.

Producteurs et distributeurs sont les grands gagnants de l’histoire puisqu’ils n’ont plus à fabriquer les onéreuses bobines à 500 ou 1 000 euros l’unité pour une version originale sous-titrée.

Les grands groupes, comme Utopolis ou Kinepolis, ont été les premiers à basculer. Ils sont passés par un tiers investisseur qui leur loue le matériel jusqu’à ce qu’il soit rentabilisé. Les petits cinémas, comme ceux d’Ars-sur-Moselle ou de Jœuf, ont également suivi le mouvement grâce à l’aide du Centre National de la Cinématographie (CNC). 

Innovation de la forge lorraine

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Avec ForLorPreci, la forge lorraine innove et développe de nouveaux processus dans ses usines.

Contraction de Forgeage en Lorraine de précision, ce procédé a été lancé en 2008 par le pôle de compétitivité lorrain MIPI, devenu depuis Materalia (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/05/03/pole-de-competitivite-materalia-joue-la-carte-de-linnovation/). Il visait à mettre au point un procédé technologique de pointe pour la découpe de précision. Pour cela, il a associé l’Ecole Nationale des Arts et Métiers de Metz (ENSAM), les entreprises Manoir Industries de Bouzonville et Setforge de Hagondange (ex-SAFE, voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/23/la-safe-toujours-en-danger/), ainsi que le Centre de Recherche des Aciers Spéciaux du sidérurgiste Ascometal.

Après trois ans de collaboration, les partenaires ont pu constater que ce travail remarquable avait réussi à relancer une industrie traditionnelle comme la forge en Lorraine et à la rendre plus compétitive en Europe. Les retombées sont majeures pour les industriels. Le projet leur a permis d’améliorer leurs processus de production, de structurer leur recherche et développement par la chaîne numérique et la simulation, ainsi que de concevoir des outillages qui durent plus longtemps. Ils peuvent donc désormais proposer des solutions innovantes à leurs clients, ce qui se traduit en termes d’emplois. Les 210 salariés de Bouzonville ont été confortés et le site devrait embaucher entre 5 et 10 nouvelles personnes.

Rappelons enfin que ForLorPreci a mobilisé 1,76 millions d’euros. Ce partenariat entre industriels et université a permis à des entreprises lorraines de se différencier par l’innovation.

Résines idéales à Saint-Avold

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Les créateurs du Pôle de Plasturgie de l’Est (PPE) à Saint-Avold ont choisi la bonne filière à la fin des années 1980. Avec le soutien des Charbonnages de France, ils cherchaient de nouvelles pistes pour reconvertir un bassin dont les mines fermèrent 15 ans plus tard. Le PPE est depuis devenu un pôle d’une compétence technique reconnue sur le plan international. Il est au cœur de nombreux projets qui émergent dans la foulée des restructurations successives qui frappent les activités de la plateforme chimique de Carling (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/la-fin-de-la-chimie-en-lorraine/). Comme la Lorraine veut être la championne des matériaux, le composite devient une remarquable opportunité pour rebondir. C’est pourquoi le Composite Park a été créé (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/11/07/lancement-dun-technoparc-a-porcelette/). Ce dernier est dédié à ces matériaux d’avenir, dont les résines idéales constituent une étape supplémentaire qui devrait dynamiser cette activité en Moselle-Est.

Les résines idéales doivent ouvrir de nouvelles perspectives aux composites sur les marchés de l’aéronautique et de l’automobile. Il s’agit de développer de nouvelles résines, dites idéales, destinées à des pièces de structure à hautes performances en matière de résistance mécanique, de recyclabilité et de tenue au feu. D’ailleurs, le grand défi de demain, c’est l’allègement des voitures et des avions pour consommer moins d’énergie et émettre moins de CO2.

Le projet résines idéales associe l’Université de Lorraine, des laboratoires, des centres techniques et Arkema. Si Total était impliqué dans l’investissement de Contrôle Non Destructif (CND) sur le site de Vernejoul, cette fois-ci c’est Arkema, l’autre grand chimiste de la plateforme de Carling, qui participe à ce projet qui mobilise 3 millions d’euros. Le PPE, ainsi que les laboratoires LCM de Nancy, LMOPS de Metz, LEMTA de Nancy, la plateforme technologique ISEETECH (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/18/iseetech-de-plus-en-plus-sur-orbite/) et Ecorevia sont également de la partie. Ce projet devrait générer de nouvelles implantations et des emplois.

Centre de R&D de Leach à Sarralbe

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Sarralbe accueille depuis peu le centre d’excellence dédié à la recherche et au développement (R&D) de Leach International. Cette entreprise à la pointe de la technologie est spécialisée dans la distribution électrique en milieu sévère et sécuritaire. Afin de conquérir de nouveaux marchés et de trouver de nouveaux débouchés, la société avait besoin de s’étendre et de stimuler son innovation en se donnant les moyens de réaliser des tests en conditions réelles pour éprouver ses composants.

Or, toute extension était impossible sur son site de Sarralbe qui était en concurrence avec les Etats-Unis et Niort. Comme la politique américaine en matière d’exportation est extrêmement stricte, notamment pour le matériel de guerre avec la réglementation ITAR (International Traffic in Arms Regulations), la solution française s’est rapidement imposée à Leach pour pouvoir vendre ses produits à Dassault et bénéficier du Crédit Impôt Recherche (CIR). Restait cependant à trouver des bâtiments. C’est ce qu’a fait la commune de Sarralbe en rachetant pour 260 000 euros l’ancien lycée professionnel fermé depuis la rentrée dernière pour accompagner le développement de l’entreprise. Cette dernière a investi 2,5 millions d’euros dans les locaux pour créer son centre de R&D, qui est entre autres doté d’une pièce avec une cage de Faraday pour les tests foudre et d’une vaste salle pour réaliser des tests d’intégration des composants et simuler toutes les fonctions d’un avion. C’est d’ailleurs l’obtention d’un marché pour le Skylander (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/01/28/les-sous-traitants-du-skylander-se-positionnent/) qui est à l’origine du projet de centre de R&D. La société teste de même actuellement le plus gros cœur primaire d’avion qu’elle n’ait jamais fabriqué, celui du transporteur militaire A400 M.

Avec ce centre, la société espère enfin s’ouvrir les marchés du nucléaire et du ferroviaire, en particulier des tramways, en proposant de plus en plus de systèmes complets.

A terme, 150 ingénieurs travailleront dans ce centre pour Leach Europe et Power Systems.

IDEFI : six projets lorrains retenus

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Dans le cadre du volet complémentaire à la recherche des Investissements d’avenir, six projets portés par l’Université de Lorraine (UdL) ont dernièrement été labellisés Initiatives d’Excellence en Formations Innovantes (IDEFI). Ils recevront par conséquent des financements du gouvernement français, comme indiqués entre parenthèse ci-dessous. Cette reconnaissance a été obtenue pour des dossiers montés en partenariat avec d’autres structures comme l’Université de Nice Sophia Antipolis et l’Université de technologie de Troyes.

Les six initiatives lorraines visent à créer trois réseaux : un premier réseau européen de formation à l’excellence en innovation alimentaire (3,5 millions d’euros), un second de formation en ingénierie d’universités de recherche à forte dimension pluridisciplinaire (10 millions d’euros) et un autre pour regrouper les écoles de management et d’ingénierie de la santé (5,2 million d’euros). L’UdL entend également mettre en place un institut innovant de formation par la recherche (6,5 millions d’euros) pour l’ouverture au plus grand nombre à des nouvelles méthodes comme l’apprentissage par le jeu, un institut de formation à distance pour soutenir le développement et la création de PME-PMI innovantes à l’export (5,5 millions d’euros, ainsi qu’une université de technologie ouverte pluri-partenaires (5 millions d’euros) dans le prolongement des campus numériques à destination des ingénieurs et techniciens supérieurs.

De manière générale, il s’agit à chaque fois de proposer des solutions innovantes sur le plan pédagogique, mais aussi adaptées à différents publics et ouvertes à l’insertion professionnelle.

Investissements d’avenir : deux nouveaux projets lorrains sélectionnés

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Deux nouveaux projets lorrains ont été sélectionnés dans le cadre des Investissements d’avenir. Ils appartiennent respectivement aux catégories « Technologies de l’e-Education » et « Instituts d’excellence sur les énergies décarbonées ».

Le premier projet s’intitule « Nouvelle imagerie pédagogique de l’invisible ». Il est porté par la société ITOP éducation et s’appuie sur plusieurs laboratoires de l’Université de Lorraine (UdL) dans les domaines de la médecine, de la biologie animale et végétale, ainsi que de la géologie. Le projet est fondé sur des expertises scientifiques, pédagogiques et technologiques complémentaires. Il a pour ambition d’utiliser et de développer les résultats de la recherche en microscopie et les technologies numériques, afin de proposer aux établissements scolaires des images numériques innovantes accompagnées d’un dispositif scientifique et éducatif accessibles en ligne, via une plateforme technique connectée aux environnements de travail.

Le second projet, intitulé « Géodénergies », est porté par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) en partenariat avec l’UdL. Il entend créer des filières industrielles basées sur les énergies sans carbone dans le but de lutter contre le changement climatique. La richesse des compétences réunies au sein de Géodénergies, avec 35 partenaires publics et privés, lui confère un rôle clé pour positionner la recherche et l’industrie lorraines dans le concert de la concurrence mondiale sur les marchés à fort potentiel.

(Source : RL du 27/03/2012)

Nanotechnologies à l’Institut Jean Lamour de Nancy

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Après sept ans d’attente et d’atermoiements, la première pierre de l’Institut Jean Lamour (IJL) de Nancy a dernièrement été posée sur le site d’ARTEM (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/04/nancy-artem-prend-forme/). Cet investissement de 76 millions d’euros vise à créer un site entièrement voué aux nanotechnologies, à l’étude des surfaces des matériaux et à la métallurgie. Il entend positionner la recherche lorraine au niveau mondial.

L’IJL est issu de la fusion de cinq laboratoires. Il regroupe 450 personnes, dont 150 chercheurs et enseignants-chercheurs éclatés sur cinq sites. Mais dès 2014, date de livraison du bâtiment, ils seront regroupés sur 16 500 mètres carrés et disposeront de plateaux techniques performants et spécifiques, ainsi que d’un espace dédié aux transferts de technologies avec les industriels.

Nanomanipulation en Lorraine

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Grâce au Fonds Européen de Développement Régional, le Laboratoire Environnement et Minéralurgie de Lorraine s’est dernièrement doté d’un microscope à force atomique ultra-rapide (AFM). Cet appareil, unique en France, ouvre des perspectives à toute la communauté scientifique de l’Université de Lorraine.

L’AFM permet en effet d’observer des atomes et des molécules isolées mais aussi de les déplacer. C’est ce que l’on appelle la nanomanipulation. Grâce à une pointe très fine et un système électronique complexe, l’opérateur peut effleurer la surface des virus, des micro-organismes, des minéraux et des nanoparticules sans les détériorer, pour ensuite concevoir une représentation en 3D de son sujet d’observation. Ces mesures peuvent aujourd’hui se réaliser en un minimum de temps. L’appareil permet de diviser les délais d’acquisition par cent.

Cette nouvelle vision ouvre des portes dans les domaines de la santé, de l’industrie et de l’environnement. Le microscope pourra notamment être utilisé pour le traitement de l’eau, la gestion des rejets industriels, ainsi que la détection du cancer et de certaines maladies.

(Source : RL du 25/03/2012)

Investissement dans le sel à Varangéville

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Le site de production de Varangéville a renouvelé son outil de raffinage du sel. L’ancien système datait de 1973 et fonctionnait au gaz naturel. Son coût était devenu trop élevé pour le marché.

Le nouvel équipement de 32 mètres de haut et de 700 tonnes est opérationnel depuis le début de l’année. Le sel est amené sous forme de saumure depuis le gisement, situé à une dizaine de kilomètres. L’eau, saturée, est soumise à une forte chaleur. Grâce à une puissante pompe, la vapeur d’eau est récupérée et sert à maintenir la chaleur dans l’appareil. Ce système de raffinage peut produire 560 000 tonnes par an, soit l’équivalent de 22 000 camions. Ses usages sont aussi bien agroalimentaires qu’agricoles ou industriels.

Sans cet investissement de 25 millions d’euros, le site était en danger. Avec sa nouvelle installation plus performante qui fonctionne à l’électricité, l’usine de Varangéville retrouve une visibilité pour une dizaine d’années.

(Source : RL du 24/03/2012)