Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Technologie


Tomothérapie à l’Hôpital de Mercy à Metz

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L’Hôpital de Mercy du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville dispose depuis décembre d’un nouvel équipement de pointe dans la lutte contre le cancer : la tomothérapie.

Tomothérapie

Le CHR de Metz-Thionville pratique désormais la tomothérapie à l’Hôpital de Mercy (Crédits photo : Wikipédia)

Il s’agit d’un appareil de radiothérapie d’une extrême précision qui associe la production d’images par un scanner et la production de rayonnements thérapeutiques par un accélérateur de particules. Ce dernier tourne en spirale autour du patient allongé pendant que la table de radiologie avance. L’irradiation est ajustée au cas par cas grâce une modulation d’intensité des rayonnements. Cela permet ainsi de diminuer la dose portée sur des organes sains situés à proximité d’une tumeur. La technique est également adaptative puisque le degré d’irradiation est recalculé selon la taille de la tumeur, appelée à rétrécir après chaque séance de vingt minutes au cours de cinq à sept semaines de traitement.

Cet équipement, qui permet de soigner des cas complexes, a représenté un investissement de 3,5 millions d’euros. Les patients devaient auparavant se rendre à Nancy, Reims ou Strasbourg. 

Le label d’excellence I-site pour l’Université de Lorraine

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Après deux échecs dans sa tentative d’obtenir le fameux IDEX (Initiative d’Excellence), l’Université de Lorraine (UL) a dernièrement décroché le label d’excellence « I-site ». Accordé par un jury international dans le cadre du deuxième Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), celui-ci certifie la qualité de la recherche et de la formation de l’UL, notamment dans les domaines de l’ingénierie, des matériaux, de l’informatique et de l’énergie du futur. Ce label confirme le rang de notre université parmi les meilleurs établissements en France capables de rivaliser face à des universités et des centres de recherche étrangers renommés.

A noter enfin que selon le principe du PIA, l’Université de Lorraine bénéficiera d’une dotation en capital, dont elle percevra entre huit et dix millions d’euros d’intérêt par an.

logo Université de Lorraine

Digitsole : des baskets connectées qui s’attachent toute seules made in Lorraine

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La startup lorraine Digitsole, basée à Nancy, continue d’innover. Après sa fameuse Glagla en 2014, elle a dernièrement présenté au Consumer Electronics Show (CES), le salon mondial de l’électronique grand public qui se tient à Las Vegas, sa « Smartshoe 01 », une paire de baskets connectées capables de s’attacher automatiquement.

Digitsole rend ainsi hommage à Retour vers le futur. En effet, dans le second volet de la célèbre trilogie sorti en 1989, le héros Marty McFly, interprété par Michael J. Fox, voyage dans le temps pour atterrir le 21 octobre 2015 dans un monde où les voitures volent et où les chaussures se lacent toutes seules.

La Smartshoe 01 n’a cependant en réalité pas de lacets, mais une large languette qui se relève et s’abaisse automatiquement, afin de serrer ou de desserrer la chaussure. Elle se contrôle depuis un smartphone ou par simple commande vocale. Les baskets présentent également d’autres fonctionnalités. Elles sont en effet chauffantes, calculent les distances et les calories, mesurent l’amorti ou donnent encore la posture. Selon Digitsole, la batterie de la chaussure dispose de plusieurs jours d’autonomie et se recharge sans fil via  une petite base spécialement conçue.

A noter enfin que ce prototype, qui prouve que la société lorraine maîtrise la technologie, devrait être commercialisé d’ici la fin de l’année en série limitée avec un design amélioré dans des boutiques huppées aux Etats-Unis, en Chine et en Europe. Le prix annoncé de la Smartshoe 01 est de 450 euros.

logo Digitsole

Chaudières à pile à combustible : une maison pilote à Marange-Silvange

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Une chaudière à pile à combustible est présentée dans une maison pilote à énergie positive située à Marange-Silvange. Une première en France dans le domaine de la construction neuve individuelle signée Viessmann en partenariat avec Maisons d’en France.

La haute technologie de l’installation permet d’extraire les molécules d’hydrogène, afin d’alimenter le cœur d’une pile à combustible. La réaction électrochimique qui en résulte peut produire en continu pendant vingt heures le chauffage et l’électricité d’une famille de quatre personnes. La chaudière à pile à combustible réduit par ailleurs de 30 % les émissions de CO2, le tout pour une facture de moins de 300 euros par an pour un pavillon de 140 mètres carrés. En attendant une démocratisation de l’appareil, il faut tout de même débourser près de 20 000 euros pour un tel équipement.

Viessmann fabrique déjà des chaudières à pile à combustible pour le marché allemand dans son usine implantée à Faulquemont. Il faut dire que l’électricité est deux fois plus chère dans ce pays qu’en France. La  ville de Forbach est également pionnière en la matière puisqu’une crèche, un logement de concierge et deux autres appartements en cours de rénovation sont dotés d’une pile à combustible.

D’ici quelques années, chacun d’entre nous devrait être son propre producteur d’électricité. Cette autonomie permettrait de suppléer ERDF qui a de plus en plus de difficultés à gérer les pics de consommation. Le surplus produit pourrait ainsi être injecté dans le réseau. A l’avenir, le stockage d’énergie devrait par ailleurs occuper une place importante une fois que des avancées technologiques dans le domaine des batteries auront été réalisées. Viessmann y travaille justement en collaboration avec Panasonic.

Construction d’un Pôle scientifique à Metz-Technopôle

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Deux bâtiments d’une superficie totale de 9 700 mètres carrés sont en train de s’élever à côté de l’Institut Polytechnique d’Etudes Franco-allemandes et de Management (IPEFAM) sur le Technopôle de Metz. Ils accueilleront l’Unité de Formation et de Recherche en Mathématique Informatique et Mécanique (UFR MIM), dont les 170 personnels et 950 étudiants quitteront à la rentrée 2017 le siège historique situé à l’entrée du Campus du Saulcy. Le complexe comprends deux corps de bâtiments qui grimpent jusqu’à quatre étages. L’un est destiné aux laboratoires et à la plateforme technico-mécanique, l’autre à l’administration et aux enseignements pédagogiques. L’ensemble disposera d’un jardin en partie basse.

Non loin de là, un autre immeuble est en cours de construction Route d’Ars-Laquenexy entre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM) et l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM). Il s’agit du Laboratoire d’Etude des Microstructures et de Mécanique des Matériaux (LEM3) qui est une structure commune à ces deux écoles et à l’Université de Lorraine (UL), dont il est l’un des fleurons. Les 180 personnes qu’il abrite, dont la moitié de doctorants, quitteront également l’Ile du Saulcy à la rentrée 2017. Le nouveau bâtiment de 3 100 mètres carrés de superficie disposera d’une plateforme technologique dédiée aux matériaux et de quatre niveaux réservés à l’administration et aux bureaux.

Les chantiers du LEM3 et du MIM devraient être achevés au printemps 2016. La construction de ce Pôle scientifique représente un investissement de 38,7 millions d’euros. Il est financé via un partenariat public-privé conclu entre l’Université de Lorraine et le groupe Eiffage, dans lequel l’UL s’est engagé à reverser une redevance pendant 25 ans.

A noter enfin qu’à proximité, le chantier de l’Institut de Recherche Technologique Matériaux, Métallurgie et Procédés (IRT M2P) a commencé.

Cinq LabCom en Lorraine

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Un tiers des cent LabCom envisagés en 2013 en France a d’ores et déjà été créé. La Lorraine en compte cinq. Par comparaison, l’Ile-de-France, qui concentre à elle seule 40 % de la recherche en France, a décroché onze LabCom.

Un LabCom est un laboratoire commun à la recherche académique et à la recherche des entreprises. Les cinq LabCom lorrains travaillent tous dans le domaine des matériaux. Ils concernent en particulier les nanomatériaux, les innovations solaires, les cyber-physiques pronostics et la santé, les outils pour les procédés avancés de coupe et les études et la modélisation des circuits imprimés (LEMCI). Ce dernier LabCom, qui associe le LEM3 et la société Cimulec basée à Ennery, devrait aboutir à l’émergence d’un Centre d’expertise lorrain en circuits imprimés unique en France.

Tracip, référence de l’investigation numérique

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Implanté à Messein, près de Nancy, Tracip (Traces, indices et preuves) est le premier laboratoire d’investigation numérique en France pour les grands groupes et la justice. L’entreprise travaille sur les affaires judiciaires les plus retentissantes depuis plus de dix ans. Elle est régulièrement sollicitée par les juges d’instruction de Metz et de Nancy.

Créée en 1994, Tracip était spécialisé à l’origine dans la récupération de données informatiques. La société a depuis étendu son champ d’action. Les disques durs abîmés, portables, téléphones et autres GPS sont décortiqués et analysés dans sa salle blanche. Tracip, qui emploie 17 personnes, a réalisé un chiffre d’affaires de trois millions d’euros en 2014.  

L’entreprise lorraine a par ailleurs conçu le premier laboratoire mobile d’investigation numérique. Présenté en 2012 au Salon Eurosatory à Paris, ce véhicule unique au monde de dix mètres carrés, baptisé Mobil IT, est un véritable concentré de technologie. D’une valeur supérieure à 600 000 euros, l’engin permet de réaliser les mêmes opérations de récupération de données que le laboratoire de Messein. Une mini-salle blanche y a été aménagée avec une hotte à flux laminaire, c’est-à-dire anti-poussière. Ce laboratoire mobile peut ainsi faire gagner un temps précieux en analyse aux enquêteurs.

En partenariat avec le LORIA (Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications), Tracip devrait lancer dans les prochaines semaines une start-up destinée à créer une nouvelle génération d’anti-virus. Baptisé 3CIN, le projet vise ainsi à monter un Centre civil de sécurité informatique et d’investigation numérique. Puissante structure créée en 2010 dans l’agglomération nancéienne, le LORIA est un laboratoire de haute sécurité unique en Europe qui étudie et traque les virus informatiques. Connecté au black net, le LORIA a été le premier laboratoire à s’intéresser à la recherche des pédophiles en collaboration avec la gendarmerie.

logo Tracip

Des chercheurs lorrains conçoivent des robots capables de s’adapter

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Des chercheurs du LORIA (Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications) travaillent actuellement en partenariat avec des spécialistes de l’Université du Wyoming aux Etats-Unis et de l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotiques (ISIR) de Paris sur un projet visant à rendre un robot endommagé capable de fonctionner.

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Baptisé Creadapt, ce projet doit permettre à des robots en panne ou endommagés de pouvoir s’adapter et de continuer à remplir leurs missions. Les chercheurs entendent pour cela s’inspirer de l’adaptabilité des êtres humains et des animaux handicapés pour survivre. Ces robots intelligents de nouvelle génération pourraient par exemple intervenir après des catastrophes naturelles pour rechercher des survivants.

A noter enfin que le projet est financé à hauteur de 250 000 euros par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et à hauteur de 1,5 millions d’euros sur cinq ans par l’Union Européenne.

Le renouveau de Commercy

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L’implantation de trois entreprises importantes à Commercy, à savoir Safran-Albany, Cockerill Maintenance Ingénierie (CMI) et Concordia Fibers, permet à la ville de retrouver un certain dynamisme après la dissolution du 8ème Régiment d’Artillerie suite aux iniques et odieuses restructurations militaires. La réouverture de la gare de Lérouville témoigne d’ailleurs de ce renouveau. La SNCF a en effet décidé de rétablir l’arrêt de Lérouville sur le train en provenance de Metz. Une pépinière d’entreprises a de même été créée à proximité.

Une cité sur le climat en projet à Chambley

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Baptisé Climate City, un projet de laboratoire unique au monde devrait voir le jour sur la base de Chambley.

L’idée est d’associer des entreprises porteuses de technologies nouvelles et des chercheurs internationaux pour créer des écosystèmes nouveaux capables de concevoir des produits, des systèmes pointus, des méthodes et des mesures pour faire face au changement climatique et l’étudier. Jusqu’à présent, les acteurs du climat, de l’aéronautique et du spatial n’ont jamais travaillé ensemble.

Ce projet de cité aéronautique et climat est porté par European XLab, une entreprise toulousaine créée il y a un an. Au mieux, cent emplois sont annoncés d’ici trois ans. 1,5 million d’euros doivent au total être injectés dans le projet.

Développement du Composite Park de Porcelette

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Implanté en 2010 sur un ancien carreau minier situé dans le massif forestier dépressionnaire du Warndt, le Composite Park de Porcelette dispose de 25 hectares aménagés et de 45 hectares de réserve foncière. Il accueille actuellement une centaine de salariés.

Après 25 ans de recherche-développement sur les matériaux composites, il abritera d’ici à la fin de l’année un dispositif de contrôle destructif et non destructif à l’usage des industries automobile et aéronautique. En l’espace de cinq ans, le Composite Park est devenu le centre lorrain de la recherche sur la plasturgie et les composites. La mutualisation des équipements a permis une synergie des plus prometteuses qui n’en est qu’à ses débuts.

Un centre de contrôle non destructif baptisé Composite Integrity s’est installé à Porcelette dès l’ouverture du parc dans le cadre d’ISEETECH. Filiale de Total, SunPower y a lancé en 2012 une usine de panneaux photovoltaïques qui emploie aujourd’hui 80 personnes. Début 2015, Compose Tech Industrie, filiale du Pôle de Plasturgie de l’Est (PPE), s’est implanté sur 1 000 mètres carrés pour produire des résines à haute valeur ajoutée pour les industries aéronautique et nucléaire. La construction d’un nouveau bâtiment de 500 mètres carrés destiné à abriter une plateforme de l’IRT-M2P, basé à Metz, a par ailleurs débuté en juin dernier. De même, avant même son inauguration prévue au mois de septembre, l’hôtel d’entreprises de 1 000 mètres carrés affiche presque complet. Enfin, le PPE s’apprête à transférer ses moyens techniques à Porcelette, afin de créer un grand laboratoire lorrain sur les procédés d’injection RTM (Resin Transfer Molding) et le préformage rapide (fast form).

(Source : L’Usine Nouvelle du 09/07/2015)

Un laboratoire lorrain en pointe sur la cybersécurité

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Situé à Vandoeuvre-lès-Nancy et à Villers-lès-Nancy, le LORIA (Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications) est un laboratoire de haute sécurité unique en Europe, voire même au monde, dans le domaine académique. Créé en 2010, il compte parmi les plus importants centres de recherche en informatique générale en France. Ses missions consistent à traquer, surveiller et analyser les virus informatiques. Pour cela, comme en microbiologie, ses équipes de chercheurs officient en milieu confiné, de manière à être complètement isolées des réseaux pour ne pas les contaminer. 

Dans le sillage du LORIA, Nancy travaille actuellement de concert avec Sarrebruck pour obtenir l’implantation du laboratoire de recherche européen sur la cybersécurité. Ce projet unique rassemblerait 400 chercheurs.

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