Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Soins


Médecine spécialisée : trop de dépassements d’honoraires en Lorraine !

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Selon une étude réalisée par la section thionvilloise de l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, la consultation d’un spécialiste en Lorraine reviendrait en moyenne à 44,80 euros, ce qui en ferait la 11ème région la plus chère en France en matière de dépassements d’honoraires.  

L’étude se base les tarifs pratiqués par 444 spécialistes de Lorraine, ophtalmologues, gynécologues et pédiatres, directement relevés sur le site internet de la Sécurité sociale. Il en ressort qu’entre juillet 2012 et juillet 2013, les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes ont augmenté de 1,8 %, soit deux fois plus vite que l’inflation. En termes de hausse des tarifs, la Lorraine se retrouve en 7ème position au classement des 22 régions françaises. La situation devrait encore se dégrader si rien fait. En effet, les jeunes médecins sont plus souvent classés en secteur 2 que les retraités qu’ils remplacent (43 % contre 15 %). Par conséquent, ils demandent un tarif moyen plus élevé pour la même consultation : 34,90 euros contre 29,20 euros.

La loi de l’offre et de la demande s’applique aussi bien évidemment pour les soins, au risque de voir se généraliser une médecine à deux vitesses, une pour les riches et une autre pour les pauvres qui doivent sacrifier leur santé. Au final et d’un point de vue économique, la société doit prendre en charge des coûts sanitaires supplémentaires (frais d’hospitalisation, décès précoces, etc.) liés à la prise en charge tardive des maladies des plus démunis. D’où l’importance d’une médecine préventive. La pénurie d’ophtalmologues en Moselle fait par exemple de la consultation un service de luxe. Ce qui rare est cher. On marche par ailleurs sur la tête lorsqu’on apprend que le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous est d’un an à Metz et à Thionville ! Mieux vaut ne pas avoir de problèmes aux yeux ! A tel point que de plus en plus de patients Nord-Mosellans vont désormais aussi se soigner au Luxembourg. Ils y obtiennent non seulement un rendez-vous dans les quinze jours et en plus ils ne paient pas de dépassements d’honoraires, une notion finalement bien française.

Nouveau laboratoire de biologie à Mercy

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A l’hôpital de Mercy, le CHR de Metz-Thionville dispose d’un nouveau laboratoire de biologie moderne et performant.

De deux sites du temps de Bonsecours, le plateau est passé à un seul. Ce dernier s’articule autour d’une chaîne de 26 mètres de long entièrement automatisée qui a représenté un investissement de 800 000 euros. Plusieurs laboratoires spécialisés se déploient de part et d’autre. Les locaux et les transports ont été optimisés. La sécurité analytique a augmentée et la durée du rendu de résultat a été réduite.

Les prélèvements arrivent pour analyse par le réseau pneumatique de l’hôpital. L’utilisation de codes-barres alliée à un dossier médical entièrement informatisé garantit un suivi total du patient. Pour les urgences vitales, le laboratoire est capable de délivrer des résultats en trois quarts d’heure. Connecté au service des urgences, le plateau fonctionne jour et nuit grâce à une équipe composée de 12 médecins et de 74 personnels paramédicaux.

Par ailleurs, la structure dispose désormais d’un laboratoire de niveau P3, sur une échelle de 4, qui analysera à partir du mois d’octobre tout ce qui relève des maladies émergentes, comme par exemple les grippes aviaires. Un service de fœtopathologie, qui s’emploie à rechercher les causes du décès d’un fœtus, a également été mis en place avec le CHU de Nancy. Ces deux équipements sont uniques en Lorraine Nord.

A noter enfin que le nouveau laboratoire de biologie réalise des analyses spécialisées pour les hôpitaux de Thionville, Hayange et Briey. Au total, quatre millions d’actes de biologie et 57 000 d’anatomopathologie sont effectués chaque année.

(Source : RL du 07/09/2013)

Praticiens Territoriaux de Médecine Générale en Lorraine

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Le dispositif du ministre français de la santé prévoit d’ouvrir 200 postes de Praticiens Territoriaux de Médecine Générale (PTMG) dans des déserts médicaux. La Lorraine devrait bénéficier de huit postes à dispatcher entre les vingt-quatre bassins classés en « zones déficitaires ». Parmi ceux-ci on retrouve le Nord meusien, le Jarnisy, le secteur de Thiaucourt, le Bitcherland, le Pays du Saulnois, l’Ouest vosgien, ainsi que les bassins de Bouzonville, Morhange, Sierck-les-Bains et Blâmont. L’ensemble représente 7,5 % de la population régionale.

Une première initiative à destination des étudiants en médecine et des internes avait été menée en 2010 avec les contrats d’engagement de services publics. Seize personnes avaient accepté en Lorraine de percevoir une allocation de 1 200 euros par mois jusqu’à la fin de leurs études. En contrepartie, elles s’étaient engagées à exercer leur activité durant une période équivalente dans un désert médical. La mesure devrait être prochainement étendue à la chirurgie dentaire.

Avec le PTMG, l’idée consiste cette fois à implanter durablement des praticiens en début de carrière. Outre des avantages en matière de protection sociale, comme la possibilité de prendre des congés maladie et de maternité, le dispositif octroie pendant deux ans un complément de revenus, afin de garantir un minimum mensuel de 3 640 euros nets. Les bénéficiaires s’engagent en échange à respecter les tarifs opposables et à participer à la permanence des soins.

Conférence sur l’adaptation des prestations et du financement du Régime Local d’Assurance Maladie

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La loi dite de « sécurisation de l’emploi » qui a transcrit l’accord national interprofessionnel de janvier dernier fait obligation aux employeurs de mettre en place, d’ici début 2016, des régimes complémentaires santé à adhésion obligatoire pour les salariés de leurs entreprises. En juillet dernier, le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie a publié un rapport visant à rendre obligatoire pour tous une complémentaire santé.

Dans une période économique où l’accès aux soins pour nombre de nos concitoyens est problématique, ces dispositions appellent, pour le moins, une coordination avec le Régime Local d’Assurance Maladie d’Alsace-Moselle. Faute de quoi ce dernier pourrait se trouver réduit à une portion très congrue. Si rien n’est fait en ce domaine, le Régime Local pourrait en effet se trouver rapidement confronté à des difficultés juridiques, pouvant menacer son existence même.

Après avoir rappelé l’histoire du Régime Local, ses spécificités, son organisation, le concept de solidarité qui le sous-tend, Daniel LORTHIOIS, Président du Conseil d’Administration du Régime Local, s’attachera à faire le point sur les questions juridiques, les options de coordination possibles pour adapter le Régime Local d’Assurance Maladie, voire lui confier la responsabilité d’offrir à l’ensemble des Mosellans des prestations correspondant à l’obligation d’une complémentaire-santé. Il exposera de même les modalités envisagées pour y répondre, tant en termes d’adaptation des prestations que de financement.

Bernard ZAHRA, référence mosellane du Droit Local et intervenant auprès du Groupe BLE Lorraine, co-animera cette réunion, qui se tiendra samedi 21 septembre à 15h00 à l’Université de Lorraine, Île du Saulcy, UFR Lettres et Langues, Amphi 2.

Retrouvez d’autres articles sur le Droit Local en Moselle sur BLE Fondation.

Distributeurs automatiques de médicaments à Nancy

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Un pharmacien de la périphérie de Nancy a dernièrement installé deux distributeurs automatiques de produits de première nécessité sur le trottoir devant son officine.

Les machines, qui fonctionnent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, proposent du lait pour bébé, des couches, du sérum physiologique, des crèmes cicatrisantes, des biberons, des tétines, des crèmes solaires, des pinces à tiques, des éthylotests, des produits pour lentilles, des tampons hygiéniques, des anti-moustiques et de nombreux préservatifs. Elles permettent de dépanner le weekend, la nuit et les jours fériés. Les nouveaux parents ne se retrouvent pas ainsi obligés de courir à la pharmacie de garde pour obtenir certains produits.

A noter que le rayon préservatif connaît un fort succès. Les gens peuvent en effet en acheter discrètement, sans gêne, après avoir pris le temps de choisir sans se sentir observés. Ce qui est rarement le cas dans les pharmacies ou aux petits distributeurs installés sur leurs façades. 

Maintien des deux plateaux de chirurgie cardiaque de Metz

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En 2008, le Schéma Interrégional d’Organisation Sanitaire (SIOS) de l’Est prévoyait la fermeture de l’un des deux plateaux de chirurgie cardiaque messins (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/05/13/chirurgie-cardiaque-un-etablissement-de-trop-a-metz/) : celui de l’hôpital de Mercy, propriété du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville ou celui de l’hôpital-clinique Claude Bernard de Metz, qui appartient au groupe privé Médi-partenaires. Le document, qui estimait que « le regroupement de ces deux structures à faible activité [était] la proposition la plus intéressante pour répondre à la fois aux besoins et conforter sur un même site une équipe avec des moyens humains et techniques », laissait augurer un conflit public-privé entre les deux établissements. C’est ce qui se passa d’ailleurs pendant de longs mois, surtout en coulisses, dans une ambiance particulièrement électrique. L’affaire Roux (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1046-fermeture-du-service-de-chirurgie-cardiaque-de-metz-restons-vigilants), qui a entraîné la fermeture administrative du service de chirurgie cardiaque du CHR, puis sa réouverture adossé au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nancy, n’a fait qu’envenimer la situation et la rivalité Nancy-Metz. A tel point qu’il fut un temps envisagé de faire cohabiter les deux services sur un site unique à l’hôpital de Mercy.

Maintien des deux plateaux de chirurgie cardiaque de Metz dans Actualité chirurgie

Metz devrait conserver ses deux plateaux de chirurgie cardiaque

Depuis la donne a changé. Les conclusions de la commission d’experts chargée de préparer le SIOS 2013-2018 préconisent en effet le maintien de tous les centres de chirurgie cardiaque existants dans le Grand Est. Cette recommandation doit néanmoins être confirmée à l’automne par la publication du nouveau SIOS. En attendant, la décision semble être à la fois motivée par des considérations politiques et médicales. Il faut dire que l’activité des deux services est plus importante aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2008, au moment de la rédaction du premier SIOS. A l’époque, aucun des deux services messins ne dépassait le seuil minimum des 400 patients par an. Aujourd’hui, ils sont tous les deux au-dessus, preuve d’un vrai besoin et d’une confiance toute relative à accorder aux prévisions.

Palmarès 2013 des hôpitaux lorrains

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Dans le palmarès annuel des 50 meilleurs hôpitaux et cliniques de France publié par  l’hebdomadaire Le Point, le CHU de Nancy retrouve cette année la 8ème position qu’il avait acquis en 2011 après un glissement à la 15ème place en 2012.

En tête du classement des hôpitaux lorrains, il se situe juste derrière les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, mais loin devant le CHU de Besançon (17ème), les Hôpitaux Privés de Metz (30ème) et le CHR de Metz-Thionville (42ème). Ce dernier chute d’ailleurs de dix places par rapport à 2012. Il est cependant classé second dans le traitement de l’infarctus du myocarde et cinquième pour la pose des stimulateurs cardiaques. Les Hôpitaux Privés de Metz (HPM), qui regroupent les hôpitaux Robert Schuman, Belle-Isle et Sainte-Blandine, sont quant à eux premiers en France pour le traitement des tumeurs de la vessie, seconds en chirurgie des varices et de l’adénome de la prostate et troisièmes en ce qui concerne la vésicule biliaire et les hernies de l’abdomen. Au classement général, les HPM sont le premier établissement privé à but non lucratif de France. Le CHU de Nancy se distingue particulièrement en chirurgie de l’obésité et en neurochirurgie de l’épilepsie, des anévrismes cérébraux et des AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux). En 2008, l’établissement était le premier en France à mettre en place un dispositif de télé-expertise avec l’hôpital de Bar-le-Duc, afin d’augmenter les chances de survie des patients meusiens victimes d’un AVC.

Pour ce qui est des 50 meilleures cliniques françaises à but lucratif, la Polyclinique de Gentilly à Nancy arrive en 12ème position et gagne une place par rapport à l’année dernière. L’établissement, qui reste en tête en Lorraine, était encore 20ème en 2011. 15ème au classement général, la Clinique Claude Bernard de Metz est troisième en France pour la pneumologie et septième pour le traitement des cancers gynécologiques. Le Centre chirurgical Emile Gallé de Nancy est quant à lui numéro un pour les urgences de la main et en chirurgie de l’épaule, ainsi que troisième en chirurgie du canal carpien.

A noter enfin que le palmarès du Point ne constitue qu’un indicateur non exhaustif. Sur les 1 142 établissements de soins sollicités par l’hebdomadaire, seulement 674 ont en effet accepté de communiquer leurs données.

Autisme : construction du Foyer d’Accueil Médicalisé de Jury

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Les travaux du Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) de Jury, près de Metz, ont dernièrement débuté. Le futur établissement pour adultes sévèrement touchés par l’autisme offrira 24 places permanentes et trois places d’accueil de jour. Il devrait par ailleurs générer la création de 33 emplois.

Le FAM de Jury sera constitué de plusieurs bâtiments de plain-pied. Un premier abritera les services administratifs, un second toutes les activités de jours. Les bâtiments d’hébergements seront constitués de trois maisonnées de huit chambres chacune. Toutes les chambres seront équipées de douches individuelles. L’ensemble, d’une surface habitable totale de 1 578 mètres carrés, sera implanté sur un terrain de 80 ares jouxtant le Centre Hospitalier Spécialisé (CHS) de Jury. Le FAM, dont l’ouverture est prévue en novembre 2014, représente un investissement de 4,7 millions d’euros.

A l’heure actuelle, seuls trois sites mosellans disposent de structures équivalentes pour des personnes autistes sans autonomie et en incapacité totale de travailler : le FAM de Créhange, entièrement dédié à l’autisme d’une capacité de 24 places, ainsi les FAM de Thionville-Volkrange et de Forbach qui proposent respectivement 12 et 8 places dans des établissements recevant également des personnes frappées par d’autres handicaps. Avec le FAM de Jury, la Moselle offrira 68 places d’hébergements, alors que ses besoins sont estimés à près de 300. La Lorraine ne dispose quant à elle que de 231 places d’accueil (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/01/06/structures-d%E2%80%99accueil-pour-autistes-adultes-en-lorraine/).

Nouveau projet médical à l’hôpital de Mont-Saint-Martin

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Le nouveau projet médical d’établissement entend redonner du souffle à l’activité de l’hôpital de Mont-Saint-Martin, près de Longwy. Valable cinq ans, il se concentre sur trois axes principaux : une réorganisation interne de chaque filière, un recrutement médical, véritable point faible de la structure, ainsi que des partenariats avec les cliniques d’Arlon, le CHR de Metz-Thionville-Briey, les hôpitaux privés de Metz et le CHU de Nancy-Brabois. Les équipes médicales, paramédicales et administratives ayant travaillé à l’élaboration de ce projet, soit une centaine de personnes au total, ont décidé de pérenniser certaines filières en difficultés comme la maternité, la gastro-entérologie et la chirurgie ambulatoire et de renforcer d’autres secteurs comme la psychiatrie, la gériatrie et la cancérologie.

A noter que l’hôpital d’Arlon risque de fermer dans les années à venir au profit d’un nouvel établissement construit à Molinfaing, près de Neufchâteau. Toutefois, ce projet ne devrait pas a priori remettre en cause le partenariat avec Mont-Saint-Martin dans la mesure où ce dernier est établit avec la société des médecins d’Arlon et non avec le groupe Vivalia qui gère la structure. L’hôpital lorrain pourrait même en profiter pour récupérer des compétences.

Fermeture des urgences de l’hôpital de Pont-à-Mousson

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Les urgences de l’hôpital de Pont-à-Mousson seront fermées la nuit en août et en septembre. Par conséquent, il ne faudra plus parler d’urgences, celles-ci devant fonctionner 24h/24, mais de « consultations de médecine polyvalente », ouvertes de 9h à 21h. Le Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR) reste quant à lui maintenu.

Cette décision, récemment prise par l’Agence Régionale de Santé (ARS), semble motivée par une volonté de restaurer la situation financière de l’établissement. Le manque de médecins urgentistes est officiellement invoqué. Pour certains, la priorité de l’ARS réside avant tout dans l’économie des charges imputées au service des urgences plutôt que dans son utilité et sa mission de service public. Il faut dire que la décision a été annoncée une semaine seulement avant son application, au mépris de toute consultation. La Ville craint que cette solution provisoire ne devienne au final irrémédiable. Le service serait ainsi temporairement fermé, pour une durée suffisamment longue, le temps que les habitudes d’aller à Metz ou à Nancy se prennent, avant d’être définitivement fermé après que l’ARS ait constaté que tout s’était passé pour le mieux. Or, les temps de transfert et de prise en charge vont être rallongés d’une trentaine de minutes. Cela signifie qu’il faudra compter 35 à 40 minutes pour qu’un habitant de l’agglomération mussipontaine soit pris en charge et près d’une heure pour une victime du secteur de Thiaucourt ou du Rupt-de-Mad. Une désorganisation de la couverture sanitaire assurée par le Samu et les pompiers, ainsi que des répercussions sur les effectifs et les finances de l’hôpital sont également à craindre. En effet, cette décision va entraîner la suppression de cinq lits de l’unité d’hospitalisation de courte durée, service qui rapporte le plus. Si bien qu’au lieu d’être résorbé, le déficit va être aggravé par un manque à gagner au niveau de la radio et du scanner (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/04/27/austerite-au-centre-hospitalier-de-pont-a-mousson/).

Au final, après la fermeture récente de la chirurgie, celle des urgences va mettre en péril le reste de l’hôpital de Pont-à-Mousson, compte tenu des interrelations entre les différents services. Le démantèlement de l’offre de soins entamé par l’ARS se poursuit donc.

Inauguration du premier data center privé de Lorraine par Pharmagest

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Pharmagest, filiale de la coopérative européenne de pharmacie Welcoop, a dernièrement inauguré à Villers-lès-Nancy le premier data center privé de Lorraine. L’infrastructure a représenté un investissement de trois millions d’euros.

Spécialiste de l’informatique officinale, Pharmagest a obtenu en 2012 deux certifications relatives à la sauvegarde externalisée de données pour les professionnels et les établissements de santé, ainsi que pour la prestation d’hébergement d’applications de télémédecine. Ces agréments, délivrés par le ministère français des affaires sociales et de la santé, l’ont conduit à lancer une extension de ses locaux de 360 mètres carrés, dont 100 mètres carrés de stockage souterrain de données. Véritable coffre-fort, cet espace blindé placé sous haute surveillance mobilise dix spécialistes et présente une capacité d’hébergement équivalant à 10 000 disques durs virtuels. L’espace permet d’héberger en Lorraine les données de santé d’industriels et de professionnels du secteur de la santé implantés un peu partout en France.

Fondé en 1935 sous le nom de Coopérative des pharmaciens de Nancy, Welcoop emploie aujourd’hui 1 822 salariés, dont 1 250 en France et 300 dans l’agglomération nancéienne. L’an dernier, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 914 millions d’euros. Il compte poursuivre son développement grâce à l’activité de dépositaire, la fabrication de médicaments génériques, l’importation de médicaments et le maintien à domicile des personnes dépendantes.

Sa filiale Pharmagest, qui emploie 760 salariés répartis dans 25 agences françaises, réalise quant à elle un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Elle s’est spécialisée dans l’informatisation des pharmacies et des maisons de retraite en France, en Belgique et au Luxembourg, les services à l’industrie pharmaceutique et l’e-santé. Ce dernier secteur s’avère prometteur avec le développement de solutions de télémédecine dédiées aux patients atteints de maladies chroniques, le pilulier électronique Do-Pill et le développement de services aux professionnels de santé, dont l’hébergement de données.

Inauguration du premier data center privé de Lorraine par Pharmagest dans Actualité logo-pharmagest

(Source : L’Usine Nouvelle du 11/06/2013)

Vosges : Création d’un pôle de santé multi-site unique en Lorraine

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La maison de santé de Darney a ouvert ses portes en décembre 2012. Une structure similaire sera opérationnelle en décembre 2013 à Monthureux-sur-Saône et une autre devrait également l’être d’ici décembre 2014 à Lamarche. Une antenne de la maison de santé de Darney a également été construite à Lerrain juste en face du cabinet du médecin actuel. L’ensemble est d’ores et déjà régi sous l’identité commune de « Plaine santé entre Saône et Mouzon ». Ce Pôle, à cheval sur trois cantons différents du Sud vosgien, constitue un exemple unique en Lorraine. L’idée est de faire face au vieillissement du corps médical et au refus des jeunes praticiens à venir s’installer en campagne (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t739-un-desert-medical-se-profile-a-lhorizon-en-lorraine#2480), afin de préserver des soins de proximité dans le Sud de la Plaine des Vosges. La qualité d’une offre médicale adaptée aux besoins des habitants est en effet incontournable pour éviter l’exode démographique.

L’obtention du label « Pôle d’excellence rural » a sans conteste servi de tremplin pour mener à bien ce projet de maisons de santé. Néanmoins, ce succès n’assure pas encore la pérennité des soins en raison du vieillissement des médecins et du manque de candidats pour succéder aux départs à la retraite. L’isolement des jeunes médecins en milieu rural, loin de leurs référents universitaires, reste en effet le principal obstacle pour attirer de nouveaux praticiens.

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