» Catégorie : Soins
Chirurgie cardiaque : un établissement de trop à Metz ?
Commentaires » 0La nouvelle géographie sanitaire régionale se dessine. Dans le cadre du schéma interrégional d’organisation des soins, l’activité de chirurgie cardiaque à Metz sera en 2013 regroupée sur un site unique qui deviendra le centre de référence de Lorraine Nord. Mais pourquoi ne pourrait-il pas y avoir deux établissements pratiquant ces opérations à Metz ? Où est le problème ?
Deux sites existent en effet aujourd’hui dans la ville, à savoir l’hôpital public Bonsecours du CHR de Metz-Thionville, qui fonctionne désormais avec le CHU de Nancy dans le cadre de la communauté hospitalière de territoire (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/08/18/precisions-sur-les-contours-de-la-communaute-hospitaliere-de-territoire/), et l’hôpital-clinique Claude Bernard, établissement privé pionnier en chirurgie cardiaque à Metz. Le service a ouvert en 1979, alors que celui de Bonsecours n’a vu le jour qu’en 1989.
Avec 550 patients pris en charge en chirurgie cardiaque en 2011, Claude Bernard est au-delà des 400 interventions nécessaires pour le maintien d’un tel service. L’établissement met également en avant l’excellence de sa filière cardiologique « en secteur », c’est-à-dire sans dépassements d’honoraires, ainsi qu’un taux de mortalité de 3 %, alors que le taux français est de 6. L’établissement craint surtout d’être victime d’une décision politique, car il ne dispose pas du pouvoir de lobbying du CHR. L’activité de chirurgie cardiaque représente aujourd’hui 20 % du chiffre d’affaires de l’hôpital-clinique. S’il venait à en être amputé, cette structure qui emploie 500 salariés serait en danger.
En attendant, le CHR a contacté Claude-Bernard pour lui proposer d’accueillir le site unique de chirurgie cardiaque au sein du nouvel hôpital de Mercy (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t925-nouvel-hopital-de-metz-a-mercy?highlight=Mercy). Mais il ne s’agirait que d’un regroupement géographique, chaque établissement conservant ses équipes et ses patients.
Le Groupe BLE Lorraine estime pour sa part que la décision de ne conserver qu’un seul établissement est un faux problème, qui, sous le prétexte de réaliser des économies, risque de dégrader l’offre de soins en Lorraine Nord.
Prise en charge de la maladie d’Alzheimer
Commentaires » 1En 2004-2005, les projets de créations d’unités Alzheimer avaient été bloqués car l’Etat français n’avait pas les financements. Ils ont été relancés en 2007-2008 et commencent à voir le jour.
En Moselle, le nombre de places sera de 1 035 en 2015. Cette donnée tient compte des hébergements permanents, temporaires et des accueils de jour. Le département dispose actuellement de 645 places effectives, ce qui signifie que 390 places sont en cours de construction. Lorsque tous les programmes seront terminés, la Moselle comptera en moyenne 9,72 lits Alzheimer pour 1 000 personnes âgées de plus de 75 ans. Le territoire de Metz sera le mieux pourvu (12,84), devant celui de Sarreguemines-Bitche (9,24) et celui de Thionville. Le Bassin houiller sera en revanche le moins bien doté en la matière (8).
La Meurthe-et-Moselle dispose quant à elle actuellement de 425 places spécifiquement dédiées aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, auxquelles s’ajoutent 87 hébergements temporaires et 191 accueils de jour. D’ici 2013, six nouveaux établissements seront construits, principalement dans le Nord du département, comme à Villerupt, Lexy, Homécourt et Ville-Houdlément. Ces établissements représentent 474 places, dont 104 sont des lits Alzheimer.
Austérité au Centre Hospitalier de Pont-à-Mousson
Commentaires » 0En trois ans, le Centre Hospitalier de Pont-à-Mousson a réduit son déficit de façon spectaculaire sans toucher à son personnel. Son trou financier est ainsi passé de près de 4 millions d’euros à 1,5 millions d’euros. Mais l’Agence Régionale de Santé (ARS) en exige plus, au détriment de l’activité médicale.
Selon les calculs de l’agence, qui s’est retranchée derrière des quotas, l’hôpital devrait se séparer de « 18 personnels soignants, infirmières, aides-soignantes et agents hospitaliers ». L’ARS a fait ses comptes en se basant sur un taux de remplissage du centre de 85 %, alors que celui-ci est de 97 %. La proposition de l’ARS est d’autant plus incompréhensible que la structure devrait prochainement ouvrir un nouveau service de soins de suite pour l’hématologie. Un signe encourageant du renouveau médical de cet établissement autrefois moribond. En attendant, 8 personnes en CDD ont déjà été remerciées, augmentant la charge de travail du personnel.
Une pétition a été signée par la quasi-totalité des salariés. Une grève et une manifestation devant les bureaux de l’ARS ont également été organisées.
Silicose : espoir pour les mineurs lorrains et leur famille
Commentaires » 0Les Charbonnages de France ont pour la première été condamnés dans un dossier de silicose, dite maladie des mineurs. Le 30 mars dernier, le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociales (TASS) de la Moselle a en effet reconnu que la maladie était due à une « faute inexcusable » de son employeur. Ce dernier devra s’acquitter de 300 000 euros de dommages-intérêts à la famille de la victime.
Le TASS a considéré que les Charbonnages de France avaient les moyens de protéger cet employé de la galerie de la Houve à Creutzwald, mais qu’ils ne l’ont pas fait. Il a notamment été prouvé que la direction avait volontairement ignoré une consigne de la médecine du travail obligeant à maintenir le taux de poussière à 5 mg/m³ alors qu’il était à 15 mg/m³ dans les locaux.
Cette décision pourrait à l’avenir faire jurisprudence dans les centaines d’autres dossiers instruits dans les bassins houillers. Les syndicats miniers estiment que Charbonnages de France est responsable de la mort de 100 000 mineurs en France.
Rappelons que la société a été placée en liquidation judiciaire en décembre 2008, soit quatre ans après la fermeture de la Houve, dernière mine de charbon alors en activité en France.
Inauguration de l’UHSA de Nancy
Commentaires » 0Troisième du genre en France, l’Unité Hospitalière Spécialement Aménagée (UHSA) de l’agglomération nancéienne a dernièrement été inaugurée. Cette dernière vise à soigner dignement les détenus atteints de troubles psychiatriques.
L’UHSA est située dans le périmètre du centre psychothérapique de Laxou, accrochée à la colline. Le bâtiment à l’architecture humaine avec ses lignes courbes a été conçu par Victor Castro. Il représente un investissement de 14,6 millions d’euros. L’intérieur se décompose en cellules individuelles et en parloirs agréables avec des couleurs gaies sur les murs. Une attention particulière a par ailleurs été portée à la lumière naturelle.
La structure, qui pourra accueillir 40 détenus, dont l’état psychiatrique nécessite une hospitalisation à temps plein, vient en complément du Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) de Metz. Elle couvre 25 établissements pénitentiaires de Lorraine, d’Alsace, de Champagne-Ardenne et d’une partie de la Franche-Comté, soit 5 600 détenus.
Trois psychiatres à plein temps y seront affectés, ainsi qu’une soixantaine de professionnels de santé et trente agents de la pénitentiaire.
On estime que 18 % des détenus présentent un état dépressif majeur. Ils étaient jusqu’à présent pris en charge par des soignants dans des conditions qui ne garantissaient pas complètement la sécurité des intervenants.
Prise en charge des prématurés à Nancy
Commentaires » 0Après un chantier de deux ans et un investissement de 29 millions d’euros, la maternité régionale universitaire de Nancy s’est dernièrement dotée d’un bâtiment pour prendre en charge les prématurés dans d’excellentes conditions. La structure porte le nom d’une pédiatre néonatologiste de renommée internationale, à savoir le Dr Maria Delivoria, qui est à l’origine de plusieurs innovations dans le champ de la thérapie néonatale et périnatale. Connecté aux blocs et salles de travail, le nouveau bâtiment concentre sur près de 10 000 mètres carrés les trois services qui garantissent la bonne prise en charge des enfants prématurés et leur développement futur : la néonatalogie, la réanimation et les soins intensifs. Ces trois unités ont une capacité d’accueil d’un peu plus de 60 enfants. L’ensemble comprend également une pharmacie, un lactarium d’usage interne capable de préparer les 90 000 biberons nécessaires chaque année et de traiter 1 250 litres de lait maternel, ainsi qu’un laboratoire de biologie, afin de pouvoir procéder à des examens complets des nouveaux nés à partir de quelques gouttes de sang. Il s’agit aussi d’être capable de dépister la trisomie 21 et des malformations graves.
Rappelons que la maternité régionale universitaire de Nancy est le seul établissement de niveau 3 en Lorraine. 3 400 naissances y ont été comptabilisées en 2011, dont 1 800 prématurés.
Un centre pour les épileptiques du Grand Est
Commentaires » 1Dans le cadre du projet Epigrand’Est, qui se présente comme un vaste réseau articulant la prise en charge globale des malades, une maison d’accueil spécialisée d’une capacité de 48 places, un service d’accompagnement médico-social des personnes handicapées de 40 places et un centre de ressources verront le jour d’ici 2013 à Dommartin-lès-Toul. D’un montant total de 6,3 millions d’euros, ce premier grand centre de l’Est de la France dédié à cette maladie neurologique fréquente permettra de créer 70 emplois. Rappelons que la Lorraine compte 20 000 épileptiques sur les 60 000 du Grand Est.
Reconversion dans le bien-être pour le château de Mercy ?
Commentaires » 0Propriété de Metz-Métropole, le château de Mercy était en vente depuis plusieurs mois, la communauté d’agglomération ayant renoncé à engager de lourds travaux de rénovation pour utiliser ce bâtiment situé proximité immédiate de l’entrée du Nouvel Hôpital de Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/21/nouvel-hopital-de-metz-les-travaux-avancent-a-mercy/). Après plusieurs contacts infructueux, la vente est en phase de concrétisation. L’investisseur veut créer, au sein du château, un centre dédié au bien-être.
Le château de Mercy (Crédits photo : N. Guirkinger)
Le château de Mercy, construit par la famille du Coëtlosquet en 1905, est le symbole de la résistance architecturale française face à l’architecture impériale du château de Landonvillers, bâti par les Allemands non loin de là (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/02/12/courcelles-chaussy-cite-imperiale-et-romantique/).
Un nouveau centre paramédical à Woippy
Commentaires » 0D’ici mars 2012, un nouveau centre paramédical accueillera une équipe de six kinésithérapeutes, deux orthophonistes et un infirmier, dans le quartier du Pâtis, à Woippy.
Les professionnels de santé envisagent d’ores et déjà d’exploiter le cadre de vie verdoyant au profit de leurs patients. Ainsi, les orthophonistes devraient proposer des balades rééducatives au parc animalier et botanique du Pâtis (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/29/woippy-inauguration-dun-centre-dedie-a-la-nature/), l’objectif étant d’inciter les enfants à verbaliser leurs impressions et leurs vécus. Les kinésithérapeutes souhaitent quant à eux utiliser le parcours de santé et les infrastructures du site pour les rééducations sportives.
Baisse des cotisations de la sécurité sociale locale
Commentaires » 2Le système d’assurance-maladie alsacien-mosellan est excédentaire. En 2011, les recettes ont dépassé les dépenses de plus de 5,5 millions d’euros, à quoi se sont ajoutés des produits financiers d’environ 18 millions d’euros, soit au total 23,5 millions d’euros, alors que le trou de la sécurité sociale française est abyssal. Grâce à la bonne santé du régime local de sécurité sociale, nos cotisations vont baisser en 2012. L’une des raisons de ce constat est culturelle. Les seuls syndicats de salariés savent mieux gérer notre système. Une gestion de proximité disciplinée est toujours plus efficace.
Chez nous, les assurés sociaux, c’est-à-dire les salariés et les retraités, cotisent davantage pour financer un dispositif particulier. En effet, ils s’acquittent d’une cotisation supplémentaire qui leur ouvre le droit à une complémentaire santé obligatoire. Celle-ci porte par exemple à 90 % le taux de remboursement des honoraires médicaux, contre un taux français de 70 %, et prend intégralement en charge le forfait journalier hospitalier qui n’est pas pris en charge ailleurs. C’est cette « sur-cotisation » versée en contrepartie de ces avantages qui va baisser en 2012, passant ainsi de 1,6 % à 1,5 % de la totalité du salaire. Une baisse symbolique mais une baisse quand même qui se traduira par un coût financier d’environ 30 millions d’euros en un an, un montant inférieur au cumul des excédents de 2011 et 2012.
Malgré un contexte de crise (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/f60-crise), les administrateurs du régime local tablent sur une hausse des prestations pour maladie de 9,2 millions d’euros en 2012, soit + 2,8 % par rapport à 2011, ainsi que sur une augmentation des recettes de 5,5 millions d’euros, qui tient compte d’une probable réduction de la masse salariale. Si bien que malgré un déficit prévisible pour 2012 de 1,6 millions d’euros, les 9 millions d’euros de produits financiers attendus permettent d’envisager un excédent final de 7,4 millions d’euros.
Rappelons que le régime de sécurité sociale alsacien-mosellan bénéficie à plus de 2,5 millions de personnes (voir : http://blefondation.e-monsite.com/pages/cercle-de-reflexion/droit-local.html).















