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» Catégorie : Social


Réouverture d’un cinéma à Piennes

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Grâce à la mobilisation extraordinaire de bénévoles passionnés, une salle de cinéma a rouvert en début d’année à Piennes. Cela faisait 35 ans qu’il n’y avait plus eu d’activité cinématographique dans cette commune de près de 2 500 habitants du Pays-Haut.

Ce cinéma associatif est installé dans le mythique Salle du Nord-Est qui a été soigneusement restaurée par les bénévoles il y a quelques années. Cette salle des fêtes a été construite par les patrons de la mine du Nord-Est. L’établissement avait fermé en même temps que la mine en 1984 avant de renaître. Des stars comme Eddy Mitchell y sont passées. De quoi donner un supplément d’âme à ce nouveau cinéma qui accueille chaque week-end une centaine de spectateurs. Les habitants du secteur de Piennes ne sont en effet plus obligés de se déplacer à Diddenowen (Thionville) pour aller voir un film.

A noter enfin que le cinéma de Piennes s’est associé à celui de Conflans-en-Jarnisy, afin de bénéficier d’une programmation variée.

Suppression de 70 emplois chez Bergère de France à Bar-le-Duc

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En redressement judiciaire depuis fin février 2015, Bergère de France, l’une des dernières filatures industrielles de laine en France, a dernièrement annoncé la suppression de 70 postes. Implantée à Bar-le-Duc, l’entreprise emploie près de 300 personnes. Un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) devrait être prochainement communiqué. Le Tribunal de Commerce de Bar-le-Duc a de son côté décidé de prolonger jusqu’au 27 juin la période d’observation de la société. Ces suppressions d’emplois représentent un véritable drame social pour ce bassin déjà fortement sinistré.

Fermeture de quatre supermarchés Match en Lorraine

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Le groupe Cora a dernièrement décidé de fermer, à compter du 15 juin 2015, onze de ses 155 magasins Match en France. Quatre sites sont concernés en Lorraine : Forbach, Freyming-Merlebach, Ligny-en-Barrois et Verdun. Ces supermarchés de centre-ville subissent la concurrence des hypermarchés, comme à Ligny-en-Barrois, où trois grandes surfaces sont installées en périphérie. Huit emplois seront supprimés, tout comme à Verdun, où l’enseigne, ouverte il y a plus de quarante ans, souffre de la concurrence de l’hypermarché d’en face. En juin prochain, il ne restera donc plus qu’un seul magasin Match en Meuse, à Commercy.

(Re)naissance de la Manufacture textile des Vosges

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L’un des derniers tissages vosgiens, K.Industries, implanté à Ferdrupt depuis 1860, entre Epinal et Gérardmer, a été liquidé en septembre 2014. Une partie des salariés a repris l’entreprise sous forme d’une Société Coopérative et Participative (SCOP). Baptisée Manufacture textile des Vosges, celle-ci emploie aujourd’hui douze personnes.

Spécialisé dans le linge de maison et le tissu d’ameublement, K.Industries a prospéré jusqu’à l’arrivée de la concurrence asiatique. Alors que les entreprises textiles vosgiennes fermaient les unes après les autres, K.Industries accumula les déficits jusqu’à sa liquidation judiciaire, l’arrêt de ses 42 machines et le licenciement de ses 63 salariés.

La renaissance de l’activité vise avant tout à satisfaire les besoins d’un marché de niche. L’idée est en effet de réaliser des petites et moyennes séries de 500 à 15 000 mètres, là où la concurrence asiatique ne s’exerce pas. La SCOP tourne actuellement avec trente machines.

Journée mondiale des troubles bipolaires en Lorraine

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Dans le cadre de la journée mondiale des troubles bipolaires, qui aura lieu le lundi 30 mars 2015, le film Humeur liquide (être(s) bipolaires), réalisé par Rodolphe Viemont, sera présenté à 20h30 à l’Institut Européen de Cinéma et d’Audiovisuel (IECA) de Nancy. La projection sera suivie d’un débat avec des représentants de l’association France-Dépression Lorraine et du Centre Expert des Troubles Bipolaires du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nancy.

troubles bipolaires

De l’ombre à la lumière : les troubles bipolaires feront l’objet d’une projection-débat lundi prochain à Nancy (Crédits photo : Rodolphe Viemont)

Ce film de 52 minutes traite de la bipolarité, maladie psychiatrique également appelée maniaco-dépression. Le réalisateur, lui-même bipolaire, filme son épouse, elle-aussi bipolaire. Tout en retenue, à la fois intime et érudit, l’œuvre constitue un exemple de courage, un portrait sensible et un combat commun contre la maladie. Des professionnels de la santé aident parallèlement à comprendre les subtilités de cette maladie, grave, handicapante, loin des hauts et des bas que tout le monde peut connaître. Dans 20 % des cas, la bipolarité conduit au suicide. Quelqu’un  de bipolaire a une espérance de vie de vingt inférieure à celle d’un sujet lambda. Des aides existent aujourd’hui, une fois le diagnostic posé : des médicaments de plus en plus efficaces, le travail psychologique, la psychoéducation, etc.

Journée mondiale des troubles bipolaires, le 30 mars marque l’anniversaire de Vincent Van Gogh, diagnostiqué à titre posthume comme probablement bipolaire. Le but de cette journée est de sensibiliser le grand public aux troubles bipolaires et d’éliminer la stigmatisation à travers une collaboration internationale pour informer, éduquer et améliorer la prise de conscience de la maladie dans le monde entier. Le trouble bipolaire est un trouble psychique qui représente un défi important pour les patients, les équipes soignantes et l’entourage.

Le Centre Expert des Troubles Bipolaires du CHU de Nancy fait partie du réseau des Centres FondaMental pour les troubles bipolaires. Construits autour d’équipes pluridisciplinaires, ces établissements sont destinés à faciliter une prise en charge thérapeutique personnalisée des patients et à suivre l’évolution de la maladie. Ils permettent également de développer la recherche clinique.

A noter enfin que l’association France-Dépression ne prétend surtout pas remplacer l’aide médicale. Elle assure au contraire une complémentarité indispensable de soutien, de compréhension et d’information, sans jugement ni a priori, de la maladie.

Poursuite du démantèlement de la cokerie de Carling

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Un nouveau pan du patrimoine industriel charbonnier lorrain est dernièrement parti en fumée. Plusieurs bâtiments, à savoir deux tours à charbon et trois cheminées culminant à plus de 65 mètres de hauteur, ont été dynamitées sur le site de l’ancienne cokerie de Carling, près de Saint-Avold.

La fermeture de la cokerie a été décidée à l’automne 2009. Ancien site de production lié aux Charbonnages de France (CDF), sa disparition était programmée en même temps que la fin des Houillères. La cokerie connût néanmoins un sursis après son acquisition en 2004 par les Aciéries sarroises, qui ne parvenaient pas à s’autoalimenter. Rogesa, filiale de Dillinger Hütte et Saarstahl, racheta alors les installations, leur assurant cinq ans de sursis. Mais en 2009, Carling ne rentrait plus dans les plans de Rogesa. Faute de repreneur, le site ferma.

Les opérations de démantèlement ont commencé en 2012. La dépollution va désormais suivre. Les 52 hectares, accolés à Total, conserveront une vocation industrielle et commerciale.

Le Droit Local du Travail applicable en Alsace-Moselle

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Une partie des dispositions du Droit Local du Travail figure dans le nouveau Code du Travail entré en vigueur le 1er mai 2008. Cette codification du Droit Local comporte un certain nombre d’incertitudes auxquelles seule la jurisprudence pourra répondre.

commerces Waves

Le commerce et les entreprises sont soumis aux dispositions du Droit Local en Moselle (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

I). La durée de préavis.

Les dispositions du Droit local ont été codifiées aux Articles L.1234-15 et suivants du Code du Travail. Les durées de préavis du Droit Local s’imposent dans la mesure où celles-ci sont plus favorables aux salariés que la loi, les conventions collectives ou les usages.

En matière de démission, la durée la plus courte est considérée comme la plus favorable pour le salarié. A l’inverse, en matière de licenciement, c’est la durée la plus longue qui est la plus favorable au salarié.

En Droit Local, la durée des préavis varie selon les cas de 15 jours à six semaines.

Remarque : La Cour d’appel de Metz a précisé en 2014 que pour les salariés dont la rémunération est convenue au mois, en cas de démission, le préavis est de 15 jours.

II). Les horaires d’ouverture des commerces.

L’Article 139 E du Code Local des Professions, toujours en vigueur et non codifié prévoit la fermeture obligatoire des locaux de vente ouverts au public entre 9 heures du soir et 5 heures du matin.

Le maire (sauf à Metz, le préfet) peut autoriser par dérogation l’ouverture jusqu’à 10 heures du soir mais seulement 40 jours par an.

Remarque : Cette dérogation d’ouverture jusqu’à 22 heures peut être individuelle ou collective et la demande du commerçant n’a pas à être motivée.

III). Les dispositions du Droit Local relatives au maintien du salaire.

Les règles applicables en la matière trouvent leur fondement dans les Articles 616 du Code Civil Local et 63 du Code de Commerce Local, devenus depuis la nouvelle codification, respectivement les Articles L.1226-23 et L.1226-24 du Code du Travail.

Dans une même entreprise, ces deux dispositions peuvent être amenées à s’appliquer. Elles prévoient le maintien du salaire sans condition d’ancienneté et sans délai de carence.

1). L’Article L.1226-24 du Code du Travail dispose que « le commis commercial qui, par suite d’un accident dont il n’est pas fautif, est dans l’impossibilité d’exécuter son contrat de travail, a droit à son salaire pour une durée maximale de 6 semaines ».

Le commis commercial se définit par la loi et la jurisprudence comme le salarié qui employé par un commerçant occupe des fonctions commerciales au service de la clientèle et qui n’a pas une totale indépendance dans l’exercice de son travail.

Le ministère du travail a choisi d’utiliser le mot « accident » pour traduire « Unglück » qui signifie en fait « malheur ». Cette mauvaise rédaction ne devrait pas empêcher le salarié de contester l’obligation de maintenir le salaire en cas de maladie, cas le plus fréquent d’application de la règle du maintien de salaire.

Remarque : Ce droit au maintien du salaire est valable à chaque absence du salarié.

2). L’Article L.1226-23 du Code du Travail prévoit que « le salarié, dont le contrat de travail est suspendu par une cause personnelle indépendante de sa volonté et pour une durée relativement sans importance, a droit au maintien de son salaire ».

Tout salarié, quel que soit son contrat de travail (CDD, intérim, temps partiel, etc.) a droit au maintien de son salaire si son absence qui relève d’un motif personnel, sans faute de sa part, est de courte durée.

Les exemples d’application sont notamment la maladie du salarié ou la garde d’un enfant malade lorsque la présence du salarié à son chevet est indispensable. Par contre sont exclues les absences liées aux aléas météorologiques.

Remarques :

- Le maintien du salaire n’est subordonné ni aux résultats d’une éventuelle contre-visite, demandée par l’employeur, ni au versement d’indemnités journalières de Sécurité Sociale.

– La durée de l’absence doit être de courte durée sachant qu’il n’y a pas un nombre de jours déterminé.

– L’articulation des dispositions locales par rapport aux dispositions conventionnelles et à la loi sur la mensualisation fait qu’on appliquera la disposition la plus favorable au salarié, au cas par cas.

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Au Père Fouettard : Une microbrasserie-pub-restaurant en projet à Saint-Nicolas-de-Port

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Une microbrasserie-pub-restaurant est actuellement en projet à Saint-Nicolas-de-Port. L’établissement, qui doit s’installer dans un ancien bâtiment industriel de 450 mètres carrés à rénover à proximité du Musée Français de la Brasserie, comprendra un pub-restaurant de cent couverts qui proposera des plats traditionnels lorrains, une salle de spectacles de cinquante places destinée à organiser des évènements familiaux, professionnels et associatifs, ainsi qu’une brasserie de six hectolitres qui produira des bières artisanales de qualité et accueillera des ateliers de formations.

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La structure, qui permettra de compléter l’offre touristique communale et de dynamiser le tissu économique local, prendra la forme d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Cette dernière, qui donne la possibilité à des personnes physiques ou morales de se réunir autour d’un projet commun, repose sur le principe « une personne, une voix ». Chacun dispose par conséquent d’une voix à l’Assemblée Générale, quel que soit le nombre de ses parts. Le capital social de l’entreprise est variable, afin de permettre la libre adhésion des sociétaires. L’ensemble garantit la solidité et l’indépendance de la société. 250 parts sociales de 1 000 euros ont été émises. Une partie des bénéfices sera distribuée aux actionnaires après une période d’activité de cinq ans.

Le projet représente un investissement total de 600 000 euros. 88 promesses de souscriptions ont pour le moment été collectées.

Plus d’informations sur : http://auperefouettard.fr/.

logo Père Fouettard microbrasserie

La chaudière de la tranche 4 de la centrale Emile Huchet de Carling-Saint-Avold définitivement arrêtée

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Faute de repreneur, la chaudière de la tranche 4 de 125 MW de la centrale thermique Emile Huchet de Carling-Saint-Avold a dernièrement été définitivement arrêtée par E.ON France. La tranche avait été stoppée courant 2013. Un appel à reprise avait été lancé le 15 janvier dernier pour une date butoir le 31 du même mois. Avec un délai aussi court, il était bien évidemment impossible de trouver le moindre investisseur.

La chaudière utilisait la technologie de pointe LFC (Lit Fluidisé Circulant). Mise en place dans les années 1990, celle-ci intégrait dans son process la désulfuration et la dénitrification. Elle fonctionnait à partir des schlamms des bassins de décantation de la centrale. Les schlamms sont des déchets miniers, sorte de boue noire composée de fines poussières de charbon, d’eau et d’additifs. Le bassin de décantation Sud-Est, actuellement exploité, devrait continuer à l’être. Des schlamms seront en effet utilisés pour la chaudière de la tranche 6. L’autre bassin de La Houve, qui renferme 300 à 400 000 tonnes de schlamms, ne sera quant à lui pas exploité. Il aurait cependant fallu d’importants investissements pour remettre la chaudière de la tranche 4 à niveau.

La fermeture définitive de la chaudière de la tranche 4 était la dernière étape du vaste plan de restructuration d’E.ON France. En arrêtant complètement les tranches 4 et 5, le groupe a fait le choix de ne maintenir que la tranche 6 et ses deux Cycles Combinés Gaz (CCG), d’une puissance totale de 828 MW, raccordés au réseau électrique depuis 2009. La restructuration de la centrale a entraîné la suppression de 230 emplois. 170 personnes sont parties à la retraite par mesure d’âge. 130 salariés travaillent encore aujourd’hui sur le site.

Ouverture de la MOSA à Forbach

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La création de la Maison Ouverte des Services pour l’Allemagne (MOSA) à Forbach a dernièrement été actée entre responsables mosellans et sarrois. Basée sur le modèle de la Maison du Luxembourg de Diddenowen (Thionville), la structure sera un centre d’information pour toutes les personnes qui cherchent du travail et des renseignements sur le statut social du travailleur frontalier, sur la fiscalité et sur les offres culturelles et touristiques du pays. Elle aura également pour mission d’orienter les entreprises du secteur qui souhaitent développer leurs relations économiques avec la Sarre. L’établissement servira enfin de relais aux nombreuses sociétés allemandes à la recherche de main d’œuvre. De plus en plus de frontaliers sont en effet amenés à venir travailler en Allemagne compte-tenu de la baisse démographique qui touche le pays.

La MOSA s’installera dans les anciens locaux du SYDEME (Syndicat des Déchets de Moselle-Est), en face de la gare de Forbach.

Une Maison de l’emploi pour Diddenowen

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Une Maison de l’emploi est dernièrement entrée en service à Diddenowen (Thionville). Baptisée « Thionville emploi », la structure a pour mission d’offrir un accompagnement individualisé aux demandeurs d’emploi de ville et de les aiguiller vers les bons interlocuteurs, afin qu’ils puissent trouver une formation ou envisager une reconversion professionnelle par exemple. Cet outil au service du développement économique doit également permettre de tisser des liens avec les entreprises du secteur pour anticiper leurs besoins en main-d’œuvre. Dans cette optique, des partenariats ont été signés avec de nombreux acteurs, dont notamment Pôle Emploi, dont les conseillers sont débordés.

Cette Maison de l’emploi a été aménagée dans les locaux de l’ancien collège Paul Valéry, situé 18 Rue des Pyramides. Elle a repris les activités du Thi’service emploi, créé au cours de la mandature précédente. Cinq agents y sont employés. La structure est équipée de matériel informatique mis à la disposition des demandeurs d’emploi pour consulter les offres et rédiger des CV et des lettres de motivation.

Economie sociale et solidaire en Lorraine

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L’économie sociale et solidaire représente entre 14 et 15 % de l’emploi privé en Lorraine, soit près de 80 000 salariés. Cette proportion varie néanmoins selon les secteurs géographiques. A Longwy et à Diddenowen (Thionville) par exemple, la filière concerne 23 % de l’emploi privé, alors qu’en Meuse elle ne dépasse pas les 10 %.

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