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Forbach : Schaeffer Industrie placé en liquidation judiciaire

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Le Tribunal de commerce de Sarreguemines a dernièrement prononcé la mise en liquidation judiciaire de Schaeffer Industrie, fabricant de pièces mécano-soudées de grandes dimensions. Un délai exceptionnel de deux mois a été accordé à cette société emblématique de Forbach, afin d’honorer les dernières commandes et de trouver un éventuel repreneur. Mais si aucun investisseur ne se manifeste d’ici le 30 octobre, la cinquantaine de salariés de l’entreprise sera licenciée. Une vingtaine avait déjà dû être remerciée au début de l’été.

Schaeffer Industrie subit de plein fouet l’effondrement du marché de l’exploitation minière depuis 2013. Jusqu’en 2012, la société vendait chaque année 220 pelles de grande dimension à Liebherr, son principal client. A cette époque, 150 personnes, dont 50 intérimaires, travaillaient dans les ateliers. Depuis janvier, seules 50 pelles ont été vendues. Si bien que le chiffre d’affaires réalisé avec Liebherr est de passé de 15 millions d’euros à 4 millions d’euros en à peine trois ans. La plupart des entreprises de ce secteur d’activité sont en train de disparaître.

Afin de renflouer la trésorerie de la société, l’agglomération de Forbach avait racheté l’ensemble du patrimoine immobilier de Schaeffer Industrie pour un montant de 900 000 euros en juillet 2014. L’usine, les bâtiments et les 16 000 mètres carrés de terrains situés sur la zone de l’Europe de Forbach ont ensuite été reloués à l’industriel via un crédit-bail et des indemnités mensuelles de 7 535 euros. Un soutien qui n’a malheureusement pas suffi à éviter le placement en redressement judiciaire ordonné en mars 2015.

La récente mise en liquidation judiciaire devrait sans doute mettre fin à une aventure familiale de trois générations d’entrepreneurs. A noter qu’en 88 ans d’existence, Schaeffer Industrie n’a pas connu un seul jour de grève. Compte-tenu de leur savoir-faire, de leurs qualifications et de la bonne réputation de l’entreprise, les ouvriers licenciés devraient a priori retrouver facilement du travail. Plusieurs grands groupes industriels présents dans la région ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt.

Schaeffer Industrie s’était développé grâce à l’activité minière. A la fermeture des puits du Bassin houiller, la société avait su rebondir dans d’autres secteurs d’activité en produisant des pièces hors normes, avant que le marché ne s’effondre.

Smart : le retour aux 39 heures plébiscité à 56,1 % par les salariés

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Afin d’améliorer sa compétitivité, l’usine Smart de Hambach a dernièrement consulté ses salariés sur un retour progressif aux 39 heures d’ici 2020. 56,1 % du personnel a dit oui, envoyant ainsi un signal au groupe Daimler.

Au total, 752 salariés ont voté, confirmant le taux de participation de 93,3 %. 421 d’entre eux, soit 56,1 %, se ont prononcés favorablement pour la mise en œuvre du Pacte 2020 et 329 contre, soit 43,9 %. A noter que les opérateurs de la chaîne de montage se sont exprimés à 61 % contre le projet, alors que 74 % des employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres ont dit oui. Cette consultation s’inscrit dans le cadre des Négociations annuelles Obligatoires (NAO) ouvertes en juin.

Rappelons que la direction a prévu un retour progressif à 39 heures de travail hebdomadaire. Celui-ci passera de 35 à 37 heures à compter du 1er octobre prochain, puis de 37 à 39 heures en 2016, 2017 et 2018, avant de revenir à 37 heures en 2019 puis à 35 heures en 2020. En contrepartie, Smart France a annoncé une augmentation salariale de 120 euros brut par mois, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 1 000 euros versée en deux fois sur deux ans. 50 intérimaires devraient également être embauchés en CDI entre octobre 2015 et fin 2017.

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Education en danger : l’Académie de Nancy-Metz perd encore des postes à la rentrée 2015

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L’académie de Nancy-Metz est l’une des rares à perdre encore des postes d’enseignants dans le premier degré à la rentrée prochaine. 19 postes sont ainsi supprimés en Lorraine alors que parallèlement 2 511 sont créés au total en France.

Ces suppressions résultent de la diminution de près de 730 élèves constatée dans le primaire dans notre région. La situation varie cependant d’un département à l’autre. En raison d’une légère hausse de ses effectifs, qui devraient s’établir à plus de 97 300 élèves, la Moselle gagne treize postes, mais concède la fermeture de 121 classes, contre seulement 70 ouvertures. Le directeur académique départemental a préféré renforcer le contingent des professeurs remplaçants d’une cinquantaine de postes. Celui-ci avait en effet chuté de 120 à 30 enseignants en à peine trois ans, engendrant des situations inextricables dans certaines écoles.

La Meurthe-et-Moselle, les Vosges et la Meuse perdent respectivement neuf, seize et sept postes. Malgré des effectifs stables autour de 64 700 élèves, seize écoles ont été fermées au cours de l’été en Meurthe-et-Moselle. De nombreux élus locaux ont en effet privilégié des regroupements pédagogiques entre plusieurs établissements scolaires pour des raisons budgétaires. La démarche a bien entendu était appuyée par le rectorat.

A noter enfin que notre académie perd également 48 postes dans les collèges et les lycées. Pourtant, avec 185 882 inscrits à la rentrée dans le secondaire, les effectifs sont stables. Nancy-Metz est ainsi la seule académie en France à se voir supprimer des postes depuis 2007. L’académie lorraine est enfin la quatrième de France la plus défavorisée en termes de précarité chez les élèves.

Des boîtes à livres à Metz et en Lorraine

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Les boîtes à livres ont fait leur apparition dans plusieurs communes de Lorraine comme à Nancy fin 2013 avec le fameux Arbres aux Livres de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) de Lillebonne. Le phénomène a également gagné Aube, Amnéville-les-Thermes et Rémilly en Pays Messin, ainsi que Villerupt et Saint-Pancré dans le Pays-Haut. A Metz, la première boîte à livre a été installée à Metz-Plage cette année. Dix autres devraient prochainement suivre, dont une posée Place de la Comédie et une autre à la Porte des Allemands. Chacune de ses boîtes peut contenir environ 80 livres. Les Bibliothèques-médiathèques de Metz assurent un stock minimum de livres dans chaque boîte installée.

Ces différentes initiatives reposent sur l’échange, la curiosité et la découverte. L’idée est en effet de prendre, de feuilleter et de lire un livre sur place ou chez soi. S’il est apprécié, celui-ci peut même être conservé ou simplement remis dans la boîte. Chacun peut y prendre et y déposer des livres. Les boîtes à livres sont parfois habillées en fonction du lieu dans lequel elles se trouvent. 

Ian McLaughlin de la microbrasserie Au Père Fouettard : « Faire revivre le patrimoine brassicole de Saint-Nicolas-de-Port »

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Quelques mois après avoir réalisé un sujet sur la microbrasserie-pub-restaurant Au Père Fouettard à Saint-Nicolas-de-Port, nous sommes retournés à la rencontre de Ian McLaughlin, porteur du projet, afin de connaître l’état d’avancement de ce bel exemple de l’économie sociale et solidaire.

Ian, où en est votre projet de bar-brasserie ? Quels jalons ont été franchis depuis février dernier ?

Ian McLauglin : « Le projet avance ! Le local situé en face du Musée de la Brasserie est aux normes. Le nombre de futurs sociétaires progresse et atteint désormais les 125. On travaille également beaucoup sur la communication pour faire connaître ce beau projet. Je me déplace donc sur plusieurs événements comme « La Lorraine est formidable », « La Fête de la Bière à Tourtel », etc.

Ian McLauglin Lac de madine 2

Ian McLaughlin sur le stand de Saint-Nicolas-de-Port au Lac de Madine (Crédits photo : Gilles FRANCOIS)

En plus, j’ai remporté dernièrement le concours Entreprendre 2015, concours récompensant des projets entrepreneuriales, ce qui crédibilise le projet dans son ensemble et surtout le dossier financier. J’ai également gagné un « Fourquet d’argent » (médaille d’argent) lors du Concours National de Bière dans la catégorie « Autres Bières, Amateur » avec une bière noire (Stout) à la framboise.

Autant de bonnes raisons de soutenir Au Père Fouettard ! »

Quelles sont les prochaines étapes de sa réalisation ?

« Nous souhaitons créer la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) en septembre et constituer un capital avec nos sociétaires. Ensuite nous pourrons commencer les travaux pour le local, préparer les commandes de matières premières, installer les cuves et élaborer les premiers litres de bière ! Bien sûr, tout cela prend du temps et de manière réaliste on ne pense pas pouvoir ouvrir avant la Saint Patrick, c’est-à-dire mars 2016. »

Pourquoi avoir choisi de vous implanter à Saint-Nicolas-de-Port ?

« Tout simplement parce qu’à Saint-Nicolas-de-Port il y a le Musée de la Brasserie. Avec ses responsables, nous souhaitons redonner les lettres de noblesses à la brasserie lorraine et faire revivre le patrimoine brassicole de la ville. Nous voulons également répondre à la demande en restauration et en animation. C’est pourquoi il y aura également la possibilité de se restaurer sur place et de déguster des produits locaux (pâtés lorrains, charcuterie, fromages, etc.) car nous voulons soutenir l’économie locale et travailler en circuits courts. Ce sera aussi un lieu d’animations avec des événements autour de la bière, festifs et musicaux »

Avez-vous rencontré des freins, des problèmes ?

« Comme dans tout montage d’entreprises, il existe toujours des freins que ce soit au niveau technique ou administratif. Par exemple, au sujet du local, nous avons du attendre les résultats d’une étude de sept mois. Cela nous a ralenti mais ne nous a pas pour autant découragés. Il faut savoir surmonter ces difficultés et comme m’a dit un très bon ami : le talent seul ne suffit pas, il faut persévérer ! ».

Plus d’informations sur : http://auperefouettard.fr/.

Le Groupe BLE Lorraine remercie Ian McLauglin pour le temps qu’il nous a accordé.

La Poterie Lorraine en redressement judiciaire

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Implantée à Jeanménil, dans les Vosges, la Poterie Lorraine a dernièrement été placée en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce d’Epinal. La société s’est en effet déclarée en cessation de paiements à la mi-mai.

Créée au XIXème siècle, l’entreprise est l’une des dernières en France à produire des poteries horticoles peintes et non peintes. Douze millions de pièces ont été fabriquées l’an dernier. Celles-ci sont commercialisées dans les enseignes de jardinerie comme Jardiland, Point Vert ou encore Gamm Vert. Après une mise en liquidation en 2005, la Poterie Lorraine avait été reprise en février 2013 par un ex-cadre dirigeant dans l’industrie. 47 personnes y sont encore employées. En 2014, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaire de 5,3 millions d’euros. 

(Source : Les Echos du 13/07/2015)

Metz : une Agora pour le quartier de La Patrotte

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Le quartier de La Patrotte, à Metz, bénéficiera bientôt d’une nouvelle structure. Baptisée l’Agora, cette dernière réunira une médiathèque et un centre social dans l’optique de les faire collaborer. Le bâtiment, en forme d’équerre, disposera d’une salle polyvalente pouvant accueillir 200 personnes. De l’extérieur, cette salle aura l’apparence d’un grand cube rouge. L’autre aile de la structure, construite le long de la voie ferrée, accueillera la médiathèque avec sur son toit un jardin terrasse.

Agora Metz

L’Agora, future médiathèque de Metz (Crédits image : Ropa Architecture)

Le chantier de cet ensemble, qui représente un investissement de 11,3 millions d’euros, devait démarrer en janvier 2015. Il a été repoussé au début de l’année prochaine pour des raisons budgétaires. L’ouverture au public est donc désormais prévue en septembre 2017.

A noter enfin que le bâtiment de l’Agora sera certifié HQE (Haute Qualité Environnementale).

Pôle Emploi : pas de centre d’appels à Metz !

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Un mensonge. Une honte. Une infamie. Après l’immense fiasco social, économique et écologique d’Ecomouv’ décidé et entériné unilatéralement par Ségolène Royal alors que le parlement français avait voté à l’unanimité en faveur du projet, l’agglomération messine et la Lorraine dans son ensemble se voient une nouvelle fois balayée par une nouvelle promesse présidentielle non respectée. Sarkozy avec Gandrange, Hollande avec Hayange-Florange et Metz. L’Etat français n’a aucune parole. Il n’a aucun honneur et le peuple lorrain ne l’a jamais autant haï qu’aujourd’hui depuis 1766.

Rappelons que le 27 mars 2015, lors de son déplacement sur le site PSA Peugeot-Citroën de Trémery, François Hollande avait annoncé dans la précipitation et surtout deux jours avant le second tour des élections départementales que 100 à 150 emplois seraient créés par Pôle Emploi dans un centre d’appels qui devait s’installer dans les anciens locaux d’Ecomouv’ situés sur l’ancienne Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty fermée dans le cadre des iniques et odieuses restructurations militaires. Une priorité d’embauche serait de même donnée aux ex-salariés du consortium chargé un temps de collecter l’écotaxe.

Mensonge et calomnie car entre temps la société Arvato, qui entendait implanter le fameux centre d’appels sur la BA 128, n’a pas été retenu au terme de l’appel d’offres. Ce sont Webhelp, qui possède une petite antenne à Saint-Avold, et Tessi qui ont remporté le marché. Or contrairement à Arvato, qui appartient au groupe Bertelsmann et qui emploie 500 personnes dans son centre d’appels Cometz de Metz, ces deux entreprises n’ont aucune activité dans l’agglomération messine et n’ont pas l’intention de s’y implanter. Par conséquent, le centre d’appels de Pôle Emploi ne sera pas créé à Metz comme l’avait fait croire Hollande fin mars.

Au-delà de la question de la concrétisation de cette plateforme téléphonique, c’est plus globalement le dossier brûlant des compensations des restructurations militaires qui ressurgit. Des milliers d’emplois ont été supprimés dans l’agglomération messine dans cette affaire politicienne. Et le compte n’y est toujours pas, malgré les promesses répétées des gouvernements français successifs qui passent comme l’eau sous un pont.

La Halle ferme dix magasins en Lorraine

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La direction de La Halle aux vêtements a dernièrement annoncé la fermeture courant septembre des magasins d’Augny, de Dommartin-lès-Toul, d’Epinal, d’Essey-lès-Nancy, de Fameck, de Lunéville, de Metz, de Mondelange, de Pont-à-Mousson et de Semécourt. Une soixantaine d’emplois sera supprimée.

Afin de réduire sa dette colossale de deux milliards d’euros, ramenée en 2014 à 800 millions d’euros par ses créanciers devenus actionnaires majoritaires, à savoir un consortium de fonds d’investissement, le groupe Vivarte, a engagé le 17 avril 2015 un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) qui devrait entraîner début août la fermeture de 197 magasins La Halle et la suppression de 1 600 emplois au total en France. A noter que le groupe Vivarte possède un portefeuille de 22 marques, dont notamment André, Chevignon, Caroll, Kookaï, La Halle, Minelli, Naf Naf et San Marina. Il a par ailleurs réalisé un chiffre d’affaires annuel cumulé de près de 3 milliards d’euros en 2014.

Rappelons que le magasin La Halle de Metz, situé à l’angle de la Rue Serpenoise, avait été ouvert en grandes pompes en mai 2014. Il avait remplacé le Virgin Mégastore, également fermé suite à une plan de restructuration en juin 2012. Sur une surface de 1 200 mètres carrés, ce vaisseau amiral du commerce messin devait illustrer le virage pris par l’enseigne, jusque-là positionnée en périphérie de ville sur des produits bon marché, sous la direction de l’ex-PDG de Vivarte, Marc Lelandais. Ce dernier avait en effet pour ambition de concurrencer H & M, Zara et Primark grâce à une montée en gamme de La Halle via notamment l’introduction de monogrammes des années 1980 comme Creeks, Liberto ou Chevignon. Cette stratégie a complètement désorienté les clients traditionnels de La Halle aux vêtements, enseigne la plus rentable de Vivarte, au point de mettre en péril l’ensemble du groupe.

logo La Halle

ArcelorMittal Tailored Blanks investi dix millions d’euros à Uckange dans les aciers ultra-durs

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Spécialisé dans la production de pièces de carrosserie automobile, le site d’ArcelorMittal Tailored Blanks (AMTB) d’Uckange développe depuis deux ans un savoir-faire haut de gamme pour concevoir des pièces à partir d’un acier ultra dur. Connu sous le nom d’Usibor, mais également appelé Ductibor, ce matériau, qui sort des usines de Florange, séduit de plus en plus les constructeurs automobiles. Le site lorrain d’AMTM se trouve d’ailleurs à proximité de ses principaux clients, à savoir Audi, Mercedes, PSA Peugeot-Citroën et Renault.

Dix millions d’euros ont ainsi été investis pour que l’usine d’Uckange soit l’une des seules en Europe à maîtriser les aciers ultra durs. Elle a pour cela été équipée de nouveaux engins de découpe laser, d’ablation et d’une presse très puissante. La demande est telle qu’une seconde machine d’ablation pourrait être prochainement installée. De cinq millions de pièces fabriquées cette année, la production devrait grimper à sept millions en 2016. Si bien que l’ensemble des investissements devrait être rentabilisé d’ici 2020. De nouveaux contrats devraient même être signés en Chine.

Alors qu’avant 2013 le site perdait en moyenne dix employés par an, il recrute désormais à nouveau. Il est ainsi passé de 90 salariés en 2014 à 100 en janvier 2015. 25 personnes seront également encore embauchées en CDI d’ici la fin de l’année.

(Source : RL du 23/06/2015)

ArcelorMittal logo mini 

Fin de la double imposition pour les retraités frontaliers

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Selon la Convention fiscale franco-allemande de 1959, un travailleur frontalier est imposable dans son pays de résidence. L’Article 14 stipule même que les retraités sont imposés dans le pays qui verse la pension, par conséquent l’Allemagne ici pour les retraités frontaliers lorrains. En réalité, l’Allemagne n’exerce ce droit que depuis 2005, plus précisément depuis la nouvelle loi concernant l’imposition de ces retraites (Alterseinkünftegesetz). C’est la raison pour laquelle les bénéficiaires lorrains de ces pensions doivent déclarer leurs revenus en Allemagne depuis cette date. En 2008, des milliers de frontaliers retraités ont reçu une imposition forfaitaire avec une rétroactivité. Les autorités allemandes leur réclamaient selon les niveaux de retraites entre 1 000 et 8 000 euros. Or les retraités frontaliers déclarent également leur pension allemande avec leurs revenus français au fisc français. Cette déclaration est en effet nécessaire au calcul de la progressivité de l’impôt du foyer fiscal. Par conséquent, malgré le crédit d’impôt, des milliers de retraités frontaliers sont ainsi soumis à une double imposition. Ils sont même depuis 2008 véritablement inondés de courriers administratifs allemands.

Un récent accord entre la France et l’Allemagne a mis fin à cette double imposition aussi traumatisante que préjudiciable financièrement. Celui-ci attribue dorénavant l’imposition exclusive des pensions de source allemande à la France. Autrement dit, l’Allemagne lui cède la souveraineté fiscale dans ces cas précis. Les retraités touchant une pension allemande seront donc à partir du 1er janvier 2016 exonérés d’impôts en Allemagne et n’en paieront qu’en France. En contrepartie, la France s’est engagée à verser une compensation financière à l’Allemagne. Les déclarations restent en attendant valables pour 2014 et 2015.

(Source : RL du 07/04/2015)

Transition énergétique : 50 millions d’euros pour rénover le parc de logements sociaux lorrain

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Une enveloppe de cinquante millions d’euros de crédits européens sera allouée à la rénovation de logements sociaux en Lorraine.

D’ici 2020, 15 000 logements sociaux devraient ainsi être réhabilités, afin de les rendre moins énergivores. Un dispositif de prêt, baptisé « Eco-prêt logement social », sera parallèlement mis en place par la Caisse des Dépôts et Consignations à destination des bailleurs sociaux lorrains.

Au cours de la période 2015-2020, près de 1 100 emplois devraient être maintenus et créés chaque année en Lorraine grâce à ce chantier qui pourrait au total atteindre 110 millions d’euros annuellement. Chaque logement rénové devrait entraîner une économie de chauffage de 40 % pour les locataires.

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