Centre de ressources numériques sur la Lorraine

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Restructuration territoriale : suppression de postes dans les finances publiques en Moselle

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Suite à la création de l’ACAL, la Trésorerie régionale de Lorraine, la politique immobilière de l’Etat français et la Mission économique et financière, toutes trois basées à Metz, sont délocalisées à Strasbourg. La direction des finances publiques de Metz est ainsi rétrogradée. Elle n’est désormais plus que départementale.

En Moselle, 59 postes, sur un peu plus de 1 300 fonctionnaires, ont été supprimés le 1er janvier 2016. Le département est le plus touché après Paris. Conséquences directes de ces suppressions de postes, plusieurs services ont d’ores et déjà fermé leurs portes, à l’image de la Trésorerie de Rémilly, du cadastre de Hayange ou encore du Pôle de contrôle et d’expertise de Saint-Avold. Au total, six sites ont été rayés de la carte sur les 45 que comptait la Moselle.

Ces fermetures risquent d’entraîner une dégradation des conditions de travail pour le personnel et une baisse de la qualité des prestations fournies aux usagers avec notamment des délais d’attente plus longs.

De nouvelles suppressions de postes sont encore à prévoir au cours de l’année 2016.

Rénovation urbaine à la Cité du Wiesberg de Forbach

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Le Sud de la Cité du Wiesberg, à Forbach, s’apprête à être métamorphosé. La Société Nationale Immobilière (SNI) Sainte-Barbe s’est en effet dernièrement engagée dans un programme de réhabilitation de 198 logements qui représente un investissement de 6,7 millions d’euros. Celui-ci porte sur 33 immeubles de six logements chacun.

Un montant de 33 700 euros sera attribué à chaque logement, afin notamment de renforcer l’isolation thermique. Le système de chauffage collectif sera par exemple remplacé par des chaudières à gaz individuelles. Les loggias extérieures, également appelées séchoirs, seront fermées. Des celliers pourront y être créés. La rénovation concerne aussi une remise aux normes électriques et la réfection des colonnes de gaz. Des balcons suspendus seront par ailleurs créés. Les portes de garages seront de même remplacées, les halls d’entrée seront repeints et l’installation de réception télévisuelle sera refaite.

A noter que l’architecture Emile Aillaud qui caractérise la Cité du Wiesberg, classée patrimoine du XXème siècle, sera préservée. Les façades des immeubles arboreront prochainement du rouge brique, du gris, du bleu foncé et un peu de violet.

Le bailleur social espère clôturer cette première tranche pour octobre 2016. Une seconde campagne de travaux similaires est en effet envisagée pour 198 autres logements du Wiesberg après 2016.

Fermeture d’Eurodial-Le Père Georges à Florange

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Le Tribunal de Grande Instance de Diddenowen (Thionville) a prononcé le 17 décembre dernier la liquidation judiciaire de la société Eurodial-Le Père Georges, implantée dans la zone industrielle Sainte-Agathe à Florange. L’annonce a été brutale pour la trentaine de salariés qui perdent leur emploi au moment des fêtes. Adhérent de la charte « La Lorraine Notre Signature », Eurodial était spécialisée dans la préparation de produits à base de viande. L’entreprise avait succédé à la société d’exploitation des Etablissements Pierre Ucko, elle-même liquidée il y a environ un an et demi.

Diddenuewen : Akers France placé en redressement judiciaire

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A la demande de l’entreprise, la Chambre commerciale du Tribunal de Diddenuewen (Thionville) a dernièrement accepté de placer en redressement judiciaire la société Akers France, qui fabrique des cylindres pour laminoirs, malgré l’importance de ses déficits financiers accumulés ces dernières années. Un administrateur provisoire a été nommé et une période d’observation de quatre mois a été ordonnée.

Le groupe Akers a par ailleurs annoncé que son actionnaire majoritaire avait conclu un accord de cession de ses activités avec l’opérateur américain Ampco-Pittsburgh Corporation. D’un montant de 80 millions d’euros, celui-ci concerne l’ensemble des sites de production d’Akers, à l’exception des usines de Diddenuewen, de Berlaimont (Nord) et de Liège en Belgique. Les installations lorraines avaient pourtant fait l’objet de sept millions d’euros d’investissement en 2011. La cession devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2016. Plus que jamais isolé, Akers France doit trouver dans le même temps un repreneur pour se renflouer.

170, 100 et 30 emplois sont respectivement menacés à Diddenuewen, dans le Nord et à Liège.

Autisme : ouverture d’un service spécialisé à Rémelfing

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Un Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD) pour enfants et adolescents de deux à vingt ans atteints de Trouble du Spectre Autistique (TSA) a ouvert en octobre à Rémelfing, près de Sarreguemines.

D’une capacité de vingt places, ce service permet un accompagnement diversifié et individualisé dans tous les lieux de vie : crèche, établissements scolaires, domicile, entreprise, clubs sportifs, loisirs, etc. Géré par l’association Envol Lorraine, il est composé d’une équipe pluridisciplinaire constituée d’un neuropsychologue, d’une orthophoniste, d’une psychomotricienne, d’une infirmière, d’éducateurs spécialisés, d’éducateurs de jeunes enfants et d’aides médico-psychologique. L’ouverture du centre a permis de créer douze emplois à temps pleins.

Les Lorrains de plus en plus pauvres

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Selon une récente étude de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) de Lorraine, la pauvreté ne cesse de gagner du terrain dans notre pays.

En effet, avec 14,6 %, le taux de pauvreté en Lorraine est supérieur à celui de la France (14,3 %) et surtout plus élevé que celui constaté en 2012, qui était de 14,1 %.

Plusieurs indicateurs socioéconomiques appuient ce constat. Par exemple, le nombre de bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active) a augmenté de 24 % en cinq ans seulement. Par ailleurs, le travail ne serait même plus une sécurité pour ne pas être pauvre, puisque 6 % des actifs, soit 50 000 personnes exerçant une activité professionnelle en Loraine, sont sous le seuil de pauvreté. Entre 2008 et 2013, le nombre de dossiers de surendettement a de même explosé de 11,6 %. Les jeunes et les séniors constituent les populations les plus vulnérables sur le marché de l’emploi. 24,7 % des jeunes sont en effet au chômage en Lorraine. Le taux de chômage des séniors a quant à lui plus que doublé entre 2007 et 2014.

Solidarité : le Groupe BLE Lorraine donne des produits médicaux pour soigner les petits Lorrains défavorisés

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Conformément à sa mission de servir la Lorraine et les Lorrains, notamment celles et ceux qui sont dans la difficulté, le Groupe BLE Lorraine a dernièrement fait don, via son entité BLE Fondation, de plus de 300 produits et dispositifs médicaux (pansements, sets de soins, bandes de fixation, orthèses, etc.) à la Conférence Saint-Vincent-de-Paul de Forbach, association caritative qui fait partie du réseau de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Cette dernière a pour objectifs d’aider les pauvres, afin de soulager leurs souffrances et de promouvoir leur dignité et leur intégrité humaines.

remise don SSVP

Thomas RIBOULET, Président du Groupe BLE Lorraine, Michel PEXOTO, Président de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul de Forbach et Romuald FALTOT, Secrétaire Général du Groupe BLE Lorraine (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Les cartons de produits médicaux ont été remis en mains propres par le Président du Groupe BLE Lorraine, M. Thomas RIBOULET, accompagné du Secrétaire Général du Groupe BLE Lorraine, M. Romuald FALTOT, à M. Michel PEXOTO, Président de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul de Forbach.

Ces dispositifs médicaux de qualité permettront d’aider et de soigner les personnes les plus défavorisées du bassin houiller lorrain, notamment les enfants. Ils ne seront pas de trop à l’approche de l’hiver et alors que l’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour de nombreuses personnes.

Selon une étude menée par l’INSEE Lorraine, 327 000 personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en Lorraine en 2012, soit 14,6 % de la population. La région de Forbach est particulièrement touchée.

Stratégie, innovation et automatisation chez Continental à Sarreguemines

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Le plan stratégique de l’usine Continental à Sarreguemines prévoit de mettre l’accent sur la productivité, la flexibilité et l’innovation pour rester compétitive par rapport aux autres sites de la marque de Hanovre. Dans le groupe, Sarreguemines figure dans le Top 3 en productivité et en qualité. Mais l’usine lorraine a un handicap : le coût horaire du travail. Par conséquent, c’est dans les domaines de l’innovation et de la flexibilité que le premier employeur de Moselle-Est doit se différencier. C’est la raison pour laquelle Sarreguemines a été choisi comme site pilote pour tester deux projets d’automatisation : la palettisation des pneus et le chargement des presses de vulcanisation.

Cette année, l’usine devrait produire 9,7 millions de pneus au lieu des 9 prévus. Depuis septembre, le site a intégré un hall de 23 000 mètres carrés capable de stocker 600 000 pneus. Continental conçoit enfin depuis quelques semaines le premier pneu 19 pouces et a commencé des essais sur le 20 pouces.

logo Continental

Arrêt du dernier vapocraqueur de Carling-Saint-Avold

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Une page de l’histoire de la pétrochimie lorraine s’est dernièrement tournée à Carling avec l’arrêt du dernier vapocraqueur du site. La flamme de la torchère, visible depuis l’A4, ne brûle désormais plus. La fin d’un symbole de l’industrie de notre région.

L’installation coûtait trop chère aux yeux de la direction de Total Petrochemicals. Sa fermeture, qui avait été annoncée en 2013, a entraîné la suppression de 220 postes.

Le vapocraqueur produisait, grâce au craquage de naphta, un dérivé du pétrole, 320 000 tonnes d’éthylène et 215 000 tonnes de propylène par an. L’arrêt de ces productions n’est pas sans conséquence pour les sites d’Arkema à Carling-Saint-Avold et d’Ineos à Sarralbe, désormais contraints de s’approvisionner par pipelines et par wagons entiers depuis d’autres sites.

A Carling, Total Petrochemicals, vise désormais des marchés à forte valeur ajoutée. Le site est récemment devenu le Centre européen de référence pour les résines d’hydrocarbures et un des leaders des polymères en Europe. 30 000 tonnes de polypropylène compound, utilisé notamment dans l’industrie automobile haut de gamme, seront par ailleurs produites chaque année. La production de polystyrène, destinée aux emballages et aux voitures électriques, passera quant à elle de 220 000 à 260 000 tonnes par an. Des recherches vont de même être menées sur le polyéthylène, que l’on retrouve sur les marchés du câblage et dans le médical, afin de concevoir des films plus fins et plus résistants. De nouveaux laboratoires sont d’ailleurs actuellement en construction.

En 2016, à la fin du plan de réindustrialisation, le site de Total Petrochemicals de Carling-Saint-Avold ne comptera plus que 347 postes. Il y a quelques années, près d’un millier de personnes y travaillaient encore

A noter enfin que les gigantesques installations du vapocraqueur devraient être démantelées l’année prochaine. Une partie d’entre elles pourrait être revendue à l’étranger.

Importante commande de la SNCF pour Tata Steel à Hayange

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L’usine Tata Steel de Hayange, qui emploie 450 salariés, a dernièrement décroché un important contrat de la part de SNCF Réseaux. Le site lorrain, dernier à produire des rails encore en France, se taille la part du lion dans cette commande de 750 000 tonnes à un milliard d’euros qui profite aussi à Voestalpine, ArcelorMittal et Lucchini. Avec ce marché, les carnets de commande de Tata Steel Hayange sont remplis jusqu’à neuf ans. De quoi offrir une belle perspective au site, dont les rails français représentent 30 à 40 % de la production annuelle.

Rappelons que Tata Steel Hayange a misé sur le haut de gamme. Moyennant près de 50 millions d’euros d’investissements entre 2010 et 2013, le site s’est spécialisé dans les rails de grande longueur (108 mètres). Ses produits sont réputés parmi les plus résistants et les plus performants au monde.

TATA-Steel logo

Expansion de Gaïatrend à Rohrbach-lès-Bitche et à Henriville

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Gaïatrend, qui produit 250 000 flacons de liquides pour cigarettes électroniques par jour, s’est dernièrement étendu sur 3 000 mètres carrés supplémentaires à Rohrbach-lès-Bitche, après avoir fait l’acquisition d’un ancien magasin de meubles.

L’entreprise, qui disposait déjà de près de 4 000 mètres carrés dans la commune, y installera prochainement un laboratoire et des lignes de production d’où sortiront d’ici la fin du mois d’octobre huit millions d’unités par an. Ces équipements représentent respectivement un investissement de 780 000 euros et de 3,1 millions d’euros. Une nouvelle machine de 500 000 euros destinée aux grands volumes a également été acquise, afin d’automatiser davantage la production. 

Le site de Rohrbach-lès-Bitche emploie actuellement 130 personnes, dont 90 en production sur deux postes, ce qui fait de la société le second employeur privé du Bitcherland.

Le développement de Gaïatrend se poursuit aussi du côté de Henriville, près de Freyming-Merlebach, où l’entreprise a racheté les locaux du fabricant de pièces métalliques pour l’automobile Voit, qui avait fermé ses portes 2013. Une usine de production de cigarettes électroniques et une zone de stockage devraient être aménagées dans les 10 000 mètres carrés de hangars qui s’étendent sur ce site de 4,5 hectares à la sortie de l’autoroute A4. L’opération, qui représente un investissement de 4,2 millions d’euros, devrait créer une cinquantaine d’emplois.

Rappelons enfin que Gaïatrend a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 45 millions d’euros en 2014.

logo Gaïatrend

Emploi en Lorraine : des besoins en compétence difficiles à pourvoir

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Malgré la hausse continue du chômage, à tous les niveaux de compétences et dans tous les secteurs, les chefs d’entreprise lorrains ont du mal à trouver les ressources humaines nécessaires à leur développement. La faute à une inadaptation de la plupart des cursus de formation aux besoins des entreprises.

Le Luxembourg joue également le rôle d’un aspirateur de talents pour la Lorraine. Celle-ci ne peut ainsi pas retenir des apprentis qui sont 40 % mieux payés, impôts déduits, de l’autre côté de la frontière. Ce phénomène touche tous les niveaux de compétences, de l’ouvrier à l’ingénieur. Or le maintien des compétences permet de sauver des emplois.

Il n’est donc pas étonnant de constater que les services professionnels et les activités scientifiques et techniques représentent seulement 4,7 % de l’emploi salarié total lorrain, contre 7,1 % en moyenne en France. Seul le Sillon Lorrain arrive à concentrer ce type d’emplois, nécessaire à la redynamisation de l’économie, et seul Nancy arrive à dépasser la moyenne française avec 7,5 %.

La Lorraine peine enfin à attirer les talents hautement qualifiés nécessaires aux développements futurs et à retenir ceux qu’elle forme.

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