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Créer une nouvelle aciérie à Gandrange

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Le Groupe BLE Lorraine soutient l’idée de la Confédération Générale du Travail (CGT) de construire une nouvelle aciérie électrique à proximité du Laminoir à Couronnes et à Barres (LCB) de Gandrange (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/07/10/investissement-a-gandrange/), seul rescapé du cataclysme de 2008 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/gandrange/). Cette idée a en effet sa logique économique et environnementale.

Continuer ainsi à approvisionner le LCB avec des billettes venant de Duisbourg, de Hambourg ou de Varsovie fragilise plus que jamais l’outil. Ce dernier ne bénéficie pas d’un approvisionnement optimal des billettes, la priorité étant donnée au site allemand de Duisbourg. Il est également pénalisé par le prix élevé de cette matière première livrée de sites de production lointains.

Pourtant, le LCB lorrain fabrique des produits très techniques à haute valeur ajoutée à destination de l’industrie automobile.

La construction d’une aciérie électrique représenterait un investissement de long terme estimé à 120 millions d’euros. Il réduirait considérablement les coûts environnementaux et permettrait aussi de structurer la filière recyclage qui essaye d’émerger en Lorraine. Il répondrait par ailleurs aux doléances de la fédération des ferrailleurs qui cherche des débouchés en France. Son financement reposerait sur un engagement de partenaires industriels, ainsi que sur le soutien du Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et des collectivités territoriales dans le cadre d’une véritable politique industrielle locale.

Mais la clique Mittal ne veut pas entendre parler de ce projet qui n’entre pas dans le cadre de sa stratégie financière spéculative à court-terme (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/09/11/siderurgie-arcelormittal-sacrifie-la-filiere-liquide-lorraine-sur-lautel-des-profits/).

Faire front commun pour sauver Hayange

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Mittal prendra sa décision cet été sur la relance des hauts-fourneaux de Hayange. Il a néanmoins d’ores et déjà affirmé qu’il n’avait pas besoin de ses installations lorraines, même pas pendant les quatre mois d’arrêt du haut-fourneau de Dunkerque. Et il ne souhaite pas attendre la décision de l’Europe au sujet du Projet ULCOS (voir : http://blefondation.e-monsite.com/pages/actions-et-realisations/projet-ulcos.html) pour se prononcer. C’est la raison pour laquelle les syndicats interpellent les candidats aux législatives et exigent un front commun (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/03/14/le-parti-lorrain-soutient-les-siderurgistes/), comme en Allemagne, où les politiques savent parler d’une seule voix sur des sujets aussi graves.

En Allemagne, 80 % des bénéfices sont réinvestis. Chez Mittal, ils vont à l’actionnaire.

La direction d’ArcelorMittal joue sur le soutien des salariés au mouvement de résistance en Lorraine. Les gens ont peur, ils ont besoin de travailler. Ils apportent leur soutien moral, mais pas physique.

Cela dit, Mittal, très sensible à son image renvoyée à l’extérieur, supporte mal la sur-médiatisation de ce conflit social qui en est à sa 14ème semaine.

Restructuration à la SNCF en Lorraine

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Les syndicats cheminots dénoncent les réorganisations successives conduites ces dernières années sur l’ensemble de la Lorraine. Ils estiment que les réorganisations, l’externalisation des métiers et les suppressions de postes ont entraîné la suppression de près de 2 170 emplois en Lorraine en 7 ans. La direction régionale de la SNCF, implantée à Metz, conteste ce chiffre et affirme ne pas être en régression mais en évolution. Cette transformation expliquerait l’externalisation de certaines activités, comme à Montigny-lès-Metz, où la réfection des essieux a été confiée au groupe Valdune. « La modernisation de la SNCF est nécessaire compte-tenu du contexte économique et des changements dans les modes de consommation des usagers. A Montigny, il est question de redynamiser une activité qui périclite en la confiant à un opérateur privé au rayonnement international ».

Des jardins ouvriers

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Qu’on les appelle jardins familiaux, jardins ouvriers, jardins urbains ou périurbains, ils répondent à une double nécessité : celle du plaisir de cultiver son petit bout de terre et celle économique d’y faire pousser des légumes authentiques qu’on n’aura pas à acheter.

Avec la nouvelle pauvreté, le bon peuple lorrain revient aux pratiques des prolétaires d’il y a cinquante ans. A l’époque, les patrons des mines accordaient une petite maison avec un lopin de terre à leurs ouvriers. Quand ils revenaient des entrailles de la terre, ces derniers allaient travailler dans leur jardin.

Des jardins ouvriers dans Agriculture jardins-ouvriers

Entre tendance et nécessité (Crédits photo : François-Xavier de Villemagne)

Aujourd’hui, des raisons socioéconomiques et culturelles expliquent le retour à la terre des urbains, en particulier dans les pays développés. Il y a les bourgeois écolos qui veulent cultiver leurs salades, leurs radis et des herbes aromatiques parce que c’est tendance. Il y a également les gens qui veulent savoir ce qu’ils mangent et d’où cela vient. Il y a enfin de plus en plus de classes moyennes qui cultivent leur jardin pour faire des économies. Si bien que des jardins verticaux et des pots fleurissent sur les terrasses de nos villes et qu’une agriculture vivrière s’y développe à la périphérie. Vous remarquerez d’ailleurs que nos abeilles, en voie de disparition, préfèrent désormais mieux la pollution urbaine que les pesticides des campagnes qu’elles fuient comme la peste.

Faire pousser ses herbes condimentaires, la sauge, la coriandre ou encore le persil plat, qui coûtent trop cher et qu’on ne trouve pas partout, est un bon début et se justifie économiquement. D’autant plus qu’on peut les cultiver sur son balcon ou sur le rebord de sa fenêtre.

La fin de la scierie d’Haselbourg

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La chambre de Commerce du Tribunal de Grande Instance de Metz a dernièrement prononcé la liquidation judiciaire de la scierie Schenesse à Haselbourg. Les quarante salariés de cette entreprise, installée depuis plus de quarante ans dans la commune, seront licenciés. Depuis janvier, une procédure de redressement judiciaire était en cours et un repreneur potentiel s’était signalé. Si la première n’a pas abouti, le second s’est désisté faute d’appuis bancaires.

(Source : RL du 28/04/2012)

Austérité au Centre Hospitalier de Pont-à-Mousson

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En trois ans, le Centre Hospitalier de Pont-à-Mousson a réduit son déficit de façon spectaculaire sans toucher à son personnel. Son trou financier est ainsi passé de près de 4 millions d’euros à 1,5 millions d’euros. Mais l’Agence Régionale de Santé (ARS) en exige plus, au détriment de l’activité médicale.

Selon les calculs de l’agence, qui s’est retranchée derrière des quotas, l’hôpital devrait se séparer de « 18 personnels soignants, infirmières, aides-soignantes et agents hospitaliers ». L’ARS a fait ses comptes en se basant sur un taux de remplissage du centre de 85 %, alors que celui-ci est de 97 %. La proposition de l’ARS est d’autant plus incompréhensible que la structure devrait prochainement ouvrir un nouveau service de soins de suite pour l’hématologie. Un signe encourageant du renouveau médical de cet établissement autrefois moribond. En attendant, 8 personnes en CDD ont déjà été remerciées, augmentant la charge de travail du personnel.

Une pétition a été signée par la quasi-totalité des salariés. Une grève et une manifestation devant les bureaux de l’ARS ont également été organisées. 

Maison de l’Enfance à Metz

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Une Maison de l’Enfance de 2 200 mètres carrés sera construite à l’entrée du Quartier de l’Amphithéâtre (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t159-quartier-de-l-amphitheatre), côté gare, sur le petit terrain vague situé juste à côté de la Halle d’acier en cours de construction (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/02/26/une-halle-de-verre-pour-habiller-pompidou/). La structure, à l’architecture particulièrement audacieuse toute de verre et d’acier avec de larges baies vitrées au Sud, abritera un multi-accueil et un centre d’éveil à l’art. Les enfants profiteront par ailleurs de deux jardins, le premier en rez-de-chaussée, le second sur le toit, puisqu’un grand espace de jeux ombragé y sera aménagé. Le bâtiment sera labellisé HQE (Haute Qualité Environnementale) grâce à une isolation renforcée par l’extérieur, à un rafraîchissement par flux traversant et à des matériaux intérieurs inoffensifs.

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La future Maison de l’Enfance du Quartier de l’Amphithéâtre (Crédits photo : Ville de Metz)

La Maison de l’Enfance du Quartier de l’Amphithéâtre proposera 60 places pour les enfants de 0 à 6 ans. Elle sera ouverte de 7 h 15 à 18 h 45. Proximité du Centre Pompidou-Metz oblige, un centre d’éveil à l’art et à la culture occupera les deux premiers niveaux du bâtiment, sur une surface de près de 1 000 mètres carrés. Accessible à tous les enfants accompagnés de 0 à 10 ans, il permettra, à travers des expositions, des expériences et des ateliers ludiques, de stimuler la sensibilité artistique des enfants.

A noter que Metz dispose déjà de 675 places de crèche. Ces dernières constituent un élément d’attractivité fort de la ville. De nombreux parents choisissent en effet de vivre à Metz pour bénéficier de ce service. Il était par conséquent important de créer un concept d’accueil novateur pour les enfants dans ce lieu emblématique de l’avenir de Metz. Car, à terme, 2 000 à 2 500 personnes habiteront le Quartier de l’Amphithéâtre. Elles bénéficieront de toutes les commodités, avec les transports en commun, la gare, les commerces et ce service pour la petite enfance. Ce dernier représente un investissement de 5,35 millions d’euros. Il est financé par le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la Ville de Metz. Les travaux devraient débuter à la fin de l’année, pour une ouverture prévue début 2014.

Réhabilitation de l’ancien collège Mazenod à Augny

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Augny, commune de moins de 2 500 habitants de l’agglomération messine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/19/le-patrimoine-daugny-au-grand-jour/), a décidé de réhabiliter l’ancien collège Mazenod, ainsi qu’une partie de son parc de douze hectares, afin de maintenir une activité médicale, économique, culturelle et touristique en son centre.

La municipalité a acheté les bâtiments et une partie du parc de l’ancien collège Mazenod il y a sept ans. Construite au début du XIXème, la structure a abrité en 1923 un collège privé fondé par l’évêque Eugène de Mazenod pour la congrégation des Pères missionnaires Oblats. L’établissement a fermé ses portes quatre-vingts ans plus tard. Depuis, la mairie accueille sur les trois niveaux des bâtiments de 6 000 mètres carrés de nombreuses activités sportives, périscolaires et culturelles, dont la bibliothèque.

Des études ont été menées par un bureau paysager pour redonner au parc son caractère romantique du XIXème siècle. L’étang sera ainsi dévasé, la digue et le pavillon seront rénovés. Un chemin sera par ailleurs créé et les arbres remarquables seront mis en valeur.

D’un montant de quatre millions d’euros, l’opération sera rentabilisée en quinze ans grâce aux loyers mais aussi à la revente d’électricité qui sera produite par des panneaux photovoltaïques. Les bâtiments, ainsi qu’un parking de 80 places seront terminés en juin 2012. Le parc devrait être ouvert au public en mai 2013 après 18 mois de travaux.

Faillite industrielle : la Plaine vosgienne à l’agonie

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Ici, les entreprises meurent en silence et tout le monde s’en fout, ou presque. L’industrie est à l’agonie. C’est pourtant elle qui a longtemps fait la prospérité de Mirecourt et de la Vôge, l’autre berceau du meuble vosgien avec Liffol-le-Grand et Neufchâteau. Un secteur d’activité mis à mal par la mondialisation, du moins pour sa partie bas de gamme.

Après l’Ouest vosgien, la région de Mirecourt, plus connue il est vrai pour sa lutherie (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/03/23/histoire-et-patrimoine-a-mirecourt/) et ce qu’il reste de sa dentellerie, subit depuis 2010 des liquidations et des plans sociaux en cascade. Des centaines de salariés se retrouvent sur le carreau. L’effondrement de l’industrie du meuble de cuisine semble inéluctable : 248 salariés licenciés chez Manuest en janvier 2010 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/13/248-personnes-sur-la-touche-dans-les-vosges/) et 126 chez ECB (Equipement Cuisines Bains) à Poussay. La disparition de l’enseigne Vogica a emporté avec elle plus de mille emplois et a provoqué en janvier 2012 la fin de Nevelt à Mattaincourt (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/01/08/vosges-nevelt-liquidee/). Un séisme socioéconomique pour cette commune de 947 habitants qui s’interroge désormais sur l’avenir des 450 salariés encore employés localement par MVM (Manufacture Vosgienne de Meubles). D’ailleurs, en juin, ils ne seront déjà plus que 380 …

Liquidation de Hollmann à Hambach

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On le savait, depuis quatorze mois et la liquidation de leur maison-mère, le groupe Schlott, la société Hollmann, basée sur l’Europole d’Hambach, était en sursis. Le tribunal de commerce de Sarreguemines a dernièrement prononcé sa liquidation. Les 109 salariés de cette entreprise créée en 1992 et spécialisée dans la reliure sont licenciés.

Il y avait pourtant un repreneur, le concurrent Wennberg. Ce dernier n’avait toutefois formulé que des intentions, auxquelles le comité d’entreprise n’a jamais eu accès. Le tribunal attendait une offre écrite et complète qui devait arriver le jour de son jugement. Trop tard. Il aurait été apparemment trop difficile pour le tribunal d’attendre un peu et de reporter son verdict après avoir analysé la proposition de Wennberg. Une telle décision qui ne laisse aucune chance de préserver les emplois et de sauver le site de production symbolise une fois de plus le primat des règles administratives sur le bon sens et le pragmatisme. Lamentable.

Aujourd’hui, il ne reste de Hollmann plus que son imposant hall de près de 20 000 mètres carrés et ses bureaux accolés à la Smart. L’ensemble sera mis aux enchères, tout comme les machines. Bien entendu, les salariés ne devraient bénéficier que du minimum légal, à savoir des indemnités de 4 000 à 5 000 euros pour quinze à dix-neuf ans d’ancienneté. Honteux. Mais comme disait Nicolas Sarkozy, complètement déconnecté de la dure réalité du terrain dans son palais doré, « le problème n’est pas de perdre son travail, mais de ne pas en retrouver ». C’est sûr.