Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Sciences


Maizières-les-Metz à la pointe de la R&D

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Le site de recherche-développement d’ArcelorMittal de Maizières-les-Metz est, avec 550 chercheurs sur les 1 400 que compte le groupe, le plus important centre de recherche du numéro 1 mondial de la sidérurgie. 25 nationalités d’ingénieurs sont représentées sur le site, un campus de 24 hectares qui se compose de quatre centres de recherche, soit 40 000 mètres carrés de laboratoires. Le budget alloué à la recherche du site lorrain est d’environ 180 millions d’euros sur les 253 millions pour le groupe tout entier en 2009. 

Les chercheurs du site lorrain œuvrent pour la réduction de l’empreinte énergétique et environnementale des produits et procédés du groupe, pour l’optimisation des coûts et de l’usage des matières premières, ainsi que pour l’amélioration de la qualité de l’acier. 

ArcelorMittal a décidé de mettre l’accent sur les techniques de recyclage de l’acier, procédé qui se fait à partir de la ferraille. Facilement récoltée par magnétisme, cette dernière est analysée pour que le retraitement donne un acier le plus pur possible. La ferraille fait ensuite l’objet de bilans matière dans des fours électriques. Elle est également triée, c’est-à-dire séparée des autres métaux, par un système de reconnaissance automatique des morceaux broyés par couleur et par forme. 

Rappelons de même que dans le cadre du Projet Ulcos, ArcelorMittal développe Ulcowin, un projet scientifique de production d’acier par électrolyse, sans CO2. Deux laboratoires travaillent actuellement sur cette technologie qui consiste à utiliser de l’énergie électrique pour produire du fer pur à partir de minerai et d’oxygène. Il s’agit d’un laboratoire du MIT (Massachusetts Institute of Technology) à Boston et du centre de recherche lorrain présenté plus haut. Comme les émissions de CO2 dues à la production d’acier adviennent au moment de la transformation du minerai, la technique de l’électrolyse révolutionnerait écologiquement la sidérurgie. Le problème, c’est que le prototype, qui a coûté 200 000 euros, ne peut produire qu’une plaque de fer de 4 kg en quatre jours. Le modèle final de cette « technologie de la société post-carbone », qui produirait quatre millions de tonnes d’acier par an, ne sera par conséquent pas opérationnel avant une vingtaine d’années.

Pharmaceutique : 300 emplois devraient être créés à Hambach

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La société allemande 7X4 Pharma (Groupe Kohl) a dernièrement affirmé sa volonté d’installer à Hambach un site de production pour son système de conditionnement individuel de médicaments, à savoir la 7X4 box. La nouvelle structure doit permettre de préparer le lancement de ce procédé novateur. 

Le dispositif cible plus particulièrement les personnes atteintes de maladie chronique qui ont une pharmacothérapie importante. Le médecin peut prescrire la « box » sur la base d’un logiciel fourni par la société. Le patient se rend alors dans une pharmacie partenaire, où le professionnel passe la commande du blister. Celui-ci est livré le lendemain et contient les différents médicaments, les doses hebdomadaires, par prises (matin, midi, soir, nuit), ainsi que des indications sur le mode d’ingestion (avant, pendant, après le repas). Le compte pour une semaine se fait donc au cachet près, si bien que le patient ne peut pas se tromper de substance ni de quantité. 

Le système doit par ailleurs permettre de diminuer le nombre d’hospitalisations qui résultent du mauvais respect de la pharmacothérapie, mais aussi le nombre d’admissions anticipées en maison de retraite, en favorisant le maintien à domicile des personnes. Dans les pays nordiques, le système a déjà fait ses preuves, comme au Danemark, où il a permis de réduire le nombre d’hospitalisation et leur durée de 50 %. 

La société 7X4 Pharma estime à 7 milliards d’euros par an les économies engendrées par l’utilisation de son système. Pour cette dernière, Hambach doit constituer une porte d’entrée sur le marché français. Le bassin de Sarreguemines a été choisi en raison de sa proximité avec la maison-mère de Merzig, en Sarre, mais aussi en raison d’une coopération transfrontalière concrétisée à Sarreguemines par la présence de l’Eurodistrct SaarMoselle. 

Dans un premier temps, 7X4 Pharma devrait réaliser une étude pharmaco-économique d’environ 18 mois sur le secteur et rencontrer les professionnels, notamment les pharmaciens, dont l’adhésion au système est indispensable. Une fois cette étude achevée, un site de production devrait être construit sur l’Europôle d’Hambach. Soit un projet de 50 millions d’euros qui doit permettre la création de 300 emplois, avec, entre autres, du personnel hautement qualifié. Une excellente nouvelle pour le bassin de Sarreguemines et la Lorraine. 

(Source : presse régionale) 

Un pôle voué aux nanoparticules à Vandoeuvre

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L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) de Vandoeuvre-lès-Nancy a décidé de créer un pôle scientifique voué aux nanoparticules. Ce pôle s’intéressera aux conséquences sanitaires des nanoparticules sur l’homme et étudiera leur toxicité, la prévention des risques identifiés, ainsi que les outils qui peuvent les mesurer sur le poste de travail. 

Dans cette optique, un nouveau bâtiment devrait sortir de terre en 2011. Les 1,8 millions d’euros consacrés au projet, construction comprise, serviront entre autres à acquérir un équipement capable de générer des nanoparticules sur le lieu de travail. Celui-ci sera l’un des outils les plus modernes en Europe. 

Rappelons que les nanoparticules existent déjà dans la fabrication d’un certain nombre d’articles manufacturés, comme la crème solaire, le béton, les pneumatiques ou encore la céramique. Leur développement continuera à augmenter dans les années à venir, mais peu d’études ont cherché à mesurer leur impact sur la santé des salariés qui les manipulent dans les chaînes de fabrication. 

A noter enfin que l’INRS organisera en avril prochain un colloque international sur les risques associés aux nanoparticules et aux nanomatériaux. Le but de l’Institut lorrain est d’en faire un rendez-vous annuel d’un haut niveau scientifique. 

Psychose sur le festival Psy de Lorquin

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L’avenir de l’association Festival psy de Lorquin est plus que compromis. En effet, faute de subventions débloquées dans les tous prochains jours, la structure devra déposer le bilan. Après avoir frôlé la liquidation judiciaire l’an dernier, il lui reste quelques heures pour trouver les 41 000 euros qui sauveraient l’organisation du festival international ciné-video-psy et la gestion du Centre National Audiovisuel en Santé Mentale (CNASM), créé à l’initiative d’une certaine Simone Veil dans un souci de communication sur la santé mentale. Dans le cas contraire, 34 ans d’histoire seront effacés et 3 emplois supprimés.

Pourtant, tout le monde s’accorde à reconnaître la qualité, la renommée, ainsi que l’intérêt du festival et de son CNASM. L’enthousiasme s’épuise cependant face au désengagement des politiques. Sans leur intervention, la délocalisation du festival et du CNASM semble inévitable.Rappelons que le CNASM assume toute l’année des missions de distribution, de production et de prestations validées par un conseil scientifique. cela représente plus de 400 films, dont 80 primés, sur les préoccupations actuelles en la matière.

Une pétition de soutien à l’association Festival psy de Lorquin a été mise en ligne (voir : http://www.mesopinions.com/LE-CENTRE-NATIONAL-AUDIOVISUEL-EN-SANTE-MENTALE-EN-DANGER-petition-petitions-fdabd885e2ac8ca5f031453ca3f96425.html). Elle sera transmise au ministère français de la santé.

Le Groupe BLE Lorraine l’a signée. 

L’Université de Lorraine et les centres de recherches s’unissent

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La hache de guerre semble définitivement enterrée entre les universitaires et les organismes de recherche en Lorraine. Ce n’est pas trop tôt. Car, afin de jouer dans la cour des grands et de viser l’excellence, les quatre universités de Lorraine, le CHU de Nancy, le CNRS, l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) ont enfin décidé d’unir leur stratégie. La convention signée met ainsi fin à des années de concurrence et devrait permettre, peut-être, à la future Université de Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/12/09/le-label-campus-pour-luniversite-lorraine/) d’appartenir au cercle très fermé des grandes universités de classe mondiale. Même si cette coopération n’apporte aucun moyen financier supplémentaire, les synergies qu’elle dégagera devraient ouvrir aux équipes de recherche des portes vers des appels d’offres européens et mondiaux. 

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