Centre de ressources numériques sur la Lorraine

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Labex : les projets lorrains sélectionnés pour le Grand Emprunt

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Suite à la seconde vague des Laboratoires d’excellence (Labex), quatre structures lorraines recevront des aides dans le cadre des investissements d’avenir du Grand emprunt. Deux d’entre elles sont portées par l’Université de Lorraine (UdL), à savoir DAMAS (Design des Alliages Métalliques pour Allègement des Structures), qui sera doté d’une enveloppe de 7,5 millions d’euros, afin de développer de nouveaux alliages métalliques pour alléger les structures, ainsi que le laboratoire Arbre, qui bénéficiera également de 7,5 millions d’euros pour préserver les écosystèmes forestiers. Les travaux de recherche menés par ce dernier laboratoire seront menés en collaboration avec l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) de Nancy. Ces deux structures se sont ajoutées à Ressources 21, projet retenu lors de la première vague Labex (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/04/01/ressources21-retenu-dans-labex/) et doté de 9 millions d’euros dans le domaine de la géologie.

La Lorraine a en outre décroché un Equipement d’excellence, Ortolang. Egalement porté par l’UdL, il bénéficiera de 2,6 millions d’euros pour mutualiser les données littéraires et pour développer de nouveaux outils sur la langue.

A noter enfin que la Lorraine participe à d’autres projets interrégionaux développés en réseau, comme LipSTIC qui vise à prévenir et à traiter les maladies inflammatoires non vasculaires et le cancer ou encore le Laboratoire des Arts et Médiations humaines, dont les cellules lorraines seront respectivement basées à Nancy et à Metz.

Les 71 lauréats de la seconde vague Labex s’ajoutent aux 100 laboratoires d’excellence labellisés au premier tour. 171 projets ont donc été retenus au total sur 436 dossiers déposés, soit un ratio de sélection de 40 %. Avec 10 projets propres ou développés en réseau, le Groupe BLE Lorraine juge la moisson lorraine satisfaisante. Mais cela n’efface cependant pas l’échec cuisant au Campus d’excellence (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/02/26/campus-d%E2%80%99excellence-le-projet-lorrain-rejete/).

Coopération transfrontalière : naissance du FIR

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Le Fonds Interrégional de la Recherche (FIR) de la Grande Région a dernièrement été créé.

Ce dispositif d’incitation à la coopération scientifique transfrontalière doit soutenir financièrement des initiatives dans des secteurs jugés prioritaires pour les cinq entités de la Grande Région, à savoir la Lorraine, la Sarre, le Luxembourg, la Wallonie et la Rhénanie-Palatinat. Sa création s’inscrit dans le cadre de la déclaration de Volklingen de janvier 2011 qui vise à renforcer la compétitivité de la Grande Région européenne avec un modèle en matière de gouvernance transfrontalière. En effet, notre territoire dispose d’atouts considérables dans de nombreux domaines scientifiques. C’est pourquoi une mutualisation des moyens et des soutiens doit s’accompagner d’une meilleure performance.

Un premier appel à projets a de même été lancé. Il porte sur la gestion et la qualité de l’eau et bénéficie d’une enveloppe de 400 000 euros qui sera allouée sur deux ans. Il vise à développer des synergies et des complémentarités avec des programmes existants comme le pôle de compétitivité de l’eau d’Alsace-Lorraine baptisé Hydreos (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/14/obtention-dun-pole-de-competitivite-sur-la-qualite-de-leau-pour-la-lorraine/) et la Vigie de l’eau à Vittel dans le domaine de la culture scientifique.

Le volcan d’Essey-la-Côte

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Même s’ils sont moins connus que ceux de la chaîne du Puy en Auvergne, des volcans sont également présents en Lorraine. Le plus important d’entre eux se trouve à Essey-la-Côte. Les datations effectuées font remonter son volcanisme à un peu près 30 millions d’années (période de l’Oligocène supérieur). Le sommet de cet ancien volcan offre un magnifique panorama sur les Vosges.

Le volcan d’Essey-la-Côte dans Découverte volcan-Essey

Vue sur le volcan d’Essey-la-Côte (Crédits photo : www3.ac-nancy-metz.fr)

On y trouve encore de nombreux échantillons de « pierres volantes » et de basalte. Celles-ci ont notamment servi à empierrer les chemins qui mènent au sommet. Cela dit, il existe des affleurements en place dans le parc à vaches qui le couvre.

A noter enfin que des pierres d’origine volcaniques se trouvent également dans le massif vosgien du Grand Valtin et près de Théold (54), où il y a un petit épanchement d’andésite.

Le Centre Alexis Vautrin labellisé pour la recherche

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Le Centre Alexis Vautrin (CAV), situé à Vandœuvre-lès-Nancy, a dernièrement été labellisé Centre de Recherche Clinique. Il fait partie des 28 centres français sélectionnés. Ce label va lui permettre de gagner en lisibilité internationale, notamment pour la recherche sur le cancer du pancréas. Le CAV percevra par ailleurs 500 000 euros par an, pendant 5 cinq ans et sur une période renouvelable de 5 ans. Ce financement encadré servira à former du personnel à la recherche clinique, à la prise en charge des patients, ainsi qu’au recueil de données. Il sera également utilisé pour étudier les dossiers de patients susceptibles de participer à la recherche clinique. Cette labellisation soutiendra enfin une dynamique de production de publications scientifiques qui contribuera à la nouvelle lisibilité internationale du CAV.

Les sangliers radioactifs des Vosges

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A l’origine de cette histoire incroyable de la fin des années 1990, il y a une chasse miraculeuse, ou presque, à Saint-Jean-d’Ormont, près de Saint-Dié-des-Vosges. Un vétérinaire fit analyser les bêtes amenées à l’abattoir. La révélation de la présence de 1 700 becquerels (bq) dans la viande des sangliers eut alors l’effet d’un coup de tonnerre dans tout le massif vosgien. Dix ans après la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986, le spectre de la centrale nucléaire ukrainienne revenait comme un boomerang dans l’esprit de tous, tout comme les craintes, les peurs et les mensonges de l’Etat français. Et si le nuage radioactif ne s’était pas arrêté à la frontière? Les pluies d’orage qui se sont abattues sur les Vosges juste après l’accident nucléaire du 26 avril au 10 mai ont pourtant accentué la contamination locale. Et c’est bien du césium 137 artificiel que les techniciens de l’Office de Protection des Rayonnements Ionisants (OFRI) découvrirent lorsqu’ils passèrent le secteur au révélateur suite à l’affaire des sangliers contaminés. Car 1 700 bq de césium 137 par kilo de viande fraîche, c’était près de trois fois le seuil autorisé pour la consommation ! 

Alors que les champignons étaient suspectés, ainsi que les baies et les myrtilles, l’étrange contamination d’une famille conduisit à un test à grande échelle. Le 16 avril 1997, les 303 habitants de Saint-Jean-d’Ormont furent ainsi dépistés. Un seul cas se révéla préoccupant, celui d’un restaurateur de 53 ans, qui souffrait de la thyroïde et qui était porteur de 1 800 bq. La radioactivité des potagers fut également passée au crible, alors que plusieurs thèses s’affrontèrent sur le cas des sangliers. Avaient-ils été alimentés lors d’égrainage au moyen de maïs provenant d’Europe de l’Est ? D’autres modèles « plausibles » furent proposés par l’Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire, qui estimait qu’un transfert de la radioactivité du sol vosgien, associé aux habitudes alimentaires des sangliers, friands de champignons, était possible.

Quoiqu’il en soit, l’Agence Régionale de l’Environnement  en Lorraine (AREL) et l’Association lorraine pour la qualité de l’air conclurent en 1999 à une « absence de risque pour la santé humaine ». Depuis, aucune étude épidémiologique n’a été consacrée à l’affaire des sangliers radioactifs vosgiens, inscrite aujourd’hui dans l’inconscient collectif lorrain.

Un laser tout neuf pour le laboratoire du CNRS

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Un laser Excimer flambant neuf a dernièrement été installé au laboratoire des gaz rares du Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques (CRPG) de Vandœuvre-lès-Nancy qui dépend du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Le nouvel équipement, d’une valeur de 225 000 euros, a été entièrement financé par une bourse européenne. Il ouvre de nouveaux champs de recherche pour les scientifiques tout en leur faisant gagner un temps précieux. Il leur permettra concrètement de traquer les gaz rares au plus profond des roches météorites et volcaniques. Les gaz rares sont les moteurs des éruptions volcaniques. Une meilleure connaissance de leur composition et de leur concentration dans la roche pourraient peut-être aider à prévoir les éruptions.

De la recherche sur le SIDA à Nancy

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Depuis plusieurs années, l’équipe de l’unité mixte CNRS-Université ARN-RNP, structure-fonction-maturation, enzyomologie moléculaire et structurale (AREMS) de l’université Henri-Poincaré de Nancy, s’intéresse aux mécanismes moléculaires qui régulent le processus de maturation de l’ARN (Acide Ribonucléique) génomique du VIH-1, étape clé pour l’expression des gènes viraux.

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Recherche sur le virus du SIDA à Nancy (Crédits photo : radio-canada.ca)

Le virus du Syndrome de l’Immunodéficience humaine Acquise de type I (VIH-1), responsable du SIDA, touche actuellement plus de 30 millions d’individus à travers le monde. Les approches thérapeutiques proposées sous forme de polychimiothérapie se révèlent assez efficaces, mais toutes les molécules utilisées induisent des mutants résistants, ainsi que de très forts effets secondaires.

Suite à l’intégration du génome du virus VIH-1 dans le génome de la cellule hôte, l’ARN messager viral produit, qui porte l’information génétique, est soit conservé intact pour servir d’ARN génomique aux nouveaux virions, soit maturé pour produire les différentes protéines virales. L’ARN génomique et les protéines virales néo-synthétisées participent alors à la formation de nouvelles particules virales qui font progresser l’infection.

Le laboratoire nancéien, qui fait partie d’un réseau d’excellence européen, travaille sur ce projet en collaboration avec un groupe de Montpellier et la société privée Splicos, avec lesquels il a sélectionné une molécule appelée IDC16 capable de bloquer la maturation de l’ARN viral. Les dérivés de cette molécule sont non toxiques pour les cellules humaines et permettent de bloquer la multiplication virale. Ces remèdes sont en cours d’essai cliniques. Cette approche de modulation de la maturation des ARN par des molécules chimiques peut être également appliquée à des maladies génétiques, telles que les dystrophies myotoniques et la progéria, mais aussi à des maladies plus complexes telles que les maladies cardio-vasculaires. A noter enfin que le Sidaction soutient le projet de recherche nancéien.

Des chercheurs lorrains percent un mystère du Soleil

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Deux chercheurs nancéiens, Marc Chaussidon, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et Bernard Marty, professeur à l’Ecole Nationale des Sciences Géographiques (ENSG) et chercheur au Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques (CRPG), ont réalisé une découverte sur l’origine de la Terre et du système solaire. Le résultat de leurs travaux a été publié dans la prestigieuse revue américaine Science.

Les deux Nancéiens ont travaillé avec la NASA (National Aeronautics and Space Administration) sur la mission Genesis. Ils ont découvert que l’azote solaire n’avait rien à voir avec celui de la Terre. Pour résumer, un vaisseau spatial a recueilli des particules de vent solaire. Un échantillon extrêmement pur a été fourni aux laboratoires nancéiens, afin de déterminer la composition isotopique de l’azote présent sur le Soleil, c’est-à-dire son « ADN », sa signature spécifique. Les deux scientifiques ont établi que la composition de l’azote présent sur le Soleil est très appauvrie par rapport à celui de la Terre. Par conséquent, la Terre n’est pas le point central du système solaire. Ils vont désormais essayer d’expliquer cette différence de composition. L’objectif final n’est autre que de percer le mystère de la création du système solaire.

Le laboratoire du CNRS-CRPG est le seul centre en France à avoir été sollicité pour ces travaux, tout simplement parce qu’il dispose d’équipements assez uniques. En effet, grâce à sa sonde ionique installée en 2009, les scientifiques peuvent y faire un travail sous vide avec des faisceaux d’ions. Autrement dit, analyser l’infiniment petit avec une précision inégalable.

Les chercheurs lorrains se sont heurtés à deux écueils durant leurs travaux. Premièrement, le fameux vaisseau s’est crashé dans un désert du Nevada, ce qui a retardé le recueil des échantillons. Deuxièmement, ils ont dû faire face à une controverse qui a duré un an. Des recherches menées parallèlement par une équipe américaine avaient en effet abouti à des conclusions diamétralement opposées aux leurs. Après vérification, la NASA a donné raison aux Lorrains.

La prochaine étape consistera à étudier le carbone solaire. Comme un nouveau point de départ …

De la recherche sur l’énergie à Longwy

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Après s’être doté de deux laboratoires consacrés à l’automatique et aux sciences sociales, l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Longwy a dernièrement créé une antenne de recherche sur l’énergie. Cette nouvelle unité axera ses travaux sur les transferts de chaleur et de masse, tout en associant de manière transversale celle d’automatique à la systématisation des modèles énergétiques et celle de sciences sociales aux comportements écologiques et à l’économie verte. Cela permettra ainsi d’apporter une perspective importante sur les comportements écologiques. 

Afin de mutualiser les connaissances, le laboratoire d’études et de recherche sur les matériaux bois de Nancy sera également sollicité.  

Rappelons que l’université longovicienne a acquis une réputation internationale grâce aux travaux sur les capteurs logiciels, qui servent dans de nombreux domaines de précision, comme en médecine, pour le diagnostic de certaines maladies. L’automatique est une discipline qui cherche à améliorer les systèmes. Les chercheurs travaillent pour cela sur la modélisation et sur la programmation. 

De la méthode Coué à Nancy

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Un congrès sur l’autosuggestion et la célèbre méthode Coué se déroulera à Nancy du 2 au 4 septembre 2011. Ce premier colloque du genre réunira scientifiques, professionnels de la santé et acteurs sociaux. Le lieu est particulièrement bien choisi, puisque c’est dans la cité ducale qu’Emile Coué a développé ses préceptes. La réunion a pour objectif de remettre au goût du jour l’efficacité de la méthode et d’en partager les bonnes pratiques, afin d’en exploiter tout le potentiel. 

Rappelons que la méthode Coué est basée sur l’imaginaire. Selon elle, toute idée présente durablement dans l’esprit devient une réalité, grâce à la répétition de pensées positives qui se fixent dans l’inconscient. 

Le pharmacien Emile Coué (1857-1926) a exposé sa méthode en 1922 dans un ouvrage à succès. Il l’a résumé en une phrase-clé: « Tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux ». Il conseillait alors de répéter cette phrase 20 fois le matin et 20 fois le soir. 

Paradoxalement, si les préceptes de Coué ont énormément de succès à l’étranger, la méthode fait en France l’objet de brimades. Certains observateurs font ainsi remarquer que les Français, trop cartésiens, ont toujours été sceptiques vis-à-vis de cette méthode. Pourtant, l’enseignement d’Emile Coué se retrouve aujourd’hui dans le coaching de comédiens et d’hommes politiques, ainsi que dans la « programmation neuro-linguistique » à laquelle recourent de nombreux sportifs. 

Le CHU de Nancy expert des troubles bipolaires

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Le CHU de Nancy a développé depuis plusieurs années une réelle expertise dans le domaine de la connaissance et de la prise en charge des patients atteints de troubles bipolaires de l’humeur. C’est la raison pour laquelle l’établissement a dernièrement été labellisé par le ministère français de la santé comme l’un des huit centres experts des troubles bipolaires. 

Les troubles bipolaires sont une maladie de l’humeur caractérisée par une alternance de phases d’excitation, agitation où les personnes parlent fort, s’énervent et ne dorment pas, ainsi que par des moments où elles sont complètement abattues et déprimées. On estime que les troubles bipolaires, qui étaient autrefois appelés « maladie maniaco-dépressive », frappent 1,5 % de la population. 

Grand emprunt : c’est tout bon pour l’IRT Matériaux lorrain !

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Excellente nouvelle. La Lorraine a récemment été désignée pour accueillir le futur grand centre de recherches sur les matériaux. Le projet lorrain, baptisé IRT M2P (Institut de Recherche Technologique Métallurgie, Matériaux et Procédés), a en effet été retenu dans le cadre des investissements d’avenir du grand emprunt. L’unité affichée a été l’une des clés de notre succès. 

Rappelons que l’IRT M2P sera un grand centre de recherches mondial public-privé.  Il devrait mobiliser jusqu’à 300 chercheurs à terme et sera équipé de plateformes technologiques. D’une surface de 15 000 mètres carrés, l’institut sera implanté sur le Technopôle de Metz, c’est-à-dire dans une métropole européenne proche des universités, des laboratoires et des activités industrielles. Le centre de recherche aura pour mission de développer et de porter des projets, notamment industriels, autour des matériaux. Une valeur ajoutée et une activité scientifique de haute technologique qui devraient faire naître startups, clusters et emplois. 

A noter enfin que l’IRT M2P devrait mobiliser 120 millions d’euros, 100 pour le centre de recherches et 20 pour son fonds de roulement. Cet investissement devrait être à moitié financé par l’Etat français et des industriels implantés en Lorraine tels qu’ArcelorMittal, Saint-Gobain PAM, Mersen, Safran, Faurecia, Areva, Eramet ou encore PSA Peugeot Citroën.

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