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Comprendre la forêt pour mieux la protéger

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Situés au cœur de la forêt de Champenoux, au Nord-Est de Nancy, les chercheurs de l’Unité de MR écologie et écophysiologie forestière de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) étudient la réponse de la forêt lorraine au climat, mais aussi l’influence de son environnement, comme par exemple la qualité des sols ou la sylviculture.

Comprendre la forêt pour mieux la protéger dans Actualité foret

L’INRA veille sur la forêt lorraine (Crédits photo : BG)

Les arbres de la forêt de Champenoux pénètrent largement dans le campus où travaillent les chercheurs qui circulent sur des passerelles (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/07/08/nouveau-batiment-en-bois-pour-l%E2%80%99inra-a-champenoux/). Le site de l’INRA, issu de l’Ecole nationale des Eaux et Forêts de Nancy créée en 1882, fait partie d’un programme mondial d’étude des flux d’eau et de carbone. En effet, les arbres transpirent. Ils possèdent un système vasculaire qui transporte chaque jour des centaines de litres d’eau. C’est par les stomates, types de pores, à l’image de ceux de la peau humaine, situés à la surface des troncs et des feuilles, que l’eau s’échappe et que le CO2 est absorbé. Ce mécanisme permet aux arbres de réguler leur température.

Contrairement aux idées reçues, les forêts lorraines ne sont pas à l’abri de la sécheresse. Les canicules de 1976, 1990, 1991, 2003 et 2006 ont laissé des traces. Longs et répétés, ces épisodes peuvent affecter l’équilibre des arbres en perturbant leur système hydraulique fonctionnel. En Lorraine, l’exemple du chêne illustre parfaitement cette problématique. Deux espèces y poussent, le chêne sessile et le chêne pédonculé. Le second à la faveur des forestiers car il grandit plus vite dans son jeune âge. Mais il est le plus sensible à la sécheresse. Les scientifiques ont ainsi constaté que les chênes pédonculés du Pays des Etangs, près de Sarrebourg, ont été fortement fragilisés par la canicule de 2003. Ils ont ensuite essuyé des attaques de chenilles processionnaires. Si bien que la forêt est désormais fragilisée.

Les chercheurs de l’INRA ont établis que la capacité de vascularisation d’un chêne est perturbée par la sécheresse et les chenilles. Bien souvent il n’y a pas de production d’anneau de croissance. L’arbre affaibli est alors exposé à des parasites, comme les champignons ou les saprophytes qui mangent le bois.

Les études menées permettent une meilleure connaissance des écosystèmes forestiers. Elles représentent une source précieuse d’information pour les sylviculteurs qui ont conscience qu’ils seront confrontés dans l’avenir à des épisodes de sécheresse plus fréquents, plus longs et plus sévères.

Des pistes sont lancées pour préparer la forêt et mieux la protéger. Par exemple, la réduction du nombre d’arbres par parcelle fait diminuer la quantité de feuillage et par conséquent la demande en eau. Un plus grand mélange des essences et l’amélioration de la nutrition des arbres sont également envisagés. Les forêts vosgiennes, qui poussent sur un sol acide, vont ainsi prochainement recevoir un apport calco-magnésien par voie aérienne.

Source : Le Monde.

Super microscope électronique à Nancy-Saurupt

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L’Institut Jean Lamour a dernièrement réceptionné à Saurupt l’un des plus puissants microscopes électroniques au monde en présence de Dan Shechtman, Prix Nobel de chimie 2011.

Grâce à sa fonction de transmission par balayage, ce super microscope est capable de déceler des détails de 0,08 nanomètres (10-9 mètres, soit un milliardième de mètre). Il permet par conséquent d’étudier la signature et la composition atomique de tous les corps examinés. Cette avancée considérable trouve de nombreuses applications dans les matériaux, mais aussi dans la biologie, avec par exemple la localisation et l’analyse des particules d’aluminium qui semblent jouer un rôle clé dans la maladie d’Alzheimer ou encore les conséquences des nanoparticules contenues dans certains cosmétiques sur l’environnement, ainsi que les possibilités de traitements hyperciblés de tumeurs (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/04/04/nanotechnologies-a-l%E2%80%99institut-jean-lamour-de-nancy/).

Fabriqué par la société japonaise Jeol, ce nouveau microscope a représenté un investissement de 3 millions d’euros (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/08/nancy-linstitut-jean-lamour-continue-dinvestir/). Il est ouvert à tous les chercheurs.

Un collier pour prévenir les attaques des loups

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Un biologiste et éthologue suisse travaille depuis novembre 2011 sur un collier fixé autour du thorax des brebis capable de diffuser un répulsif et de prévenir le berger en cas d’attaque du loup (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1276-retour-du-loup-en-lorraine).

Un collier pour prévenir les attaques des loups dans Actualité

Le dispositif repose sur la fréquence cardiaque des brebis. L’idée est de déterminer un stress aigu de l’animal en fonction de cette fréquence tout en le différenciant d’une activité physique. Ce « cardiofréquencemètre » est couplé à un émetteur de substances répulsives chargé de se déclencher automatiquement à chaque attaque. L’odeur doit faire fuir le prédateur. Toute la difficulté consiste à trouver une fragrance qui d’instinct le fait fuir. Dans le cas contraire, il faudra piéger le loup et associer une odeur à son traumatisme.

Le collier devrait être expérimenté l’année prochaine dans les Vosges et en Suisse. Il s’adapte en effet très bien à la configuration pastorale vosgienne, composée de multiples petits troupeaux en milieux fermés qui ne peuvent pas tous être surveillés par un chien patou (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/06/10/le-patou-veille-sur-les-troupeaux-du-massif-vosgien/). Le collier est enfin doté d’un émetteur qui prévient le berger en cas d’attaque par un SMS.

Découverte d’un Nothosaure à Sarraltroff

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Fin juin, lors de travaux de terrassement sur le chantier de la LGV Est-européenne (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t877-tgv-est-europeen) à hauteur de la commune de Sarraltroff, près de Sarrebourg, les engins ont mis au jour les restes fossilisés d’un reptile marin vieux de 235 millions d’années.

Découverte d’un Nothosaure à Sarraltroff dans Actualité nothosaure

Reconstitution d’un Nothosaure par image de synthèse (Crédits image : Ciavatti 2008)

Il s’agit probablement d’un Nothosaure, monstre marin du Trias aux dents acérées qui pouvait mesurer jusqu’à trois mètres de long. Les Nothosaures peuplaient la mer tropicale qui recouvrait à l’époque la Lorraine. Ils se sont éteints avant le Jurassique et appartiennent à une des nombreuses branches mortes de l’évolution.

30 mètres carrés de roches ont été décaissés autour des premiers restes, d’abord à la pelleteuse puis aux couteaux et aux pinceaux. Après 11 jours d’un travail minutieux, les scientifiques ont mis la main sur une vingtaine de côtes et quelques vertèbres fossilisées. La découverte est particulièrement intéressante dans la mesure où les fossiles de reptiles marins retrouvés en France apparaissent habituellement sous forme d’os isolés.

Le Nothosaure de Sarraltroff a été transporté dans deux sarcophages de plâtre à Nancy, où il sera examiné. Plusieurs centaines d’heures de travail à l’aide de micro-outils pneumatiques seront nécessaires pour le libérer.

L’écorché de Nancy restauré

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Réalisé par Louis Auzoux au XIXème siècle, l’écorché en carton moulé donné par le lycée Henri Poincaré de Nancy au Museum Aquarium (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1848-museum-aquarium-de-nancy) est en cours de restauration. Cet étrange bonhomme d’1,30 m sera ensuite présenté parmi les collections de l’institution.

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Docteur en médecine, Louis Auzoux est devenu célèbre grâce à ses modèles anatomiques en papier mâché. Volontairement pédagogiques, ses créations peuvent se démonter et se remonter à l’infini. Les ravages du temps ont fait leur effet, rendant ainsi plus délicates les manipulations. Composé d’une structure métallique, l’écorché est nu. Ses muscles, ses organes, ses veines et ses globes oculaires sont apparents.

Succès de l’application lorraine Monster Anatomy

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Un radiologue spécialiste en ostéo-articulaire et deux informaticiens de Nancy ont développé une application au succès mondial, Monster Anatomy, qu’Apple a utilisée dans deux de ses publicités.

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L’application Monster Anatomy est un véritable succès (Crédits photo : Université de Lorraine)

L’application montre les os, les muscles, les nerfs et les articulations du bras et de la jambe, en coupe et même en 3D, sur son iPhone ou sa tablette numérique. Elle s’appuie pour cela sur plus de 380 coupes d’IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) pour la jambe et plus de 500 pour le bras. Il a fallu retravailler chaque image pour obtenir une qualité et un rendu suffisants, ce qui représente autant de ressources interactives, dynamiques et attractives pour les étudiants et les spécialistes.

L’application payante a été téléchargée plus de 15 000 fois et la démonstration gratuite plus de 70 000 fois.

Nouveau bâtiment en bois pour l’INRA à Champenoux

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L’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) a dernièrement inauguré un nouveau bâtiment tout en bois sur son site de Champenoux, près de Nancy (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/09/09/un-nouveau-laboratoire-pour-linra/).

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Le nouveau bâtiment de l’INRA à Champenoux (Crédits photo : Tectoniques)

Cela correspond bien à l’image de cet institut, dont une partie du travail porte sur la forêt. Le bois utilisé s’inscrit par ailleurs dans le cadre d’un contrat d’approvisionnement concernant des forêts vosgiennes. D’une superficie de 2 000 mètres carrés, la structure de trois étages, qui répond aux normes BBC (Bâtiment Basse Consommation), accueille une cinquantaine de chercheurs autour d’équipements partagés. Elle intègre également des panneaux solaires.

Baptisé Laboratoire d’Ecologie et de Génomique Forestières (LEGF), le nouvel ensemble fait partie du campus de recherche lorrain de l’INRA, dont il est la vitrine. Il est relié aux autres bâtiments du site par un passage couvert. Le LEGF regroupe les principaux plateaux techniques du centre de recherches forestières, ainsi qu’une partie des bureaux de deux unités de recherches, à savoir Interactions arbres-microorganismes et Ecologie et écophysiologie forestières.

La construction de ce bâtiment au projet architectural innovant a représenté un investissement de 7 millions d’euros.

De la momie de Lunéville

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Dans les réserves du Musée de Lunéville repose le corps d’une femme momifiée. On ne connaît pas son nom, mais on sait d’où elle vient. Elle a été trouvée dans une grotte d’une ville égyptienne.

momie Lunéville

La dame d’Antinoé, de l’Egypte à Lunéville (Crédits photo : La Dépêche)

La dame d’Antinoé présente un visage un peu inquiétant, avec sa peau et ses cheveux. Elle est arrivée en France en 1905 pour une exposition consacrée aux fouilles d’Antinoé. Cette ville, située à 300 km au Sud du Caire, a été fondée par l’Empereur romain Hadrien. Elle a depuis sombré depuis dans l’oubli. C’est l’archéologue Albert Gayet qui a découvert la momie en 1904. La dame se trouvait dans une grotte murée. Il n’y avait pas d’humidité, juste un environnement salin et une température supérieure à 35°C. Le corps inhumé tel quel a été momifié.

L’un des mécènes qui a financé les travaux archéologiques était un habitant de Lunéville, Edmond Delorme. Il put récupérer deux momies et divers objets disposés autour d’elles pour l’exposition parisienne. Mais un énième incendie ravagea en 2003 le Château de Lunéville. Il emporta avec elle une des deux momies. La seconde fut entreposée bien au sec dans les nouvelles réserves.

En 2007, la dame passa un scanner à Nancy. Son ADN (Acide Désoxyribonucléique) fut également prélevé. Ses cheveux, sa peau et ses vêtements furent également analysés. Les chercheurs lorrains découvrirent qu’elle avait entre 25 et 35 ans. Selon la datation au carbone 14, elle serait décédée entre 433 et 599 de notre ère. La cause de sa mort n’est pas connue. Ses vêtements, rapiécés et usés, contrastent avec ses chaussures en cuir, bien plus riches. La dame appartenait à la communauté copte, des chrétiens qui vivent toujours en Orient. Le reste n’est que mystère. 

Elevage de sandres à Dieuze

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Le sandre n’est pas un poisson facile. Pour se reproduire, la femelle confectionne un nid et choisit deux ou trois prétendants maximum. Les alevins mettent jusqu’à deux ans pour atteindre leur maturité. Ces raisons expliquent pourquoi le sandre se fait rare dans les menus des restaurants et dans les grandes surfaces. Seuls les pêcheurs approvisionnent les commerçants. La pisciculture est trop complexe.

L’entreprise Heng Sieng, installée à Dieuze, a pourtant décidé de se lancer depuis septembre 2011 dans une production unique en France, celle de sandres et de perches en bassins fermés, avec l’aide de l’Unité de Recherche Animale de Nancy. Les premiers résultats sont concluants. Pour 2012, la société espère obtenir 100 tonnes de poisson, dont 50 tonnes de sandres. Pour cela, elle a recréé le cycle naturel de l’eau douce en bassins fermés dans un bâtiment d’élevage de 2 000 mètres carrés en faisant varier la température et la lumière. Tous les bassins sont réglables de façon autonome. Par conséquent et contrairement à l’élevage en étang, la production peut s’échelonner tout au long de l’année et les poissons n’ont plus besoin d’attendre le printemps pour se reproduire. Le rendement vient du roulement des bassins et non du gavage ou des traitements médicamenteux. L’exploitation a permis de créer trois emplois.

A noter que Heng Sieng fait travailler 40 personnes à Dieuze dans le soja biologique, sa principale activité (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/02/22/du-soja-du-saulnois/).

Biocaptech : biotechnologies et traitement de l’eau en Lorraine

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Le projet Biocaptech vise à résoudre l’eutrophisation. Cette problématique environnementale actuelle est une forme naturelle de pollution de certains écosystèmes aquatiques. Elle résulte d’un excès de phosphore et d’azote qui aboutit à la prolifération d’algues dans les couches d’eau superficielles de nos lacs, rivières et réservoirs.

Ce domaine est encore très peu étudié par les scientifiques. Il s’agit d’un projet innovant d’une grande originalité sur un marché potentiel très important. Le but est en effet de trouver la substance naturelle la plus active pour endiguer la prolifération des algues invasives. C’est pour cela que Biocaptech regroupe sept laboratoires lorrains. Leurs recherches doivent conduire à l’encapsulation et à la libération contrôlée de substances actives pour traiter l’eau. Chaque entité travaille sur un aspect du procédé. Le LIMBP (Laboratoire d’Ingénierie Moléculaire et Biochimie Pharmacologique) de l’Université de Lorraine à Metz et le LCPM (Laboratoire de Chimie Physique Macromoléculaire) de Nancy s’occuperont du principe actif qui doit éradiquer la prolifération des algues. Le LRGP (Laboratoires des Réactions et Génie des Procédés) du CNRS de Nancy se focalisera quant à lui sur les modèles de diffusion et de dispersion dans l’eau des produits. Le LMOPS (Laboratoire Matériaux Optiques Phoniques et Systèmes) de Metz travaillera sur la détection et la quantification des substances actives et sur l’évolution des algues au cours du traitement. L’URAFPA (Unité de Recherche Animal et Fonctionnalités des Produits Animaux) de l’ENSAIA de Nancy veillera à l’état des écosystèmes et de la faune. Enfin, le LCFC (Laboratoire de Conception, Fabrication et Commande) de Metz mettra au point la technologie de fabrication des produits.

Cinq entreprises sont également sollicitées pour apporter des réponses de faisabilité technique. Il s’agit de la société Biocaptech, qui porte le projet et qui est implantée à Nilvange, de Captoor de Mancy (57), pour la conception des systèmes de contrôle, capteurs et sondes innovantes dans le milieu aquatique, de LED à Villers-la-Montagne qui doit concevoir une machine mobile pour produire les réacteurs de Biocaptech, du sous-traitant de l’industrie textile La Maille Plissage de Pulnoy, qui doit mettre au point les textiles techniques qui logeront les capsules immergées dans les masses aquatiques, ainsi que du bureau d’études FP Environnement de Merten, qui est chargé des transferts de technologie entre le monde universitaire et le monde économique.

Biocaptech constitue une véritable opportunité pour les sous-traitants de la sidérurgie lorraine de se diversifier. Ce projet industriel devrait créer seize emplois au début, puis une centaine à moyen terme. Il s’appuie sur le pôle de compétitivité lorrain sur l’eau Hydreos (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/14/obtention-dun-pole-de-competitivite-sur-la-qualite-de-leau-pour-la-lorraine/). Il positionne enfin la Lorraine sur une filière nouvelle, celle du traitement de l’eau par les biotechnologies et la préservation de la biodiversité.

Nanotechnologies à l’Institut Jean Lamour de Nancy

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Après sept ans d’attente et d’atermoiements, la première pierre de l’Institut Jean Lamour (IJL) de Nancy a dernièrement été posée sur le site d’ARTEM (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/04/nancy-artem-prend-forme/). Cet investissement de 76 millions d’euros vise à créer un site entièrement voué aux nanotechnologies, à l’étude des surfaces des matériaux et à la métallurgie. Il entend positionner la recherche lorraine au niveau mondial.

L’IJL est issu de la fusion de cinq laboratoires. Il regroupe 450 personnes, dont 150 chercheurs et enseignants-chercheurs éclatés sur cinq sites. Mais dès 2014, date de livraison du bâtiment, ils seront regroupés sur 16 500 mètres carrés et disposeront de plateaux techniques performants et spécifiques, ainsi que d’un espace dédié aux transferts de technologies avec les industriels.

Nanomanipulation en Lorraine

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Grâce au Fonds Européen de Développement Régional, le Laboratoire Environnement et Minéralurgie de Lorraine s’est dernièrement doté d’un microscope à force atomique ultra-rapide (AFM). Cet appareil, unique en France, ouvre des perspectives à toute la communauté scientifique de l’Université de Lorraine.

L’AFM permet en effet d’observer des atomes et des molécules isolées mais aussi de les déplacer. C’est ce que l’on appelle la nanomanipulation. Grâce à une pointe très fine et un système électronique complexe, l’opérateur peut effleurer la surface des virus, des micro-organismes, des minéraux et des nanoparticules sans les détériorer, pour ensuite concevoir une représentation en 3D de son sujet d’observation. Ces mesures peuvent aujourd’hui se réaliser en un minimum de temps. L’appareil permet de diviser les délais d’acquisition par cent.

Cette nouvelle vision ouvre des portes dans les domaines de la santé, de l’industrie et de l’environnement. Le microscope pourra notamment être utilisé pour le traitement de l’eau, la gestion des rejets industriels, ainsi que la détection du cancer et de certaines maladies.

(Source : RL du 25/03/2012)

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