Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Sciences


Metz : installation de Vulcain, la forge de demain

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Dernier-né des plateformes matériaux, Vulcain a été installé dans les locaux de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers (ENSAM) située sur le Technopôle de Metz. L’outil doit servir de passerelle entre les chercheurs et l’industrie des forges.

Vulcain est composé d’une machine hydraulique de 600 tonnes, d’une presse à vis de 32 kilojoules, d’une presse mécanique de 50 tonnes et d’un robot polyarticulé six axes. Cette plateforme unique analyse la mise en forme des matériaux et leur caractérisation en termes d’emboutissage, de forgeage et de matriçage. Elle doit permettre de rendre les procédés de fabrication plus souples, plus rapides et plus simples.

Du nom du dieu romain du feu, de la forge, des volcans et des métaux, Vulcain a représenté un investissement de quatre millions d’euros. La plateforme est désormais amenée à s’autofinancer via des programmes industriels. Neuf ingénieurs, cinq maîtres de conférences et six doctorants y travaillent.

Combustion spontanée en Lorraine

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Le 12 mai 1977, les pompiers découvrirent avec stupéfaction à Uruffe, en Meurthe-et-Moselle, une sexagénaire gisant calcinée sur le plancher de sa maison. La scène était aussi horrible que mystérieuse. Le corps de la malheureuse était en effet partiellement réduit en cendres. Seuls ses jambes et un bras demeuraient intacts. Le reste de la maison, meubles et objets, n’ayant pas brûlé, les enquêteurs furent incapables de déterminer l’origine du feu.

En janvier 1978, le parquet de Nancy prononça une ordonnance de non-lieu. Ni accident, ni meurtre, ni suicide, ce qui s’est passé dans la maison en face de l’église et du presbytère reste à ce jour inexpliqué. Evoqué depuis le XVIIème siècle, le phénomène de combustion spontanée ne trouve pour le moment aucune explication scientifique.

Une Maison pour la science en Lorraine à Maxéville

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De moins en moins d’élèves et d’étudiants se dirigent vers des matières scientifiques. Initiées par l’Académie des Sciences, les Maisons pour la science ont été créées pour résoudre ce problème. On en dénombre actuellement quatre en France, dont une en Lorraine, qui a dernièrement été inaugurée. Située à Maxéville, dans les locaux de l’ex-IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres), elle vise à faire découvrir la science aux enseignants de primaire et de collège, afin qu’ils transmettent à leur tour le goût des sciences à leurs élèves. La Maison pour la science lorraine fonctionne en réalité déjà depuis la rentrée 2012. Six cents enseignants lorrains de primaire et de collège y ont suivi des sessions d’une journée à une semaine l’année dernière.

La recherche du génome pour sauver la vache vosgienne ?

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La Lorraine a pour la première fois de son histoire accueilli cette année le concours national de la race limousine. Cette dernière revient pourtant de loin. L’animal avait en effet quasiment disparu il y a à peine 40 ans. Mais à force de sélection génétique et d’abnégation, quelques éleveurs sont parvenus à améliorer les qualités intrinsèques de cette race à viande rustique, la sauvant ainsi de l’extinction. La Chambre d’Agriculture des Vosges entend suivre la même voie pour donner un avenir à la vache vosgienne. 60 000 euros vont être engagés dans un programme de recherche sur le génotype de l’espèce, afin d’améliorer sa productivité laitière.

La recherche du génome pour sauver la vache vosgienne ? dans Actualité vache-vosgienne

La vache vosgienne pourrait être sauvée par son génome (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Il y avait en 1914 environ 125 000 vaches vosgiennes. Dans les années 1970-1980, il n’en restait moins de 1 000. De nos jours, on en récence près de 12 000, dont 3 000 femelles. La vosgienne semble tout juste sauvée de l’extension.

La France est le pays qui possède la plus grande diversité de bovins. 45 espèces différentes y sont recensées, dont 16 sont aujourd’hui en voie de disparition. Il ne reste par exemple que 135 béarnaises en race pure, 171 froments de Léon et moins d’une cinquantaine de bordelaises. Toutes ces espèces domestiques rustiques ont décliné pour des raisons économiques. Sous les coups des nouvelles réglementations européennes en matière d’élevage et du désengagement de l’Etat français dans les programmes de soutien, les investisseurs ont en effet misé sur les races bovines les plus rentables comme la prim’holstein, la charolaise ou encore la montbéliarde. Le processus s’est encore accéléré avec l’arrivée de la génomique dans les étables. Et avec lui, c’est toute l’âme de nos campagnes qui disparaît.

(Source : RL du 29/09/13)

Nouveau laboratoire de biologie à Mercy

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A l’hôpital de Mercy, le CHR de Metz-Thionville dispose d’un nouveau laboratoire de biologie moderne et performant.

De deux sites du temps de Bonsecours, le plateau est passé à un seul. Ce dernier s’articule autour d’une chaîne de 26 mètres de long entièrement automatisée qui a représenté un investissement de 800 000 euros. Plusieurs laboratoires spécialisés se déploient de part et d’autre. Les locaux et les transports ont été optimisés. La sécurité analytique a augmentée et la durée du rendu de résultat a été réduite.

Les prélèvements arrivent pour analyse par le réseau pneumatique de l’hôpital. L’utilisation de codes-barres alliée à un dossier médical entièrement informatisé garantit un suivi total du patient. Pour les urgences vitales, le laboratoire est capable de délivrer des résultats en trois quarts d’heure. Connecté au service des urgences, le plateau fonctionne jour et nuit grâce à une équipe composée de 12 médecins et de 74 personnels paramédicaux.

Par ailleurs, la structure dispose désormais d’un laboratoire de niveau P3, sur une échelle de 4, qui analysera à partir du mois d’octobre tout ce qui relève des maladies émergentes, comme par exemple les grippes aviaires. Un service de fœtopathologie, qui s’emploie à rechercher les causes du décès d’un fœtus, a également été mis en place avec le CHU de Nancy. Ces deux équipements sont uniques en Lorraine Nord.

A noter enfin que le nouveau laboratoire de biologie réalise des analyses spécialisées pour les hôpitaux de Thionville, Hayange et Briey. Au total, quatre millions d’actes de biologie et 57 000 d’anatomopathologie sont effectués chaque année.

(Source : RL du 07/09/2013)

ACM inaugure un nouveau centre de recherche sur l’acier à Metz

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Filiale d’ABS (Acciaierie Bertoli Safau) qui appartient au groupe italien Danieli, la société ACM a dernièrement inauguré son nouveau centre de métallurgie au Technopole de Metz. Le laboratoire, dont la structure extérieure évoque l’acier, s’appuie sur la recherche et sur l’optimisation des procédés de fabrication, sur la recherche de nouveaux produits et sur une étroite collaboration avec ses clients pour répondre à leurs demandes spécifiques et anticiper leurs besoins.

Le choix de l’implantation à Metz s’inscrit dans la symbolique d’une Lorraine qui « porte encore l’image du berceau industriel, au cœur d’une trajectoire européenne ». ABS entend ainsi souligner l’importance de la présence dans notre région « d’une université et d’instituts de recherche spécifiques sur la thématique de l’acier, capables de donner vie à ce cercle vertueux de compétences et de connaissances entre écoles, centres de recherche et sociétés industrielles ». Metz constitue ainsi pour la société « l’endroit idéal pour allier innovation et tradition, savoirs académiques et compétences techniques du monde industriel ».

Le nouveau centre de métallurgie emploie actuellement 14 personnes, dont une moitié de docteurs-ingénieurs. Les recrutements vont se poursuivre pour atteindre 20 salariés d’ici la fin de l’année et 30 la suivante.

Rappelons qu’ABS, dont le siège social se trouve à Udine en Italie, emploie 1 000 personnes et engendre 1 500 emplois indirects. L’entreprise produit des aciers spéciaux pour les secteurs de l’automobile, du pétrole, de l’énergie et de l’éolien.

(Source : RL du 21/09/2013)

Un chercheur lorrain dans le gratin mondial

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Antonio Pizzi, chercheur en chimie industrielle au LERMAB (Laboratoire d’Etudes et de la Recherche sur le Matériau Bois) et enseignant à l’ENSTIB (Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois) à Epinal (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/11/20/creation-dun-pole-dexcellence-rurale-sur-le-bois-dans-les-vosges/), figure sur la liste 2012-2013 du prestigieux classement des « Highly Cited Researchers », c’est-à-dire des chercheurs les plus cités au monde. L’enseignant-chercheur lorrain se situe au 46ème rang dans la catégorie des chercheurs en science des matériaux. Il est le premier scientifique de l’Université de Lorraine à être ainsi distingué.

Ce palmarès international est publié chaque année par la société ISI-Thomson Web of Science et permet de mettre en lumière les 250 universitaires dans le monde dont les études sont les plus citées dans d’autres articles de recherche à travers 21 thématiques sur une période de 20 ans. Le classement permet de mesurer l’impact du travail du chercheur à l’échelle mondiale et sa validité.

Les travaux d’Antonio Pizzi sont principalement centrés sur le développement de matériaux à utilisation industrielle à partir de matériaux naturels. L’enseignant-chercheur lorrain étudie en particulier les colles végétales dérivées des écorces des arbres, les produits de préservation de bois bio-sourcés et écologiques, les composites à fibres naturelles, ainsi que les mousses isolantes et florales à base de tanin végétal. Il est également à l’origine de la découverte du soudage du bois par friction. Ses travaux s’inscrivent dans la démarche ambitieuse d’asseoir la Lorraine en tant que vallée européenne des matériaux et de l’énergie (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1131-un-centre-de-recherche-mondial-sur-les-materiaux-en-lorraine#3450).

Innovation technologique à l’Ecole de chirurgie de Nancy

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Des internes de toutes les disciplines viennent à Nancy durant une quinzaine de jours pour apprendre à opérer grâce à des simulateurs et à des logiciels sophistiqués qui reproduisent des actes chirurgicaux conformes à la réalité.

Innovation technologique à l’Ecole de chirurgie de Nancy dans Education robot-chirurgical-da-vinci

L’Ecole de chirurgie de Nancy dispose d’un robot Da Vinci S (Crédits photo : Nicolas Denis)

Les apprentis chirurgiens exercent sur un patient virtuel. Ils démarrent par de simples connexions entre structures pour aller vers un acte chirurgical complet. Le simulateur enregistre les erreurs et les manipulations. Dans d’autres salles, des élèves chirurgiens en ORL (Oto-Rhino-Laryngologie) opèrent des cavités buccales, en blouse verte et avec des masques comme au bloc, afin de simuler avec le plus de réalisme l’environnement de la salle d’intervention. Les gestes sont répétés cent fois s’il le faut. Ces méthodes de simulation permettent d’acquérir des gestes techniques et de s’affranchir du stress. L’étudiant tire également bénéfice de l’expérience de son aîné au cours d’une intervention sur le modèle du compagnonnage hospitalier. L’Ecole de chirurgie de Nancy possède également un équipement 3D complet (caméra, écran et lunettes) qui permet de filmer un certain nombre d’interventions. L’idée est ainsi d’améliorer la perception réelle de l’opération. Cela va de la révision basique d’anatomie pour la théorie aux gestes complexes et à la succession des temps opératoires. Une vidéothèque en 3D a été constituée.

L’Ecole de chirurgie ne cesse de gagner de la légitimité et de la notoriété. En seulement cinq ans, elle est passée de 20 à 400 élèves. C’est désormais un centre de référence, sans doute l’un des plus beaux de France, qui dispose d’un esprit d’ouverture et d’une visibilité européenne. L’école s’adresse aux chirurgiens, aux internes en chirurgie, aux paramédicaux et aux chercheurs. Outre la pédagogie par simulation, elle articule sa recherche autour de la chirurgie et des technologies de réparation cellulaire et tissulaire. Par exemple, dans le cas de certains anévrismes, le simulateur permet de voir comment évolue la pathologie et de prévenir l’endroit où l’anévrisme va dégénérer. L’Ecole de chirurgie de Nancy ambitionne à présent de créer un socle pour constituer un nouveau centre de simulation chirurgicale dans le Grand Est.

En attendant que le CHU fasse l’acquisition d’un robot chirurgical de dernière génération, l’entreprise américaine Intuitive Surgical a prêté à demeure à l’Ecole de chirurgie un robot Da Vinci S de seconde génération ultra-performant à 1,5 million d’euros. La société a en effet décidé de faire un geste inédit en raison du potentiel de l’école nancéienne, alors que d’autres structures ont dû acheter leur propre robot (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/06/22/le-robot-da-vinci-opere-en-lorraine/). Une spécificité et un argument supplémentaire qui devrait attirer dans la cité ducale les meilleurs lauréats de l’internat. La chirurgie robotique est promise à un bel avenir à Brabois.

Un laboratoire d’excellence sur les matériaux à Metz

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Bordés par le parcours de kayak de la digue de la Pucelle, d’anciens bâtiments militaires réhabilités abritent le LEM3 (Laboratoire d’Etude des Microstructures et de Mécanique des Matériaux). Il s’agit de l’un des plus importants centres de recherche en France dans ce domaine. Véritable vitrine de l’excellence scientifique régionale au rayonnement international, le LEM3 est l’une des fiertés de l’Université de Lorraine (UL) sur le Campus du Saulcy. Il regroupe 67 chercheurs et enseignants-chercheurs de l’UL, du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM) et du centre messin d’Arts et Métiers ParisTech (ENSAM). Une cinquantaine de doctorants et de post-doctorants, ainsi qu’une trentaine de personnel techniques y officient également. Le LEM3 vise à étudier les matériaux, leur tenue dans le temps et leur résistance aux chocs. Il travaille notamment pour l’industrie aérospatiale et automobile.

Un laboratoire d’excellence sur les matériaux à Metz dans Education logo-lem3

Création du Pôle de Recherche Interdisciplinaire Archéologique Mosellan à Metz

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Le Pôle de Recherche Interdisciplinaire Archéologique Mosellan (PRIAM) devrait voir le jour courant 2016 aux confins de l’Actipôle de Metz-Borny. Il s’agit de l’un des plus importants projets portés actuellement en France par le ministère français de la culture et de la communication.

Le PRIAM sera l’addition de la Maison de l’Archéologie et du Patrimoine de Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/09/18/une-maison-de-larcheologie-pour-lagglomeration-de-metz/), inaugurée en novembre 2012, et du nouveau Centre de Conservation et d’Etude (CCE) de 2 900 mètres carrés du ministère français de la culture et de la communication. Cette dernière structure aura pour mission de conserver dans des conditions appropriées le million d’objets archéologiques, fruit de trente années de recherche dans la région, actuellement rassemblé au CCE de Scy-Chazelles qui a atteint aujourd’hui ses limites. L’idée est de créer un pôle d’excellence archéologique. Les efforts communs au sein du PRIAM porteront sur les conditions de conservation, la documentation et la valorisation des objets.

Investissement de Juvamine à Behren

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Juvamine, société spécialisée dans la formulation, la fabrication et le conditionnement de produits pharmaceutiques, va investir 1,6 millions d’euros, afin d’installer une nouvelle ligne de production. L’usine, située sur le Technopôle de Forbach Sud, plus exactement sur le ban communal de Behren-lès-Forbach, produit des compléments alimentaires, des produits de premiers soins et de dermo-cosmétiques. L’investissement consenti fait suite au développement d’un nouveau comprimé. Il s’agit d’un comprimé bicouche, composé de 25 composants actifs.

La production devrait être lancée en septembre. Juvamine entend sortir 11 millions de comprimés par an sur cette nouvelle ligne. Les comprimés sont avant tout destinés au marché asiatique.

La production de cette nouvelle gamme va entraîner la création d’une quarantaine d’emplois dans les trois prochaines années. Ce qui devrait porter l’effectif du site de Behren à plus de 110 salariés.

Investissement de Juvamine à Behren dans Actualité juvamine

Des signes du réchauffement climatique en Lorraine en 2012

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Le réchauffement climatique se confirme et montre des signes en Lorraine. On savait déjà que Metz avait gagné un degré sur un siècle, autrement dit, que la ville aux 3 000 ans d’histoire  a maintenant le temps de Dijon (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/03/30/un-hiver-rigoureux/). On sait maintenant que la Lorraine a connu en 2012 une température moyenne de +10,9° C, ce qui place l’année écoulée à la onzième place des années les plus chaudes dans la région depuis 1946, date à laquelle les premiers relevés réguliers sont apparus.

Des signes du réchauffement climatique en Lorraine en 2012 dans Actualité soleil

En Lorraine comme ailleurs, dix des treize années les plus chaudes de tous les temps sont postérieures à 1999, avec, en tête, 2011 et ses +11,62° C de moyenne (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/01/06/2011-annee-la-plus-chaude-depuis-1921/). L’évolution des normales des températures, chères aux météorologues et qui servent de références, sont éloquentes : + 9,4° C pour la période 1961-1990, + 10° C pour 1971-2000 et + 10,5° C pour 1981-2010. Chez nous, tous les mois de l’année 2012 ont affiché une moyenne supérieure à la normale, à l’exception de juillet et de février où il a gelé 19 jours sur 28, avec des températures moyennes journalières oscillant entre – 3,6° C à – 11,2° C du 1er au 13 février. A noter enfin que Noël 2012 fut le plus chaud depuis 1983, avec, entre le 22 et le 25 décembre, des températures maximales journalières allant de + 12,5° C à + 14,1° C.  En 1999, la douceur des températures avaient engendré la tempête Lothar.

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