Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Religion


Le Père Fouettard messin aux Etats-Unis !

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Le Père Fouettard est le sinistre personnage qui accompagne Saint-Nicolas dans ses déplacements, afin de punir les enfants qui n’ont pas été sages pendant l’année. Son histoire est encore profondément ancrée en Lorraine. Le mythe du Père Fouettard prend son origine dans différentes fables. On croit souvent qu’il serait une invention des pédagogues du XVIIIème siècle pour effrayer les garnements et les paresseux. En fait, le personnage naquît lors du siège de Metz par les troupes de Charles Quint au XVIème siècle. Les habitants de la ville assiégée décidèrent de tourner en dérision l’image de l’empereur en brûlant un mannequin à son effigie et en le surnommant « Père Fouettard ». L’influence de la presse américaine fit perdre progressivement les attributs moralisateurs de Saint-Nicolas avec l’abandon de ce personnage effrayant, mais les parents lorrains usent encore de cette légende pour menacer les petits garnements de ne pas recevoir de bonbons et de chocolat à la Saint-Nicolas, ainsi que de cadeaux le soir de Noël. 

Vous trouverez ci-joint une vidéo d’ABC News sur le personnage du Père Fouettard à Metz, au milieu de monstres européens hideux (version en anglais) : http://abcnews.go.com/Video/playerIndex?id=9387472

Plus d’infos sur : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/22/traditions-et-legendes-de-saint-nicolas-et-de-noel-en-lorraine/#more-1200

Restauration de l’église de Boustroff

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L’église de Boustroff, dont la première date connue d’édification remonte à 1111, a été construite comme nous la connaissons aujourd’hui en 1760. Toutes les cérémonies importantes avaient lieu dans cette église et les défunts étaient enterrés dans le cimetière attenant. Ce dernier devenu trop étroit, surtout après plusieurs épidémies de peste et de choléra, les squelettes furent déterrés et entassés dans un coin avant d’être recouverts. C’est ainsi que naquit l’ossuaire, classé monument historique en 1983. L’intérieur de l’église possède également quelques richesses comme une piéta datant du XVème siècle ou encore un orgue construit en 1880 par Jean-Frédéric Verschneider de Puttelange-aux-Lacs qui présente un véritable intérêt historique. En effet, son buffet est en chêne et ses tuyaux de façade en étain. 

Mais des fissures sont apparues dans le crépi du clocher et ont permis à l’eau de s’infiltrer. De même, des poutres se sont désolidarisées des murs. Des travaux de façades avaient auparavant déjà été effectués, mais aujourd’hui c’est une restauration complète qui a été décidée. Les caprices du temps et la terrible tempête de 1999 avaient également endommagé le sommier de l’orgue, provoquant différentes fuites dans l’instrument. Son piteux état et sa valeur lui ont permis une restauration complète. Il est désormais à nouveau opérationnel et performant pour le demi-siècle à venir. A noter que la grande porte cochère en arceau située sous le porche de l’église sera remplacée par une neuve. La fin des travaux de rénovation de l’église de Boustroff est prévue pour février. 

(Source : presse régionale) 

L’Epiphanie : traditions de Lorraine et d’ailleurs

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La fête des rois, célébrée dimanche dernier, constitue le dernier chapitre de l’histoire de la Nativité. Elle clôture également les célébrations liées au solstice d’hiver commencées en Lorraine il y a un mois avec la Saint-Nicolas. Chez nous, outre les fameuses pâtisseries, de nombreuses crèches ont fleuris depuis l’Avent. Mais quel est la véritable signification de cette fête ?

galette des rois

En grec, « Epiphanie » signifie avènement. Ce mot est lié à la naissance de Jésus. Il s’agit de la fête des rois mages venus s’incliner devant le Christ. Mais en réalité, cette journée particulière remonte à des célébrations plus anciennes. Ainsi, dans l’Egypte ancienne, on fêtait le 6 janvier la renaissance du Soleil et la crue future du Nil. A Rome, autour du 20 décembre, lors des Saturnales, on inversait l’ordre établi en choisissant le roi d’une journée. C’est de là, comme de l’Evangile avec les mages, que vient la coutume de tirer les rois. Lors des Saturnales, le roi tiré au sort pouvait faire tout ce qu’il voulait. Plus tard, le 28 décembre, pour célébrer les Saints Innocents, l’ordre social était également inversé pendant un jour, afin de conjurer le mauvais sort. Toujours à Rome, le culte du dieu Mithra était assuré par des mages qui observaient les astres. 

La forme ronde et la couleur dorée de la galette, qui symbolisent le Soleil, se rattachent donc à un culte préchrétien. La fève fait quant à elle référence à la fécondité et est annonciatrice du printemps. 

De même, l’Evangile selon Saint-Mathieu explique qu’après la Nativité, des mages sont venus d’Orient, guidés par une étoile pour rendre hommage à l’Enfant Jésus en lui apportant trois cadeaux. La tradition transforma plus tard ces magiciens en rois, tout en précisant leur nom, leur âge et leur nombre qui représente les différents continents alors connus. On distingue ainsi pour l’Europe, Melchior, le plus âgé, qui offre l’or, pour l’Asie, Gaspard, le plus jeune, qui fait cadeau de l’encens et pour l’Afrique, Balthasar, le roi noir, qui apporte une résine parfumée, la myrrhe.

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Magie de Saint Nicolas en Lorraine

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Dans de nombreuses villes de Lorraine, petits et grands ont assisté au défilé de Saint Nicolas. La magie a une nouvelle fois opéré et les enfants ont été gâtés. A  Nancy, l’évêque de Myre a paradé dans les rues noires de monde, à bord d’un véhicule relooké, véritable vaisseau amiral superbement illuminé qui suivait une quarantaine de chars aux parures enfantines. Il faut dire que le thème retenu cette année était celui des contes, fables et autres légendes. D’où cet imposant défilé, animé par les chats perché et botté, Robin des Bois, Blanche Neige, Cendrillon ou encore King Kong. Il y avait également des artistes, des percussions, des cracheurs de feu et différentes compagnies conviées pour animer la journée. Au terme d’un parcours de plus de trois kilomètres, le cortège a traversé la place Stanislas. En guise de clôture majestueuse, les 120 000 personnes présentes ont pu s’émerveiller devant l’illumination du Palais du Gouverneur. 

A Metz, le Saint patron de la Lorraine a littéralement embrasé la place d’Armes. Les petits comme les grands ont participé par dizaines de milliers au défilé de chars et de fanfares, afin de récupérer des friandises. En guise de bouquet final, l’histoire de Saint Nicolas fut contée par la voix de Tom Novembre, avant que la cathédrale et l’office de tourisme s’illuminent sous les magnifiques feux d’artifice.

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Le phare de la Lorraine est désormais allumé

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Telle un phare, la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, pur chef-d’œuvre de l’art gothique flamboyant, a jailli dans la nuit de décembre. Après le défilé de chars de la Saint-Nicolas, auquel ont assisté plus de 40 000 personnes éblouies, c’est dans un véritable concert magistral de couleurs, retransmis en direct sur différents écrans géants disposés aux quatre coins de la ville, que les Portois ont pu célébrer l’illumination de leur joyau, évènement qui a été prolongée par un feu d’artifice et un lâcher de confettis d’or et d’argent. Après la mise en lumière de la somptueuse basilique à bulbes, plus de 5 000 personnes ont participé à la 764ème procession aux flambeaux qui n’eut encore que plus d’éclat et de ferveur populaire. La mise en lumière de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, véritable prière montant dans ciel de la nuit, constitua ainsi le point culminant d’une journée entièrement dédiée au Saint Patron de la Lorraine, au cours de laquelle se sont succèdés jongleurs, cracheurs de feu, échassiers, chars et musiciens. Qui plus est, cette mise en lumière, digne de ce phare du patrimoine lorrain, a été judicieusement conçue dans le respect des exigences d’économie d’énergie par l’atelier Roland Jeol, qui avait déjà créé l’illumination du palais de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg et celle de la vieille ville de Jérusalem. Désormais, la basilique de Saint-Nicolas-de-Port se voit de loin. Les voyageurs du TGV Est-Européen, comme les usagers de l’autoroute, peuvent l’apercevoir. A noter que la facture de la consommation annuelle d’électricité pour illuminer ce magnifique vaisseau de pierre devrait s’élever à 3 500 euros pour la ville. Cet habit de lumière aura enfin coûté 215 000 euros. Les Portois ne pouvaient rêver d’un plus beau cadeau, eux qui célèbrent la Saint-Nicolas depuis l’an 1240 …  

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Saint-Nicolas, patron de la Lorraine

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Alors que les festivités autour du 6 décembre se rapprochent à grands pas, il est temps pour nous de vous présenter l’origine du culte de Saint-Nicolas en Lorraine. En effet, le samedi 5 décembre, comme chaque année, se déroulera à Saint-Nicolas-de-Port, au Sud-Est de Nancy, la 764ème procession aux flambeaux en l’honneur du Saint patron de la Lorraine. Plus de 3 000 fidèles et autres pèlerins sont attendus. 

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Statue de Saint-Nicolas en la basilique de Saint-Nicolas-de-Port (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

La magnifique basilique de Saint-Nicolas-de-Port constitue le sanctuaire par excellence de l’évêque de Myre. Cette dernière sera d’ailleurs pour la première fois entièrement illuminée cette année, dès 18 heures, après une grande campagne de souscription destinée à financer sa mise en lumière. Il faut dire que ce somptueux édifice est au cœur de toute la ferveur et la dévotion des Lorrains pour un saint né à l’autre bout de l’ancien Empire Romain. La basilique actuelle, couronnée de deux tours à bulbe de plus de 80 m de haut, est pur un joyau du gothique flamboyant. La nef, dont la voûte s’élève à 30 mètres, qui est d’ailleurs soutenue par les seconds plus hauts piliers de France, est baignée par un éclairage exceptionnel grâce aux larges baies vitrées. Le sanctuaire a été construit par le Duc de Lorraine René II. En effet, en 1477, avant de livrer une bataille décisive face à Charles le Téméraire, le Duc assista à la messe à Port et plaça son armée sous la protection de Saint Nicolas. Après sa victoire, René II décida que l’évêque de Myre serait désormais le patron de la Lorraine. Pour lui rendre grâce, il fit élever cette nouvelle basilique, qui domine depuis tout le pays. L’espace intérieur est conçu pour accueillir la foule des pèlerins. A l’entrée de la basilique, une magnifique statue de Saint Nicolas orne la partie centrale du portail. A l’intérieur, dans la chapelle du saint située du côté droit, une fiole est placée sur la balustrade. Le tombeau de Saint-Nicolas à Myre devint en effet très vite un lieu de dévotion. De ses membres suinte une huile, la manne, qui guérit les malades. Cela dit, il est bien difficile de distinguer l’histoire de la légende dans la vie de l’évêque.

Nicolas est né vers 270 après Jésus-Christ à Patare, en Asie Mineure, au moment où le christianisme se développe. A cette époque, les adeptes de cette « nouvelle religion » sont toujours persécutés. Fils d’une riche famille de marchands chrétiens, orphelin à 20 ans, il décida de donner sa fortune pour secourir les pauvres et les opprimés. Il sauva ainsi trois jeunes filles, qu’un père ruiné voulait prostituer. Vers 30 ans, il s’installa à Myre, où il fut alors nommé évêque. Il joua un rôle actif dans la lutte contre l’hérésie arianiste au cours du concile de Nicée, réunit par l’Empereur Constantin converti au christianisme. Il sauva également la vie à trois officiers injustement condamnés à mort. En pleine tempête, il apparut miraculeusement à la barre d’un bateau pour le guider vers Myre. Selon la tradition, Saint Nicolas est mort le 6 décembre 334.

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Magie de Noël en Lorraine (2009)

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A l’approche du mois de décembre vient le temps des fêtes de fin d’année en Lorraine, comme la Saint-Nicolas et Noël. Et avec cela vient le temps des marchés… Vin chaud, crêpes au chocolat, pains d’épices, guirlandes de Noël, sapins… Autant de saveurs et de senteurs qui caractérisent une atmosphère si particulière dans notre beau pays. Les villes se parent de mille et une illuminations et se présentent sous leurs plus beaux atouts. Si Metz a donné le coup d’envoi des marchés de Noël 2009 le samedi 21 novembre, à Nancy, ainsi que dans beaucoup d’endroits de Lorraine, les festivités débuteront le 28 novembre. Le temps pour nous de vous donner le programme des évènements incontournables. 

Metz 

Metz a donc ouvert le bal avec ses marchés qui se tiendront dans le centre-ville et plus particulièrement place Saint-Louis, place Saint-Jacques, sur le forum Saint-Jacques et place de la gare, à partir de 10 heures, du 21 novembre jusqu’au 27 décembre. Malgré les travaux menés place de la république, qui accueille tout de même six chalets et deux manèges pour les enfants, les marchés 2009 regroupent 140 chalets. 

Plus de renseignements sur : 

http://www.noel-a-metz.com/index.php 

http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/15/marches-de-noel-de-metz/ 

http://www.lorraineaucoeur.com/modules/compte/event.php?eventid=3728 

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Sarreguemines 

C’est dans l’écrin de lumière de la place Sibille dans le centre ville de Sarreguemines que se tiendront les 45 chalets traditionnels en bois joliment décorés, du 29 novembre au 24 décembre, pour le plus grand plaisir des yeux et des papilles. Des plus tendres lueurs du jour jusqu’à la tombée de la nuit, le marché de Noël de Sarreguemines sera bercé par la magie. Il faut dire que cette année un effort particulier a été porté sur la décoration et l’éclairage. Dans une ambiance féérique, les visiteurs pourront croiser des échassiers, des troupes et des artistes de rue, tous plus surprenants les uns que les autres. Pendant toute la période de l’Avent, vous pourrez ainsi découvrir les secrets et les beautés des artisanats russes, siciliens, marocains, asiatiques ou africains et les délices de Noël comme le foie gras, les marrons chauds, les gaufres et le vin chaud. Sans oublier les fameuses boules de Meisenthal !   

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Walschbronn 

Le Pays de Noël est sans aucun doute l’attraction principale du marché de Noël de Walschbronn, qui chaque année attire de nombreux visiteurs émerveillés. Le samedi 28 et le dimanche 29 novembre, vous pourrez découvrir sur 40 mètres un monde de féérie sur le thème de Noël ou de l’hiver. Petits et grands pourront entrer dans l’univers des gnomes du Rigelwald. Le Rigelwald est une forêt mystérieuse située à proximité de Walschbronn. Celle-ci abritait autrefois une cité romaine, dont on a d’ailleurs retrouvé des traces lors de fouilles. Mais c’est aussi une forêt magique puisqu’on peut y rencontrer de petits êtres, les gnomes, toujours prêts à rendre service mais qui se font très discrets. Vous pourrez les retrouver dans le tunnel du Pays de Noël. Un moment magique pour un souvenir inoubliable. 

Saint-Louis-lès-Bitche 

Le marché de Noël des verriers se tiendra le samedi 28 novembre de 17h à 23h et le dimanche 29 novembre de 10h à 18h sur le parking des Cristalleries de Saint-Louis. 

Saint-Quirin 

Pour la quatrième consécutive, Saint-Quirin, charmante commune appuyée sur les contreforts des Vosges mosellanes, se transformera en véritable village de Noël. Les 28 et 29 novembre se tiendra en effet sur la place de l’église la Fête de l’Avent avec de nombreuses animations et concerts, un marché de Noël traditionnel, des expositions de nombreux artisans et un son et lumière enchanteur intitulé «La Fée de l’Hiver». A noter que du 28 novembre 2009 au 3 janvier 2010, les visiteurs pourront admirer le calendrier de l’Avent géant sur la façade du prieuré. 

Dabo 

Le traditionnel marché de Noël montagnard se tiendra le 28 et le 29 novembre à l’espace Léon IX.  

Thionville 

Le marché de Noël de Thionville prendra ses quartiers place du marché du samedi 28 novembre au dimanche 27 décembre 2009. De nombreux chalets en bois proposeront des objets d’artisanat très divers. Une dégustation de mets et de vin chaud vous sera également proposée. Une patinoire sera enfin installée place Claude Arnoult. 

Forbach 

Le marché de Noël de Forbach, avec ses traditionnels chalets en bois, aura lieu du 28 novembre au 25 décembre place Aristide Briand au centre-ville. 

Saint-Avold

Comme chaque année, une patinoire sera montée devant la mairie. Des chalets seront en outre installés en centre-ville afin d’accueillir un marché de Noël du 29 novembre au 27 décembre. 

Fénétrange 

Le marché de Noël de la cité médiévale Fénétrange se déroulera tous les week-ends de décembre à partir de 11 heures dans les rues du centre historique, au château et à la maison de retraite. 

Nancy 

Comme de nombreuses villes de Lorraine et d’Allemagne, Nancy propose son marché de Noël qui participe largement à l’ambiance magique et particulière des fêtes de Noël des âys septentrionaux. Cette année, 84 chalets animeront du 27 novembre au 27 décembre le centre-ville entre la gare et le quartier commerçant Saint-Sébastien, dont 14 seront réservés aux métiers d’art avec une décoration spécifique sur la place Maginot. Les petites échoppes proposeront cadeaux, décorations de Noël, bijoux, artisanat d’art et bien entendu, comme tout marché de Noël qui se respecte, bonbons, pains d’épices, gourmandises et vin chaud,… Des manèges et une vente de sapin seront également proposés. A noter que le village de Noël 2009 mettra à l’honneur la Russie. Outre la place Maginot, les chalets s’articuleront rue Notre-Dame, rue Saint-Thiebault et sous le porche du centre commercial Saint-Sébastien. 

Colline de Sion 

Les  12 et 13 décembre, le  17ème marché de Noël de Sion ne faillira pas à sa réputation avec plus de 70 exposants, producteurs, artistes, artisans et associations présents. Au pied de la basilique, vous pourrez découvrir les savoir-faire lorrains pour le plaisir des yeux et le bonheur des papilles. De nouvelles animations seront proposées cette année aux enfants comme la calèche de Saint-Nicolas, des contes et des ateliers. Enfin, des concerts auront lieu à la basilique. Voilà qui devrait participer pleinement au souvenir d’un moment unique en Lorraine. 

Plombières-les-Bains 

Le marché de Noël d’autrefois de Plombières-les-Bains, dans les Vosges, se tiendra les 28 et 29 novembre, ainsi que les 5, 6, 12, 13, 19 et 20 décembre. En l’espace de 12 éditions, il est devenu un évènement incontournable de la période de l’Avent en Lorraine avec plus de 100 000 visiteurs, plus de 100 exposants, 55 chalets et 180 bénévoles. De somptueuses décorations illumineront toutes les rues de la station thermale. Des animations populaires et des défilés, des spectacles et des concerts ponctueront ces 4 week-ends de fête dans le décor féérique des trois villages, consacrés respectivement à Noël, aux produits du terroir et à l’artisanat d’art. 

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Fort d’Uxegney 

Le fort d’Uxegney, dans les Vosges, ouvrira exceptionnellement et gratuitement ses portes pour accueillir son grand marché de Noël avec 6 salles d’expositions, 30 exposants (artisanat, jouets en bois, miroirs, miel et produits de la ruche, lampes, bougies, vases, art floral, tableaux, décors de Noël, pâte à sel…) le samedi 12 décembre (de 14h à 18h) et le dimanche 13 décembre (de 10h à 18h) avec la présence du Père Noël. 

Retrouvez des vidéos sur l’ambiance magique de Noël en Lorraine sur BLE Web TV : http://blewebtv.e-monsite.com/rubrique,noel-en-lorraine,475205.html

Plus d’informations sur : http://www.lorraineaucoeur.com/modules/compte/marches-noel-lorraine.php

Le protestantisme aujourd’hui en Lorraine

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Une récente étude de l’IFOP (Institut Français d’Opinion Politique) a permis d’établir que 2,2 % de la population française âgée de 18 ans et plus se déclare protestante, ce qui représente 980 000 adultes. 

Cela dit, la géographie du protestantisme est loin d’être homogène. En effet, elle résulte d’un phénomène de territorialisation des appartenances religieuses qui remonte au XVIème siècle avec le fameux Édit de Nantes, qui fut plus tard révoqué par Louis XIV par l’Edit de Fontainebleau en 1685, ainsi qu’avec la Paix d’Augsbourg en Alsace et en Loraine. De cette tumultueuse histoire, il ressort un nombre nettement plus important de protestants dans le Grand Est, plus particulièrement en Alsace, en Moselle, dans le Territoire de Belfort et dans le Doubs. Ces derniers représentent ainsi plus du quart, soit exactement 28 %, de la communauté protestante française.

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On distingue plusieurs courants dans le protestantisme, notamment le calvinisme et le luthéranisme. A Metz, c’est bien le calvinisme qui s’est imposé à partir du XVIème siècle et non pas les idées de Luther comme à Strasbourg ou à Montbéliard. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer. Bien que Jean Calvin, de son vrai nom Jehan Cauvin, ne soit jamais venu à Metz, on estime que la moitié de la population de la cité était calviniste, soit environ 10 000 personnes, juste après sa mort en 1564. Cette grande figure de la Réforme eu ainsi une influence déterminante dans la naissance du protestantisme à Metz et en Moselle. En effet, la ville est touchée dès 1520-1521 et surtout en 1523, avec le premier martyr, par les idées de la Réforme. Alors que le luthéranisme semblait l’emportait, Metz bascule finalement en 1542 dans le calvinisme par l’action de Guillaume Farel qui y introduit L’Institution de la religion chrétienne, un traité de théologie écrit par Jean Calvin. En outre, il convient de souligner que la réforme selon Calvin se fait en langue française. Or, Metz est bien de langue romane, contrairement à Strasbourg. De même, la réforme luthérienne se fonde sur le monde rural. Celle de Calvin, plus adaptée aux villes et à la bourgeoise, convint donc parfaitement à Metz.     

L’art funéraire entre au cimetière

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Une exposition d’art funéraire était organisée ce week-end au cimetière Curel de Moyeuvre-Grande. Quinze sépulteurs, contraction toute simple de sculpteur et de sépulture, comme ils aiment à se définir, sont venus présenter des tombes artistiques contemporaines, suite à l’invitation lancée par le collectif « Arts derniers ». Une telle manifestation constitue une première en Lorraine et même en France. En effet, tout le monde ne le sait pas, mais la loi autorise chacun à aménager sa concession funéraire comme il l’entend. Les familles ont donc le droit de réaliser elles-mêmes un monument pour commémorer la mémoire de leurs morts. Ces sépulteurs n’entendent cependant pas faire concurrence aux marbriers. Au contraire, leur démarche a plutôt pour but de les convaincre de proposer des produits comme les leurs. Ces artistes ne disposent pas de catalogues de tombes en granit, mais des sépultures personnalisées, artistiques et contemporaines, faisant ressortir la sensibilité du défunt tout en diminuant un peu la peine des familles. Et puis peut-être qu’un jour des visiteurs s’arrêteront sur ce type de tombe, comme on contemple un tableau dans un musée à ciel ouvert. La postérité le vaut bien. 

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L’exorcisme : entre fantasme et réalité

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De nos jours, trois prêtres exorcistes officient en Lorraine sous l’autorité de leurs évêchés. Ils se veulent des oreilles attentives à la détresse humaine et préfèrent la thèse de l’âme égarée à celle de l’esprit possédé.

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Si la consultation est gratuite, le seuil de la porte est néanmoins difficile à franchir, et surtout bien contrôlé. Ainsi, si vous voulez un jour rencontrer un prêtre exorciste, vous devrez emprunter le « circuit officiel » et passer d’abord par le filtre de l’évêché. En effet, l’Eglise prône la plus grande discrétion autour de ses activités d’exorcisme. Ici, pas de coup de projecteur qui pourrait alimenter nombre de fantasmes. Mais peut-être est-ce également cette atmosphère de secret et de mystère qui en serait la source. Toujours est-il que la réalité de l’exorcisme en Lorraine est bien moins spectaculaire, encore moins hollywoodienne. Cette réalité, c’est celle de prêtres calmes, tempérés et paisibles aux bureaux simples et dégagés de tout matériel et autres outillages dignes des décors de cinéma. Ils ont été désignés par leur évêque pour leur disponibilité et leur discernement. Ils ont par ailleurs suivi une formation auprès du Bureau national des exorcistes, à Paris. 

Trois prêtres exorcistes exercent ainsi dans notre belle province dans les diocèses de Saint-Dié-des-Vosges, Nancy et, conjointement, Metz et Verdun. Ils reçoivent des gens sans distinction de sexe, de religion ou de catégorie sociale.  De manière générale, la fréquence des sollicitations varie en fonction de la taille du diocèse. Dans les Vosges, par exemple, le prêtre exorciste a recensé une cinquantaine  de rendez-vous en 2007, année de son entrée en fonction. Son homologue messin, qui couvre un territoire plus vaste puisqu’incluant également Verdun, aurait une centaine d’appels téléphoniques par semaine, certains répétitifs toutefois. Tandis que, l’abbé nancéien effectue un entretien tous les quinze jours environ. Mais, loin des personnes vraiment possédées, ces prêtres reçoivent avant tout des gens qui traversent des épreuves douloureuses, qui accumulent les échecs dans les domaines du travail, de l’affectif ou de la famille. D’autres, certainement marqués par une sorte de superstition, pensent qu’un esprit mauvais tourne autour d’eux. Ils se fourvoient alors dans de fausses idées, une certaine littérature ésotérique. Alors que l’exorcisme, lorsqu’il est nécessaire, est avant tout un temps de prière accompagné d’une bénédiction. Les cas de possession sont a priori rares et sont souvent sujets à caution, en tout cas pas franchement étalés sur la place publique, c’est le moins que l’on puisse dire.  Ainsi, les prêtres rencontrent parfois des personnes qui  refusent le dialogue de manière inexpliquée et deviennent violentes et agressives. Plus ou moins officiellement, il y aurait deux ou trois cas de possession par an en France selon certains. La personne « possédée » ne veut pas entendre la parole de l’Evangile, il y a des cris, des insultes, mais il ne faut pas aller chercher des choses extraordinaires. Les esprits mauvais ne sont pas toujours le fait du diable. Amen.

Les crécelles chanteront toujours …

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Fêtes Pascales obligent, dans de nombreuses villes et villages de Lorraine, les crécelles sont revenues et ne se sont pas tues. Si dans le Pays Sarrebourg la tradition reste encore bien ancrée, cette dernière perdure néanmoins difficilement dans le Pays Messin. Il était une fois en Lorraine une tradition bien particulière …

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Crécelle de Pâques (Crédits photo : Matej Bat’ha)

Revenons en effet un peu sur cette originalité qui fait l’un des doux charmes de notre belle province. Ainsi, les cloches, sitôt le Gloria de la messe du jeudi saint achevé, s’en iraient à Rome se faire confesser. Elles ne reviendraient en Lorraine reprendre du service que pour le Gloria de la messe du samedi saint. Afin de remédier au vide laissé par ces belles dames, les enfants de chœur parcourent les rues de leur village en agitant des crécelles, et ce trois fois par jour, afin d’annoncer les trois angélus et offices du matin, du midi et du soir. Le samedi, nos chers crécelleurs passent chez les habitants dans le but de recevoir friandises ou pièces de monnaies en guise de remerciements du service effectué. Les crécelles, ces petits cylindres de bois dur, qui provoquent, lorsque le rotor est lancé par un mouvement du poignet, un bruit aigrelet, seraient, paraît-il, fabriquées par les gens eux-mêmes.

Cela dit, malgré la volonté de certaines paroisses, ce folklore lorrain tend doucement à s’éteindre dans certains endroits, comme dans le Pays Messin. En effet, cette tradition semble à tort jugée anecdotique au cœur de la Semaine Sainte par certains hommes d’église qui ne la considèrent plus vraiment dans l’air du temps des valeurs chrétiennes actuelles, plus axées sur le social. Si bien que cette année, les petits crécelleurs ne sont pas sortis du côté de Metz-Nord, de Woippy à La Patrotte, tout comme au Sud de l’agglomération dans les paroisses de Gorze, Novéant-sur-Moselle et Ancy-sur-Moselle. Au contraire, leur mélodie a une nouvelle fois retenti à Corny, Mondelange, Clouange et dans bien d’autres communes de Moselle et de Lorraine. Le chant des crécelles n’est donc et heureusement pas prêt de s’arrêter.

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