Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Religion


Le monastère de la Visitation à Scy-Chazelles

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L’ordre de la Visitation a été créé le 6 juin 1610 à Annecy. Deux grandes figures sont à l’origine de cette création. Tout d’abord, Saint François de Sales, évêque de Genève et protecteur des journalistes, puis Sainte Jeanne de Chantal, pieuse veuve originaire de Bourgogne et cousine de la marquise de Sévigné. La communauté des moniales de Metz fut quant à elle fondée en 1633 sur le souhait de la Reine de France, Anne d’Autriche, de passage dans la ville. Le couvent fut à l’origine implanté rue Mazelle, avant d’occuper l’emplacement de la cité administrative, rue du Chanoine Colin en 1817. En 1953, les sœurs expropriées s’installent à Scy-Chazelles, non loin de la maison de Robert Schuman. Ce monastère accueille encore de nos jours 18 sœurs dont 2 novices. Six paroles définissent le charisme des Visitandines, à savoir joie, prière, silence, vie fraternelle, douceur et présence au monde. A noter enfin que le monastère de Scy-Chazelles, un univers d’ordinaire fermé au grand public, est à l’origine de la création d’un herbier de plantes médicinales. Le 13 décembre prochain, l’œuvre des Sœurs de la Visitation remettra cet herbier à la société civile, créant ainsi un lien temporel, perpétuant ainsi leur travail. 

Une croix de Lorraine à la frontière

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Une croix de Lorraine a dernièrement été inaugurée sur le chemin de la frontière entre la Lorraine et l’Allemagne, symbole de l’amitié qui lie désormais nos deux peuples. 

C’est en parcourant le chemin de Saint-Jacques de Compostelle qu’un pèlerin allemand s’est arrêté devant la Cruz de Ferro, poteau en bois de 5 mètres de haut surmonté d’une croix de fer qui émergeait d’un énorme tas de pierres. Chaque caillou, ramassé sur le chemin ou rapporté de chez lui, a été déposé là par un pèlerin qui se soulage par la même occasion de ses peines et de ses soucis. Cette dépose symbolique a fait son chemin dans l’esprit du pèlerin allemand, si bien qu’il a décidé de mettre son idée en pratique. Les pierres que déposeront désormais les randonneurs le long de la frontière au pied de la croix symboliseront le développement de l’amitié entre les Lorrains et les Allemands. Une excellente initiative ! 

Procession ancestrale à Grosbliederstroff

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Une procession s’est dernièrement déroulée entre les églises de Kleinblittersdorf et de Grosbliederstroff au son des cantiques religieux entonnés par les paroissiens. 

Il s’agit en réalité d’une tradition ancestrale appelée Bittage ou Rogations, du latin « rogare », qui signifie « demander ». Les Rogations se substituent d’ailleurs à la célébration romaine des Robigalia destinée à protéger les céréales de la maladie et de la rouille. Les prières d’intercessions, qui sont ainsi exprimées au cours des processions de ce type, autrefois à travers la campagne et les champs, ont généralement lieu au cours des trois jours qui précèdent l’Ascension dans le calendrier liturgique chrétien. A Saint-Avold, les premiers documents qui font état des Rogations datent de la fin du Moyen-âge. Avant Vatican II, ces trois jours marquaient le commencement d’une période de trois semaines pendant laquelle la célébration des mariages était interdite, car les fidèles observaient un jeûne. 

Au cours de la procession, les croyants demandent à Dieu de bénir et de faire fructifier les travaux des champs. Leurs prières peuvent être accompagnées d’une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de travail agricoles. 

La Parade du Graoully

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Le dimanche 16 mai, le mythe et la procession ancestrale du Graoully seront ressuscités et surtout revisités par le Centre Pompidou-Metz. Le musée les livrera en effet aux petits Messins, dont l’imaginaire constituera une voie royale vers l’art contemporain.

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S’il est bien une légende assimilée à Metz, ville aux 3 000 ans d’histoire, c’est bien celle du Graoully, terrifiant dragon. Cette « effigie ridicule et terrible aux enfants, avec des horrifiques mâchoires que l’on fait terrifiquement cliqueter » selon les écrits du XVIème siècle de l’humaniste François Rabelais, était pendant le Moyen-âge et la Renaissance portée en procession dans toute la ville puis fouettée par les enfants en signe de détestation. Sa réplique se trouve aujourd’hui dans la crypte de la cathédrale de Metz. 

En effet, selon la légende, Saint Clément fut envoyé par Saint Pierre pour évangéliser Metz. Mais il découvrit à son arrivée de nombreux serpents installés dans les ruines encore fumantes de l’amphithéâtre qui était pourtant l’un des plus grands du monde romain. L’arrivée de Saint Clément à cet endroit précis, dans cette enceinte où se produisaient les jeux du cirque, à savoir des chasses avec des animaux sauvages et des humiliores avec des crucifixions et des bûchers, n’est pas un hasard. Celui qui fut le premier évêque de Metz, réussi à soumettre le plus grand d’entre eux, le fameux Graoully, qu’il conduisit sur les bords de la Seille pour le noyer.

On perçoit à travers cette légende une symbolique évidente. Le Graoully, montre hideux qui représente les anciennes religions païennes, est terrassé par Saint Clément, envoyé de Rome, signifiant ainsi le triomphe du christianisme. L’évangélisation de la ville est alors accomplie.

Cette légende sera le fil conducteur de la parade du Graoully, qui reliera le centre historique au Centre Pompidou-Metz, construit lui-même non loin de l’ancien amphithéâtre romain. De quoi montrer que l’un ne tourne pas le dos à l’autre, que la cathédrale du XIIème siècle ne s’oppose pas à celle du XXIème siècle. Pour faire, le départ du cortège est donné à 10 heures Places d’Armes. Tous les participants, parents et enfants, devront avoir revêtu un t-shirt blanc. Des crécelles et autres jouets bruyants seront alors distribués, afin de faire le plus de bruit possible. De quoi réveiller une autre tradition de Lorraine. Le cortège accompagnera une effigie du Graoully de presque 30 mètres de long réalisée dans un atelier de Maxéville, près de Nancy. Le monstre aux couleurs de la ville, c’est-à-dire blanc et noir, sera porté par une vingtaine de personnes qui le feront onduler.

En attendant le déroulement de cette manifestation, nous pouvons que nous réjouir de voir revivre cette tradition ancienne et populaire. Nous regrettons toutefois qu’elle ne s’apparente pas à sa forme originelle, à savoir une procession religieuse. Il sera intéressant en tout cas de constater d’un point de vue sociologique si le Graoully, autrefois détesté et craint, ne sera pas au XXIème siècle adulé et loué. De la toiture de la gare de Metz, dont on dit qu’elle serait faite de ses écailles, aux caves des maisons de la ville où il rôderait encore pour effrayer les enfants qui ne seraient pas sages, son ombre continue de planer encore aujourd’hui sur une ville plusieurs fois millénaire …

L’orgue de retour en l’église de Marville

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Après des mois d’attente, le roi des instruments est enfin arrivé à Marville, dans la Meuse. Les murs de l’édifice espéraient en effet depuis 1917 que les voix célestes retentissent comme jadis dans la belle église Saint-Nicolas. Sur la tribune de pierre, sculptée telle une dentelle du XVIème siècle, la balustrade flamboyante, qui surmonte une riche console, était restée vide depuis la destruction des orgues par les troupes allemandes pour fabriquer des obus. Un acte ayant fait régner le silence sous les voûtes séculaires de l’église de Marville depuis 90 ans. La construction d’un nouvel orgue a demandé deux ans. Ce dernier est composé d’un petit et d’un grand buffet, de 21 tuyaux de façades et de près de 1 600 tuyaux au total. A noter que le buffet est celui d’origine. De style hispanique, il conserve l’empreinte des temps passés. Marville fut en effet pendant une période en partie sous domination espagnole. L’alliage des tuyaux est composé de 55 % d’étain et de 45 % de plomb, soit les proportions que l’on trouvait en Espagne au XVIIIème siècle. Les tubes sont enfin en pin, un bois qui résonne comme une véritable merveille en matière musicale. 

(Source : presse régionale) 

Traditions : Semaine Sainte en Lorraine germanophone

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Dans la partie germanophone de la Lorraine, plus précisément en Moselle-Est, la Semaine Sainte porte le nom de Karwoche, qui vient du vieil allemand « Kara » qui signifie gémissement, tristesse et affliction. Cette semaine particulière dans le calendrier religieux commence le dimanche de la Passion du Seigneur et prend fin à Pâques.

Semaine Sainte

On observe cette tradition depuis le IVème siècle après Jésus-Christ. Le dimanche des Rameaux rappelle quant à lui l’entrée de Jésus dans Jérusalem, assis sur un âne et acclamé par la foule. Afin de commémorer cet évènement, les croyants organisent une procession au cours de laquelle les rameaux, du buis en Lorraine, sont bénis. En Moselle-Est, le retour du Christ est reconstitué au son du chant Lauda Jérusalem. Les rameaux bénis sont ensuite déposés dans les maisons, car ils possèdent la vertu de protéger des guerres et de la peste. Au XVIème siècle, la ville de Saint-Avold achetait le buis distribué aux fidèles lors de l’office. Depuis, de nombreuses autres traditions ponctuent la Semaine Sainte. Par exemple, dans la vie quotidienne, les ménagères effectuent leur nettoyage de printemps. Elles purifient ainsi les maisons, l’hiver est passé. Le Triduum Sacrum, c’est-à-dire le Jeudi Saint, le Vendredi Saint et le Samedi Saint, marque l’importance accordée au sacrifice de Jésus sur la croix. Le Jeudi Saint ou Grundonnerstag, qui vient de « Grienen » ou souffrance, symbolise le dernier repas du Christ avec ses douze apôtres, la Cène, avant son arrestation par les Romains au mont des Oliviers. Jésus lava alors les pieds de ses disciples. La tradition du lavement est reprise dans les églises et à la fin du Moyen-âge les prêtres firent de cet acte un signe d’humilité. En outre, au cours de l’office, dont le cadre est inhabituel, puisque l’autel est dépouillé et les statues et crucifix recouverts d’un voile violet, les servants de messe utilisent leurs crécelles. Ces dernières remplacent les sonneries des cloches parties à Rome. Jusqu’au samedi, des groupes d’enfants sillonnent les rues pour appeler la population aux offices. Chaque village possède ses chants en Platt. D’origine germanique, la tradition des crécelles remonte au Moyen-âge. Le Vendredi Saint, férié en Moselle, est un moment de jeûne et d’abstinence censé célébrer l’adoration de la croix. Enfin, le Samedi Saint, toutes les croix en bois des défunts de l’année sont brûlées dans les cimetières. En Pays Naborien, les habitants participent au chemin de croix érigé au XVIIème siècle à la chapelle Sainte-Croix. 

(Source presse régionale, Société d’Histoire du Pays Naborien)

Droit Local et Université

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Actuellement, sur les bancs de la faculté de Metz, 26 séminaristes suivent le cycle de théologie. Au nom de la laïcité de la future Université de Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/12/09/le-label-campus-pour-luniversite-lorraine/), certains demandent que l’Eglise assure ses propres formations. Il faudrait alors que le département de théologie de Metz abandonne tout caractère religieux, ce qui serait pour le moins paradoxal, au sens propre des termes. Rappelons que le Grand séminaire, avenue Jean-XXIII à Metz, abrite des salles de cours universitaires. Le Centre Autonome d’Enseignement de Pédagogie Religieuse (CAEPR), autrement dit le département de théologie de l’université Paul-Verlaine de Metz, forme 120 étudiants, dont 26 séminaristes. Ces derniers deviendront les futurs prêtres des diocèses de Metz, Verdun, Saint-Dié et Nancy. Il en est ainsi depuis que la cité ducale a fermé son séminaire en 2002. Or en 2012, l’Université de Lorraine devrait normalement voir le jour. Certains estiment que les clercs et les laïques qui travaillent pour l’Eglise doivent être formés par celle-ci sur ses fonds propres, dans la mesure où aucun crédit public ne doit être attribué à un département à finalité religieuse. En France, c’est la fonction des séminaires. Sauf que la France et une partie de la Lorraine ne sont plus sous régime concordataire depuis la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. L’Alsace et la Moselle étant alors annexées, le Concordat de 1801 y est ainsi resté en vigueur. C’est pourquoi les prêtres, les laïques en mission, les pasteurs et les rabbins sont encore rémunérés par l’Etat français. L’Université de Lorraine devra donc trouver une réponse appropriée à cette particularité. Il n’est cependant absolument pas envisageable de remettre en question le Droit Local.  

Histoire de Sœur Hélène à Metz

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Les anciens doivent encore se souvenir de l’historique procession du 15 août à Metz. On raconte qu’en 1918, des personnes pieuses, craignant que les troupes allemandes qui sentaient la défaite approchée se cramponnent aux fortifications de Metz et transforment la ville en un second Verdun, demandèrent à Mgr Benzler de faire le vœu d’y ériger une statue de la Vierge si la cité lorraine était épargnée. Et ce fut bien heureusement le cas. C’est pourquoi une statue d’une hauteur de 1,90 mètre, sculptée par Jacques Martin, posée sur une colonne d’ordre ionique en pierre de Jaumont mesurant huit mètres, fut inaugurée le 15 août 1924, afin de tenir la promesse faite. Mais une autre histoire est liée à cette statue. C’est celle de Sœur Hélène … 

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La statue de la Vierge Place Saint-Jaques à Metz (Crédits photo : Alice Volkvardsen)

Nous sommes le 15 août 1940. La ville est une nouvelle fois sous occupation allemande. Des Messins se sont rassemblés en nombre Place Saint-Jacques, près de la statue mariale. Une immense croix de Lorraine ornée de fleurs est attachée à la colonne. Sur ce ruban on peut lire la fameuse devise de notre belle province : « Qui s’y frotte s’y pique ». De nombreux SS sont également là, afin d’encercler la foule, quand soudain la voix de Sœur Hélène s’élève appelant la patrie, exaltant la prière et l’espoir, narguant les Allemands. Les gens reprennent alors son refrain avec enthousiasme.

Née en 1891 à Amiens, Hélène Studler est venue après l’armistice à l’hospice Saint-Nicolas de Metz. A la veille de la guerre, elle est déjà très populaire à Metz. Pendant les combats, en juin 1940, elle apporte soins, nourriture et réconfort aux prisonniers français cachés à Metz. Puis dès juillet de la même année, elle met en place une des plus importantes filières de passage d’évadés et de réfractaires lorrains. Son réseau est bien structuré et organisé. Plusieurs de ses collaboratrices dévouées sont chargées de réceptionner « des colis »  à divers endroits, généralement des églises, et de les accompagner jusqu’à la gare. Un jour, l’une d’entre elles réceptionne deux « colis » un peu particuliers à l’église Saint-Martin. L’un d’entre eux était François Mitterrand. Blessé par un éclat d’obus, il avait été fait prisonnier en Allemagne en juin 1940 et s’était évadé. Arrivé à Metz, le réseau de Sœur Hélène le fait passer en zone libre Le jeune homme de 24 ans rejoint alors l’administration de Vichy.

Le 2 février 1941, la Gestapo fait une descente à l’hospice. Sœur Hélène et les prisonniers qui s’y trouvaient sont  tous arrêtés. Bien que soumise à un interrogatoire musclé, Sœur Hélène ne livre personne. Son réseau peut alors continuer à fonctionner. Elle est condamnée à un an de prison, mais sa peine est suspendue en raison de son état de santé. En 1942, suite à de nouvelles menaces, elle utilise sa propre filière et se réfugie à Lyon, d’où elle organise l’évasion du général Giraud. Elle décède en novembre 1944 à Clermont-Ferrand. Le 17 juin 1946, son corps est ramené en grande pompe à Metz, où plus de 100 000 personnes viennent  pendant deux jours s’incliner sur sa dépouille. 

A noter enfin que la statue de Notre-Dame des prisonniers, que l’on peut observer dans la niche de l’ancien hospice Saint-Nicolas à Metz représente Sœur Hélène. Un peu plus loin, face à la place Saint-Thiébault, un petit square a été baptisé à son nom. La municipalité actuelle de Metz envisage de mettre une plaque commémorative au pied de la statue mariale place Saint-Jacques, afin d’honorer cette héroïne de guerre qui a permis le transfert de plus de 2 000 personnes. 

Behren-lès-Forbach : restauration de l’église Jean Bosco

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L’église Jean Bosco située à Behren-lès-Forbach est fermée depuis la mi-janvier pour un an de travaux. Ces derniers concernent la rénovation totale du bâtiment. Il faut dire que toutes les installations de cet édifice construit dans les années 1960 étaient vétustes. Que ce soit le chauffage, les fenêtres, l’électricité ou encore l’isolation, tout était vraiment à refaire, comme dans la plupart de ces bâtiments élevés durant ces années un peu folles et qui résistent nettement moins bien à l’effet du temps que les constructions du Moyen-âge. Après cette restauration d’un montant de 800 000 euros, l’église sera beaucoup plus fonctionnelle. Sa consommation de chauffage sera également nettement moins élevée. Si la façade sera rénovée, un nouvel éclairage, de nouvelles fenêtres, ainsi qu’un nouveau plafond acoustique seront réalisés. Un nouveau carrelage sera de même posé. Bref, le lifting sera complet. Un vrai coup de jeune. Salutaire et nécessaire.   

Bitche : sursis pour Saint-Augustin

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Dans la cité fortifiée, le collège et lycée privé Saint-Augustin, sous tutelle du diocèse de Metz et sous contrat avec le ministère français de l’éducation nationale, qui existe depuis le XVIIIème siècle, risquait de fermer ses portes à la rentrée prochaine. Finalement et pour mettre fin à toute polémique dans ce climat de suspicions et d’inquiétudes, l’évêque de Metz a dernièrement assuré que l’établissement continuerait à remplir sa mission d’enseignement en 2010. Il n’a cependant rien promis pour 2011. Un conseil d’accompagnement, composé d’experts pédagogiques et économiques, sera prochainement mis en place afin d’établir un état des lieux. Le but est ici d’accompagner le chef d’établissement, de réfléchir au fonctionnement de la structure et de la doter d’une gestion économique. Car le handicap majeur de Saint-Augustin réside dans ses baisses chroniques d’effectifs. Confondus, collège, lycée et classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieur ne comptent que 350 élèves, alors que les bâtiments peuvent en accueillir jusqu’à 1 500. L’établissement privé souffre depuis plusieurs années d’une baisse de fréquentation, en particulier suite à la création du lycée public Teyssier à Bitche en 1973. Pour pallier ce problème et redresser Saint-Augustin, plusieurs pistes d’ouverture sont envisagées, avec tout d’abord l’aide des anciens élèves, dont certains occupent des places de responsables politiques et économiques, mais aussi en recherchant des partenariats avec des privés en lien avec le collège. La création d’un centre d’art ou encore la mise en place d’une unité pédagogique d’intégration pour les jeunes souffrant de troubles du langage comme la dyslexie sont également étudiées. 

Voyage dans le temps à l’Abbaye Notre-Dame d’Autrey dans les Vosges

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Située en Lorraine, dans la Vallée de la Mortagne, l’Abbaye Notre-Dame d’Autrey forme avec ses jardins un ensemble unique dans un petit village vosgien de 300 habitants. L’Abbaye fut fondée par l’évêque de Metz, à savoir le Cardinal Etienne de Bar, sans doute à son retour de la seconde croisade, c’est-à-dire à la fin de l’année 1149. Il faut dire qu’autrefois, les vallées de Moselle et de la Meurthe étendaient jusqu’aux Vosges, non seulement l’influence politique et économique de l’évêché de Metz, mais également son rayonnement spirituel. 

Abbaye Autrey

L’Abbaye Notre-Dame d’Autrey dans les Vosges (Crédits photo : Cham)

L’Abbaye d’Autrey jouit d’un environnement remarquable. A cet endroit, la rivière sort de la montagne, partageant l’arc de forêt qui couvre, d’Epinal à Baccarat, le versant Nord-Ouest des Vosges. La vallée, étroite, pittoresque et taillée dans les roches de grès vosgien, s’y épanouit subitement.  

Après la guerre contre Charles le Téméraire, l’Abbé Claude Steveney entreprit la restauration de l’église. Les travaux conduits par deux maître-maçons d’Epinal, de 1537 à 1545, aboutirent à un bel exemple d’architecture religieuse. Le transept, le chœur, le chevet et la Chapelle Saint Nicolas se mêlent pour former un beau compromis entre le style gothique et renaissant. La chapelle Saint Hubert constitue quant à elle un magnifique monument vosgien de la Renaissance. L’abbaye comprend également les bâtiments conventuels, un pavillon abbatial, un magnifique portail et un remarquable jardin arboretum. 

Seule abbaye vosgienne classée encore habitée par une communauté religieuse, Notre-Dame d’Autrey cherche par tous les moyens à entretenir son patrimoine exceptionnel. C’est pourquoi des activités culturelles et une souscription ont été lancées en parallèle d’un projet de restauration. Le site est représentatif d’une période allant du XIIème au XXIème siècle. Ses 4 hectares offrent un décor et une sérénité qui en font un havre de paix et de beauté.

Pèlerinage de la Saint-Blaise à Metz

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Nous souhaitons aujourd’hui vous faire découvrir une tradition religieuse qui se perpétue de génération en génération et qui est encore bien présente en Lorraine, notamment à Metz. Il s’agit des célébrations de la Saint-Blaise. Celles-ci se sont dernièrement déroulées dans la première ville de Lorraine, en l’église Saint-Eucaire, véritable bijou médiévale situé dans le pittoresque quartier Outre-Seille. Depuis de très nombreuses années, ce pèlerinage autour de ce médecin et évêque devenu martyr au IIIème siècle déplace les foules à Metz. Car à la Saint-Blaise, on vient aussi et surtout pour les petits pains. Ils sont ronds et hérissés de légères piques qui symbolisent les dents du peigne à carder ayant servi à supplicier le Saint. Une fois bénis, on leur accorde des vertus protectrices pour la santé, en particulier pour la gorge. Une manifestation à découvrir une fois par an.

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