Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Religion


Pèlerinage et reliques à Saint-Quirin

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Martyrisés par les Romains en 132 après J-C, les reliques de Saint Quirin et de Sainte Blandine ont voyagé de Rome jusqu’à Neuss, en Allemagne, en 1049, à la demande du pape lorrain Léon IX qui voulait en faire cadeau à sa sœur retirée dans un couvent germanique. Mais lors d’une étape à proximité des terres natales du pape, la légende raconte que les reliques furent comme scellées au sol. Impossible de les transporter plus loin. Une chapelle et une église furent alors édifiées à cet endroit précis et un village se développa peu à peu pour accueillir les pèlerins. La commune prit naturellement le nom de Saint-Quirin.

Saint-Quirin

Le village de Saint-Quirin dans le Pays de Sarrebourg (Crédits photo : Torsade de Pointes)

En 2012, le pèlerinage existe toujours. Cinq fois par an, les reliques de Saint Quirin et de Sainte Blandine quittent l’église priorale aux trois bulbes, reconstruite sur les ruines de l’église romane, vers la Haute chapelle qui surplombe le village. La procession la plus importante a lieu chaque jeudi de l’Ascension. Sur son passage, les marchands couvrent leurs étals. Car à la fête religieuse s’est greffée une immense braderie à laquelle se presse un monde fou.

Saint Quirin est reconnu pour guérir les maladies de la peau.

Tradition des Saints de Glace

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Selon des croyances européennes qui remontent au Haut Moyen-âge, les fameux Saints de Glace, Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais, fêtés les 11, 12 et 13 mai, sont censés apporter les toutes dernières gelées de l’hiver.

Tradition des Saints de Glace dans Culture et patrimoine Saints-de-Glace

Saint Mamert introduit la fête des Rogations à partir de 470, afin de mettre fin à une série de calamités naturelles. A cette occasion, les agriculteurs se retrouvaient et récitaient au cours de processions paroissiales des prières pour protéger les cultures durant ces jours critiques. Le patronage de ces saints ne se révélant pas toujours favorable, ils ont fini par incarner le retour du froid.

Le changement dans le calendrier date de 1960. L’Eglise catholique romaine a en effet décidé de remplacer les saints associés aux inquiétudes agricoles, que le Vatican assimilait à une réminiscence de paganisme, par d’autres saints qui n’avaient aucun lien avec ces croyances populaires, à savoir Sainte Estelle, Saint Achille et Sainte Rolande.

Si le phénomène est difficilement vérifiable, beaucoup de jardiniers lorrains attendent ce dernier cap pour effectuer certains travaux.

La Légende de Saint-Vincent et de la linotte

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Les hommes attribuent souvent un rôle symbolique aux oiseaux. En Moselle germanophone, la chouette était par exemple annonciatrice de malheurs, tandis que le chardonneret est encore aujourd’hui un symbole de la Lorraine et le rossignol le messager des amoureux. La linotte est quant à elle devenue l’oiseau fétiche des vignerons, tout simplement parce qu’elle vit là où ils travaillent. C’est en effet un oiseau qui aime vivre dans une végétation peu fournie et proche du sol. La forêt dense n’est donc pas son habitat de prédilection. Elle préfère au contraire les terres cultivées des campagnes, où elle trouve refuge dans les haies et les vignes. C’est la raison pour laquelle les viticulteurs du Toulois en ont fait une légende, celle de Saint-Vincent et de la linotte.

La Légende de Saint-Vincent et de la linotte dans Culture et patrimoine Linotte

La linotte fait partie intégrante des contes et des légendes de Lorraine (Crédits photo : R. Hendrick)

Un jour que Saint-Vincent, patron des Vignerons, se promenait dans la région de Toul, il serait entré dans une maison, dont le propriétaire s’était absenté. Il y avait une cruche remplie de vin posée sur la table. Le Saint se serait servi un verre et commença à boire quand un oiseau entra par la fenêtre et se posa sur sa main. Il lui dit alors :

- Saint-Vincent, je suis la linotte. Je veille sur la vigne et les vignerons depuis toujours. Pourtant, je n’ai jamais reçu de récompense pour mes services et mon chant. Les plumes du rouge-gorge sont oranges sur sa poitrine et celles du chardonneret sont multicolores, mais moi, je reste grise.

- Je ne peux pas faire grand-chose pour toi, linotte, répondit Saint-Vincent. Mais en attendant, est-ce que tu veux un peu de vin ?

L’oiseau se serait alors penché sur la cruche pour boire, mais il aurait glissé et failli se noyer. Saint-Vincent l’aurait rattrapé juste à temps. On dit qu’il serait alors apparu sur la poitrine de la linotte une tâche rouge foncé, teintée de bleu et de gris, comme le vin du pays de Toul. L’oiseau était enfin récompensé de ses efforts.

L’ancienne Abbaye de Rangéval, joyau meusien

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Trop longtemps dissimulée aux regards par de hauts murs, la somptueuse Abbaye de Rangéval, dans la Meuse, ouvre désormais ses grilles tous les dimanches à Géville. La magnificence du bâtiment et son écrin de verdure exceptionnel en font un véritable trésor. Edifiée au creux d’un vallon entre Commercy et Toul, le sanctuaire sort timidement de l’anonymat.

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L’ancienne Abbaye des Prémontrés de Rangéval (Crédits photo : Wikipédia)

Fondée en 1150 par Hadwige, châtelaine d’Apremont et par le Chapitre de la cathédrale de Toul, la longue histoire de l’abbaye de Rangéval est liée à celle de l’ordre des Prémontrés. Ce dernier fut créé par Norbert et ses compagnons il y a près de 1 000 ans dans la forêt de Prémontré, près de Laon. Considéré comme l’un des grands ordres religieux du Moyen-âge avec les cisterciens et les bénédictins, l’ordre des Prémontrés, appelé aussi ordre norbertin, ou ordre blanc, comptait à la fin de l’Ancien Régime une centaine d’abbayes et de prieurés, presque tous situés au Nord de la Loire.

Malgré la destruction de l’édifice au cours de la Guerre de Trente Ans et à la suite de pillages successifs, la trésorerie des abbés réguliers de Rangéval a permis de reconstruire le monastère à la fin du XVIIème siècle.

Les bâtiments conventuels encore visibles aujourd’hui furent quant à eux élevés dans la première moitié du XVIIIème siècle. Le site et ses dépendances furent entourés d’un imposant mur d’enceinte en pierre de taille vers 1750. La révolution française chassa les religieux de l’abbaye, enlevant ainsi à ces lieux réguliers leur destination originelle. Le mobilier et les œuvres d’art furent également détruits ou volés. Si bien qu’après ce énième pillage, seuls les ailes Nord et Est du carré claustral et le logis abbatial sont parvenus jusqu’à nous. Mais de nombreux trésors s’offrent aux yeux des visiteurs, à l’image du cloître voûté d’ogives, de la salle capitulaire à colonnes corinthiennes ou encore du réfectoire avec sa belle cheminée.

Synagogue centenaire à Metz

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L’Adass Yéchouroun a dernièrement célébré ses 100 à Metz. La petite synagogue polonaise fut en effet fondée par Moïsché Bleitrach en 1912. Ce second lieu de culte juif a été élevé car il était joué de l’orgue dans la grande synagogue. Situé près du Home israélite, l’édifice était à l’origine fréquenté par des juifs orthodoxes de Pologne et d’Europe de l’Est. Même s’il est plus petit aujourd’hui qu’à l’époque, des offices y sont toujours célébrés. Il s’agit de l’une des quatre dernières synagogues du genre existantes encore en France avec celles de Strasbourg, Toulouse et Paris.

Saint-Vincent : Perle gothique de Metz

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Après la cathédrale de Metz, la basilique Saint-Vincent constitue, par ses dimensions, le second édifice religieux de Moselle. C’est la raison pour laquelle on la surnomme la « seconde cathédrale de Metz ». Pourtant, ce joyau de l’art gothique se dissimule derrière des arbres centenaires et surtout son monumental portail classique. Nul ne peut en effet imaginer que derrière son imposante façade du XVIIIème siècle, construite par les architectes Barlet et Louis sur le modèle de l’église Saint-Gervais de Paris, se cache un authentique édifice gothique du XIIIème siècle.

Saint-Vincent : Perle gothique de Metz dans Culture et patrimoine Basilique-Saint-Vincent-Metz

La basilique Saint-Vincent à Metz (Crédits photo : Wikipédia)

La façade superpose les trois ordres de colonnes, à savoir le dorique, le ionique et le corinthien. Une fois le portail franchi, le visiteur se retrouve dans la nef gothique, lumineuse et légère, qui s’élève à 22 mètres de haut. Des vitraux remarquables, en particulier celui intitulé Le couronnement de la Vierge de Laurent-Charles Maréchal, fondateur de l’Ecole de Metz, ainsi que le maître-autel, la chaire à prêcher suspendue et les reliques de Saint-Vincent et de Sainte-Lucie sont à découvrir…

Le Parcours Chagall à Sarrebourg

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Il y a trois œuvres monumentales de Chagall dans le monde : le vitrail de la chapelle des Cordeliers à Sarrebourg, celui de l’ONU à New York et la tapisserie présentée au Musée du Pays de Sarrebourg. Cette dernière, qui mesure 7 mètres sur 4,8 mètres, est une copie conforme du vitrail de l’ONU. L’architecture du musée de la ville a été conçue en fonction de son emplacement. Le visiteur doit ainsi monter quelques marches pour en apprécier toute la dimension. Même si Chagall s’est inspiré de références religieuses, il a également cherché à rendre hommage à l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Dag Hammarskjöld, mort dans un accident d’avion en Afrique, au début des années 1960. En effet, le secrétaire général aimait la 9ème Symphonie de Beethoven. Une danseuse, un chef d’orchestre et une partition y font secrètement allusion. Les œuvres de Chagall sont truffées de messages et de symboles.

Le Parcours Chagall à Sarrebourg dans Culture et patrimoine vitrail-Chagall-Sarrebourg

Vitrail de la chapelle des Cordeliers à Sarrebourg (Crédits photo : Culturebox)

La chapelle des Cordeliers, qui date du XIIIème siècle, s’est également révélée comme un écrin de choix pour l’artiste. L’ancienne église d’un couvent de franciscains abrite en effet un somptueux vitrail de 7,50 mètres de large sur 12 mètres de hauteur. Il a été fabriqué en 1976 à Reims par Charles Macq. Sa réalisation a été supervisée par Marc Chagall depuis sa résidence à Saint-Paul-de-Vence. C’est pour cela que les puristes ne remettent pas en cause l’authenticité du vitrail. En bas de ce dernier, il y a une bande qui représente Sarrebourg, avec la Sarre, le monument aux morts et des cerfs, symbole du blason de la ville. Un autoportrait du maître est par ailleurs noyé dans une des scènes bibliques illustrées dans l’œuvre colorée, mêlant l’Ancien et le Nouveau testament.

Le Parcours Chagall, balisé fin 2008 entre le musée et la chapelle des Cordeliers, passe devant la synagogue et emprunte la rue de la Paix. La Paix est justement l’intitulé des œuvres principales présentées sur le parcours. A noter enfin que Chagall, d’origine biélorusse, était de confession juive. Que de symboles…

Le surhuméral de Toul

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Le saviez-vous ? Le « surhuméral » est un ornement fort rare, une sorte de toute petite cape brodée d’or et de pierres couleur topaze, que seuls 4 évêques ont le droit de porter : 2 en Allemagne, à Eichstätt et Paderborn, l’archevêque de Cracovie, et celui de Toul. A Toul, l’évêque le revêt depuis le XIIème siècle, sur autorisation papale.

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Le port du surhuméral par l’évêque de Toul remonte au XIIème siècle (Crédits photo : introibo.fr)

Fête des Lanternes à Maxéville

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Le défilé des Lanternes de la Saint-Martin, ou  Laternenumzug, à Maxéville, près de Nancy, est le plus important du Grand Est.

Cette fête attire en effet aujourd’hui plus d’un millier d’enfants et d’adultes de toute l’agglomération à la lueur des lanternes et au son des fanfares de Maxéville et de Ramstein-Miesenbach, la ville jumelée allemande. Par ailleurs, les habitants sont cordialement invités à orner leurs balcons et fenêtres de bougies tout le long du parcours. La fête se termine par la dégustation de bretzels, de vin et de chocolat chauds autour d’un grand feu de bois.

La Laternenumzug est une coutume très répandue en Allemagne, qui rassemble tous les ans à la Saint-Martin des milliers d’enfants défilant dans les rues avec leurs lanternes, accompagnés par des musiciens.

Cette tradition revit depuis plus de 20 ans à Maxéville. 

Sur les chemins de Saint-Nicolas

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L’association Les Pèlerins de Saint-Nicolas envisage de créer Les Chemins de Saint-Nicolas, un projet qui prévoit de créer un réseau lorrain de chemins via le lieu de pèlerinage de Saint-Nicolas-de-Port. Un premier tronçon suivrait l’ancienne route du sel de Sarreguemines à Saint-Nicolas-de-Port, via Sarralbe, Munster, Marsal et Vic-sur-Seille. Deux jonctions sont également à l’étude. La première avec le chemin jacquaire qui va de Metz à Langres, la seconde à hauteur de Munster, avec un chemin nicolaïen Trèves-Munster. L’objectif de l’association est de faire reconnaître ces tracés comme itinéraires culturels européens sur le thème du Saint Patron de la Lorraine, afin de pouvoir débloquer des fonds de l’Union Européenne pour financer une partie du balisage.

Restructurations scolaires aussi dans l’enseignement religieux

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Héritage historique du Concordat, l’enseignement religieux, officiellement obligatoire sous-réserve de dispense en bonne et due forme en Moselle, est également victime des iniques et odieuses restrictions budgétaires qui touchent le rectorat de Nancy-Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger-2/). La situation est inédite et implique un mouvement de fond sans précédent au sein de cet enseignement.

45 % des collégiens suivent cet enseignement en Moselle, alors qu’ils ne sont que 42 % en Alsace. Pourtant, les deux départements alsaciens, également sous régime concordataire, ne sont pas soumis aux mêmes restrictions. En effet, la Lorraine perd au total 880 postes d’enseignants toutes matières confondues à la rentrée, l’Alsace à peine 9.  

Nous pouvons déplorer l’absence d’une enveloppe budgétaire spécifique qui permettrait de compenser le déséquilibre de traitement avec les Alsaciens. Car l’enjeu est bel et bien de préserver le statut concordataire en Moselle (voir : http://blefondation.e-monsite.com/rubrique,droit-local,822553.html).

Jusqu’à présent, 5 élèves étaient nécessaires pour constituer une classe, 15 pour deux classes, et 30 pour trois. Cette année, les règles de calcul sont plus drastiques, puisqu’il faut 20 élèves pour faire une classe, 26 pour deux et 46 pour trois. C’est pourquoi des collèges de Woippy et de Moulins-lès-Metz sont d’ores et déjà privés de cours de religion, faute du nombre minimal d’élèves.

En 2010-2011, 77 enseignants dispensaient des cours de religion, dont 60 titulaires d’un CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré). Ces derniers sont donc assurés de retrouver un poste. Par ailleurs, 6 des 14 contractuels en CDI ont été placés. Les autres peuvent soit démissionner avec des indemnités, soit se reconvertir.

La fin de la congrégation des Lazaristes à Metz ?

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L’évêque de Metz, Pierre Raffin, a décidé de mettre fin à la présence des Lazaristes de la paroisse Saint-Simon-et-Saint-Jude installés au Fort-Moselle depuis 1921. Ces religieux organisent depuis 1927 un pèlerinage très couru en l’honneur de Saint Jude pour les « causes difficiles et humainement désespérées », dont les recettes échappent au diocèse de Metz.

Si le droit canonique issue du Droit Local (voir : http://blefondation.e-monsite.com/rubrique,droit-local,822553.html) permet à l’évêque de Metz d’agir comme bon lui semble dans son diocèse, en effet, les diocèses de Metz et de Strasbourg sont placés sous l’autorité directe du Pape, celui-ci ne l’autorise en aucun à scandaliser les paroissiens. Il aurait en effet tenu des propos très durs à l’égard de ces derniers présents à une réunion d’explication : « Ce qu’un évêque a fait, un autre le défait » et « si ça ne vous plait pas, vous irez voir ailleurs ». Ou comment user de son pouvoir autocratique pour faire la pluie et le beau temps.

De même, selon certaines sources, l’évêque n’aurait pas hésité à assimiler la congrégation des Lazaristes à un « secte ». Des paroles qui ne sont pas dignes de sa fonction.

Les paroissiens, qui apprécient que cette église soit ouverte tous les jours et qu’une messe y soit célébrée quotidiennement, ont été choqués. Leur mécontentement, qui s’était exprimé jusqu’ici à travers une pétition signée par 600 personnes ou des lettres adressées au Vatican, s’est dernièrement transformé en une manifestation qui a rassemblé une centaine de personnes. Exaspérés, les paroissiens ont également décidé de saisir le Tribunal Administratif de Strasbourg pour « excès de pouvoir de l’évêque » et le procureur de la république de Metz pour « recel de succession ». Par ailleurs, la mairie de Metz, qui est propriétaire des bâtiments de la paroisse, refuse d’expulser les prêtres. Ils devraient par conséquent y rester jusqu’à nouvel ordre.

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