Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Politique


Conférence du Président du Groupe BLE Lorraine à Strasbourg le samedi 28 mars 2015

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Invité par l’Initiative Citoyenne Alsacienne 2010 (ICA 2010), le Président du Groupe BLE Lorraine, M. Thomas RIBOULET, donnera une conférence le samedi 28 mars 2015 à 15 heures au Centre culturel alsacien à Strasbourg autour de son ouvrage Fédéralisme allemand et centralisme français à l’épreuve de l’efficacité économique. Un débat avec le public s’en suivra.

Informations sur la manifestation :

Centre culturel alsacien

5, Boulevard de la Victoire

67000 Strasbourg

Samedi 28 mars 2015

15 heures.  

Le Sillon Lorrain exige le maintien des grandes institutions en Lorraine

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Le Conseil Syndical du Pôle métropolitain du Sillon Lorrain a dernièrement adopté une motion pour exiger le maintien de plusieurs sièges d’institutions en Lorraine dans le cadre de la polémique et illégitime future grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. Les Lorrains entendent ainsi remettre les pendules à l’heure face aux Champenois et surtout face aux Alsaciens. Dans cette optique, le Sillon Lorrain veut que les sièges de l’Hôtel de Région, de l’Assemblée régionale et de la Zone de Défense et de Sécurité Est restent à Metz, que les sièges de l’Agence Régionale de Santé, de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie et du Rectorat soient maintenus à Nancy et qu’Epinal conserve le siège de la Chambre Régional des Comptes, qui couvre déjà l’ensemble de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne.

Créé en 2011, le Pôle métropolitain du Sillon Lorrain regroupe les quatre agglomérations de Diddenowen (Thionville), Metz, Nancy et Epinal.

logo Pôle métropolitain Sillon Lorrain

Vandières : un panneau pour rappeler les promesses non tenues

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A Gandrange, Nicolas Sarkozy a eu sa plaque pour rappeler ses promesses non tenues. A Hayange, François Hollande a également eu la sienne. A Vandières, c’est le Conseil Régional de Lorraine, et plus particulièrement son Président, Jean-Pierre Masseret, qui est désormais points du doigt par un panneau de bois de près de trois mètres de haut réalisé par une habitante de Bayonville-sur-Mad. L’objet dénonce les 23 millions d’euros qui ont été engloutis pour rien en vue de préparer le terrain destiné à accueillir la future gare d’interconnexion TGV-TER, avant que le projet ne soit finalement lâchement abandonné par Jean-Pierre Masseret suite aux résultats de la consultation du 1er février 2015. Selon le maire de Vandières, les socialistes, emmenés par le Président du Conseil Régional de Lorraine, portent l’échec retentissant de ce dossier. Le pouvoir de décision leur appartenait en effet.

Signature d’une alliance stratégique contre la fusion des régions

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Le Parti Lorrain (PL), la Fédération Démocratique Alsacienne (FDA) et le Mouvement Franche-Comté ont signé mardi 10 mars 2015 à Mulhouse une alliance stratégique. Les nouveaux alliés entendent ainsi engager toute procédure utile pour faire abroger la fusion de leurs régions qu’ils estiment « anti-démocratique », « illégitime » et « incohérente » d’un point de vue économique et géographique.

Des actions juridiques seront menées contre la nouvelle carte territoriale en insistant notamment sur le fait qu’elle n’a fait l’objet d’aucune concertation de la population. Le Mouvement Franche-Comté et le collectif « Alsaciens réunis », qui fait partie de la FDA, ont d’ores et déjà déposé chacun une plainte auprès du Conseil de l’Europe pour violation de la Charte européenne de l’autonomie locale. Les Alsaciens réunis » devraient également déposer prochainement un autre recours devant le Conseil d’Etat.

A noter que le PL et la FDA s’étaient déjà rapprochés il y a quelques semaines pour constituer une liste commune aux élections régionales qui doivent se dérouler en décembre 2015.

L’INSEE intégrera bien l’ancienne gare de Metz

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Hébergés provisoirement dans les locaux de TDF au Technopôle à Metz, les agents de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) seront transférés d’ici 2017 dans l’ancienne gare de Metz, située Place du Roi George.

ancienne gare Metz

L’ancienne gare de Metz abritera bientôt l’INSEE (Crédits photo : FAB5669, Wikipédia)

Edifiée sous le Second Empire par les Français, l’ancienne gare de Metz a été reconstruite par les Allemands en 1878 après un incendie. Après le départ des cheminots, le bâtiment a été racheté 8 millions d’euros à la SNCF par le ministère français des finances, dont dépend l’INSEE. 13 millions d’euros supplémentaires seront nécessaires pour entièrement réaménager les 5 490 mètres carrés de surface utile des lieux, soit un investissement total de 21 millions d’euros. Les travaux devraient commencer au premier trimestre 2016 pour s’achever un an plus tard.

Rappelons que l’implantation de l’INSEE à Metz avait été promise en 2009 par le gouvernement Fillon en compensation des iniques et odieuses restructurations militaires. Il était alors prévu d’y transférer 625 agents et deux services, à savoir : le centre de gestion administrative et des paies des 6 000 agents de l’INSEE, ainsi que le centre de production informatique. Le site messin devait également être chargé de sortir des statistiques sur l’emploi et sur les rémunérations.

Au final, après d’innombrables atermoiements et approximations, seules 240 personnes sont aujourd’hui en poste à Metz. Ces employés sont issus de l’INSEE, mais également des fonctions publiques hospitalières, territoriales et de La Poste. La barre des 625 agents ne sera sans doute jamais atteinte. Inadmissible. Selon les dernières projections, l’effectif devrait être porté à 295 agents fin 2015 puis à 400 début 2017.

Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020 : baisse de plus d’un tiers des engagements de la France en Lorraine

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Le nouveau Contrat de Plan Etat-Région (CPER) sera doté d’une enveloppe de 699 millions d’euros répartis à parité entre l’Etat français et la Lorraine pour le la période 2015-2020. Les dotations de l’Etat, qui s’élèvent donc à 349,941 millions d’euros, accusent une baisse de 34 % par rapport à l’exercice précédent.

Avec à peine 149 euros par habitant, contre 188 euros en moyenne en France, la Lorraine, engluée dans les difficultés socioéconomiques depuis plusieurs années, se retrouve à la 15ème place des régions. Avec 209 euros par habitant, l’Alsace pointe de son côté au 6ème rang. Certes, la Lorraine a bénéficié d’un pacte spécial, mais celui-ci ne devait en aucun cas raboter le CPER.

Le président du Conseil Régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, se voit une nouvelle fois reprocher le fait de ne pas avoir réussi à défendre les intérêts de la Lorraine à Paris, alors que le nombre de chômeurs augmente.

Elections régionales 2015 : ensemble contre la fusion de la Lorraine mais pour la démocratie !

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Sur la même ligne de pensée stratégique, le Parti Lorrain (PL) et la Fédération Démocratique Alsacienne (FDA) se sont dernièrement rapprochés, afin de constituer une liste d’initiative citoyenne indépendante des partis parisiens pour les prochaines élections régionales qui auront lieu en décembre 2015.

Lancée il y a quelques semaines, la FDA regroupe sous les mêmes couleurs plusieurs entités régionales alsaciennes à l’image de Rot un Wiss, des Alsaciennes Unies, d’Elsassland ou encore du parti régionaliste Unser Land. Créé en 2010, le PL sert et défend quant à lui les intérêts de la Lorraine et des Lorrains en œuvrant pour le développement socioéconomique et la promotion de notre région. Il entend pour cela impulser dans un idéal humaniste une réforme de l’Etat français jacobin vers une structure résolument moderne et fédérale.

L’idée de cette liste régionale est de faire respecter la démocratie, trop souvent bafouée en France depuis quelques années. Ainsi, si la démocratie avait été respectée, la fusion de la Lorraine avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne, tout comme la folie de Bure et de ses environs, n’auraient certainement pas eu lieu. Les citoyens doivent en effet être consultés sur ces questions et ces enjeux qui les concernent directement pour les années à venir. Les décisions technocratiques et politiciennes du gouvernement parisien ne doivent pas leur être imposées, selon le Parti Lorrain.

Outre la démocratie, la liberté et les citoyens, les représentants de la liste s’engagent à respecter et à défendre l’intérêt général, les spécificités régionales (Droit Local, langues régionales, etc.), et le développement harmonieux des territoires (cadre de vie, économie, culture, environnement, écologie). Chacun de ces principes pourra ensuite être déclinés à une échelle locale selon les particularités propres à chaque territoire.

Commune à l’Alsace, à la Lorraine et à la Champagne-Ardenne, la liste doit comporter un certain nombre de représentants issus de ces trois régions selon le poids démographique de chaque département. Alors que les représentants alsaciens seront mandatés par la FDA, la partie lorraine de la liste est actuellement en cours de constitution sous l’égide du Parti Lorrain.  

Afin que cette liste contre la fusion de la Lorraine puisse se positionner comme une alternative saine aux partis nationaux tels que le PS, l’UDI, l’UMP ou encore le FN, les Lorraines et les Lorrains inscrits sur les listes électorales d’une commune de Lorraine et désireux de défendre leur région et la démocratie sont appelés à se manifester pour soutenir cette initiative.

La participation à la liste ne signifie en aucun cas que le représentant s’encarte à une quelconque organisation politique puisqu’il s’agit ici d’une initiative citoyenne, selon le communiqué de presse du Parti Lorrain. Des maires ruraux sans étiquette, ainsi que des responsables du milieu associatif et de la société civile auraient déjà rejoint la liste.

Plan Collège de Nouvelle Génération en Meurthe-et-Moselle

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Le Plan Collège de Nouvelle Général (PCNG), initié par le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, est inédit par son ampleur. Les premiers chantiers concerneront les établissements de Longlaville et de Réhon.

Le collège de Longlaville, qui a été construit en 1970, a fusionné en 2013 avec celui de Herserange, qui de fait n’existe plus. Les deux structures n’accueillaient en effet plus que 200 élèves environ. Dans la mesure où le site de Herserange, plus enclavé, nécessitait de plus lourds investissements, c’est le collège de Longlaville qui va bénéficier d’une rénovation en profondeur. Les travaux, qui devraient débuter en septembre prochain, s’élèveront à 7,8 millions d’euros. Ils devraient durer près de deux ans. L’ensemble des 430 élèves sera donc provisoirement regroupé à Herserange. Des bungalows seront installés en juin, afin de pouvoir accueillir tout le monde. La restructuration de ces deux établissements pose un problème pour l’enseignement sportif, dans la mesure où la salle des sports du futur collège de Longlaville sera trop étroite. Un nouveau gymnase de 400 mètres carrés pourrait donc être bâti.

Ouvert depuis 1968, le collège de Réhon, qui accueille quant à lui 410 élèves, fera également l’objet d’une profonde rénovation. Les travaux, qui devraient également démarrer en septembre, représente un investissement de 6,7 millions d’euros. Ils devraient s’étaler sur un peu moins de deux ans. Les élèves suivront leurs cours durant ce laps de temps dans des bungalows montés dans la cour.

En 2016, c’est le collège de Longuyon, qui accueille 460 élèves, qui sera réaménagé pour un montant de deux millions d’euros, puis le collège Lebrun de Longwy, où la demi-pension sera entièrement revue.

Les établissements de Mont-Saint-Martin et Vauban à Longwy sont également inscrits au Plan. Un nouveau collège sera d’ailleurs construit à proximité de ce dernier, moyennant un investissement de 15 millions d’euros, quand le nouveau lycée Alfred Mézières aura vu le jour.

(Source : RL du 02/02/2015)

Interview du Président : « Nous continuerons d’incarner la Lorraine »

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Thomas Riboulet, Président du Groupe BLE Lorraine, monte au créneau et analyse la situation actuelle du Groupe et de la Lorraine dans le contexte de fusion des régions.

Président, comment se porte le Groupe BLE Lorraine en ce début d’année 2015 ?

Thomas Riboulet, Président du Groupe BLE Lorraine : « Le Groupe BLE Lorraine est sur une dynamique de croissance. Les objectifs de fréquentation de nos sites ont été atteints en 2014. Nous allons poursuivre cette année notre développement. Nous portons pour cela plusieurs projets d’investissements pour continuer à grandir dans un souci constant de qualité. Par ailleurs, l’équipe s’est étoffée avec l’arrivée de nouveaux contributeurs.

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Pour le Président, la situation socioéconomique actuelle de la Lorraine est le résultat de politiques successives désastreuses (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Sur le plan sportif, les résultats du Groupe BLE Lorraine FC ont été satisfaisants la saison dernière avec l’obtention de deux titres mineurs à Garche et à Grostenquin. Il y a néanmoins encore une belle marge de progression.

Il est clair que le Groupe BLE Lorraine est atypique et unique en son genre en Lorraine et même au-delà. Il faut néanmoins savoir qu’il a énormément évolué depuis sa création en 2008. De contributeurs anonymes, il a en effet pris le virage d’une transparence presque sans équivalent dans le paysage médiatique lorrain. Nous sommes par exemple les seuls à communiquer sur notre fréquentation. Nos valeurs sont néanmoins restées toujours les mêmes, à savoir excellence, indépendance et passion. Elles constituent notre ADN et le socle de notre engagement. »

Comment jugez-vous la situation actuelle de la Lorraine ?

« Il faut bien se rendre à l’évidence que la Lorraine est actuellement dans l’impasse. Malgré quelques grandes réalisations symboliques palliatives comme le Centre Pompidou-Metz, le Center Parcs des Trois Forêts ou encore le nouveau Centre des Congrès de Nancy, elle reste figée dans le chômage de masse, la précarité et les querelles de clochers d’élus dépassés et mués par la satisfaction de leur seul intérêt personnel. La situation actuelle de la Lorraine est le résultat de plusieurs décennies de politiques désastreuses depuis la fin de la sidérurgie, dont la gestion a été calamiteuse, avec notamment la condamnation de toute future exploitation minière par l’ennoyage. Les pseudos reconversions proposées nous ont fait passer d’une mono-industrie à une autre, avec tous les travers que cela peut engendrer. Nous ne pouvons aujourd’hui que constater l’ampleur de l’échec des élus régionaux de tout bord, incapables de s’unir dans les moments cruciaux et d’avoir une vision à long terme. Aux errements de ceux-ci s’est ajouté l’impact des arbitrages contestables des gouvernements français successifs, dont les derniers exemples en date ont été particulièrement violents, notamment socialement, avec la fermeture de Gandrange, l’arrêt définitif des hauts-fourneaux de Hayange et les restructurations militaires. Après avoir exploité les ressources de la Lorraine comme une colonie pour se reconstruire après la Seconde Guerre mondiale, la France l’a laissée tomber comme si c’était une pestiférée en lui refilant en prime ses pires déchets nucléaires pour les enterrer à Bure dans un déni total de démocratie.

On comprend dès lors que toute initiative et que toute solution ne pourront venir que de l’intérieur. On ne peut malheureusement aujourd’hui plus compter sur la solidarité de nos voisins et de la France. La situation de la Lorraine est extrêmement frustrante car notre territoire possède toutes les cartes pour s’en sortir et retrouver le rayonnement qui devrait être le sien. Mais à force de gâcher et de gaspiller des occasions immanquables de se relever, cette situation devient de plus en plus précaire. Au risque d’atteindre un point de non-retour ? Cela dit, il n’est jamais trop tard pour se réveiller et se poser les bonnes questions. La résignation n’a jamais permis d’inverser la tendance.

L’heure est grave. Après la Guerre de Trente Ans, la Guerre de 1870-1871, les deux guerres mondiales et les restructurations en tout genre dans son industrie ayant conduit à la suppression de dizaines de milliers d’emplois, la Lorraine vit sans doute l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Engluée dans une dépression socioéconomique depuis 2008, voilà maintenant qu’elle s’apprête à perdre son statut administratif pour être diluée dans un ensemble artificiel dénué de sens, pur produit de l’imagination folklorique des têtes pensantes parisiennes. C’est terrible. »

Justement, la fusion parlons-en. Quel regard et quelle analyse portez-vous dessus ? Le Groupe devra-t-il évolué en conséquence ?

« Le pouvoir central affirme que la fusion des régions entrainera des économies. Mais rien ne nous permet actuellement de les appréhender objectivement. Je crois même sincèrement que tout ceci coûtera plus cher en définitive. Là, le périmètre va juste être agrandi sans que ne soit réduit proportionnellement le nombre d’élus du conseil régional de la nouvelle région. Il aurait été nettement plus logique et plus efficient de conserver les régions actuelles et de supprimer les départements pour former des conseils uniques. En Lorraine, cela aurait déjà permis d’économiser durablement quatre conseils départementaux, soit les indemnités de 157 conseillers généraux !

Par ailleurs, les régions s’apprêtent à fusionner sans connaître les compétences et les ressources fiscales qui leur seront confiées. Cela vaut également pour les départements. Le tout à moins d’un mois des élections départementales. On nage en plein délire !

Le gouvernement français a décidé sans concerter la population, qui reste tout de même la première concernée par ce changement, de fusionner la Lorraine avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne, en reniant les spécificités de chaque territoire. Cette façon de procédé, antidémocratique, pose à mon sens un grave problème de légitimité et d’appropriation. La fameuse idée de la taille critique pour rivaliser à l’échelle continentale n’a pas plus de sens ici. La Lorraine représente les trois quarts de la Belgique et est plus grande que certains Länder allemands. Il ne s’agit pas d’un problème de taille mais encore une fois de compétences. De son côté, la Corse, peuplée de 320 000 habitants, a le droit de rester seule. Cherchez l’erreur !

Tout ceci m’amène donc à penser que cette nouvelle carte des régions n’est le fruit que de marchandages politiques éloignés de toute logique économique et territoriale. Ce charcutage régional n’est qu’une caricature de démocratie et de décentralisation. Il est temps que les Lorrains prennent conscience qu’ils sont pris pour des cons depuis des décennies, aussi bien par les gouvernements français successifs, que par les élus régionaux.

Un « vrai » Lorrain ne pourra jamais, au fond de lui, accepter la fusion imposée de la Lorraine avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne. Il est inadmissible que la Lorraine soit diluée dans un tel ensemble créé de toute pièce simplement pour que M. Hollande laisse une trace de son quinquennat à la postérité. Fusion ou pas, nous continuerons d’incarner la Lorraine. Le contexte actuel doit marquer le retour d’un Groupe BLE Lorraine à l’esprit « combattant ». Nous ne nous dérobons pas. Nous assumons notre rôle de leadership de la contestation de la fusion en Lorraine. Des annonces seront prochainement faites à ce sujet. »

Enfouissement des déchets radioactifs à Bure : la France tente de passer en force

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Tous ceux qui avaient encore des doutes sur la volonté du gouvernement français d’occulter le débat sur CIGEO à l’Assemblée sont désormais fixés après ses diverses tentatives de passage en force. Pourtant d’après la loi de 2006, l’autorisation de ce futur centre d’enfouissement des déchets nucléaires en Meuse ne peut être délivrée qu’après promulgation d’une loi fixant les conditions de sa réversibilité. De nombreux (ir)responsables et lobbyistes nucléaires semblent craindre ce passage devant les parlementaires. En effet, en juin dernier, le gouvernement français avait essayé de faire passer cette loi en catimini en la noyant au milieu de la « foultitude » d’articles concernant la loi de transition énergétique, avant de finalement y renoncer face à la mobilisation des anti-nucléaires. Le gouvernement française retenta de passer en force une seconde fois via l’Article 72 du projet de loi pour la croissance et l’activité présenté par le ministre de l’économie.

Après la phase laboratoire sans déchets, ce projet de loi imposait une étape laboratoire avec déchets, soit un nouveau et indigne charcutage législatif pour saucissonner le projet CIGEO et faciliter ainsi sa mise en œuvre. L’exercice parlementaire aurait alors été repoussé après la phase pilote, lorsque tout aurait été encore plus ficelé, mettant ainsi les députés devant le fait accompli, c’est-à-dire un centre d’enfouissement, dont les premières galeries auraient déjà été creusées. Si l’article a depuis été retiré, les opposants à Bure exigent un vrai débat démocratique sur cette folie qui doit engager des milliers de générations à venir.

(Sources : CEDRA, RL)

Abandon de la gare d’interconnexion TGV-TER de Vandières

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Quelques semaines après les résultats de la consultation publique du 1er février 2015, à laquelle seulement 9,8 % des Lorrains avaient participé, Jean-Pierre Masseret a dernièrement enterré à des fins électoralistes le projet de gare TGV d’interconnexion de Vandières. Bien qu’indispensable et financée par la taxe déjà effective sur les produits pétroliers, cette dernière n’a donc pas survécu à la bêtise du Président du Conseil Régional de Lorraine et aux 4,8 % non représentatif du corps électoral qui a répondu « non » à une consultation non prescriptive quand 91,2 % de ce même corps ne s’est pas déplacé pour voter. Pathétique. Jean-Pierre Masseret nous montre une nouvelle fois tout le courage politique qui l’anime et son grand sens des responsabilités.

Vandières, Skylander, A 32, Canal Saône-Moselle, etc. : aucun des grands dossiers lorrains n’aboutit. Embourbée par des élus incapables et par un peuple timoré, paysan, inculte et sans ambition, la Lorraine n’est pas prête de s’en sortir.

Oui à Vandières

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L’affaire Louvigny-Vandières est emblématique de la mauvaise gestion des (ir)responsables lorrains et de la nullité de leur action politique. A tel point que nous y avons déjà consacré une page entière.  

Inutilement alambiquée, la question proposée pour la consultation publique du dimanche 1er février peut se résumer ainsi : faut-il construire une gare d’interconnexion TGV-TER à Vandières ou se contenter d’un gare à l’architecture minimaliste, uniquement accessible par la route, mais dont le fonctionnement se passe relativement bien jusqu’à aujourd’hui ?

La réponse est évidemment OUI. Le Groupe BLE Lorraine estime en effet que Vandières permettrait enfin de rattraper en partie la monumentale faute d’avoir implanté l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine (MNL) et la gare TGV en plein champ à Louvigny.

gare Vandières simulation 3D

Simulation 3D de l’implantation de la gare d’interconnexion TGV-TER de Vandières (Crédits image : Verdier-Tappia architectes urbanistes)

Rappelons ainsi que la Gare Lorraine TGV, réservée aux liaisons entre la Lorraine et les grandes villes de province comme Bordeaux, Lille, Nantes ou Rennes, devait provisoirement voir le jour à Louvigny. Provisoirement donc. C’est vrai, après tout, pourquoi construire quelque chose d’intelligent, rationnel et définitif tout de suite. Si nos pathétiques élus n’avaient pas perdu un temps fou à se quereller mais s’étaient au contraire mis au service de l’intérêt général, ce dossier serait déjà clos depuis longtemps.

Faute d’être connectée au réseau TER (Transport Express Régional), la gare de Louvigny aurait au moins eu un minimum de sens si elle avait été aménagée dans l’enceinte de l’aéroport, comme c’est le cas à Roissy par exemple. Malheureusement, la SNCF a tout simplement refusé, sans que personne ne vienne la contredire, par peur d’une éventuelle concurrence avec Air France. La bonne blague, comme si l’avion pouvait réellement constituer une menace pour le TGV sur une telle distance ! Si bien que ce qui devait arriver arriva : Air France s’est retiré de MNL pour les vols entre Paris et la Lorraine une fois la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Est-européenne terminée. Et nous nous retrouvons encore aujourd’hui avec une gare betterave à Louvigny, uniquement accessible par la route et située à trois kilomètres de l’aéroport. A tel point qu’il a fallu attendre un an pour voir fleurir au bord des routes des panneaux de signalisation indiquant la gare !

En 2015, il n’est plus concevable que la Lorraine soit la seule région en France à ne pas disposer d’une gare d’interconnexion TGV-TER.

La gare de Vandières ne coûtera rien aux Lorrains puisqu’elle sera financée dans le cadre de la seconde phase de la LGV Est-européenne par la TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques). Si les Lorrains ne saisissent pas cette opportunité financière, celle-ci ne se représentera plus. De même, si la gare ne se faisait pas, l’argent qui lui était alloué par l’Etat français ne servira pas à financer d’autres infrastructures de transports en Lorraine. Celui-ci sera définitivement perdu. Nous n’avons pas le luxe de nous en priver. D’autant plus que dans le contexte socioéconomique actuel, le chantier de la gare de Vandières permettra de créer et de maintenir des emplois dans le BTP, secteur particulièrement en souffrance.

Des travaux conservatoires d’un montant de 23 millions d’euros ont déjà été engagés sur la commune de Vandières, en prévision de l’implantation de la future infrastructure qui avait été validée. Ceux-ci ont permis d’aménager sur une superficie de 80 hectares les aiguillages, l’élargissement du viaduc du canal de la Moselle pour supporter les voies à quai TGV, les soubassements et certains ouvrages d’art. La gare de Vandières sera en effet construite sur un viaduc, avec des voies à 13 mètres de hauteur. L’infrastructure constitue un véritable enjeu pour toute la Lorraine, dans la mesure où elle supprimera les ruptures de charges pour les voyageurs et les navettes coûteuses pour se rendre à la gare de Louvigny. Il est clair que la reconversion de cette dernière en gare de fret, de stockage de rames et d’évitement en cas de problème reste pour le moment hypothétique. Des pistes de développement intéressantes existent néanmoins, à l’image du réseau Euro Carex et de la possibilité de relier MNL à la LGV, afin de stimuler l’activité fret de la plateforme aéroportuaire. Cette nouvelle voie ferrée permettrait de connecter l’ensemble des gares lorraines à l’aéroport via Vandières.

Le Groupe BLE Lorraine considère que l’initiative de Jean-Pierre Masseret d’organiser une consultation publique sur ce dossier n’est qu’un énième coup politicien à même de raviver de profondes divisions entre les Lorrains au moment même où l’unité doit plus que jamais prévaloir. Au lieu d’assumer ses responsabilités, le président du Conseil Régional de Lorraine préfère les fuir en organisant un onéreux simulacre de démocratie participative, alors que la gare a été déclarée d’utilité publique. L’abandon de Vandières entacherait au contraire le processus démocratique prévu, réalisé et entériné.

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