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» Catégorie : Politique


Les Lorrains privés de leur derby

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Le préfet de la Moselle, M. Nacer Meddah, s’apprête à prendre un arrêté visant à interdire le déplacement des supporteurs de l’AS Nancy-Lorraine à l’occasion du derby opposant leur club au FC Metz, prévu le 18 septembre 2015 au Stade Saint-Symphorien. La même sentence devrait être appliquée par le préfet de Meurthe-et-Moselle à l’encontre des supporteurs messins pour le match retour. Cette décision est tout simplement inadmissible !

Le Groupe BLE Lorraine entend bien les arguments faisant état de la rivalité entre les deux clubs, celle-ci pouvant conduire à des comportements inacceptables dans une enceinte sportive. Il ne saurait en aucun cas se faire le défenseur de quelques idiots que le contexte transforme en hooligans d’un soir, assoiffés de violence et de haine. Mais faut-il cependant aller jusqu’à sanctionner l’ensemble des supporteurs lorrains, qui dans leur immense majorité n’ont rien à voir avec les agissements perpétrés par ces quelques excités ? N’est-on pas en mesure, aujourd’hui en France, de canaliser quelques trouble-fêtes ? Et puis, quelle image une telle décision donne-t-elle de la Lorraine ?

FC Metz-ASNL

Il faudrait que le préfet nous explique par ailleurs comment un pays qui se targue d’organiser dans moins d’un an une compétition européenne aussi importante que l’Euro 2016 peut-il s’avouer incapable d’organiser le déplacement d’un millier de supporteurs sur 58 petits kilomètres ? La France espère-t-elle ainsi accueillir les supporters anglais, allemands ou néerlandais, réputés autrement plus remuants, dans de bonnes conditions l’été prochain ?

En Allemagne, pays de football où de fortes rivalités existent également, les autorités mettent tout en œuvre pour que chaque match de Bundesliga se passe dans les meilleures conditions possibles. En France, elles interdisent aux supporteurs de se déplacer. Cela ne règle en aucun cas le fond du problème, ni à court, ni à long terme.

Le Groupe BLE Lorraine tient également à rappeler les conditions d’organisation lamentables à l’origine des derniers incidents survenus entre les deux clubs à Saint-Symphorien. Les supporteurs nancéiens n’avaient en effet pu pénétrer dans leur tribune qu’une demi-heure après le coup d’envoi de la rencontre. Certes, cela ne saurait en aucun justifier certains débordements, mais nous pouvons néanmoins comprendre que cela puisse susciter une certaine frustration. Ainsi, nous pouvons donc légitimement nous interroger sur la capacité du préfet de la Moselle et de ses services à gérer ce genre d’événement.

Alors que nos deux clubs lorrains réalisent un bon début de saison qui laisse entrevoir une possible remontée au sein de l’élite du football français, le préfet de Moselle entend priver la Lorraine et les Lorrains d’une vraie fête du football : son fameux derby. Le Groupe BLE Lorraine estime que cette décision inappropriée mérite reconsidération. Nul doute que les supporters des deux clubs et les Lorrains dans leur ensemble seront se montrer à la hauteur de l’enjeu. Laissons donc place au jeu et à la fête. Ensemble, montrons à la France notre amour du football et de la Lorraine !

Education en danger : l’Académie de Nancy-Metz perd encore des postes à la rentrée 2015

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L’académie de Nancy-Metz est l’une des rares à perdre encore des postes d’enseignants dans le premier degré à la rentrée prochaine. 19 postes sont ainsi supprimés en Lorraine alors que parallèlement 2 511 sont créés au total en France.

Ces suppressions résultent de la diminution de près de 730 élèves constatée dans le primaire dans notre région. La situation varie cependant d’un département à l’autre. En raison d’une légère hausse de ses effectifs, qui devraient s’établir à plus de 97 300 élèves, la Moselle gagne treize postes, mais concède la fermeture de 121 classes, contre seulement 70 ouvertures. Le directeur académique départemental a préféré renforcer le contingent des professeurs remplaçants d’une cinquantaine de postes. Celui-ci avait en effet chuté de 120 à 30 enseignants en à peine trois ans, engendrant des situations inextricables dans certaines écoles.

La Meurthe-et-Moselle, les Vosges et la Meuse perdent respectivement neuf, seize et sept postes. Malgré des effectifs stables autour de 64 700 élèves, seize écoles ont été fermées au cours de l’été en Meurthe-et-Moselle. De nombreux élus locaux ont en effet privilégié des regroupements pédagogiques entre plusieurs établissements scolaires pour des raisons budgétaires. La démarche a bien entendu était appuyée par le rectorat.

A noter enfin que notre académie perd également 48 postes dans les collèges et les lycées. Pourtant, avec 185 882 inscrits à la rentrée dans le secondaire, les effectifs sont stables. Nancy-Metz est ainsi la seule académie en France à se voir supprimer des postes depuis 2007. L’académie lorraine est enfin la quatrième de France la plus défavorisée en termes de précarité chez les élèves.

Elections régionales : La Lorraine contre-attaque !

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Au cours d’une conférence de presse particulièrement riche et dense qui s’est tenue hier à Metz, le Parti Lorrain (PL) et 57-Le Parti des Mosellans ont annoncé leur participation aux élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. En s’alliant, les deux mouvements régionalistes ont les moyens et les ressources de présenter des candidats dans l’ensemble des dix départements constituant la nouvelle circonscription Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (ACAL). Sans les Alsaciens. Le sentiment lorrain a été le plus fort.

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Les présidents du Parti Lorrain, M. Thomas Riboulet, et du Parti des Mosellans, M. Philippe Mouraux, ont envoyé un signal fort hier. Sur la liste d’union qu’ils ont détaillée ne figurent pas les mouvements alsaciens. « La Lorraine ira unie aux prochaines élections régionales. Par nos actes et cette décision, nous nous plaçons au-dessus des rivalités soigneusement entretenues par les politiciens actuels qui n’entendent servir que leurs propres intérêts personnels. Les manifestations alsaciennes contre la fusion ont été beaucoup médiatisées. Mais en Lorraine, il s’y aussi dit et passé des choses. La Lorraine prend aujourd’hui l’initiative et les choses en main. Nous assumons nos responsabilités pour défendre ensemble les intérêts de la Lorraine et des Lorrains. La Lorraine contre-attaque. Voyez en nous la marque de la Lorraine renaissante », a déclaré M. Riboulet. Le président du PL a également affirmé que la liste d’union régionale composée avec le Parti des Mosellans comprend des membres et des dirigeants des deux mouvements, des personnes issues de la société civile, des élus, dont notamment des conseillers municipaux, des maires et des présidents de communautés de communes, ainsi que de simples citoyens. Même si le seul fait d’être résident dans la nouvelle circonscription permet de se présenter dans n’importe quel département de celle-ci, le PL et le Parti des Mosellans comptent également sur les Lorrains installés en Alsace et en Champagne-Ardenne.

Le Parti Lorrain et le Parti des Mosellans mèneront ainsi le combat contre un projet anti-démocratique qui a été « imposé par Paris sans concertation et sans aucune consultation des Lorrains ». La nouvelle carte régionale violerait ainsi la Charte européenne de l’autonomie locale que la France a pourtant signée et ratifiée. « Les prochaines élections régionales constitueront ainsi le référendum que la population réclamait et qu’elle n’a pas obtenu », selon M. Mouraux.

« Nous porterons les valeurs de démocratie et de respect des citoyens. Une fois élus, nous ferons tout pour que la parenthèse ACAL soit la plus courte possible dans l’histoire de la Lorraine », a ajouté M. Riboulet, avant de continuer : « Nous n’y allons pas pour faire de la figuration. La Lorraine a un drapeau sur lequel figurent nos emblématiques Alérions, elle a une fête nationale, un hymne national, une devise et des langues régionales. Notre région n’a pas à se retrouver diluée dans un ensemble hétérogène et incohérent qui n’engendrera aucune économie. Les Lorrains ne veulent pas payer plus cher pour quelque chose qui ne veulent pas ».

Les candidats des deux parties veilleront par ailleurs à ce que le débat ne soit pas nationalisé mais porte exclusivement sur des problématiques et des enjeux régionaux, comme par exemple l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, auquel ils sont fermement opposés, la coopération transfrontalière, les transports ou encore le Droit Local. Le Parti Lorrain fera ainsi tout pour que les conditions juridiques et réglementaires soient réunies pour que le Droit Local soit étendu à l’ensemble des départements lorrains, afin de « niveler les choses par le haut et non pas par le bas comme il est malheureusement coutume de faire en France » et de « faire profiter de ses bienfaits socio-économiques à l’ensemble des Lorrains ».

Les deux présidents ont enfin fustigé et fermement condamné les propos récents de Jean-Pierre Masseret, président du Conseil Régional de Lorraine et candidat socialiste, sur les langues régionales et le Conseil de l’Europe dont il affirmait se foutre. « Ces déclarations scandaleuses sont inacceptables et intolérables pour les locuteurs de nos langues régionales, les travailleurs frontaliers et l’ensemble de nos partenaires allemands, luxembourgeois et belges. Elles ne sont pas dignes d’un soi-disant responsable politique lorrain et d’un candidat. Si M. Masseret souhaite se prendre pour un clown et faire des blagues sur de telles problématiques, qu’il aille dans un cirque au lieu de se présenter aux élections régionales », a conclu le Président du Parti Lorrain.

Enfouissement des déchets radioactifs à Bure : les coulisses d’un mensonge organisé

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Si le Centre Industriel de stockage Géologique (CIGEO) de l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) est une réalité inscrite dans le paysage lorrain, aucun déchet n’y est encore entreposé pour le moment. Les premiers devraient arriver, si tout va mal, en 2018. Il n’est donc pas trop tard pour faire reculer le pouvoir politique parisien qui impose cette solution finale contre les populations et contre la science elle-même. C’est en tout cas ce qu’ont voulu rappeler au peuple lorrain, les 1 500 marcheurs venus sur le site de Bure le dimanche 7 juin 2015.

A l’issue de la marche répartie en quatre cortèges différents, un pique-nique convivial a eu lieu et une chaîne humaine a entouré le futur site d’enfouissement. Le 18 juillet, un « Alter-tour » cycliste de France a également fait étape à Bure. Pour tous les citoyens hostiles à ce grand projet inutile, le combat continue.

logo radioactivité

De son côté, l’ANDRA annonçait que l’exploitation du centre débuterait par une « phase pilote » d’une durée comprise entre cinq et dix ans. Des essais seraient ainsi effectués avec des colis factices représentant 5 % du total des déchets nucléaires de haute activité. Le stockage des colis radioactifs serait enclenché dans la foulée après l’accord de l’Etat français, d’abord en petit nombre, avant de se poursuivre à un rythme industriel de 3 000 colis enfouis par an. Le site sera raccordé au réseau ferré depuis Gondrecourt, situé à une douzaine de kilomètres de Bure. Les colis seront donc essentiellement acheminés par train sans rupture de charge, et non par la route. Rappelons que le centre doit accueillir 3 % du volume des déchets radioactifs français, mais les déchets plus dangereux, c’est-à-dire ceux de haute activité et de moyenne activité à vie longue qui concentrent à eux seuls plus de 99 % de la radioactivité totale. Les plus nocifs émettent un rayonnement radioactif pendant plus d’un million d’années.

L’ANDRA déclarait par ailleurs que la demande d’autorisation de création de CIGEO, initialement programmée en 2015, sera effectuée en deux temps : dès 2015 pour la phase préparatoire, avant une finalisation fin 2017. Ce tour de passe-passe permettra ainsi aux ingénieurs de gagner deux ans d’études.  Un temps précieux quand on sait que l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) affirmait que le dossier CIGEO n’était pas au point et insistait pour qu’une capacité d’entreposage soit prévue au cas où CIGEO ne fonctionnerait pas. Cela dit, sur le fond, rien ne change. Le décret sans débat parlementaire autorisant le démarrage de la construction du centre d’enfouissement devrait toujours être signé à l’horizon 2020. Les premiers aménagements doivent même commencer dès cette année. Le début de l’exploitation reste quant à lui programmé pour 2025.

Nous ne pouvons une nouvelle fois que saluer la performance de l’ANDRA d’avoir accouché d’un nouveau concept pour satisfaire aux apparences et tromper l’opinion publique en faisant semblant de ralentir le calendrier tout en ne changeant strictement rien au projet final. Ces petits ajustements de communication n’apportent en effet aucune réponse aux questions de fond. Ils démontrent au contraire que les études officielles menées jusque-là ne sont pas si sûres qu’on veuille bien nous le faire croire. Par exemple, comment concevoir sérieusement une seule seconde qu’une phase pilote de quelques années permettra de savoir si ce stockage sera sans conséquence sur des millions d’années ?

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Reconversion de la BA 128 de Metz-Frescaty : des projets qui capotent

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Les 380 hectares de terrain et les 170 000 mètres carrés de bâti de l’ancienne Base Aérienne 128 (BA 128) de Metz-Frescaty, fermée en août 2012 suite aux iniques et odieuses restructurations militaires de 2008, ont été cédés à l’euro symbolique à la Communauté d’Agglomération de Metz Métropole. Plusieurs projets qui avaient été initiés ou envisagés pour reconvertir ce vaste ensemble qui s’étend les communes d’Augny, de Marly et de Moulins-lès-Metz ont déjà capotés.

BA 128 Metz-Frescaty

La reconversion de la BA 128 de Metz-Frescaty reste toujours aussi floue (Crédits image : Google Maps)

Le plus emblématique d’entre eux est sans doute l’installation de la société Ecomouv’ qui a viré au scandale politique et écologique. Chargé de collecter la redevance poids lourds, le consortium était pourtant sur la base depuis deux ans et employait deux cents personnes. Auparavant, le patron du concept Oxylane, village sportif organisé autour d’un magasin Décathlon, annonçait renoncer à s’implanter sur l’ancien camp de Tournebride, juste à côté de la BA 128. Les projets de restaurant étoilé gastronomique dans l’ancienne résidence du général, d’école vétérinaire et de parc d’attractions du cascadeur Rémy Julienne sont également tombés aux oubliettes. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce dernier nous fait le coup, lui qui entendait dans un premier temps s’installer à Bataville …

Même constat concernant le projet de centrale photovoltaïque messine de l’Usine d’Electricité de Metz (UEM) qui n’a pas été retenu par le ministère français de l’écologie pour des critères de rentabilité scandaleux. Celui-ci a en effet privilégié seize dossiers tous situés au Sud de la Loire, alors qu’en Allemagne les fermes photovoltaïque pullulent ! L’UEM comptait même construire une centrale de douze mégawatts équipée d’un capteur permettant de suivre la course du Soleil. La structure devait être installée sur un terrain en friche de la partie Nord de la base peu exploitable pour d’autres projets en raison de la dépollution pyrotechnique à réaliser.

Au final, l’agrobiopole, qui sonne très bien d’un point de vue marketing et politique, est le projet qui est à l’heure actuelle le plus avancé pour reconvertir la BA 128. L’idée est ici de dédier 70 hectares à de la culture maraîchère biologique et à de l’élevage respectueux du bien-être animal. La production réalisée serait transformée et commercialisée sur place en favorisant les circuits courts. Cet agrobiopole, a priori relativement simple à mettre en place, a également le mérite de répondre aux besoins des consommateurs, très demandeurs en produits locaux, et à ceux de la restauration collective en manque de filières courtes. Les études réalisées ont par ailleurs révélé l’absence de pollution liée à l’activité de la base militaire et la bonne qualité de la terre. Une terre argilo-sableuse qui serait ainsi adaptée au maraîchage et à la culture de carottes.

L’agrobiopole, qui est amené à devenir un lieu de rencontre entre producteurs et consommateurs, devrait en outre comporter une sorte de pépinière d’entreprises agricoles sur trois hectares de terres et de serres. En partenariat avec le lycée agricole de Courcelles-Chaussy, des parcelles seront ainsi mises à dispositions des jeunes sortant de l’école pendant deux à trois ans, afin qu’ils aient le temps de développer leur clientèle et de trouver un terrain définitif, si possible sur les coteaux de Scy-Chazelle, où le département envisage de réhabiliter 60 hectares de friches. Un pôle apicole pourrait également voir le jour avec de la production sur place. Quelques hectares de plantes mellifères pourraient alors être plantés. En attendant, la coopérative apicole du Pays Messin s’installera dans un bâtiment existant de la base. Un atelier de volailles pourrait enfin être créé en 2016. Des contacts avancés ont en effet été noués avec une grande marque d’œufs qui travaille dans le respect du bien-être animal. Les poules seraient élevées en plein air et pourraient gambader entre sapins et arbres fruitiers dans la mesure où l’idée est de développer à terme l’agroforesterie.

En conclusion, nous ne pouvons que constater que pendant qu’à Toulouse ils sont en train de créer le Hollywood français sur leur ancienne base aérienne, à Metz, on songe à élever des poules sur la BA 128. Si bien qu’après avoir lamentablement échoué à éviter la perte d’autant de militaires puis à obtenir des compensations acceptables au regard du préjudice subi, les élus de l’agglomération messine manquent toujours autant d’ambition, aussi bien pour faire respecter le rôle et le statut de Metz comme capitale de région, que pour envisager une reconversion à haute valeur ajoutée de l’ancienne BA 128.

Enfouissement des déchets radioactifs français en Lorraine : la démocratie une nouvelle fois bafouée par un procédé scélérat

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En introduisant sournoisement un amendement de dernière minute dans les 300 articles de la loi Macron portant sur l’activité et la croissance juste avant son adoption sans vote par le sulfureux 49-3, les parlementaires Gérard Longuet et Jean-Yves Le Déaut, non Lorrains mais censés représenter et défendre la Lorraine, ont enterré toute possibilité de débat avant l’autorisation de création du centre de stockage souterrain des déchets nucléaires à Bure, pourtant prévu par la loi de 2006 pour fixer les conditions de réversibilité. Alors que ce projet doit engager la responsabilité de plusieurs milliers de générations à venir, comment peut-on être si inconscients ?

keine Demokratie

Ce passage en force anti-démocratique est révélateur des méthodes utilisées par le lobby nucléaire. Le sénateur Longuet, qui a déjà à son actif un sacré palmarès une belle carte de visite, est d’ailleurs récidiviste en la matière. Il avait en effet déjà glissé plusieurs amendements dans la loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal qui n’avaient au final pas été retenus dans le texte définitivement adopté après le débat parlementaire. Le natif de Neuilly-sur-Seine est néanmoins parvenu à ses fins en dernière lecture de la loi Macron. Dès lors, l’ANDRA (Agence Nationale de gestion des Déchets Radioactifs) peut désormais tranquillement demander l’autorisation de créer le centre d’enfouissement de Bure en 2017. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) devrait ensuite valider ou non cette autorisation au bout de trois ans d’instruction du dossier. Il suffira alors d’un simple petit décret en Conseil d’Etat pour lancer officiellement les travaux aux alentours de 2020 pour un début d’exploitation du centre en 2025. En attendant, les travaux de recherches archéologiques préventives devraient commencer dès cet automne !

Le Groupe BLE Lorraine trouve inadmissible qu’un telle structure à la technologie non maîtrisée, qui comporte autant de risques et qui est censée tenir pendant des millions d’années, alors même qu’aucun bâtiment humain n’a jusqu’à présent résister plus de 10 000 ans, puisse être adoptée de la sorte en passant par la petite porte et à l’encontre de la volonté du peuple. C’est surréaliste ! Plus de 60 000 personnes ont signé une pétition il y a quelques années pour dire non à ce foutu centre ! Une initiative citoyenne bien entendu jugée illégale par les autorités ! Elle est où la démocratie ? Il est où le respect du peuple et du citoyen ? Elles sont où les perspectives d’avenir de ce territoire lorrain quand les premiers déchets nucléaires de la France entière voire même du monde entier seront enfouis ? Personne ne désire vivre et travailler au-dessus d’une poubelle radioactive ! C’est n’importe quoi !

Nous ne pouvons que retranscrire en conclusion les célèbres paroles de l’un des plus ardents défenseurs de la liberté et de la démocratie incarnés au cinéma. Puissent ces valeurs de vérité triompher à nouveau dans un avenir proche :

« Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble vétéran de Vaudeville distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu’un vil vernis de vanité est un vestige de la vox populi aujourd’hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d’une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition !

Un seul Verdict : la Vengeance. Une Vendetta telle une offrande votive mais pas en vain. Car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. » 

Pôle Emploi : pas de centre d’appels à Metz !

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Un mensonge. Une honte. Une infamie. Après l’immense fiasco social, économique et écologique d’Ecomouv’ décidé et entériné unilatéralement par Ségolène Royal alors que le parlement français avait voté à l’unanimité en faveur du projet, l’agglomération messine et la Lorraine dans son ensemble se voient une nouvelle fois balayée par une nouvelle promesse présidentielle non respectée. Sarkozy avec Gandrange, Hollande avec Hayange-Florange et Metz. L’Etat français n’a aucune parole. Il n’a aucun honneur et le peuple lorrain ne l’a jamais autant haï qu’aujourd’hui depuis 1766.

Rappelons que le 27 mars 2015, lors de son déplacement sur le site PSA Peugeot-Citroën de Trémery, François Hollande avait annoncé dans la précipitation et surtout deux jours avant le second tour des élections départementales que 100 à 150 emplois seraient créés par Pôle Emploi dans un centre d’appels qui devait s’installer dans les anciens locaux d’Ecomouv’ situés sur l’ancienne Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty fermée dans le cadre des iniques et odieuses restructurations militaires. Une priorité d’embauche serait de même donnée aux ex-salariés du consortium chargé un temps de collecter l’écotaxe.

Mensonge et calomnie car entre temps la société Arvato, qui entendait implanter le fameux centre d’appels sur la BA 128, n’a pas été retenu au terme de l’appel d’offres. Ce sont Webhelp, qui possède une petite antenne à Saint-Avold, et Tessi qui ont remporté le marché. Or contrairement à Arvato, qui appartient au groupe Bertelsmann et qui emploie 500 personnes dans son centre d’appels Cometz de Metz, ces deux entreprises n’ont aucune activité dans l’agglomération messine et n’ont pas l’intention de s’y implanter. Par conséquent, le centre d’appels de Pôle Emploi ne sera pas créé à Metz comme l’avait fait croire Hollande fin mars.

Au-delà de la question de la concrétisation de cette plateforme téléphonique, c’est plus globalement le dossier brûlant des compensations des restructurations militaires qui ressurgit. Des milliers d’emplois ont été supprimés dans l’agglomération messine dans cette affaire politicienne. Et le compte n’y est toujours pas, malgré les promesses répétées des gouvernements français successifs qui passent comme l’eau sous un pont.

Consultation populaire sur l’installation d’une station-service à Montiers-sur-Saulx dans la Meuse

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Une consultation populaire a dernièrement été organisée à Montiers-sur-Saulx, charmante commune meusienne de 450 âmes. Les électeurs devaient se prononcer sur l’opportunité de créer une microstation-service au cœur de leur village. La station la plus proche est en effet située à une vingtaine de kilomètres. 170 personnes se sont déplacées sur un total de 340 inscrits, soit une participation de 50 %. Le « oui » l’a largement emporté avec 77,6 % des suffrages.

Fort de ce résultat, le maire va prochainement engager les démarches pour finaliser son projet en lieu et place de deux rangées de quatre tilleuls malades qui seront prochainement abattus. La microstation-service de Montiers-sur-Saulx sera financée par un investisseur lorrain. Elle disposera de deux pompes, une pour le gasoil, l’autre pour l’essence. Les travaux devraient débuter au mois d’août pour se terminer d’ici novembre.

Le Groupe BLE Lorraine salue cette initiative qui fait revivre la démocratie dans nos contrées six mois avant une fusion imposée au peuple lorrain sans aucune concertation.

Numérique : la Lorraine décroche le label French Tech

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Porté par le Pôle métropolitain du Sillon Lorrain, composé des villes de Metz, Nancy, Diddenowen (Thionville) et Epinal, le dossier Lor’N’Tech a dernièrement obtenu le label French Tech, la marque française de l’économie innovante. Cette distinction vient couronner le dynamisme de la Lorraine. L’écosystème numérique de notre région et le vivier de start-ups qui l’accompagne sont donc désormais reconnus en France et à l’international. Gage de qualité, le label French Tech vise en effet à donner de la visibilité aux territoires qui en sont détenteurs. En Lorraine, le secteur du numérique compte selon les estimations près de 2 000 entreprises et emploie plus de 10 000 personnes.

Outre Lor’N’Tech, les dossiers de Brest Tech Plus, Normandy French Tech et French Tech Côte d’Azur ont été récompensés. Quatre labels thématiques ont par ailleurs été attribués à titre pilote pour l’Alsace (MedTech), Avignon (CultureTech), Saint-Etienne (DesignTech) et Angers (IoT-Tech). La ville américaine de New-York a aussi été labellisée.

A noter enfin que les agglomérations d’Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Nantes, Montpellier, Paris, Rennes et Toulouse avaient déjà décroché le précieux label en novembre 2014.

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Fin de la double imposition pour les retraités frontaliers

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Selon la Convention fiscale franco-allemande de 1959, un travailleur frontalier est imposable dans son pays de résidence. L’Article 14 stipule même que les retraités sont imposés dans le pays qui verse la pension, par conséquent l’Allemagne ici pour les retraités frontaliers lorrains. En réalité, l’Allemagne n’exerce ce droit que depuis 2005, plus précisément depuis la nouvelle loi concernant l’imposition de ces retraites (Alterseinkünftegesetz). C’est la raison pour laquelle les bénéficiaires lorrains de ces pensions doivent déclarer leurs revenus en Allemagne depuis cette date. En 2008, des milliers de frontaliers retraités ont reçu une imposition forfaitaire avec une rétroactivité. Les autorités allemandes leur réclamaient selon les niveaux de retraites entre 1 000 et 8 000 euros. Or les retraités frontaliers déclarent également leur pension allemande avec leurs revenus français au fisc français. Cette déclaration est en effet nécessaire au calcul de la progressivité de l’impôt du foyer fiscal. Par conséquent, malgré le crédit d’impôt, des milliers de retraités frontaliers sont ainsi soumis à une double imposition. Ils sont même depuis 2008 véritablement inondés de courriers administratifs allemands.

Un récent accord entre la France et l’Allemagne a mis fin à cette double imposition aussi traumatisante que préjudiciable financièrement. Celui-ci attribue dorénavant l’imposition exclusive des pensions de source allemande à la France. Autrement dit, l’Allemagne lui cède la souveraineté fiscale dans ces cas précis. Les retraités touchant une pension allemande seront donc à partir du 1er janvier 2016 exonérés d’impôts en Allemagne et n’en paieront qu’en France. En contrepartie, la France s’est engagée à verser une compensation financière à l’Allemagne. Les déclarations restent en attendant valables pour 2014 et 2015.

(Source : RL du 07/04/2015)

Rénovation urbaine en Lorraine : acte 2

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Onze ensembles de quartiers ont dernièrement été reconnus d’intérêt régional dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU). 33 millions d’euros leur seront au total consacrés jusqu’en 2020, soit cinq millions d’euros de plus que prévu.

Vandoeuvre Nations

Le quartier des Nations à Vandoeuvre-lès-Nancy a été retenu (Crédits photo : Google Maps)

Les quartiers bénéficiaires sont : Metz-Bellecroix, La Patrotte-Metz Nord, Boileau-Prégénie  à Metz, Bellevue à Forbach, La Côte des Roses à Diddenowen, Saint-Eloy à Woippy, Les Chênes à Hombourg-Haut, La Chapelle à Hombourg-Haut, la Ville de Freyming-Merlebach, Haussonville à Nancy, Les Nations à Vandoeuvre-lès-Nancy, Voltaire à Longwy, Concorde à Herserange et Bitola à Epinal.

Par ailleurs, l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) avait déjà classé en mars dernier cinq quartiers lorrains en intérêt national, à savoir l’ensemble Plateau de Haye à Nancy et à Maxéville, Les Provinces à Laxou, La Cité à Berhen-lès-Forbach et le Wiesberg-Hommel à Forbach.

A noter enfin que le dispositif a aussi été reconduit pour Metz-Borny.

Ouverture des commerces en Moselle les dimanches et jours fériés

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Le Tribunal administratif de Strasbourg, dans sa décision du 4 février 2015, a considéré les arrêtés préfectoraux de 1956 comme illégaux car pris par une autorité incompétente. Cette compétence appartient en fait au Conseil général de la Moselle, devenu depuis peu le Conseil départemental de la Moselle. Les conséquences de cette décision de justice sont l’instauration d’une nouvelle réglementation locale débouchant sur de nombreux assouplissements en matière d’ouverture des commerces les dimanches et jours fériés.

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La réglementation sur l’ouverture dominicale des commerces a dernièrement évolué en Moselle (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Rappelons la réglementation d’Alsace-Moselle : le Droit local permet l’emploi de salariés et l’ouverture des commerces, les dimanches et jours fériés pendant cinq heures, sauf le premier jour des fêtes de Noël, de Pâques et de Pentecôte. Cependant cette possibilité d’ouvrir et d’employer les salariés cinq heures peut être réduite ou même supprimée par voie de statuts locaux départementaux ou municipaux. Cela dit, le maire, sauf à Metz le préfet, peut aller dans le sens de l’extension en autorisant dans sa ville le travail durant 10 heures les quatre dimanches avant Noël, ainsi que certains dimanches ou jours fériés pour lesquels les circonstances locales rendent nécessaire une activité accrue, par exemple lors d’une grande fête locale. De même, le préfet peut autoriser dans le département l’ouverture de catégories de commerces dont l’activité est nécessaire à la satisfaction des besoins de la population présentant un caractère journalier ou particulier.

Le Conseil départemental de la Moselle a adopté le 18 mai 2015 un nouveau statut départemental. Cette décision pose le principe de l’interdiction d’ouverture des commerces les dimanches et jours fériés. Par exception, elle autorise l’ouverture dans la limite de 5 heures :

- de tous les commerces du département, hors concessions automobiles, le premier dimanche des soldes d’hiver et le premier dimanche des soldes d’été

- des concessions automobiles quatre dimanches dans l’année, déterminés librement sous réserve d’une information écrite au préfet.

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