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Non à l’ACAL, oui à nos régions ! : Présentation des têtes de liste lorraines à Nancy

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Dans le cadre de sa campagne pour les élections régionales des 6 et 13 décembre prochains, le Parti Lorrain (PL) a organisé vendredi 13 novembre 2015 à 9h une conférence de presse à la Brasserie Excelsior de Nancy pour présenter autour d’un petit-déjeuner les têtes de liste et les candidats en Lorraine de la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ».

Conférence de presse Nancy 20151113

Les têtes de liste en Lorraine en conférence de presse à Nancy (Crédits photo : Guillaume Reffay)

La conférence de presse s’est déroulée en présence de M. Jean-Georges TROUILLET, tête de liste interrégionale, et des quatre têtes de liste départementales, à savoir :

Meurthe-et-Moselle : M. Thomas RIBOULET, Président du Parti Lorrain

Meuse : M. Kévin GIGES, Secrétaire Général du Parti Lorrain

Moselle : M. Philippe MOURAUX

Vosges : M. Emmanuel THIEBAUT.

La liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! » fédère des responsables et des membres du Parti Lorrain, ainsi que des élus, des responsables associatifs et des personnes de la société civile. Elle dénonce le déni de démocratie qui a dicté la fusion de nos régions sans la moindre consultation des habitants et des élus. Les coûts de fonctionnement de cette méga-région presque deux fois plus étendue que la Belgique et plus peuplée que la Norvège vont exploser en raison de l’augmentation des frais de déplacement, de restauration et d’harmonisation des outils entre les trois conseils régionaux (informatique, ressources humaines, comptabilité, etc.). Rien que l’étude pour déterminer une éventuelle compatibilité entre les logiciels de gestion de la paie des Régions Lorraine et Champagne-Ardenne a coûté plus d’un million d’euros. L’adaptation de tous ces outils reviendra à elle-seule déjà plusieurs dizaines de millions d’euros. « Il n’y aura aucune économie, bien au contraire », estime le Président du Parti Lorrain, pour qui « ce sont les contribuables qui vont au final devoir encore payer l’addition ».

Carte PL SW recto

Une des trois cartes postales de campagne du Parti Lorrain distribuées aux électeurs

La liste régionaliste « Non à l’ACAL, oui à nos régions » est la seule qui refuse la méga-région et propose d’organiser un référendum pour consulter la population sur la question. Eloignée de tout extrême, elle promet ensuite de démanteler pierre après pierre l’ACAL tout en soutenant parallèlement la revitalisation économique de nos territoires (valorisation de nos forêts et de nos ressources en eau, aide aux PMI-PME, développement du numérique et de la recherche et développement) pour faire de la Lorraine une région high-tech à la pointe de l’innovation et respectueuse de l’environnement.

Metz : le maire supprime le grand sapin de Noël

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Le traditionnel grand sapin de Noël de Metz a été monté il y a quelques jours Place De Gaulle, où il rivalise en hauteur avec le célèbre clocher de la gare. L’année prochaine, il n’y en aura pourtant plus.

sapin Noël Metz

Le traditionnel sapin de Noël, bientôt plus qu’un lointain souvenir à Metz (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Le maire de Metz, Dominique Gros, a en effet décidé de supprimer le phare des Marchés de Noël de la ville. Une décision qui fait tâche alors les Marchés de Noëls messins montent en puissance depuis plusieurs années et que la ville prétend désormais ouvertement rivaliser avec Strasbourg en termes d’animation et de fréquentation en ces fêtes de fin d’année. Mais un marché de Noël sans sapin, c’est comme un défilé de Saint-Nicolas sans char.

Le grand sapin de Noël de Metz représente un investissement total de près de 30 000 euros. Cette année, l’épicéa de 23 mètres de haut a coûté 11 000 euros, auxquels se sont ajoutés plus de 10 000 euros pour son transport depuis la forêt de Dabo. Le pied métallique qui le soutien et qui permet de répartir la masse du conifère vaut quant à lui 8 000 euros.

Par cette décision, Dominique Gros met la pression sur la puissante Fédération des Commençants de Metz. Si cette dernière est capable de faire venir une grande roue, une patinoire et prochainement un palais de glace Disney, pourquoi ne serait-elle pas capable de prendre à sa charge le sapin ?

Cela dit, le maire justifie officiellement l’injustifiable par une restriction budgétaire au moment même où la Ville reçoit chaque année plusieurs millions d’euros de dividendes de l’UEM (Usine d’Electricité de Metz) et des dizaines de milliers d’euros des stationnements. Mais en ces temps de crise, il semble donc plutôt d’usage d’organiser des cérémonies de vœux aux Arènes de Metz, comme ce fut par exemple le cas en 2012. En 2015, près de 14 000 euros étaient encore consacrés à cet exercice pompeux de communication à la mairie.

Par conséquent, au regard de ce que constitue le sapin pour les Marchés de Noël de Metz et leur notoriété, du plaisir et de la joie qu’il procure aux Messins et aux touristes, ainsi que de l’allocation de l’argent public consacré à l’évènementiel, le Groupe BLE Lorraine ordonne au maire de Metz de ne pas supprimer ledit sapin de Noël.

Le Conseil d’Etat rejette les recours contre la fusion des régions

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C’est désormais officiel. La France n’est pas un Etat de droit et encore moins une démocratie.

Le Conseil d’Etat a en effet rejeté mardi les recours en annulation du Parti Lorrain et de ses alliés visant les décrets d’application de la nouvelle carte territoriale, à savoir les :

- N°2015-939 du 30 juillet 2015 portant convocation des collèges électoraux pour procéder à l’élection des conseillers régionaux, des conseillers à l’Assemblée de Corse, des conseillers à l’Assemblée de Guyane, des conseillers à l’Assemblée de Martinique.

Et :

- N°2015-969 du 31 juillet 2015 modifiant le décret n°60-516 du 2 juin 1960 portant harmonisation des circonscriptions administratives.

Représenté par son avocat Maître Frédéric Thiriez, par ailleurs Président de la Ligue de Football Professionnelle (LFP), le Parti Lorrain a démontré que la création de la méga-région ACAL (Alsace-Champagne-Ardenne et Lorraine) a été faite au mépris de la Charte européenne de l’autonomie locale, ainsi que du Code général des Collectivités territoriales.

En ce qui concerne l’Article 5 de la Charte européenne de l’autonomie locale, le Conseil d’Etat ne dit pas qu’il est dépourvu d’effet direct, comme le proposait le rapporteur public. Il écarte cependant le moyen, en posant une nouvelle règle, selon laquelle le juge administratif ne saurait écarter une loi nationale au motif que sa procédure d’adoption serait contraire à un traité international. En d’autres termes, seule  une disposition de fond du traité, et non une disposition de procédure, peut conduire à écarter l’application d’une loi. Cette question était à ce jour inédite.

En ce qui concerne la violation du Code général des Collectivités territoriales, le Conseil d’Etat écarte le moyen, en disant qu’une loi ultérieure peut toujours déroger à une loi antérieure.

A noter que les membres du Conseil d’Etat sont nommés par le gouvernement.

La bataille juridique est à présent terminée. La bataille des urnes ne fait que commencer.

Le sénat dit non à la ratification de la Charte européenne des langues régionales

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Le sénat à majorité de droite a enterré mardi, à quelques semaines des élections régionales des 6 et 13 décembre, le projet de loi de ratification de la Charte européenne des langues régionales. Ce rejet compromet l’organisation d’un congrès pour l’adoption de cette réforme constitutionnelle. Il décrédibilise une fois de plus la France sur la scène internationale. Il constitue par ailleurs une véritable injure à celles et ceux pour qui ces langues sont une part d’eux-mêmes.

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Manifestation en faveur des langues régionales de Lorraine à Metz (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

La Charte européenne des langues régionales engage les Etats signataires à reconnaître les langues régionales et minoritaires en tant qu’expression de la richesse culturelle. Elle a été signée par la France en 1999. Sa ratification avait été promise par François Hollande durant sa campagne présidentielle en 2012.

Rappelons que pour être adoptée, une telle réforme constitutionnelle nécessite une majorité des trois cinquièmes des députés et des sénateurs réunis en congrès au château de Versailles après avoir été adoptée par les deux chambres.

Les langues régionales de Lorraine mobilisent à Metz

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Près de 200 personnes se sont rassemblées dans une ambiance bonne enfant samedi après-midi devant la préfecture de région à Metz, afin de défendre et de promouvoir les langues de Lorraine. Les manifestants arboraient des drapeaux lorrains et des chasubles Mir schwätzen PlattDes membres et des dirigeants du Parti Lorrain étaient présents.Des rassemblements similaires ont eu lieu un peu partout en France.

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Drapeaux lorrains, chasubles en Platt et ambiance bonne enfant étaient au rendez-vous à Metz (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine) 

Rappelons que le Groupe BLE Lorraine attend que la France ratifie enfin la Charte européenne des langues régionales comme elle s’y est engagée. Nous exigeons également que les langues de Lorraine, en particulier le Lothringer Platt (Franciques Luxembourgeois, Mosellan et Rhénan) et le Vosgien, ne soient plus les parents pauvres des langues régionales en France. Celles-ci bénéficient en effet de moyens autrement plus conséquents que nos langues. Le Groupe BLE Lorraine demande enfin qu’un enseignement bilingue à parité horaire (français / Lothringer Platt) soit mis en place dans les écoles de Moselle germanophone.

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Manifestation pour la défense et la promotion des langues régionales de Lorraine

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Une manifestation en faveur des langues régionales de Lorraine est organisée ce samedi 24 octobre 2015 à 15 heures devant la préfecture de région à Metz, près de la Place de la Comédie.

Des rassemblements similaires auront lieu dans d’autres régions de France. Près de 24 000 personnes sont par exemple attendues à Montpellier.

Le Groupe BLE Lorraine attend que la France ratifie enfin la Charte européenne des langues régionales comme elle s’y est engagée. Nous exigeons également que les langues de Lorraine, en particulier le Lothringer Platt (Franciques Luxembourgeois, Mosellan et Rhénan) et le Vosgien, ne soient plus les parents pauvres des langues régionales en France. Celles-ci bénéficient en effet de moyens autrement plus conséquents que nos langues. Le Groupe BLE Lorraine demande enfin qu’un enseignement bilingue à parité horaire (français / Lothringer Platt) soit mis en place dans les écoles de Moselle germanophone.                                                                                                             

Un verre de l’amitié sera proposé aux manifestants. Les cent premiers arrivés se verront également offrir un polo à manches longues avec l’inscription « Mir redden Platt » (Je parle le Platt) par les organisateurs.

***

Näkscht Samschdach, 24 Oktober 15 U vor der Préfectur én Metz (beim Théâter), laden ma Eich énn „Platt schwätzer » oda nét. Kommen manifestieren fo dass der Staat de Charte fo de Régionalsprochen  énnerschreiwt. 

En ganz Frankreich manifestieren de Leit, zum Beispill én Montpellier sénn ze 24 000.

Dia ach, kommen on opfern zwei Stonnen fo de Platt.

En klän Empfang éss gesorscht.

A 31 : la régulation dynamique des vitesses devient contraignante

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Expérimentée depuis octobre 2013 sur quatre kilomètres, la régulation dynamique des vitesses sur l’A 31 devient contraignante, sous ordre du préfet, dans les deux sens de circulation entre le Triangle de la Fensch à Richemont et la frontière luxembourgeoise à partir de ce lundi 19 octobre.

Les usagers sont donc désormais obligés, sous peine d’être verbalisés, d’adapter leur vitesse en temps réel suivant les injonctions des panneaux à messages variables déployés sur les 26 km de réseau, soit 13 km dans chaque sens. Il s’agit d’une première sur une autoroute non-concédée. Les panneaux fixes indiquant des vitesses vont être progressivement retirés. Dans tous les cas, selon le code la route, l’indication d’un panneau à message variable prévaut sur une indication fixe.

Le système repose sur un algorithme qui ordonne de manière semi-automatique aux heures de pointe, soit le matin de 6 heures à 9h30 et le soir de 16 heures à 20 heures, de rouler à 110 km/h, 90 km/h ou 70 km/h. Par ce mécanisme, les autorités entendent retarder la formation de bouchons dans cette zone sensible du trafic pendulaire frontalier. L’idée est d’augmenter le débit du flux de véhicules en le répartissant plus efficacement sur les deux voies, tout en réduisant les à-coups pour améliorer le confort des automobilistes.

Au pic de congestion du matin, vers 8 heures, la vitesse moyenne entre Richemont et la frontière luxembourgeoise est inférieure à 20km/h. Au retour des travailleurs frontaliers, la traversée de Diddenowen (Thionville) est catastrophique entre 16 heures et 18 heures.

Pour les frontaliers, principaux concernés par la question, le dispositif ne permettra pas de désengorger l’axe autoroutier majeur de la Lorraine dans le Nord mosellan. Tout au plus, il servira à coller des PV supplémentaires.

Il y a une dizaine d’années, il fallait partir à 6h45 de Diddenowen pour éviter les bouchons. L’année dernière, c’était 6h10. Aujourd’hui, c’est 6 heures.

Traversée par plus de 70 000 véhicules par jour, dont 13 % de poids lourds, l’A 31 est complètement saturée au Nord de Diddenowen et la frontière luxembourgeoise. Sur cette portion, le trafic dépasse fréquemment les 3 000 véhicules par heure. Selon les estimations, 15 à 20 000 voitures et 1 000 à 2 000 poids lourds supplémentaires sont attendues d’ici 2030 sur l’A 31.

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Elections régionales 2015 : accord historique entre le Parti Lorrain et Unser Land

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Une nouvelle page de l’histoire de l’autonomisme en Lorraine et en Alsace s’est écrite vendredi 9 octobre 2015 lors d’une conférence de presse interrégionale organisée à Strasbourg. Dans le cadre des prochaines élections régionales des 6 et 13 décembre prochains, le Parti Lorrain (PL) et le mouvement alsacien Unser Land se sont en effet alliés, afin de contrer la fusion de la Lorraine, de l’Alsace et de la Champagne-Ardenne. L’Alliance Ecologiste Indépendante (AEI) et 57-Le Parti des Mosellans seront également de la partie.

Conférence presse interrégionale 3

 Présentation de la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! » à Strasbourg (Crédits photo : Unser Land)

Intitulée « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! », la liste, menée par l’Alsacien Jean-Georges Trouillet, rassemble des profils variés issus des partis coalisés, ainsi que des élus, des responsables associatifs et des membres de la société civile. Elle dénonce le déni de démocratie qui a dicté la fusion de nos régions sans la moindre consultation des habitants et des élus. Les coûts de fonctionnement de cette méga-région presque deux fois plus étendue que la Belgique et plus peuplée que la Norvège vont exploser. Logique puisque l’ensemble comptera plus d’élus qui devront se déplacer plus souvent et plus loin. Comme l’a rappelé justement le Président du Parti Lorrain, « il ne faut pas se leurrer, au final, ce sont bien les contribuables qui vont payer l’addition ».

La liste régionaliste « Non à l’ACAL, oui à nos régions » est la seule qui refuse la méga-région et propose d’organiser un référendum pour consulter la population sur la question. Eloignée de tout extrême, le contraire serait d’ailleurs étonnant puisqu’il n’y a pas plus centralisateur et jacobin que le FN ou le Front de Gauche, elle entend dépasser la barre des 10 % et s’en donne les moyens.

Lors de la conférence de presse interrégionale, les dix têtes de listes ont été dévoilées. On retrouve donc :

Tête de liste interrégionale : Jean-Georges Trouillet, porte-parole et ancien président de Unser Land. Travailleur frontalier, il exerce actuellement la fonction de chef de service dans un bureau d’ingénieurs à Bâle.

Alsace

Bas-Rhin : Andrée Munchenbach, Présidente de Unser Land, ancienne conseillère générale, conseillère municipale de Schiltigheim depuis 2001. Professeur de lettres et membre fondatrice de l’association de parents d’élèves Eltern.

Haut-Rhin : Nadia Hoog (Unser Land). Militante depuis l’adolescence auprès des jeunes dans les quartiers populaires de Colmar et des migrants à Strasbourg, Présidente-fondatrice d’associations étudiantes et de parents d’élèves.

Lorraine

Meurthe-et-Moselle : Thomas Riboulet, Président du Groupe BLE Lorraine et Président du Parti Lorrain. Chef de projet qui a travaillé pour de grands groupes industriels comme Holcim, Airbus et Thales, aussi bien en France qu’à l’étranger.

Meuse : Kévin Gives, Secrétaire Général du Parti Lorrain, mécanicien ferroviaire.

Moselle : Philippe Mouraux, Président de 57- Le Parti des Mosellans. Juriste-linguiste à la Cour de justice de l’Union Européenne à Luxembourg.

Vosges : Emmanuel Thiébaut (AEI), Conseiller municipal de Moyenmoutier. Technicien informatique pour l’Université de Lorraine à l’Institut Universitaire et Technologique de Saint-Dié-des-Vosges.

Champagne-Ardenne

Ardennes : Jean-Pierre Pierrard, membre d’une association de protection des animaux et militant antinucléaire.

Aube : Virginie Blanchard (AEI), conseillère en vente dans une boulangerie-pâtisserie.

Marne : Ghislain Wysocinski, membre du Bureau Politique de l’Alliance Ecologiste Indépendante depuis 2011.

Haute-Marne : Guillaume Reffay (AEI).

Recours du Parti Lorrain contre la fusion de la Lorraine : la décision connue d’ici le 2 novembre

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Le vendredi 2 octobre 2015 à 15 heures, le Conseil d’Etat a rendu une ordonnance par laquelle il rejette le recours en référé du Parti Lorrain visant à faire suspendre l’exécution des deux décrets relatifs à l’organisation des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Le Conseil d’Etat n’a pas reconnu l’urgence du recours, le dépôt officiel des candidatures pour lesdites élections ne débutant que le 2 novembre 2015. Par conséquent, l’affaire sera jugée sur le fond via l’examen du recours en annulation des mêmes décrets porté par le Parti Lorrain. Le Conseil d’Etat a annoncé que sa décision sera rendue d’ici le 2 novembre 2015.

En statuant de la sorte le juge des référés n’a pas préjugé du fond de l’affaire, à savoir la régularité de la procédure d’adoption de la loi du 16 janvier 2015 sur le fondement de laquelle ont été pris les décrets attaqués.

Rappelons que les recours du Parti Lorrain visent sur les décrets :

- N°2015-939 du 30 juillet 2015 portant convocation des collèges électoraux pour procéder à l’élection des conseillers régionaux, des conseillers à l’Assemblée de Corse, des conseillers à l’Assemblée de Guyane, des conseillers à l’Assemblée de Martinique.

- N°2015-969 du 31 juillet 2015 modifiant le décret n°60-516 du 2 juin 1960 portant harmonisation des circonscriptions administratives.

Lors de l’audience du mercredi 30 septembre 2015 à Paris, le Parti Lorrain, représenté par son avocat Maître Frédéric THIRIEZ, par ailleurs Président de la Ligue de Football Professionnelle (LFP), a démontré que la création de la méga-région ACAL a été faite au mépris de la Charte européenne de l’autonomie locale, ainsi que du Code général des Collectivités territoriales.

A noter que les membres du Conseil d’Etat sont nommés par le gouvernement.

Nancy : d’une communauté urbaine à une métropole ?

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La Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN) devrait obtenir le statut de métropole courant 2016. 14 agglomérations, dont notamment Paris, Lyon, Aix-Marseille, Lille, Montpellier ou encore Strasbourg sont aujourd’hui considérées comme des métropoles.

La CUGN regroupe actuellement vingt communes et compte plus de 260 000 habitants. Pour devenir une métropole, toute agglomération doit posséder au minimum 400 000 habitants situés dans une aire urbaine de plus de 650 000 habitants. Jusqu’à présent, seul Brest, avec à peine 206 000 habitants, a fait exception à cette règle. La future métropole nancéienne pourrait s’étendre jusqu’à Toul, Pont-à-Mousson et Lunéville.

A noter que les métropoles ont la compétence du logement, des transports, de la culture, des équipements sportifs, du tourisme, de la gestion de l’eau et des déchets, ou encore des services d’incendie et de secours. Elles sont également amenées à récupérer certaines compétences propres au département sur le territoire qu’elles englobent, en particulier l’aide sociale, la gestion de certaines routes et les collèges.

logo CUGN Grand Nancy

Fusion des régions : recours du Parti Lorrain au Conseil d’Etat

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Après un premier recours déposé en mai dernier devant le Conseil d’Etat en tant qu’intervenant volontaire, afin de faire abroger la loi instituant à partir du 1er janvier 2016 la nouvelle carte à treize grandes régions, le Parti Lorrain a déposé lundi deux nouveaux recours au Conseil d’Etat pour attaquer cette fois les décrets d’application de la loi délimitant les régions et modifiant le calendrier électoral.

Le premier recours demande l’annulation du décret n°2015-939 du 30 juillet 2015 portant convocation des collèges électoraux pour procéder à l’élection des conseillers régionaux, des conseillers à l’Assemblée de Corse, des conseillers à l’Assemblée de Guyane et des conseillers à l’Assemblée de Martinique, ainsi que du décret n°2015-969 du 31 juillet 2015 modifiant le décret n°60-516 du 2 juin 1960 portant harmonisation des circonscriptions administratives. Un recours en référé a parallèlement été déposé pour demander la suspension de ces décrets dans l’attente de leur annulation.

Ces décrets ont été pris en application de la loi n°2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral. Les irrégularités qui affectent cette loi sont donc invocables à l’encontre de ces décrets. Cette loi transgresse les obligations internationales de la France, en l’occurrence la Charte européenne de l’autonomie locale du Conseil de l’Europe, signée par la France en 1985 et ratifiée en 2007. L’Article 5 de cette charte affirme que « Pour toute modification des limites territoriales locales, les collectivités locales concernées doivent être consultées préalablement, éventuellement par voie de référendum là où la loi le permet ».

En application de l’Article 55 de la Constitution, ces règles internationales ont une valeur supérieure aux lois. La loi du 16 janvier 2015, et par conséquent les décrets pris pour son application, sont invalides. Les élections régionales de décembre, organisées sur cette base, sont donc également irrégulières. 

A noter enfin que le premier recours déposé au mois de mai est toujours en cours.

Plus d’un siècle d’histoire aéronautique à la BA 128 de Metz-Frescaty

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Suite aux iniques et odieuses restructurations militaires, la Base Aérienne 128 (BA 128) de Metz-Frescaty a été dissoute le 21 juin 2012 au terme d’une cérémonie militaire officielle. Le drapeau de la base a été symboliquement roulé. La patrouille de France a quitté Salon-de-Provence pour survoler Metz au-dessus du Boulevard Poincaré. Trois Rafales du 1-7 Provence de Saint-Dizier, ainsi que trois Mirages 200 D du 1-3 Navarre de Nancy-Ochey ont également traversé l’espace aérien de la ville. Afin de remercier les Messins, les 80 musiciens de la Musique de l’Air ont donné un concert à l’Arsenal. La fermeture administrative de la base est intervenue le 31 août 2012. La BA 128 était l’une des plus belles de France. Son mess mixte a notamment été conçu par un élève de Le Corbusier.

BA 128 Metz-Frescaty

La Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty a marqué l’histoire aéronautique de la Lorraine (Crédits photo : Mike Tango)

Cet évènement marqua la fin d’une histoire aéronautique plus que centenaire depuis l’arrivée d’un Zeppelin en 1909. Base majeure de l’armée de l’air qui abrita jusqu’à 3 000 personnels militaires, la BA 128 porte son nom depuis 1956. Sa piste en dur fut mise aux normes de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), comme toutes les pistes du Nord-Est de la France, soit 2 400 mètres de long sur 45 mètres de large, entre le 16 mars 1951 et le 14 juillet 1951. 60 000 mètres cubes de béton furent coulés. Les ouvriers nivelèrent la piste avec des balais de soie naturelle. Les travaux du souterrain du Poste de Commandement de Guise commencèrent quant à eux en 1953 à l’Ouest de la Moselle, près de Châtel-Saint-Germain. La construction enterrée fut conçue pour abriter 130 personnes en temps de paix et jusqu’à 300 en temps de crise. Le PC de Guise avait pour mission de diriger les opérations de forces aériennes après une frappe nucléaire. Les missions de la base changèrent à partir de cette date. Elles s’articulèrent ainsi jusqu’en 2012 autour du triptyque commandement, renseignement avec les Noratlas Gabriel et appui à la projection des forces.

Après le retrait de la France du commandement de l’OTAN décidé par De Gaulle, l’Etat-major de la Force Aérienne Tactique (FATAC 1ère RA, devenue ensuite la FATAC puis le CFAC et enfin le CFA), fut installé en 1965 sur la BA 128 de Metz-Frescaty. Au début des années 1980, le PC de la FATAC-1ère RA commandait 22 escadrons, soit 330 avions de combat, pour la plupart stationnés dans le quart Nord-Est de la France. Onze escadrons avaient une mission principale d’attaque au sol classique, trois une mission nucléaire, trois autres une mission de reconnaissance tactique et les trois derniers une mission de défense aérienne. A cette époque, le BA 128 était l’une des plus importantes bases militaires de l’Est de la France.

Après l’annonce des iniques et odieuses restructurations militaires, 800 personnels quittèrent la base à l’été 2011, ainsi que les trois unités aériennes. L’escadron électronique aéroporté avec ses Transall Gabriel fut transféré à Evreux. L’escadron de transport mixte avec les TBM 700 fut envoyé à Dijon et le Centre d’instruction des équipages d’hélicoptères fut déplacé à Orange.

Malgré sa fermeture, quelques activités demeurent encore aujourd’hui sur l’ancienne base militaire. La section aérienne de la gendarmerie est en effet restée et a vu ses effectifs renforcés. Le centre d’exploitation routier du département de la Moselle et l’aire de stockage du sel de l’agglomération messine occupent toujours des bâtiments dans la partie Sud. Les Restos du Cœur ont pu conserver leurs locaux installés près de l’ancienne aérogare civile. Les services techniques de la Ville de Marly ont pris possession d’un bâtiment situé sur le ban de la commune d’Augny. Enfin, des espaces de fauchage ont été concédés à des agriculteurs sur les six parcelles comprises entre les pistes de la base.

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