Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Musées


Restauration de l’horloge astronomique de Stanislas à Nancy

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Une convention de mécénat a dernièrement été signée entre la Ville de Nancy et la Clinique Pasteur d’Essey-lès-Nancy, afin d’entreprendre la restauration de la célèbre horloge astronomique de Stanislas. Cette dernière constitue l’un des joyaux des collections du Musée Lorrain à Nancy.

horloge astronomique Stanislas

Détail de l’horloge astronomique de Stanislas (Crédits photo : Musée Lorrain, Nancy)

Une armoire richement décorée abrite ce bijou réalisé au milieu du XVIIIème siècle par Bernard Joyeux, un Lorrain féru de mécanique. Celui-ci  l’aurait offerte avant 1751 à Stanislas, lui-même passionné de sciences et d’art comme en témoigne les différents aménagements qu’il fit réaliser au Château de Lunéville. Fondée en 1750, l’Académie royale des sciences et des belles-lettres fut d’ailleurs le principal instrument de son ambitieuse politique culturelle et artistique. La Société, qui prit ensuite le nom d’Académie de Stanislas, fit donc au Musée Lorrain de la fameuse horloge astronomique en 1863.

Ce curieux instrument serait composé de 53 fonctions différentes réparties sur 11 cadrans. Selon les spécialistes, elle permettrait d’indiquer l’heure, les jours de la semaine, les jours du mois, les mois de l’année, l’année, la durée des jours et des nuits, le calendrier religieux, le calendrier romain, l’univers héliocentrique, les signes du zodiaque, ainsi que l’étoile polaire et les marées.

Un orgue de barbarie d’Edith Piaf au Musée de l’art forain et de la musique mécanique de Conflans-en-Jarnisy

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Lorsqu’il céda à la Ville de Conflans-en-Jarnisy sa magnifique collection de manèges, d’orchestrions et d’automates mécaniques en 1984, le patron de cirque Raymon d’Ys affirma que l’un de ses orgues de barbarie avait appartenu à Edith Piaf.

Plus de trente ans plus tard, l’information a été officiellement confirmée par un spécialiste : l’orgue de Conflans est bien celui de Piaf. C’est une certitude. Il s’agit en effet d’un Gavioli, du nom d’un employé de la célèbre fabrique des Frères Limonaire qui se mit ensuite à son compte.

Créé en 1985, le Musée de l’art forain et de la musique mécanique de Conflans-en-Jarnisy n’est malheureusement plus ouvert qu’à l’occasion des journées du patrimoine. Le bâtiment de répond plus aux normes pour accueillir du public.

Réouverture du Musée de la cristallerie à Baccarat

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Trois années de travaux ont été nécessaires pour que le Musée de la cristallerie à Baccarat retrouve son lustre. La structure a dernièrement enfin rouvert ses portes. 260 des plus belles pièces sorties de la célèbre manufacture lorraine y sont exposées.

Le site a été entièrement réaménagé dans l’ancienne maison des directeurs de Baccarat à l’image d’une demeure de collectionneur. Parmi les chefs-d’œuvre que l’on peut y admirer, on retrouve la fameuse aiguière offerte à Charles X, le vase à monture en bronze doré « les trois grâces », présenté lors de l’Exposition Internationale de Nancy de 1909, ainsi que le lustre « Zénith » en cristal clair et rouge. La visite s’achève sur une table dressée de pièces issues de grandes commandes royales ou conçues pour les plus puissants de ce monde à l’instar du Tsar Nicolas II ou de l’Empereur du Japon Mutsuhito. Soit autant de preuves du rayonnement planétaire du cristal de Baccarat.

logo Baccarat

226 œuvres d’art léguées à la Ville de Sarrebourg

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Décédée en 2008, l’artiste Françoise Naudet, originaire de Fontenay-sous-Bois, avait pris ses dispositions pour léguer 226 œuvres d’art à la Ville de Sarrebourg, où elle avait beaucoup d’amis et d’admirateurs. La collection est composée de 56 sculptures en bronze et de 170 autres en plâtres.

Fleur d'été Françoise Naudet

Fleur d’été de Françoise Naudet (Crédits photo : Laurent BOYRIE)

Françoise Naudet a exposé à plusieurs reprises dans la cité Sud-mosellane. La douceur des courbes, ainsi que la finesse et la forme des silhouettes de ses œuvres ont séduit les élus sarrebourgeois. A tel point que la Ville a acheté deux grandes sculptures, intitulées La Muette et La Dignité, qui ont été installées dans les rues du centre-ville.

Après sept années de procédures pour rassembler les 226 pièces de la donation éparpillées, Sarrebourg a enfin réceptionné il y a quelques semaines son précieux héritage. Les femmes de bronze sont depuis exposées pour l’été sous les voûtes du caveau de la bibliothèque municipale. Le bâtiment historique actuellement en cours de restauration pour abriter l’ensemble des services municipaux pourrait également accueillir la collection en vue de la valoriser.

Warhol Underground au Centre Pompidou-Metz

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En 1964, Andy Warhol créa un immense atelier collectif, la fameuse Silver factory, pour continuer à peindre et pour créer de nouvelles formes d’art. Un vent de liberté soufflait alors sur le New York underground, sur fond d’opposition à la guerre du Vietnam, d’excès, d’overdose et de zones d’ombre. Le Pop Art n’est en effet que la partie immergée du travail de Warhol qui présente en réalité une tonalité plus sombre.

expo Warhol CPM

Jusqu’au 23 septembre 2015, le Centre Pompidou-Metz propose une exposition exceptionnelle qui revisite les œuvres de l’artiste. La Silver Factory a d’ailleurs été reproduite pour l’occasion avec ses murs en aluminium et les portraits d’Andy Warhol, Lou Reed, Nico, etc. Leurs voix et leur musique résonnent d’ailleurs dans les salles. L’artiste messin Joachim Biehler réalise parallèlement tout au long de l’exposition sa performance intitulée 10 Andys. Il fait ainsi revivre Warhol sur un canapé rouge au milieu de la pièce avec sa perruque platine.

Tourisme industriel : création d’une Route du Feu en Moselle et en Sarre

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Une Route du Feu a dernièrement été créée en Moselle et en Sarre à l’initiative du SaarMoselle Eurodistrict, afin de développer le tourisme industriel. L’itinéraire comprend dix sites situés de part et d’autres de la frontière. Cette mise en réseau doit permettre de créer une synergie entre chaque site et d’augmenter leur fréquentation respective.

Musée Mine De Wendel Petite-Rosselle

Le Musée de la Mine De Wendel à Petite-Rosselle (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

En Moselle, le Musée de la Mine De Wendel de Petite Rosselle, le Musée de la Faïence à Sarreguemines, le Musée des techniques faïencières du Moulin de la Blies à Sarreguemines, le site verrier de Meisenthal, la cristallerie de Saint-Louis-lès-Bitche et l’usine Smart de Hambach sont inclus dans cette Route du Feu. Celle-ci devrait prochainement être complétée par une offre d’hébergement et de restauration, ainsi que par un Pass donnant droit à des réductions.

Créé en 2010, le SaarMoselle Eurodistrict vise à promouvoir des actions transfrontalières, à l’image de la ligne de bus Moselle-Saar/Saint-Avold/Sarrebruck et de la Fête transfrontalière du vélo.

Travaux d’isolation des galeries et au restaurant « La Voile blanche » au Centre Pompidou-Metz

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Quelques semaines après que la membrane du Centre Pompidou-Metz (CPM) ait retrouvé sa blancheur originelle, une nouvelle phase de travaux a dernièrement débuté au musée d’art contemporain. Il s’agit cette fois d’isoler les galeries d’exposition 1 et 2, la galerie 3 ayant déjà été rendue étanche en 2014.

galerie CPM

L’isolation des galeries du Centre Pompidou-Metz doit permettre de réduire le montant de sa facture énergétique (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

La performance énergétique du bâtiment n’a semble-t-il pas vraiment préoccupé les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. Le CPM n’avait curieusement pas été conçu au départ pour résister à l’hiver lorrain. Il avait ainsi précédemment fallu imaginer une solution pour que la membrane blanche du centre ne cède plus systématiquement sous la masse de la neige au niveau des piliers. Ce problème réglé début 2014, il convient désormais de remédier aux déperditions de chaleur anormales de la structure. L’idée est de réduire la facture énergétique du CPM de 20 % d’ici 2016 pour lui faire économiser 180 000 euros par an. La structure s’est en effet acquittée de 980 000 euros de chauffage en 2013. Les premières mesures prises pour faire baisser la note ont permis de ramener ces frais à 900 000 euros. A l’instar de tout lieu d’exposition, le CPM doit en effet maintenir une température et une hygrométrie constantes pour préserver les œuvres. En dessous de 21°C, il est formellement proscrit d’exposer une œuvre. Les prêteurs et les assureurs sont extrêmement vigilants au respect de ces normes. Ces travaux d’isolation des galeries 1 et 2 sont intégralement pris en charge par les assurances dans le cadre de la garantie décennale.

Metz Métropole va engager parallèlement l’extension du restaurant La Voile Blanche, désormais exploité par Sodexo Prestige depuis juillet 2014. En accord avec les Bâtiments de France, cet agrandissement d’une centaine de mètres carrés sera intégralement financé par la communauté d’agglomération, propriétaire du musée. Il permettra de doubler la capacité du restaurant, trop étroit pour être rentable avec seulement une soixantaine de couverts. Le chantier, qui représente un investissement de 350 000 euros, consistera à fermer par une véranda un tiers de la terrasse de 300 mètres carrés de l’établissement qui accueillait auparavant un chapiteau. Le nouvel espace sera clos par un toit plat blanc et des baies vitrées mobiles, sans cadre apparent. Sobre, l’ensemble ne dénotera pas avec l’architecture du CPM. Un rideau de 20 mètres de long protègera les clients du Soleil. La pièce sera confectionnée par la maison Garnier Thiébaut, qui fabrique du linge de maison haut de gamme dans les Vosges. Au sol, des dalles formeront des motifs géométriques. Les travaux devraient commencer en mars pour se terminer avant l’été. D’ici quelques mois, La Voile blanche pourra donc recevoir des grandes tablées, notamment pour des mariages. A noter enfin qu’un escalier extérieur sera également prochainement installé, afin d’accéder au restaurant sans passer par la grande nef du musée.

Centre Pompidou-Metz : une gestion à court terme coûteuse

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Au moment de la construction du Centre Pompidou-Metz (CPM), Jean-Marie Rausch, alors président de l’agglomération de Metz, avait exigé une réduction de la voilure, afin de ne pas avoir à gérer le prévisible dépassement de l’enveloppe de 70 millions d’euros. Il a découlé de cette décision politicienne que le nombre de mètres carrés par salariés n’était pas suffisant. En effet, les contours de l’équipe appelée à animer et à entretenir la structure n’avaient quant à eux pas bougés. La médecine du travail aurait même constaté que le minimum de neuf mètres carrés réglementaires par salarié n’était pas respecté pour les 51 employés du musée.

CPM BLE Lorraine

Le Centre Pompidou-Metz paie aujourd’hui les calculs politiciens d’hier (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Si bien que Metz Métropole, déjà principal contributeur du CPM, a dû financer l’acquisition de 300 mètres carrés de bureaux supplémentaires pour le personnel du musée pour plus d’un million d’euros. Cette dépense, qui est intervenue deux ans à peine après l’inauguration du centre d’art contemporain, apparaît aussi inconsidérée qu’incompréhensible. Le Groupe BLE Lorraine regrette que des économies réalisées en amont aient engendré des dépenses importantes en aval.

Les wagons des mineurs lorrains trouvent une nouvelle vie en Charente-Maritime

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Huit voitures ferroviaires, stockées par le Musée de la Mine de Petite-Rosselle à l’ombre des chevalements de l’ancien Carreau Wendel, ont dernièrement été acquises par l’association Le Train des Mouettes qui gère un train à vapeur touristique en Charente-Maritime. Ces anciens wagons de transport servaient, jusque dans les années 1970, à acheminer les mineurs vers le carreau de Petite-Rosselle depuis les villages des campagnes environnantes.

L’acquisition porte sur quatre voitures en bois et quatre autres avec un habillage de métal. Elles ont été vendues au prix de la ferraille, soit environ 1 000 euros par voiture. Un exemplaire de chacune sera conservé à l’inventaire du musée de Petite-Rosselle.

Les wagons, qui pèsent chacun plusieurs tonnes, seront acheminés par convoi exceptionnel en Charente-Maritime, où ils seront restaurés avant d’être réutilisés en juin prochain. Même si certaines voitures sont en très mauvais état, l’association du Train des Mouettes est très satisfaite de son acquisition. En effet, bien que les parties habitables sont parfois rouillées, voire effondrées, les châssis sont extrêmement bien conservés. Une première voiture mosellane, livrée il y a quelques mois, a d’ailleurs déjà terminé son lifting. La transformation est impressionnante.

Le Train des Mouettes circule à la belle saison entre Saujon et La Tremblade, sur 21 km, entre terre et mer, au bord de l’Atlantique. Il attire chaque année 27 000 voyageurs. L’association qui le gère prévoit de rajouter une seconde rame en 2015 grâce aux voitures de Petite-Rosselle. Les touristes, qui embarqueront à bord l’été prochain sauront, grâce aux explications des guides, qu’ils circulent dans les anciens wagons des mineurs lorrains fabriqués par De Dietrich à l’aube des années 1930. De quoi faire perdurer la mémoire des Gueules noires à 900 km de chez eux, même s’il aurait été préférable que ces voitures trouvent une nouvelle destinée en Lorraine.

(Source : RL du 09/12/2014)

Pour la mise en valeur des collections archéologiques d’Audun-le-Tiche

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Faute d’espace d’exposition adapté, les milliers de pièces de la Société d’Archéologie et d’Histoire Locale Audunoise (SAHLA) dorment dans des cartons depuis trois ans. Elles risquent aujourd’hui d’être dispersées.

collections archéologique Audun-le-Tiche

Cavalier à l’anguipède gallo-romain découvert à Audun-le-Tiche (Crédits photo : SAHLA)

La richesse et l’originalité de ces collections proviennent entre autres d’une nécropole mérovingienne du VIIème siècle après J-C, unique dans tout le grand Est. Le site, officiellement mis au jour à partir de 1970 à Audun-le-Tiche, dans le Nord mosellan, est en réalité connu depuis le creusement d’une mine de fer à ciel ouvert en 1880.

Jusqu’en 2011, la SAHLA avait aménagé un espace archéologique dans des préfabriqués dans l’enceinte de l’ancien collège d’Audun-le-Tiche. Comme la commune projetait de construire une maison de l’enfance sur ce même site, des réflexions ont été engagées pour trouver un nouveau lieu d’exposition. La solution idéale fut alors de profiter de la restauration de l’ancien temple protestant d’Audun-le-Tiche, cédé à la ville pour l’euro symbolique par le consistoire, pour y aménager à l’intérieur un espace archéologique. Mais le projet s’est depuis enlisé, faute de subventions.

La rénovation intérieure du temple, avec l’aménagement d’une extension pour recevoir les groupes et l’installation d’un ascenseur, est en effet estimée à près de 700 000 euros. La SAHLA dispose des moyens financiers pour prendre à son compte la muséographie des lieux grâce à un legs de 80 000 euros d’une Audunoise. De son côté, le Conseil Général de la Moselle conditionne sa participation à la pérennisation de cet espace via un adossement au niveau des musées de France. Cette perspective, qui nécessiterait la présence d’un personnel scientifique dédié, représente un budget annuel de fonctionnement de 400 000 euros. Inenvisageable pour la commune d’Audun-le-Tiche. L’idée est en effet simplement de pouvoir aménager en dur un espace qui tourne depuis 40 ans.

Faute d’accord, les collections archéologiques pourraient au mieux être entreposées dans un ancien bâtiment de Gaz de France. Dans tous les cas, les travaux doivent impérativement être engagés avant la fin de l’année, sous peine de perdre le seul financement pour le moment acté, à savoir les 150 000 euros attribués par Christian Eckert au titre de la réserve parlementaire.

Le Musée Automobile de Lorraine à Velaine-en-Haye

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Le Musée Automobile de Lorraine, situé dans un ancien hangar de 1 800 mètres carrés de l’armée américaine dans le parc de loisirs de la forêt de Haye, à Velaine-en-Haye, est sans doute le premier musée associatif créé en France. Trois collectionneurs des années 1960 en sont à l’origine : Pierre Dinier, Yvon Quilès et Jean-Bernard Sarthe. Ces derniers cherchaient à entreposer dans de bonnes conditions leurs précieux véhicules.

Musée Autombile Lorraine

De nombreux véhicules mythiques sont exposés à Velaine-en-Haye (Crédits photo : Association Lorraine des Amateurs d’Automobiles de Collection et de Loisirs)

La première version du musée a ainsi ouvert ses portes en 1970. La structure est aujourd’hui gérée par l’Association Lorraine des Amateurs d’Automobiles de Collection et de Loisirs (ALAACL). Elle présente une centaine de véhicules qui appartiennent tous à des collectionneurs. Des marques disparues comme Donnet, Unic, Rosengart ou Panhard reprennent vie ici et racontent leur histoire. On y découvre également des Taxis de la Marne, une Traction, une 2CV, une Simca Chambord, une R8 Gordini, une 404 Peugeot ou encore une Porsche 550 Spyder, produite à seulement 90 exemplaires. La Renault 15 cabriolet est l’une des raretés de la collection. Elle est d’ailleurs unique, fruit de l’imagination d’un propriétaire doué dans l’art de la carrosserie. Le coupé Reo de 1935 est quant à lui l’un des derniers modèles construits par cette société du Michigan qui cessa de produire des véhicules de tourisme dès 1936. Il n’y en existe que deux de ce type en Europe. La police de New-York utilisait ce genre de voitures, en version quatre portes, pour poursuivre les trafiquants d’alcool.

Les formes simples s’exposent au Centre Pompidou-Metz

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Coproduite avec la fondation Hermès, la nouvelle exposition du Centre Pompidou-Metz (CPM), s’intéresse aux formes simples dans le monde de l’art.

Des outils primitifs à L’oiseau dans l’espace de Brancusi (1936), l’exposition, sobrement intitulée Formes simples, mène les visiteurs à travers une promenade poétique et sensitive constituée de 300 œuvres, dont une majorité de sculptures (Jean Arp, Olafur Eliasson, Anish Kapoor, Kupka, etc.). Ces dernières ont été prêtées pour l’occasion par une centaine d’établissements, à l’image du Musée Guimet à Paris, du Musée de Chicago ou encore du Musée national d’art moderne.

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Très épurée, l’exposition Formes simples propose un cheminement sensoriel aux visiteurs du CPM (Crédits photo : Matthieu BAGANUS pour le Groupe BLE Lorraine)

L’exposition montre comment la nature, le travail des ingénieurs et même les formes mathématiques ont pu influencer le geste de l’artiste, à travers dix-sept sous-sections thématiques, comme par exemple la Lune, le souffle et la géométrie. On y retrouve des œuvres épurées très anciennes comme des disques de silex taillés par les Indiens d’Amérique, une statue de l’homme barbu de Haute-Egypte et une magnifique tête de figurine de Kéros remontant à 2 700 – 2 300 ans avant J-C. On constate une certaine fascination dans de nombreuses civilisations pour ces formes pures. Mais on ne sait pas d’où vient cette fascination, ni même pourquoi ces formes, très présentes dans les sociétés archaïques, ont disparu en Occident vers le Vème siècle avant J-C, avant de réapparaître au XIXème siècle.

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Round Rainbow d’Olafur Eliasson (Crédits photo : Matthieu BAGANUS pour le Groupe BLE Lorraine)

D’autres chefs-d’œuvre plus récents sont également présentés comme le Cube de Giacometti (1933-1934) ou Bronze spheric theme de Naum Gaho. La beauté universelle des boules d’encre noire de l’artiste mosellan Patrick Neu et le cristal soufflé par Susanna Fritscher, commande spéciale réalisée avec les cristalleries Saint-Louis, apportent enfin une touche régionale à cette ballade artistique.

Ouverte depuis le 13 juin, l’exposition Formes simples est visible jusqu’au 5 novembre 2014 en Galerie 2 du Centre Pompidou-Metz.

(Source : RL du 12/06/2014)

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