Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Insolite


Othe, enclave meurthe-et-mosellane en Meuse

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Depuis 1790 et la création des départements en France, le minuscule village d’Othe, situé au-dessus de la vallée de l’Othain, à deux pas de la frontière belge, entre Longuyon et Montmédy, est une enclave meurthe-et-mosellane en territoire meusien.

Othe

Othe, hameau meusien en Meurthe-et-Moselle (Crédits photo : Google Maps)

Ce hameau d’une trentaine d’habitants, avec ses trois rues et sa petite place centrale encadrée par une frêle église romane ceinturée par le cimetière communal, cultive l’esprit de clocher et une certaine douceur de vivre. La mairie est d’ailleurs un lieu de rencontres et d’échanges où le fameux couarail lorrain prend tout son sens. Othe revendique ainsi une identité propre, atypique, qui s’est forgée au fil du temps, à la lisière d’influences venues du Pays-Haut, voisin, et de ce Nord meusien avec lequel le village fait corps. Culturellement et économiquement, la commune est cependant principalement tournée vers l’agglomération de Longwy. Les habitants, qui pour beaucoup travaillent à la cité des émaux, n’ont que des avantages à être Meurthe-et-mosellans : transports scolaires gratuits, alors qu’ils sont payants en Meuse, prix du foncier plus élevé, routes mieux entretenues, connexion internet, etc.

A noter enfin pour l’anecdote que seulement 153 mètres de voirie confèrent à Othe le statut d’enclave.

Des chiens de traîneau au cœur de la Grande Guerre dans les Vosges

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C’est l’un des faits méconnus de l’histoire de la Première Guerre mondiale en Lorraine. Des centaines de chiens de traîneau ont quitté le Grand Nord pour ravitailler les soldats du front des Vosges pendant la guerre de 1914-1918. Ces chiens ont joué un rôle décisif dans les terribles batailles du massif en sauvant de nombreuses vies humaines, contribuant ainsi à donner l’avantage aux forces alliées.

Ce fut également la première fois dans l’histoire de l’armée française que des animaux furent décorés.

L’aérodrome de Dogneville menacé par des lapins

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L’aérodrome de Dogneville, dans les Vosges est menacé par la prolifération des lapins de garenne. Réintroduits en 2004 par la société de chasse locale pour étoffer la ressource en petit gibier des environs, ces derniers se sont multipliées et ont creusé un réseau labyrinthique devenu dangereux pour les avions. En effet, les galeries, gîtes, grattis et autres coulées dégradent sérieusement l’uniformité du plancher de décollage et d’atterrissage des appareils de l’aéro-club vosgien.

aérodrome Dogneville

L’aérodrome de Dogneville dans les Vosges (Crédits photo : Google Maps)

Le groupe de 25 lapins relâchés sur un terrain vague près de la Moselle a ainsi prospéré, au point d’atteindre aujourd’hui plus de 1 000 individus. Avec trois ou quatre portées annuelles de cinq à six petits, la fécondité de l’espèce ne relève pas de la légende. D’autant plus qu’à Dogneville, le terreau est particulièrement favorable à l’expansion des garennes. Jusqu’à l’aérodrome, la terrasse alluviale de la Moselle offre en effet un sol meuble particulièrement propice à l’aménagement d’un réseau de terriers.

Or, environ 8 000 mouvements d’avions sont comptabilisés chaque année sur le site. Il suffit qu’une roue d’un appareil se prenne un trou pour provoquer un accident. Une clôture électrique de 1,5 km de long a été installée en lisière des pistes enherbées de l’aérodrome, afin d’éviter le pire. Les autorités s’orientent par ailleurs vers une régulation modérée des lapins, avec par exemple l’intervention d’un lieutenant de louveterie et de fauconniers de la région, ou encore le recours au furetage pour dénicher les léporidés de leurs terriers. Récupérés, ceux-ci pourraient être donnés à d’autres sociétés de chasse de Lorraine qui souhaiteraient également repeupler leur territoire si celui-ci dispose de biotopes favorables.

Le message de paix de Fiquelmont

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En 1981, un exploitant agricole de la ferme de Fiquelmont, située sur le banc de la commune de Thumeréville, dans le Jarnisy, trouva une étrange bouteille de verre en réparant le toit du vieux bâtiment. Celle-ci renfermait une balle et un message rédigé dans une écriture cursive et dans une langue que l’agriculteur de connaissait pas. Pressentant l’intérêt de sa découverte, ce dernier conserva le parchemin dans un bocal.

En octobre 1994, le colonel Michel Marszalek accompagna un pilote de la Royal Air Force, dont l’avion avait été abattu dans la région pendant la Seconde Guerre mondiale. Invité par l’exploitant lorrain, le pilote prit alors connaissance du message. L’épouse allemande de l’un de ses amis parvînt à le déchiffrer. La missive était écrite en vieil allemand selon un alphabet abandonné depuis les années 1920.

Daté du 17 juillet 1916, la lettre avait été rédigée par six soldats allemands : le caporal Frantz, le caporal Wahl, le caporal Peschel, le caporal Giessen, le hussard Grünewald et le hussard Krahner, tous du Deuxième escadron du second régiment de réserve de hussards. Ils étaient cantonnés depuis le 27 janvier 1915 dans le grenier de la ferme de Fiquelmont. A travers ce message, ces soldats exprimèrent leur rejet de la guerre. En voici un extrait : « C’est l’atrocité de ces combats insensés qui doit être transmise aux générations futures. Elle devrait hanter à tout jamais la conscience de l’humanité et demeurer pour le bonheur et le malheur de chacun comme un avertissement et une réalité. L’avenir d’un monde meilleur ne pourra se retrouver que dans une Europe unie, entre des peuples amis, dans laquelle se réalisera cette vérité divine, que nous sommes tous frères. »

Le message de paix de la ferme de Fiquelmont a été transmis en 2009 au Centre européen Robert Schuman de Scy-Chazelle lors d’une cérémonie particulièrement émouvante.

(Source : RL du 31/03/2014)

Quand les sidérurgistes de Longwy bloquèrent le Tour de France

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Le 9 juillet 1979, en pleine lutte pour la sauvegarde de leurs emplois, les sidérurgistes du bassin de Longwy réussirent à bloquer le Tour de France. Retour sur l’un de leurs plus beaux coups d’éclats.

A cette époque, Longwy était à feu et à sang. C’était l’insurrection. Les actions coup-de-poing se succédaient pour sauver les 30 000 emplois menacés. Le Tour de France constituait une vitrine idéale pour se faire entendre du gouvernement parisien. La douzième étape de la course passait en effet justement par la Lorraine. Le peloton devait parcourir 193 km pour rallier Rochefort, en Wallonie, à Metz. L’idée de perturber le Tour avait été évoquée et validée lors d’une réunion intersyndicale. Le 9 juillet, amassés dans une quarantaine de voitures, des salariés de différentes usines du bassin longovicien rejoignirent le poste frontière de Tellancourt, situé sur la route du Tour, à une quinzaine de kilomètres de Longwy et à mi-parcours de l’étape. Le convoi des sidérurgistes barra la route, si bien que la caravane publicitaire, qui précédait les cyclistes, dut s’arrêter, tout comme les véhicules des organisateurs juste derrière. C’était la panique. Les coureurs furent obligés de poser pied à terre. Bernard Hinault enrageait.

Après de longues négociations, l’organisation accepta finalement qu’une voiture de sidérurgistes intègre la caravane du Tour jusqu’à l’arrivée à Metz. La course put reprendre. Le véhicule, qui était recouvert d’autocollants à la gloire des différents syndicats et de messages proclamant « Longwy vivra », parcourut les 70 km restants. Les sidérurgistes haranguaient la foule massée sur le bas-côté grâce à un mégaphone relié à un micro. Ils exhortaient le public à écouter la radio pirate Lorraine Cœur d’Acier. Les Lorrains réservèrent un accueil très chaleureux aux héros du jour.

Ce succès et cette tribune inespérée ne parvinrent malheureusement pas à endiguer la disparition programmée du bassin sidérurgique de Longwy. Ultime vestige de cette époque vrombissante, le haut-fourneau couché, qui gît à l’heure actuelle dans la vallée de la Chiers, mériterait bien, d’ailleurs, d’être mis en valeur.

A noter enfin que le blocage du Tour de France par les sidérurgistes n’empêcha Bernard Hinault de le remporter une seconde fois.

Elections municipales : plébiscite intégral à Molring

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En fonction depuis 1965, Maurice Bello, 77 ans, a dernièrement été réélu avec 100 % des suffrages à Molring, 8 habitants, plus petite commune de la Moselle. Avec 13 inscrits sur les listes électorales, le hameau compte plus d’électeurs que d’habitants par le jeu des résidences secondaires et des domiciliations administratives.

Jusqu’en 2013, la loi prévoyait que les communes de moins de 100 âmes soient représentées par un conseil municipal composé d’au moins neuf membres. Une situation qui aurait été particulièrement ubuesque à Molring, où il aurait fallu désigner plus de conseillers que d’habitants. La loi a été modifiée au 1er janvier 2014. Elle porte désormais à sept le nombre minimum de conseillers municipaux à élire, dont un maximum de deux adjoints.

(Source : RL du 26/03/2014)

Des confréries de Lorraine

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La Lorraine compte 35 confréries, dont le but essentiel est généralement la défense et la promotion d’un produit gastronomique ou d’un vin, quand ce n’est pas les deux à la fois. La plupart du temps, le produit en question est très ancré dans l’histoire du territoire. C’est notamment le cas pour la fameuse confrérie des Taste-Andouilles et Gandoyaux du Val d’Ajol, dans les Vosges, qui regroupe 3 000 membres, dont Michel Drucker et une longue liste de députés, de sénateurs et de ministres français. Autrefois, les paysans descendaient de leur montagne pour les foires aux bestiaux. Ils mettaient dans leur besace des andouilles qu’ils mangeaient dans la journée. Aujourd’hui, l’Andouille du Val d’Ajol est une marque déposée et la foire, fixée depuis 1866 par arrêté préfectoral au troisième week-end de février, accueille environ 50 000 visiteurs chaque année. Ce produit du terroir est devenu au fil du temps un véritable moteur économique de cette commune de près de 4 000 habitants qui dénombre pas moins de cinq boucheries, qui emploient chacune entre 10 et 15 salariés et qui sont toutes spécialisées dans la confection de l’andouille.  

Dans un autre registre, on trouve également les confréries des dragées de Verdun, de la bergamote à Nancy, de la madeleine à Commercy, de la mirabelle à Metz ou encore de la prune et de la quetsche à Farébersviller. Dissoute à la révolution française, la confrérie de Saint-Urbain a quant à elle été recréée en 2010 à Diddenowen (Thionville). Les membres des Compagnons de la Capucine se reconnaissent de leur côté à leur longue cape rouge cramoisi bordée d’un galon d’or et à la « capucine », qu’ils portent en sautoir. La capucine est une sorte de gourde en bois, ancêtre de la bouteille isotherme, que les vignerons emportaient quand ils allaient travailler dans les vignes. Elle était remplie de Gris-de-Toul.

A noter enfin que les confréries ont été classées, au même titre que la gastronomie française, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

Nénette et Rintintin : de la Lorraine aux Etats-Unis

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Nénette et Rintintin sont des personnages en laine que les petits Lorrains fabriquaient en guise de porte-bonheur pour les Poilus pendant la guerre de 1914-1918. Leur nom provient de celui de deux poupées crées juste avant le premier conflit mondial par le dessinateur Francisque Poulbot. « Nénette » et « Rintintin » étaient en effet les surnoms que se donnaient les époux Poulbot. Moins souvent fabriqué par les enfants, le petit « Radadou » eut beaucoup moins de succès. Plusieurs de ces poupées se sont retrouvées dans les tranchées du Saillant de Saint-Mihiel. Les visiteurs du Mémorial de la Bataille de Verdun, situé à Fleury-devant-Douaumont, peuvent d’ailleurs en apercevoir un couple. Nénette et Rintintin ont continué à être fabriqués comme porte-bonheur jusque dans les années 1950.

Nénette et Rintintin

En 1918, le caporal Lee Duncan, aviateur américain, découvrit dans le village bombardé de Flirey, en Meurthe-et-Moselle, une chienne berger allemand et ses cinq chiots. Les soldats américains se répartirent entre eux la petite famille. A son retour sur le terrain d’aviation de Toul, qui se tenait à l’emplacement actuel de la zone industrielle de la Croix de Metz, Duncan devînt propriétaire de deux chiots qu’il baptisa Nénette et Rintintin en hommage aux poupées porte-bonheur que confectionnaient les petits Lorrains.

A la fin de la guerre, Lee Duncan ramena avec lui à Los Angeles ses deux chiens, qui étaient d’ailleurs les seuls rescapés de la fratrie. Mais Nénette ne survit pas à la traversée de l’Atlantique par bateau. Rintintin fut ensuite parfaitement dressé par son maître. A tel point que le producteur Darryl Zanuck fut impressionné par les talents du chien lors d’une démonstration. Rintintin joua donc ensuite dans une série de 26 westerns produits par la Warner Bros, dont le premier épisode sortit en 1923. Il y interprète le rôle d’un chien de l’armée américaine, très habile et très intelligent, qui contribue souvent au succès des missions. C’est ainsi que ce chien né en Lorraine devînt la première vedette animalière des écrans. Il a même son étoile sur Hollywood Boulevard. Après la mort de Rintintin le 10 août 1932, son maître le ramena en France, où il fut enterré au cimetière animalier d’Asnières-sur-Seine, en région parisienne.

La série TV américaine baptisée Les aventures de Rin Tin Tin fut créée plus tard par Lee Duncan. Elle fut diffusée entre 1954 et 1959 aux Etats-Unis et à partir de 1960 en France. Rin Tin Tin est ici un berger allemand dressé par un jeune soldat, le caporal Rusty. L’animal intervient à chaque épisode et sauve Fort Apache des attaques indiennes. A noter que le rôle est interprété par plusieurs chiens, tous descendants directs de Rintintin.

Les rebouteurs d’Hérival

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Dans une région aussi escarpée que les Vosges et avec une population qui vivait en grande partie de la forêt et du travail du bois, les accidents de membres, comme les fractures, les foulures, les luxations ou encore les entorses, étaient fréquents. La nécessité d’y remédier a sans doute favorisé l’apparition de talents et de dons particuliers.

La famille Fleurot, originaire de La Broche avant de s’installer à Hérival, s’est faite une renommée pendant plus de 200 ans en la matière. Les Fleurot auraient reçu les premiers principes de l’ostéologie du Docteur Forget, médecin du Duc Charles IV de Lorraine au cours du séjour que fit le souverain dans le pays, lors de l’invasion des Suédois pendant la Guerre de Trente Ans. On raconte aussi qu’un jour l’un des ancêtres de cette famille aurait fendu le tronc noueux d’un vieux chêne. Cédant sous la violence des coups, l’arbre se serait ouvert et aurait laissé voir l’image d’un crucifix brisé et divisé par la hache. Le pieux Fleurot aurait réussi à le réparer en raccordant les parties cassées et éparses. En récompense de son œuvre dévote, il aurait reçu d’en haut, lui, ainsi que toute sa famille, le don de rejoindre et de rebouter les membres rompus ou disloqués de tout catholique.

Au-delà de la légende, les Fleurot se firent une véritable réputation. A tel point que l’un d’eux fut même appelé à Paris en 1759 par Louis XV, sous les conseils de Stanislas, pour prodiguer ses soins au Duc de Bourgogne. En témoignage de sa reconnaissance, le prince remit au patricien lorrain un magnifique exemplaire du Traité de Monro sur l’anatomie du corps humain. Il écrivit sur le premier feuillet « Donné par moi, le Duc de Bourgogne le 20 mars 1760 ». Impressionné, Louis XV aurait également voulu accorder des lettres de noblesse au Fleurot. Mais ce dernier refusa, de peur que ses descendants oublient la modestie de leur origine et ne méprisent les pauvres. Il accepta seulement que ses descendants soient exemptés de la milice.

Vague d’OVNI à Metz et dans sa région

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Sphères, cônes ou cigares lumineux, batteries qui se déchargent, couleurs dansantes, etc., entre le 1er et le 21 octobre 1954, une vingtaine de témoignages et d’observations d’OVNI (Objets Volants Non Identifiés) furent collectés en Moselle, plus particulièrement dans les communes de Vergaville, Bidestroff, Kerprich, Guébling, Morsbach, Moncourt, Saint-Avold, Saint-Quirin et Jouy-aux-Arches. A Pournoy-la-Chétive, près de Metz, deux enfants déclarèrent avoir vu un extraterrestre au visage poilu descendre de sa soucoupe volante pour venir leur parler dans une langue incompréhensible.

Un phénomène mystérieux se produisit également le 10 octobre 1954 lors de la Foire Internationale de Metz (FIM). Un puissant projecteur et une station radar des FTA (Forces Terrestres Antiaériennes) de l’époque avaient été installés sur le stand de l’armée française. Lorsqu’aux alentours de 20 heures, le projecteur fut allumé et dressé vers le ciel pour une démonstration, son faisceau vint accrocher un globe immobile, en plein ciel, à la verticale de la foire. Incrédules, les militaires éteignirent l’appareil pour nettoyer ses composants. Après la manipulation et une fois le projecteur rallumé, le globe était toujours là, à une altitude de 12 000 mètres selon les opérateurs. Tout le monde pouvait voir l’objet sauf le radar installé à côté qui ne détecta pas sa présence. L’engin, évalué à une cinquantaine de mètres de diamètre, stationna dans le ciel pendant les trois heures que dura la démonstration du projecteur. Des recherches furent par la suite menées pour déterminer s’il ne s’agissait pas d’un phénomène météorologique, mais l’armée ne communiqua jamais sur l’évènement.

(Source : RL du 22/02/2014)

Ouverture du Musée de la 2 CV à Vallérysthal

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L’association Musée de la 2 CV s’est installée en 2011 dans un bâtiment de l’ancienne cristallerie de Vallérysthal, commune de Troisfontaines, dans le Pays de Sarrebourg. Les bénévoles ont en effet dû quitter l’ancienne forge de Framont, dans la vallée de la Bruche, suite à l’effondrement d’une partie de la charpente. La municipalité de Troisfontaines a vu dans l’arrivée de cette collection de 80 modèles et de milliers de pièces détachées un attrait touristique. Une convention devrait prochainement être signée pour permettre l’ouverture du site au public dès le printemps, le samedi tous les quinze jours. Pour des raisons de sécurité, chaque groupe de visiteurs sera limité à 19 personnes.

La 2 CV a été fabriquée par Citroën de 1948 à 1990 à plus de cinq millions d’exemplaires. Parmi les modèles exposés à Vallérysthal, le public pourra découvrir une méhari glacière et une 2 CV d’Angleterre. Construite à mille exemplaires entre 1952 et 1958 outre-Manche, la 2 CV y a subi un échec commercial. Officiellement, il n’en reste que cinquante exemplaires, dont quinze roulants. Il y en a un au conservatoire Citroën à Aulnay-sous-Bois et une à Vallérysthal datant de 1954. Ses flèches de direction et son pare-brise démesuré en font une exception. La voiture appartenait à un major de l’armée britannique qui avait attrapé la tuberculose et qui souffrait de problèmes de dos. Comme il était grand, il ne voyait rien assis au volant de sa 2 CV. Il a alors demandé une modification du pare-brise. La collection comporte également une 2 CV sur chenilles adaptée par un Norvégien, une 2 CV volante unique qui a participé à des meetings aériens, une 2 CV Porsche, une 2 CV pompier, des Charleston, des Dolly bicolores, une 2 CV James Bond 007, une 2 CV auto-école avec des hublots à l’arrière pour réussir ses créneaux, des 2 CV cabriolets, une 2 CV montgolfière, une 2 CV parapente, ainsi qu’une citroneta aux allures de pick-up.

Bainville-aux-Miroirs : Un « Télépont » pour remplacer les banques

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La commune de Bainville-aux-Miroirs a dernièrement mis en place un « Télépont », afin de financer la réfection de son pont.

L’ouvrage de 70 mètres de long qui enjambe la Moselle à la sortie du village s’est effondré en 2011 suite à une crue exceptionnelle du fleuve. Quand le pilier a cédé sous la force de l’eau, le préfet a immédiatement décidé de lancer des travaux. Il y avait en effet un risque que le pont s’écroule complètement, ce qui aurait créé un barrage et inondé toute la région. Le pont a été refait en quatre mois seulement, alors qu’il faut compter en moyenne quatre ans pour de tels travaux. Comme quoi, quand l’administration française veut aller vite, elle le peut.

20 % des travaux de réfection, qui s’élèvent à 600 000 euros, ont été facturés à la commune. Soit une ardoise à régler de 200 000 euros pour ce petit village meurthe-et-mosellan de 342 âmes situé entre Nancy et Epinal. Le pont, fréquenté quotidiennement par 350 véhicules, est en effet communal. Une aberration. Il devrait être à la charge du département. Incapable de rembourser seul ses dettes faute de moyens financiers, Bainville-aux-Miroirs demande à sept banques de lui accorder un prêt pour sortir la tête de l’eau. Mais toutes ont refusé, dédaignant ainsi jouer leur rôle.

Le conseil municipal a dernièrement décidé d’organiser un « Télépont » pour sensibiliser et alerter l’opinion. Un droit de passage de 0,50 euros est demandé. Une opération symbolique qui ne devrait pas empêcher la commune d’être en faillite sans l’appui des banques.

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