Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Insolite


Domaine de Lindre : aide au relogement pour le couple de balbuzards pêcheurs

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Deux couples de balbuzards pêcheurs nichent en Lorraine au Domaine de Lindre. Depuis 1998, le Conseil Général de la Moselle y mène une politique de réinstallation de cette espèce devenue rarissime en France en aménagement des plateformes susceptibles de voir des couples y nicher. En effet, seuls la Corse et les environs d’Orléans abritent aussi ces rapaces appelés également aigles pêcheurs. Considérés comme nuisibles, ces oiseaux piscivores étaient autrefois systématiquement exterminés. Les principales populations se trouvent aujourd’hui en Allemagne et en Europe du Nord.

balbuzard pêcheur

Le couple de balbuzards pêcheurs devrait retrouver un nid douillet au Domaine de Lindre l’an prochain (Crédits photo : Wikipédia)

Les 820 hectares de plans d’eau du Domaine de Lindre constituent un site très attractif pour les balbuzards pêcheurs qui y bénéficient à la fois de tranquillité, d’espace et de ressources alimentaires suffisantes pour maintenir plusieurs couples. En 2007, neuf ans après l’installation des trois plateformes artificielles de nidification, un premier couple est venu s’y installer. Depuis, ce dernier a réussi à élever treize petits jusqu’à l’envol. Fidèles à leur partenaire comme à leur nid, ces oiseaux migrateurs font désormais partie du paysage.

Mais l’une des plateformes érigées en 1998 à la cime d’un arbre menace aujourd’hui de s’effondrer. Elle a subi la tempête Lothar en 1999 et l’arbre qui constitue son support est mort en 2002. Alourdie chaque année en branches par les rapaces, elle risque de tomber à tout moment. Un nouveau pylône de 15 mètres de haut a par conséquent été installé, afin que les balbuzards retrouvent un nid au printemps, au retour de leur migration. Reste à savoir s’ils accepteront de déménager de quelques mètres.

De la Lorraine du Nouveau Monde

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Il existe au Québec une ville nouvelle, une ville modèle, une ville qui s’appelle Lorraine. Cette cité utopique canadienne est née en 1960 de la volonté d’un groupe d’hommes d’affaires visionnaires qui rêvaient d’un endroit familial, vert et préservé de toute pollution pour habiter.

Lorraine Québec

Lorraine est une ville nouvelle verte et tranquille du Québec (Crédits photo : Google Street View)

Ces pionniers ont acheté et réuni des terrains pour créer un espace de vie original et fonctionnel, une ville à la pointe de l’écologie qui accorderait une grande importance au respect des règles d’urbanisme contemporaines et où tous les services d’utilité publique seraient souterrains pour être accessibles l’hiver malgré la neige. L’idée était de contribuer au développement authentique et harmonieux des familles dans un cadre de vie exceptionnel. C’est la raison pour laquelle les premiers administrateurs, des ingénieurs et des architectes, établirent une charte avec un règlement urbain draconien. Tout est encore codifié à Lorraine, les matériaux de construction, le style des maisons ou encore la surface minimale pour construire. Prévue pour accueillir à terme 10 000 habitants, sans commerce ni la moindre industrie, la ville est passée de 300 âmes en 1961 à 2 000 au début des années 1970. 9 500 personnes y résident aujourd’hui, dont 90 % de francophones.

Lorraine s’étend sur à peine 6 km², mais compte 28 parcs, une rivière, plusieurs hectares de forêt et quelques kilomètres de pistes cyclables, le tout à seulement 20 km de Montréal. Pour des raisons de sécurité, aucun feu tricolore ni poteau disgracieux et encore moins de carrefour en croix ne se rencontrent dans le bourg, où l’on circule partout à 30 km/h. Au fil de son développement, la ville a baptisé ses rues de noms puisés dans notre chère contrée. Si bien qu’on y trouve par exemple les Avenues de Metz et de Vittel, le Boulevard de Nancy, le Chemin de la Meuse ou encore la Côte de Moselle. En 1988, la charmante cité québécoise a choisi de se jumeler avec Saint-Dié-des-Vosges.

Les Lorrains d’Outre-Atlantique possèdent un revenu deux fois supérieur à la moyenne du Canada. Cela ne les a pas empêché, bien au contraire, de construire une ville solidaire pour toutes les générations. Des écoles et des résidences pour personnes âgées ont ainsi progressivement vu le jour. Lorraine est d’ailleurs en cours de certification « ville amie des aînés » pour son travail d’inclusion sociale.

(Source : RL du 17/08/2014)

Martinique : Le Lorrain du bout du monde

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Le Lorrain est une commune de Martinique située sur la côte Atlantique au fond d’une anse battue par une forte houle. Le bourg s’appelait d’ailleurs autrefois « Grande-Anse », avant d’être rebaptisé « Le Lorrain » en 1840. Ses habitants se nomment les Lorinois. Par sa superficie, Le Lorrain est la troisième commune de l’île de la Martinique. Ses terres se prêtent tout particulièrement à la culture de la banane, ce qui vaut à la commune son surnom de « Royaume de la banane ». Dans le quartier de Morne-Bois, le Moulin Jouans est le dernier moulin à canne à sucre de l’île où est encore fabriqué de manière traditionnelle du sirop de batterie.

Ville Le Lorrain

Un peu de Lorraine se retrouve en Martinique (Crédits photo : Ville du Lorrain)

La commune de 7 410 habitants est bâtie sur un site très ancien, qui fut peuplé par les Arawaks. Elle recèle à ce titre des vestiges de civilisation précolombienne aux lieux-dits des Habitations Vivé et du Fond Brûlé. L’église Saint-Hyacinthe, dont la construction remonte à 1743, est quant à elle inscrite aux Monuments Historiques depuis 1995.

A noter enfin que Wendi Renard, joueuse de football professionnelle de l’Olympique Lyonnais qui évolue également en équipe de France, a auparavant porté les couleurs du Rapid Club du Lorrain.

Meuse : l’eau courante arrive bientôt à Amanty !

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D’ici à la mi-octobre, les 50 habitants d’Amanty, charmant petit village près de Vaucouleurs, en Meuse, auront accès à l’eau courante. Depuis Napoléon III, un réceptacle relayé à une source permet d’alimenter en eau potable le bas de la commune, où résidaient autrefois les nantis, comme le curé et le maire. Mais l’eau est parfois polluée. Le haut du village, soit les deux-tiers des habitants, utilise quant à lui des puits, une source résurgente ou la fontaine pour avoir de l’eau potable.

Un forage a récemment permis de trouver de l’eau à 92 mètres de profondeur. Elle est très saine et dix fois suffisante en quantité. Si bien qu’à l’automne, l’eau potable devrait couler de tous les robinets d’Amanty. Le village sortira alors du XIXème siècle. Mieux, les habitants bénéficieront également de l’assainissement collectif et de l’enfouissement des réseaux secs (électricité et téléphone). L’ensemble de ces travaux représente un investissement de 850 000 euros hors taxe, subventionné à hauteur de 78 %. La commune prendra à sa charge les 22 % restants et la TVA, soit près de 400 000 euros.

(Source : RL du 23/07/2014)

Plus grande tarte aux prunes au monde à Briey

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Briey a dernièrement battu le record du monde de la plus grande tarte aux prunes. Cette dernière a été confectionnée sur les berges de l’Etang de la Sangsue sur un plateau de 120 mètres carrés à partir de 600 kg de pâte et de trois tonnes de quetsches arrivées gracieusement de Pologne. L’ensemble, d’une masse totale de 17 tonnes, a été hissé à l’aide d’une grue sur un brasier incandescent constitué de 45 stères de bois. Après deux heures de cuisson, la tarte géante a été découpée en parts égales de 10×10 cm, soit environ 12 000 portions qui ont été vendues un euro pièce au profit du Comité 54 de la Ligue contre le cancer.

L’exploit, photographié, filmé et constaté par un huissier devrait bientôt entrer au Guinness des records. Une belle récompense pour les 250 bénévoles qui ont dénoyauté les trois tonnes de quetsches en moins de trois heures.

La montagne des fourmis à Bruyères dans les Vosges

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Les fourmis sont bien présentes dans les forêts vosgiennes, sous les herbes et les fougères. Entre les buttes de la Grande Avison, les rochers du Pointhaie et de Buermont et à la convergence des vallées de la Vologne et de la Mortagne, les sous-bois de la forêt de l’Helledraye, à Bruyères, sont le royaume des fourmis. Partout et innombrables à la fois, certaines d’entre elles se distinguent par leur taille. Les plus remarquables sont en effet des spécimens en bois, en résine ou en métal qui mesurent près de deux mètres.

montagne fourmis Bruyères

Des fourmis géantes peuplent la montagne de l’Helledraye à Bruyères dans les Vosges (Crédits photo : Office de Tourisme de Bruyères Vallons des Vosges)

Un parcours a été spécialement aménagé par la commune pour mieux comprendre le monde des fourmis. Il suffit de suivre les 14 km du sentier des Ducs, parfaitement balisés, qui arpentent la montagne de l’Helledraye et de regarder au sol ou sur les troncs d’arbres pour découvrir ces insectes de taille démesurée. Une impressionnante fourmi en bois symbolise le départ de la balade Place Stanislas au centre de Bruyères. Des bornes pédagogiques présentent la vie des fourmis, ainsi que la nature environnante. On apprend ainsi que ces insectes sont organisées en cités composées de 90 nids sur 6 hectares. Ce vaste réseau comporte près de 7 km de galeries et 40 km de pistes odorantes.

Invasion de cerfs à Hultehouse

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Depuis trois ans, Hultehouse, charmant et bucolique village situé sur les contreforts des Vosges mosellanes, dans le Pays de Sarrebourg, est envahi par les cerfs des forêts environnantes. Ces derniers investissent chaque nuit les rues désertes de la commune et les jardins des habitants pour se nourrir des plantations.

Hultehouse

A la tombée de la nuit, le paisible village de Hultehouse est envahi par des cerfs en quête de nourriture (Crédits photo : Google Maps)

Les cerfs dévastent tout. Ils causent de nombreux dégâts. En effet, ils ne font pas que manger les plantes et les arbustes. Ils frottent également leurs bois et enlèvent l’écorce des arbres. Les bêtes se sont habituées à s’approcher de plus en plus des habitations. Il n’est pas rare d’en croiser le soir ou la nuit en se promenant dans les rues du village.

Excédés, les habitants doivent désormais entourer de grillages et de filets leurs potagers et leurs massifs, afin de dissuader les cerfs. Certains se sont mêmes retrouvés nez-à-nez avec deux d’entre eux, des 12 ou 14 cors. Un magnifique bois a par ailleurs été retrouvé dans un jardin. Le maire a quant à lui protégé les aménagements fleuris et les bacs à fleurs du village. L’adjudicataire de la chasse domaniale tire pourtant son quota. Mais cela ne suffit plus pour réguler la population de cerfs qui ne se contentent plus de la forêt.

Le match de foot le plus long du monde pour lutter contre la maladie de Crigler-Najjar

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36 footballeurs de la région de Forbach ont dernièrement battu le record du monde du match le plus long. Ils sont restés 73 heures d’affilée sur le terrain du complexe sportif de Kerbach. Score final : 475 buts à 473. Cet exploit a été réalisé pour les enfants atteints de la maladie de Crigler-Najjar. Les joueurs sont allés au-delà de leurs limites et entreront bientôt au livre des records.

Les spectateurs se sont déplacés en nombre durant quatre jours pour soutenir les joueurs et assister aux nombreuses manifestations organisées autour de l’événement. Près de 7 000 personnes sont par exemple venues au concert de Helmut Fritz, parrain officiel de l’initiative. Beaucoup de dons ont ainsi pu être récoltés pour les malades.

De nouvelles mascottes pour promouvoir les saveurs de Lorraine

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La démarche « La Lorraine notre signature » regroupe plus de 60 entreprises et plus de 1 100 produits fabriqués en Lorraine. En respectant un cahier des charges exigeant, les fabricants et les distributeurs lorrains adhérents s’engagent à valoriser les saveurs et les savoir-faire lorrains tout en participant au développement économique et à la préservation des emplois de notre région.

affiche Lorraine notre signature

La démarche est animée et gérée par l’AIAL (Association des Industries Agro-alimentaires de Lorraine) depuis sa création en 2006. Afin d’accroître sa notoriété et faire découvrir les produits du terroir lorrain, « La Lorraine notre signature » organise un grand jeu-concours baptisé « Bienvenue à nos mascottes » sur son site internet. Celui-ci se déroulera du mardi 10 au lundi 30 juin 2014. Il consiste à demander aux internautes de trouver des noms pour les  nouvelles mascottes de la démarche. Les propositions seront présentées à un jury. La personne ayant proposé le nom retenu remportera un panier garni agréé « La Lorraine notre signature » d’une valeur de 30 euros composé de produits fabriqués en Lorraine.

Il y a 9 mascottes (un biscuit, un pot de confiture, un concombre, une mirabelle, un bonbon, une bouteille, une saucisse, une quiche lorraine et un fromage), soit 9 lots à gagner.

Pour jouer et participer, rendez-vous sur le site internet de « La Lorraine notre signature » : http://www.la-lorraine-notre-signature.fr/index.html.

Un piranha pêché dans les Vosges !

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Un piranha à ventre rouge (pygocentrus nattereri) a dernièrement été tiré des eaux de l’étang de la Ballastière à Sainte-Marguerite, près de Saint-Dié-des-Vosges. Le poisson carnassier, de 17 cm de long pour 8 cm de haut, a mordu au doigt son pêcheur, heureusement sans gravité. Il a certainement été relâché par son propriétaire qui voulait s’en débarrasser après l’avoir acheté dans une animalerie du secteur. Cette espèce tropicale qui vit dans les eaux chaudes (22-24°C) d’Amérique du Sud n’avait aucune chance de survivre à l’état naturel dans les Vosges en raison de la température trop froide des eaux.

Un pupitre historique du Conseil de l’Europe à Badonviller

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La commune de Badonviller, près de Lunéville, a dernièrement reçu d’un généreux donateur de Fenneviller un pupitre chargé d’histoire du Conseil de l’Europe sur lequel les premiers accords européens furent scellés.

De nombreux hommes politiques se sont exprimés devant ce magnifique pupitre en bois arborant les étoiles des premiers pays qui constituèrent l’Europe, à l’instar de Robert Schuman lors de sa déclaration du 9 mai 1950. Usagé, le meuble a ensuite été remisé lors du déménagement du Parlement européen à Strasbourg. Recruté pour la démolition de l’ancien Parlement, un jeune chef d’équipe le trouva en faisant le tour des installations et le récupéra pour en faire un rangement à chaussures dans son chalet à Fenneviller. Il prit conscience de la valeur patrimoniale de l’objet bien des années plus tard lorsqu’il fut à la retraite. Il décida alors d’en faire don à Badonviller. Le pupitre européen orne désormais les salons de l’hôtel de ville de la commune.

Rappelons que le Conseil de l’Europe est une organisation inter-gouvernementale qui fut créée le 5 mai 1949 par le Traité de Londres. Il s’agit de la plus ancienne institution européenne. Reconnu par le droit international public, le Conseil de l’Europe comprend 47 états membres, dont la Russie et la Turquie.

L’incroyable vol de la Coupe de France par les sidérurgistes de Longwy

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Le 16 juin 1979, le FC Nantes-Atlantique remporta sa première Coupe de France face à l’AJ Auxerre. Le 10 août, le trophée avait déjà disparu des vitrines du club. Alors que la police s’orienta instinctivement vers la piste d’un supporter fanatique, le coup était en réalité l’œuvre d’un commando de la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) de Longwy. Près d’un mois après avoir stoppé le Tour de France, les sidérurgistes lorrains s’offraient ainsi une nouvelle tribune médiatique.

Il faut dire que ces derniers luttaient pour la survie de leurs emplois depuis le 9 décembre 1978, jour où ils avaient installé au sommet du crassier de la cité des émaux un SOS lumineux de plus de deux mètres de haut, suite à l’annonce du licenciement de 12 000 salariés. Au lieu de se lancer dans des grèves incessantes, les syndicats décidèrent d’organiser des opérations coup-de-poing. L’idée était de faire parler de leur combat. La Coupe de France de football, symbole du sport le plus populaire, devînt alors un objectif. Un commando de trois personnes fut constitué pour la dérober. Celui-ci organisa d’abord un repérage du centre d’entraînement des Canaris. Pendant qu’un de ses compères était en train d’acheter des autocollants du club, un autre prenait des photos de la coupe. Le troisième remarqua l’ouverture d’un vasistas. Ce fut par-là que le trio pénétra le soir-même dans les locaux, avant de briser la vitrine.

La Coupe de France refit surface deux jours plus tard à Longwy, brandie par les membres masqués du fameux commando. Le trophée de 3,2 kg d’argent pur fit ensuite le tour du marché hebdomadaire de la ville entre choux et carottes. Des centaines de Longoviciens caressèrent, embrassèrent et photographièrent le trophée. A côté de ce dernier, un tronc recueillit de l’argent pour financer le déplacement à Nantes le soir-même d’un bus rempli de syndicalistes partis rendre la coupe et rembourser la vitrine. La colère des dirigeants nantais fut à peine apaisée par le don de 17 assiettes en émaux de Longwy représentant les différentes phases de la lutte. Le club retira néanmoins sa plainte.

Grâce à cet exploit, les sidérurgistes lorrains réussirent une nouvelle fois à mettre leur combat pour la sauvegarde des emplois sous le feu des projecteurs. Mais cette médiatisation n’empêcha malheureusement pas Longwy de boire la coupe jusqu’à la lie.

(Source : RL du 04/05/2014)

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