Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Insolite


De la Docte Insigne et Gourmande Confrérie des Taste-Andouilles et Gandoyaux du Val d’Ajol dans les Vosges

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La Docte Insigne et Gourmande Confrérie des Taste-Andouilles et Gandoyaux du Val d’Ajol a été créée le 15 février 1965. Son ultime dessein est de promouvoir l’andouille du Val d’Ajol, célèbre spécialité locale, qui prétend au titre de meilleure andouille vosgienne, fabriquée avec de l’échiné de porc et des chaudins (gros intestin du porc) aromatisés. La marque est déposée. Seuls cinq bouchers-charcutiers de la région sont autorisés à en faire usage.

La Foire à l’andouille existe depuis le Moyen-âge au Val d’Ajol. Elle a lieu au milieu du mois de février, avant la période de jeûne du Carême. Autrefois foire aux bestiaux, elle fut fixée le troisième lundi de février par une ordonnance royale signée par Louis-Philippe, le 6 août 1831.

Aujourd’hui, la célèbre confrérie vosgienne intronise lors de cet évènement ses nouveaux membres Place aux Andouilles. Elle décerne par ailleurs son très sérieux prix littéraire de l’Andouille qui récompense une œuvre écrite à la gloire de l’andouille rédigée sur du papier sulfurisé de boucherie.

Bizarrerie naturelle : des gentianes jaunes en Moselle

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Entre les deux petits villages de Tincry et de Bacourt, environ 300 pieds de gentianes jaunes en rangs serrés occupent les cratères et les échancrures qui entaillent la surface sèche et pierreuse du versant Sud-Ouest de la butte calcaire du Haut-du-Mont. Placée en sentinelle en face du front de côtes du plateau lorrain, une telle concentration est très rare, même sur les hautes-chaumes vosgiennes, où la plante est beaucoup plus éparpillée. Il s’agit d’un cas quasi unique sur une surface aussi réduite. Il faut dire que la gentiane jaune est d’ordinaire une plante subalpine.

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La gentiane jaune doit sa présence en Moselle au passage d’un régiment bavarois durant la Première Guerre Mondiale (Crédits photo : Wikipédia)

L’histoire des hommes permet d’expliquer l’implantation singulière de cette robuste montagnarde en Moselle. Il s’agit en effet d’une plante obsidionale, terme savant qui désigne la flore apparue ici ou là après le passage des troupes armées. Comme la Lorraine a été le théâtre de nombreuses opérations militaires, sa terre foisonne de bizarreries végétales liées à ces conflits. Phénomène d’autant plus étonnant que beaucoup de ces transfuges ont en profité pour s’enraciner et survivre loin de leur berceau originel. Les gentianes jaunes de Moselle auraient ainsi été amenées par un régiment bavarois qui serait passé dans le secteur au cours de la Première Guerre mondiale.

Jugées stratégiques par l’état-major allemand à l’aube de la Grande Guerre, les moindres élévations géologiques représentaient un enjeu militaire synonyme d’objectif à enlever ou de troupes à déployer selon que la mission consistait à attaquer ou à défendre la position. Dans ce contexte marqué par les Batailles de Nancy et de Morhange durant l’été 1914, les Côtes de Delme et de Tincry jouèrent vraisemblablement un rôle significatif. Selon certaines hypothèses, le site aurait servi d’hôpital de campagne, ce qui expliquerait la présence de cette plante ici. Les Bavarois, comme les Français, connaissaient en effet les vertus phytothérapeutiques de la gentiane. On l’utilisait comme fébrifuge ou remède aux troubles digestifs et ses feuilles pouvaient par simple application aider à dilater et favoriser le drainage des plaies ouvertes tout en accélérant leur cicatrisation. Ses rhizomes sont par ailleurs toujours exploités pour produire de la liqueur apéritive. D’un point de vue médical, la gentiane jaune était donc un bon auxiliaire de santé que médecins et infirmiers transportaient au gré du front.

(Source : RL du 06/09/2014)

Epinal : le sapin de Noël devient crayon

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Le service Cadre de vie de la Ville d’Epinal a dernièrement transformé le sapin de Noël, installé pour les fêtes Place des Vosges, en crayon de bois. Le tronc de l’arbre a été conservé et son extrémité a été taillée pour en faire un crayon symbole de la liberté d’expression et du mouvement de soutien à Charlie Hebdo.

Epinal sapin Noël  crayon

A Epinal, le sapin de Noël est symboliquement devenu un crayon de bois (Crédits photo : lachaussette)

Verdun n’aura plus qu’un seul Office de Tourisme

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La cité de la Paix abritait depuis 2005 trois offices de tourisme distincts du fait d’atermoiements politiques. La Maison du Tourisme, l’Office du Tourisme du Pays Verdunois et l’Office du Tourisme de Verdun ont dernièrement fusionné pour ne former plus qu’une seule et unique structure. Le nouvel Office de Tourisme sera implanté dans les locaux bien plus fonctionnels de la désormais ex-Maison du Tourisme à partir du 1er  janvier 2015. Le pavillon Japiot devrait quant à lui accueillir la Police Municipale, dont les agents sont plutôt à l’étroits actuellement.

La structure sera gérée par la toute nouvelle Communauté d’Agglomération de Verdun, compétente en matière touristique. Elle met fin à une situation incongrue qui jetait le discrédit sur la ville martyr et son territoire. Les touristes ne comprenaient pas pourquoi il y avait deux offices de tourismes situés l’un en face de l’autre à Verdun !

Massif du Donon : des pommiers pour rassasier les cerfs et protéger la forêt

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Le cerf est un animal de plaine. Les hardes qui vivent en altitude dans les forêts du Massif du Donon ne trouvent donc pas forcément les ressources qui composent normalement leur alimentation faite de fruits et d’herbe. Leur régime est d’ailleurs constitué à 80 % de cette dernière. Si bien que pour se nourrir, les cerfs ont tendance à descendre dans les vallées, causant notamment de sérieux dégâts dans les parcelles des sylviculteurs et dans les domaines agricoles.

Afin que les animaux restent dans la forêt, l’ONF (Office National des Forêts) a dégagé plusieurs dizaines d’hectares de bois pour créer des prairies herbeuses. Certaines parcelles ont également été éclaircies de manière à laisser entrer la lumière et permettre à la végétation de se développer au sol. Les chasseurs ont parallèlement planté 130 pommiers sur les 17 000 hectares du massif. Une opération inédite en Lorraine. Le nombre de ces pommiers a été volontairement restreint. En effet, l’idée n’est pas de créer des vergers mais d’orienter les hardes vers un espace où elles peuvent se nourrir, afin de préserver la forêt. Sans cela, les cerfs causent trop de dommages aux arbres en arrachant leurs écorces et en consommant les jeunes pousses, notamment de sapin, dont ils raffolent, ce qui met en péril le renouvellement des essences.

A noter enfin que les chasseurs doivent prélever au minimum 440 animaux par an pour réguler les populations de cerfs dans le Massif du Donon.

(Source : RL du 27/11/2014)

Biscuits Cochon et Crottes de Satan : des spécialités sucrées de Stenay

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Stenay n’est pas uniquement connu pour son Musée Européen de la Bière et ses breuvages. La cité du Nord meusien propose bien d’autres spécialités, notamment sucrées.

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Stenay compte plusieurs spécialités sucrées, à l’image des célèbres Biscuits Cochon (Crédits photo : Boulangerie Baumaux)

Les plus emblématiques sont peut-être les fameuses Crottes de Satan. Il s’agit d’amandes entières enrobées dans un chocolat noisette fondant recouvert de sucre glace. Leur appellation, pour le moins originale, renvoie au diable, dont Stenay serait la ville. Ce mythe a été créé de toute pièce en 1850 par le président du Tribunal de Montmédy, M. Jeantin, qui avait la fâcheuse habitude d’expliquer les noms des lieux par d’obscures références. Dans son ouvrage en trois tomes qui retrace l’histoire du Nord meusien intitulé Manuel de la Meuse, ce dernier crût voir dans le nom gallo-romain de Stenay, Satanacum, l’empreinte de Satan. Il n’en fallu pas plus pour que la ville soit assimilée à celle du diable. Si bien qu’en 1885, le papier à entête de la mairie porta cette nouveauté héraldique. De même, lorsque l’Hôtel de Ville actuel remplaça en 1925 la vielle maison commune de la Porte de Bourgogne, l’architecte fit sculpter sur le fronton de l’édifice le célèbre visage jovial du diable. Deux autres figures de Satan sont présentes à Stenay : une démoniaque sur la façade de la Salle des Fêtes et une seconde plus attristée sur le Monument aux Morts. A noter enfin qu’une Confrérie des diablotins fut créée dans la cité meusienne en 1983.

D’autres spécialités font encore aujourd’hui la réputation de la ville, à l’image des Baisers de Dagobert, qui sont des chocolats à l’orange, des délicieuses madeleines artisanales, ou encore des Biscuits Cochon. Ces derniers furent inventés en 1810 par René-Auguste Cochon, pâtissier de renom. Ces gâteaux légers, qui font partie intégrante du patrimoine gastronomique local, accompagnent volontiers une coupe de Champagne ou un café. Ils ressemblent un peu aux biscuits rose de Reims, mais en plus moelleux.

Nancy, ville coquine

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Dans une étude publiée par PriceMinister-Rakuten, Nancy arrive en 3ème position des villes où les habitants achètent le plus de sextoys sur internet. 70 % de ces achats sont effectués par des hommes. Il faut dire que Nancy est une ville relativement jeune constituée d’une importante population estudiantine. Dans le classement des villes qui comptent le plus de célibataires, établi par linternaute.com, la cité ducale termine à la seconde place avec 59,54 % de célibataires, juste derrière Lille. Enfin, Nancy serait la deuxième ville la plus coquine de France derrière Aix-en-Provence selon SexyAvenue.

Trok’it à Metz

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Le réseau Le Met’ propose une formule originale aux personnes qui fraudent pour la première fois dans les bus. Les contrevenants peuvent en effet choisir de payer l’amende, 48 euros en cas d’absence de titre, 32 euros pour un titre non validé, ou de souscrire à deux mois d’abonnement. En plus d’un Procès-Verbal (PV), ces derniers reçoivent un petit dépliant qui propose le Trok’it. Les verbalisés peuvent aller l’échanger contre un abonnement couvrant le mois durant lequel la fraude a eu lieu et le mois suivant.

Déjà mis en place sur d’autres réseaux en France, ce dispositif constitue un moyen de fidéliser les voyageurs mal avisés. Il ne fonctionne cela dit qu’une fois et n’est pas obligatoire.

Vittel : la nouvelle vie rêvée de l’ancien Hôtel d’Angleterre

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Il y a un an, l’Hôtel d’Angleterre de Vittel, vénérable bâtiment du début du XXème siècle, fermait ses portes. Depuis mars dernier, une cinquantaine de comédiens emmenés par le producteur de courts métrages Patrick Jorge a investi dans le sauvetage de la demeure. Ils s’apprêtent à présent à y tourner une série télé.

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De nombreux acteurs et comédiens ont donné une nouvelle vie à l’ancien Hôtel d’Angleterre de Vittel (Crédits photo : Les Bons Vivants)

Afin de redonner vie à l’hôtel, Patrick Jorge a sollicité de jeunes comédiens issus de séries télé à racheter le fonds de commerce. Pour cela, il leur a proposé de prendre 50 parts, soit autant que le nombre de chambres, d’une valeur comprise entre 5 000 et 10 000 euros l’unité. Rebaptisé « Les Bons Vivants », du titre de l’unique court-métrage de Georges Lautner, sorti en 1965 avec notamment Darry Cowl, natif de Vittel, l’établissement est depuis devenu l’épicentre d’une intense activité. Jouant le jeu, les comédiens se sont improvisés plombiers, peintres ou encore décorateurs pour remettre la bâtisse d’aplomb. Séjournant en résidence, ils préparent également leurs spectacles, avant de les offrir en avant-première à Vittel et à Contrexéville. Leur intervention a même contribué à rapprocher les deux cités thermales vosgiennes autrefois rivales.

Si bien les clients de l’hôtel n’en reviennent pas. Ils sont en effet entourés de people qu’ils voient débarrasser les tables, faire l’accueil et le service. A tel point qu’ils se croient eux-mêmes obligés d’en faire autant ! A partir de janvier 2015, les 4 000 mètres carrés de l’Hôtel Les Bons Vivants prêteront leurs décors au tournage d’une nouvelle série télé. Cette dernière racontera la vie d’une famille d’hôteliers confrontée au déclin de leur activité et en proie aux visites d’huissiers. De nombreux comédiens de séries plébiscitées par le public comme Camping Paradis, Plus belle la vie ou encore Scènes de ménage y participeront.

(Source : RL du 22/10/2014)

Première récolte de canneberge à Olichamp dans les Vosges

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La première récolte de canneberge a commencé à Olichamp, près de Remiremont, dans les Vosges. Les Pépinières de la Demoiselle sont le seul site de production de ce petit fruit bourré d’antioxydants en Lorraine et en France.

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La canneberge est un petit fruit rouge désormais récolté dans les Vosges (Crédits photo : Mariluna, Wikipédia)

98 % de la production mondiale de canneberge, également appelée cranberry en anglais, est réalisée en Amérique du Nord. Le fruit existe pourtant à l’état sauvage en Europe. On le trouve par exemple dans les milieux tourbeux dans les Vosges. Il y a quatre ans, près de 3 000 plants de canneberge ont été plantés à Olichamp, au milieu des six hectares des Pépinières de la Demoiselle. La canneberge s’est depuis parfaitement acclimatée au sol vosgien, acide et drainé. Elle bénéficie ici de conditions idéales. Il ne s’agit pas d’un fruit de bouche mais d’un fruit à transformer, notamment en confitures et en sorbets, dont le goût ressort immédiatement. Les restaurateurs des environs, qui se servent savamment de ce petit fruit, l’ont bien compris.

Près de 60 kg de canneberge de plusieurs dizaines de variétés différentes devraient être récoltés cette année jusqu’à l’hiver. L’idée est d’initier et de promouvoir une production locale et originale. Les Pépinières de la Demoiselle effectuent régulièrement des essais depuis une dizaine d’années sur les petits fruits, dont certains restent inconnus. Elles disposent ainsi de 25 variétés de camérisiers, plantes qui peuvent résister jusqu’à moins de 40 °C et dont les fruits pourraient avoir un bel avenir dans les Vosges à moyen terme. L’amélanchie du Canada et ses grosses baies sucrées et juteuses, l’aronia, ainsi que la framboise noire ou pourpre pourraient également pointer le bout de leur nez dans les jardins vosgiens d’ici quelques années.

La bataille d’eau géante de Metz en images

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A la demande de nombreux internautes et lecteurs, nous publions aujourd’hui les photos de la bataille d’eau géante qui avait arrosée Metz le samedi 26 juillet 2014. Baptisée « Splash Attack », cette dernière avait été organisée dans le cadre des animations de Metz-Plage au pied des cascades de la Place de la République. Des centaines de personnes y avaient participé. 25 000 ballons à eau avaient été mis à leur disposition.

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La bataille fit rage entre les deux camps (Crédits photo : Romuald FALTOT pour le Groupe BLE Lorraine)

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Les organisateurs décrètent la fin des hostilités (Crédits photo : Romuald FALTOT pour le Groupe BLE Lorraine)

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Trempés mais heureux, la bataille d’eau s’est déroulée dans la bonne humeur et sous le Soleil (Crédits photo : Romuald FALTOT pour le Groupe BLE Lorraine)

Patrimoine militaire : Redécouverte d’une batterie cuirassée à Montigny-lès-Metz !

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Témoignage de l’histoire militaire de la place de Metz, une batterie cuirassée démilitarisée datant de la fin du XIXème siècle a dernièrement été redécouverte sous les bâtiments de l’Impro La Horgne et du Lycée régional des métiers du BTP (Bâtiment et Travaux Publics) à Montigny-lès-Metz. Tout le monde avait oublié son existence.

Ses quatre cloches d’observation de 2,4 mètres et de 15 centimètres d’épaisseur ont été installées à partir de 1898. Celles-ci, d’un poids de 20 tonnes, en acier au nickel et coulée d’une seule pièce, ont aujourd’hui disparu. L’observation se faisait à l’aide d’une lunette de créneaux et de jumelles. Pour chaque créneau, il y avait un support gradué muni d’un dispositif de mesure d’angle pour lunette. Quelques éléments mécaniques encore présents sur place en attestent. L’accès aux cloches se faisait à l’aide d’une échelle, dont certaines parties sont encore visibles. Les couloirs menant aux quatre batteries disposent toujours de leur conduit de ventilation.

La batterie cuirassée de Montigny-lès-Metz avait pour fonction de bombarder les localités environnantes, les voies de communication, les cibles masquées et les protections de campagne avec des obus brisants. Ses obusiers de 15, dont chaque munition comportait 1,2 kg de poudre propulsive, constituaient des pièces d’artillerie efficaces. Ils avaient une portée de 7,2 km et une cadence de deux coups par minute, voire de quatre selon les ordres que recevait le sous-officier aidé par deux canonniers dans la chambre de tir. Deux autres soldats étaient affectés au service des munitions près du monte-charge. Les quatre tourelles présentent deux niveaux superposés : la chambre de tir à l’étage et la chambre de travail en dessous où se trouvaient deux niches pour le remplacement du tube. Les tourelles pour obusier étaient généralement regroupées par deux, trois ou quatre comme à Montigny. Elles pouvaient toutefois l’être exceptionnellement par six pour former des batteries implantées dans les intervalles des forts, dans les groupes fortifiés ou dans les forts cuirassées.

Aujourd’hui trop humide pour être aménagée et malheureusement inaccessible au public, la batterie cuirassée de Montigny-lès-Metz reste un témoignage historique de la place forte de Metz qui a résisté aux deux dernières guerres mondiales.

(Source : RL du 06/09/2014)

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