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» Catégorie : Insolite


Des tranchées de Verdun à Mogeville

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A Mogeville, village paisible situé à 15 km de Verdun, dans la Meuse, des passionnés ont reconstitué dans le jardin d’un particulier une tranchée 1914-1918.

Des tranchées de Verdun à Mogeville dans Culture et patrimoine Tranch%C3%A9e-de-Morgeville

Les tranchées plus vraies que nature de Mogeville (Crédits photo : jensen)

La propriétaire du terrain, âgée de 75 ans, fille d’un combattant de la Grande Guerre, l’a en effet prêté pour une durée indéterminée à une poignée de villageois, afin qu’ils recréent une tranchée. Si bien que son jardin, autrefois planté d’arbres fruitiers, est devenu un véritable champ de bataille qui a vu défiler plus de 34 000 visiteurs depuis juillet 2006. Une initiative aussi originale que réussie.

Il faut dire que le village, entièrement détruit pendant la guerre, était sur la ligne de front, en secteur français. Il était traversé par plusieurs lignes de tranchées. Mais ces dernières ont toutes été rebouchées. Les Allemands se trouvaient à 800 mètres à vol d’oiseau.

Il a fallu deux hivers pour construire cette tranchée. Tout a été fait manuellement, à la pelle et à la pioche. Et dans les mêmes conditions qu’en 1914. C’est-à-dire avec les mêmes difficultés racontées que dans les récits des soldats qui ont combattu dans la plaine de Woëvre. L’eau n’est qu’à un mètre de profondeur. Impossible de creuser plus profondément. Par conséquent, il a fallu construire une tranchée en gabionnage, c’est-à-dire en surélevant les contours par des sacs de terre. Dès qu’il y avait un dégel, les passionnés pataugeaient dans la boue. Cela leur a au moins permis de comprendre le mal des tranchées, à savoir la gangrène des pieds.

Petit à petit, c’est un véritable décor de cinéma qui a été créé. Les volontaires se sont basés sur des photos pour restituer l’atmosphère de l’époque. Les murs sont ainsi tapissés de fines branches de noisetiers ramassées dans la forêt et entrecroisées selon la technique de clayonnage. La cloche est là pour prévenir des attaques au gaz, tout comme les câbles téléphoniques qui courent le long des boyaux. Des dessins de pin-up ont également été punaisés dans les abris et des lits à grillage superposés, baptisés « cercueil à deux places » ou « villa des totos », en référence aux poux qui y avaient pris leurs quartiers, ont été installés. Enfin, à côté de la minuscule persienne qui permet de monter la garde, une inscription frissonnante résonne dans toute la tranchée : « Interdiction de s’asseoir, interdiction de dormir. Une seule peine : la mort ! ».

A noter que ce musée à ciel ouvert se poursuit à la surface, avec la reconstitution d’un camp retranché. On y retrouve les ateliers du couturier et du cordonnier, mais aussi un dépôt de munitions et une infirmerie, ainsi que le bistrot des poilus doté de boîtes de maquereau et de dentifrice d’époque. Un four à pain et des douches sont en projet.

Le robot qui trait les vaches

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Un couple d’éleveurs-céréaliers installé à Frécourt, près de Servigny-lès-Raville, en Moselle, a investi 150 000 euros en octobre 2011 dans un système de traite robotisée.

Les vaches sont désormais traites à la demande, environ 3,1 fois par jour, même la nuit. Elles produisent donc plus de lait. Mais, si le robot détecte que la traite est inutile, la vache passe son chemin. Sans aucune intervention humaine, un rayon laser définit la distance exacte entre les trayons et les pis. Les mamelles sont ensuite automatiquement brossées et désinfectées à la vapeur.

Après les usines, les robots entrent désormais dans les fermes. En route vers les exploitations agricoles technologiques déshumanisées du futur, en passant par la Lorraine.

Le surhuméral de Toul

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Le saviez-vous ? Le « surhuméral » est un ornement fort rare, une sorte de toute petite cape brodée d’or et de pierres couleur topaze, que seuls 4 évêques ont le droit de porter : 2 en Allemagne, à Eichstätt et Paderborn, l’archevêque de Cracovie, et celui de Toul. A Toul, l’évêque le revêt depuis le XIIème siècle, sur autorisation papale.

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Le port du surhuméral par l’évêque de Toul remonte au XIIème siècle (Crédits photo : introibo.fr)

Le volcan d’Essey-la-Côte

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Même s’ils sont moins connus que ceux de la chaîne du Puy en Auvergne, des volcans sont également présents en Lorraine. Le plus important d’entre eux se trouve à Essey-la-Côte. Les datations effectuées font remonter son volcanisme à un peu près 30 millions d’années (période de l’Oligocène supérieur). Le sommet de cet ancien volcan offre un magnifique panorama sur les Vosges.

Le volcan d’Essey-la-Côte dans Découverte volcan-Essey

Vue sur le volcan d’Essey-la-Côte (Crédits photo : www3.ac-nancy-metz.fr)

On y trouve encore de nombreux échantillons de « pierres volantes » et de basalte. Celles-ci ont notamment servi à empierrer les chemins qui mènent au sommet. Cela dit, il existe des affleurements en place dans le parc à vaches qui le couvre.

A noter enfin que des pierres d’origine volcaniques se trouvent également dans le massif vosgien du Grand Valtin et près de Théold (54), où il y a un petit épanchement d’andésite.

Une PME lorraine invente le shampoing solide

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La société Lorcos a créé le premier shampoing solide. Celui-ci ressemble à un pain de savon qui se transporte facilement dans la trousse de toilette et qui ne risque pas de couler partout.

Une PME lorraine invente le shampoing solide dans Economie shampoing-Lorcos

Le shampoing solide de la société Lorcos (Crédits photo : Lorcos)

Ce shampoing, en forme de marguerite avec un trou au milieu pour qu’on ne le confonde pas avec le savon, est 100 % végétal, sans paraben, ni colorant, ni silicone, ni dérivé pétrolier. Un produit écologique qui correspond par ailleurs à 2 flacons de shampoing liquide de 250 ml. Cela fait 30 fois moins d’emballage en valeur poids et 100 fois moins de rejet d’emballage en volume.

Les tests menés auprès des consommateurs par un institut indépendant révèlent un indice de satisfaction extrêmement élevé. Vendu autour de 3 euros dans des magasins bio, ce savon est déjà un succès en Asie, notamment au Japon, en Corée et à Taïwan.

Ce nouveau produit d’hygiène, décliné pour plusieurs types de cheveux, est fabriqué à Lunéville. Lorcos a une grande expérience de savonnier. L’entreprise fabrique en effet des produits d’hygiène corporelle pour Vichy, Chanel ou encore Hermès, ainsi que des savons et gels douches pour l’hôtellerie.

Un double champion olympique au club de judo d’Ars-sur-Moselle

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Le Polonais Waldemar Legien, double champion olympique, a dernièrement accepté à 48 ans d’entraîner les judokas du club d’Ars-sur-Moselle par amitié pour Stéphane Susung, maire de la ville, ceinture noire et ancien arbitre international.

Un double champion olympique au club de judo d’Ars-sur-Moselle dans Actualité Waldemar-Legien

Waldemar Legien (Crédits photo : judoinfo.pl)

Waldemar Legien est un monument du judo mondial. Il a décroché l’or olympique à 2 reprises, dans 2 catégories différentes, à Séoul en 1988 (-78 kg) et 4 ans plus tard à Barcelone (-86 kg). Egalement champion d’Europe en 1991 à Francfort, il n’a cependant jamais remporté le titre mondial, échouant à 3 reprises sur la troisième marche du podium (1987, 1989 et 1991). Elu 2 fois meilleur sportif polonais de l’année (1988 et 1992), il possède son étoile sur l’allée des étoiles du sport à Wladyslawowo et reste considéré comme l’un des plus fins stratèges de sa discipline.

Innovation : le système de navigation assistée pour plaisancier est lorrain

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Après trois ans de travail, les gérants du port fluvial de Lagarde dans le Saulnois ont mis au point la NavigBox. Il s’agit d’un programme informatique à mi-chemin entre un GPS et un ordinateur de bord destiné à être embarqué dans les bateaux. Il indique notamment aux plaisanciers les lieux remarquables le long du parcours et sert de support à chaque fois qu’ils arrivent à des obstacles, comme des écluses par exemple. Des photos apparaissent alors sur l’écran avec des indications. Le lancement de ce produit est prévu au printemps 2012.

Et la cloche de Thiaucourt sonna 33 fois

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Le village de Thiaucourt-Régniéville (54) a une particularité. La cloche de son église sonne en effet 33 coups chaque soir, vers 22 heures 15. Mais pourquoi 33 ?

Autrefois, la coutume voulait que les cloches retentissent chaque soir pour sonner le « coupe-feu », c’est-à-dire pour rappeler aux habitants qu’il était temps de « couvrir le feu », autrement dit d’éteindre l’âtre et les chandelles, afin d’éviter les incendies. Vers 1730, une jeune femme du village nommée Marie Wuara, fille d’une famille de notables pieuse et respectée, s’égara dans la forêt voisine. Alors même qu’elle se pensait perdue, offerte aux loups et aux brigands, elle entendit sonner le « coupe-feu » de Thiaucourt. Guidée par le son des cloches, elle parvint à retrouver son chemin. En signe de reconnaissance, elle fit don à la commune de la plus grande partie de son domaine des bois de Beney-en-Woëvre, d’une superficie de 480 hectares, mais à condition que chaque soir et jusqu’à la fin des temps, la cloche de l’église sonne pour permettre aux égarés de retrouver leur route. Si bien qu’aujourd’hui encore, même à Pâques, alors que toutes les autres cloches sont parties à Rome, la cloche de Thiaucourt sonne 33 coups, le soir, peu après 22 heures 15.

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Thiaucourt-Régniéville (Crédits photo : André Tignon)

Certains avancent que Marie Wuara avait 33 ans lors de sa mésaventure, d’où les 33 coups. Cette hypothèse est possible mais peu probable, car, compte-tenu de l’espérance de vie de l’époque, la jeune femme ne se serait pas si jeune. Par conséquent, d’autres font appel à la numérologie. A défaut d’être une science exacte, cette discipline, qui tente de trouver une signification aux nombres, s’inspire des théories de Pythagore. En effet, bien que les nombres permettent de compter ou de mesurer, ils permettent aussi d’exprimer des idées. Chacun d’eux est porteur d’un symbolisme qui lui est propre. La numérologie prend en compte les chiffres de 1 à 9. Par exemple, le 1 symbolise souvent un commencement, le 9 une fin ou la mort. Mais la numérologie s’intéresse également aux « maîtres nombres », c’est-à-dire aux 11, 22, 33, etc. Le 11 symbolise la « maîtrise sur le plan matériel », le 22 « sur le plan mental » et le 33 « sur le plan spirituel ». Multiple de 11, dont les deux unités antagonistes se sont élevés à l’harmonie en se développant chacune en un ternaire, éloignant par conséquent le danger de la tentation, le 33 ne revêtirait jamais d’exception défavorable. Il serait en quelque sorte le maître des maîtres nombres. Certains textes mentionnent aussi que le 33 serait le nombre du guide et de la compassion. Enfin, le Christ est, selon les écrits, mort à 33 ans. 

Les 33 coups de cloches de l’église de Thiaucourt ne sont donc pas anodins. Ils recèlent une signification particulière, mystique.

Fête de la Sainte-Fleur à Epinal et à Golbey

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La 15ème édition de la Fête de la Sainte-Fleur s’est déroulée au début du mois à Epinal et à Golbey. Une dizaine de chars, des fanfares et des groupes folkloriques ont participé au Grand corso fleuri. S’en est suivi le traditionnel lancer de pétales du haut de la basilique Saint-Maurice sur les milliers de spectateurs.

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Grand corso de la Fête de la Sainte-Fleur (Crédits photo : journalpascal.centerblog.net)

Avec la Fête des jonquilles à Gérardmer (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/04/22/la-fete-des-jonquilles-a-gerardmer/) et ces célébrations à Epinal et à Golbey, on peut dire que les Vosges aiment les fleurs ! Reste maintenant à conquérir le Trophée du département fleuri.

Le distributeur de pain frais est lorrain !

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Un boulanger de Hombourg-Haut a dernièrement lancé un automate qui cuit et distribue des baguettes de pain fraîches et chaudes.

L’idée est de vendre du pain frais de bonne qualité à un prix abordable, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Un concept qui marche très fort et qui suscite l’adhésion des clients. Le coût de la machine est de 33 000 euros. Elle est vendue 55 000 euros car il faut près de 250 heures d’assemblage. Cette innovation devient rentable à partir de 30 baguettes vendues par jour.

Un second prototype fonctionne depuis deux mois dans une boulangerie à Paris. Cinq autres machines sont en construction, dont une deuxième pour Hombourg-Haut. Deux autres sont destinées à Apach, village champignon frontalier près de Sierck-les-Bains qui n’a pas de boulangerie. Le boulanger-entrepreneur aimerait étendre le concept et créer l’usine de fabrication en Lorraine. Il faut dire que son innovation intéresse une chaîne de supermarchés aux Etats-Unis. Un bon coup à jouer pour l’ensemble de notre territoire.

Des panneaux photovoltaïques sur la mairie de Nancy ?

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Nancy réfléchit à l’implantation de 250 mètres carrés de toiture en panneaux photovoltaïques sur la face Sud de son hôtel de ville XVIIIème siècle, un bâtiment classé aux Monuments Historiques et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. La municipalité a d’ailleurs déjà commencé à préparer le terrain en se lançant dans des travaux de dégagement sur la toiture en question. Le coût prévisionnel de ce projet est de 580 000 euros.

L’idée est de revendre l’énergie à EDF, même si l’opérateur a revu à la baisse l’offre de rachat de l’électricité produite.

Le projet, qui est dans les cartons depuis 2009 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/24/nancy-lhotel-de-ville-se-pare-de-panneaux/), attend maintenant l’avis technique de l’architecte en chef des Bâtiments de France. Son rapport est attendu pour début 2012. Il faut en effet connaître l’état actuel de la charpente, examiner les pièces existantes pour savoir si elles présentent un intérêt historique. Si tel est le cas, Nancy devra alors conserver les pièces de charpente classées et, peut-être, refaire le reste à l’identique. Dans le cas contraire, la charpente pourrait être reprise avec d’autres matériaux, moins onéreux. Se posera alors ensuite la question de la technique à utiliser pour implanter de tels panneaux sur le toit.

Même si les panneaux photovoltaïques ne devraient pas se voir depuis la Place Stanislas, le Groupe BLE Lorraine se demande quel est le véritable intérêt de cette opération. Il y a en effet des investissements nettement plus intéressants à faire avec plus d’un demi millions d’euros.

Monnaie alternative : l’Epi Lorrain en complément de l’Euro !

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Une quinzaine de Lorrains de France et de Belgique du Groupe Financité Lorraine a dernièrement lancé une monnaie complémentaire à l’Euro. Elle s’appelle l’Epi et circule dans les villes et villages situés de part et d’autre de la « frontière », notamment en Gaume (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/12/15/lautre-lorraine/) et dans le bassin de Longwy.

Le raisonnement du Groupe se base sur plusieurs constats irréfutables. Le système actuel est source de nombreuses d’injustices. « Les pauvres paient plus que les riches. Les banques font des choses interdites aux autres, comme par exemple battre la monnaie et se font payer ce privilège en exigeant des intérêts. L’économie repose sur l’emprunt et non sur les richesses réellement créées ».

Pourtant, l’idée du Groupe n’a rien de révolutionnaire. Les monnaies complémentaires existent en effet depuis plus d’un siècle. On en compte aujourd’hui plus de 5 000 à travers le monde, au Japon, au Canada, au Royaume-Uni et même en France. De tous temps, elles ont permis de redynamiser des territoires en crise, en particulier à cause des travers des systèmes bancaires. Par exemple, en Argentine, il y a une dizaine d’années, des secteurs gravement touchés ont réussi à tenir le coup grâce à elles. Mais, au final, comme pour le Wörgl en Autriche, en 1932, elles sont combattues par les élus et les banques, car elles affaiblissent leur pouvoir. Elles font en tout cas beaucoup de bien aux producteurs locaux, qui ne sont plus saigner par les grandes surfaces.

L’Epi Lorrain vise la pérennisation et la relocalisation d’activités économiques et commerciales. Afin que la monnaie puisse conserver son autonomie, seuls des biens de première nécessité peuvent être réglés en Epi, à savoir des aliments, des vêtements ou encore des matériaux de construction pour les bâtiments. Pour faciliter les conversions, un Epi vaut un Euro. Les lieux de change de la monnaie se trouve chez des commerçants qui adhérent au principe. Un pourcentage de 2 % est octroyé au commerçant qui change, afin qu’il trouve son compte dans l’opération. Mais pour repasser en Euros, ce pourcentage est de 5 %. L’argent récolté est prêté à taux zéro pour des projets régionaux, environnementaux ou encore sociaux.

La valeur de l’Epi est par ailleurs fondante, c’est-à-dire qu’elle baisse quand il est stocké. Le but est d’éviter que des sommes fortes soient mises de côté et ne fassent plus tourner le système, comme c’est aujourd’hui le cas avec l’Euro. Des cases pourraient être mises sur chaque billet. Quand le billet est utilisé, un petit tampon, qui changerait tous les six mois, serait posé. Si le billet ne présente pas ce tampon, il aura moins de valeur.

Des dizaines d’associations, de commerçants et d’entreprises ont signifié leur intérêt pour l’Epi. 

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