Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Insolite


Croix de Lorraine sur les biscuits Oreo ?

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Introduit en 1952, le design contemporain du motif en relief des cookies les plus vendus au monde garde sa part de mystère. Pourtant, il pourrait être associé à la Croix de Lorraine.

Croix de Lorraine sur les biscuits Oreo ? dans Gastronomie biscuit-Oreo

En 1986, pour célébrer le 75ème anniversaire du cookie lancé par Nabisco en 1912, Paul Goldberger, célèbre critique d’architecture, déclara que les Oreo « seraient conçus comme le seraient des bâtiments, et parfois même mieux ». Cependant, même si le motif en relief est presque devenu une icône de nos jours, l’identité de son concepteur reste trouble. Selon certains, c’est un ingénieur de conception de Nabisco du nom de William Turnier qui l’aurait créé. Beaucoup de personnes ont en effet cherché à « décoder » le design des biscuits en spéculant sur l’identité de son concepteur. Le cercle surmonté d’une croix à deux barres dans lequel le mot « OREO » apparaît est une variante du logo de Nabisco. Selon le site institutionnel de l’entreprise, il s’agit d’un vieux symbole européen pour la qualité. Pour d’autres, c’est bien la Croix de Lorraine qui y figure.

Le motif géométrique des biscuits Oreo, un point avec quatre triangles rayonnant vers l’extérieur, serait quant à lui le dessin schématique d’un trèfle à quatre feuilles ou la Croix pattée, associée aux chevaliers Teutoniques, ainsi qu’à l’armée allemande (Croix de fer) et aux francs-maçons d’aujourd’hui.

Mille et une saveurs de Lorraine

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La Lorraine est gourmande et gastronomique. Saucisson sec au lin grillé, saucisson à la mirabelle séchée et frais perlés de groseille, mirabelle et framboise, jambonneau cuit au foin de montagne, sirop de madeleine, canelés à la mirabelle, pâte à tartiner au caramel de mirabelle, bière à la bergamote … les Lorrains séduisent par leur incroyable créativité. Des produits uniques qui prouvent non seulement que notre terroir est riche mais surtout qu’on ne manque pas d’idées.

La bière Gamote est la dernière née des Brasseurs de Lorraine, installés à Pont-à-Mousson. Le breuvage constitue l’alliance de deux ambassadeurs lorrains : la bière et la bergamote. Sur l’étiquette trône la Place Stanislas. Il s’agit d’une bière blanche de blé, légèrement acidulée, aromatisée à l’essence naturelle de bergamote (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t700-la-bergamote-de-nancy-a-nouveau-protegee), agrume qui pousse en Sicile. Le nez de bergamote est assez fort. Mais en bouche, le goût est subtil.

Mille et une saveurs de Lorraine dans Découverte Bi%C3%A8re-Gamote

Le sirop de madeleine est quant à lui la 30ème création de l’atelier Clotilde de Domremy-la-Canne (55), adepte de sirops aux parfums toujours plus originaux. Après le sapin, le coquelicot, la pistache, la lavande, le spéculos et le pain d’épices, l’entreprise, dont le pressoir se situe sur le site des Vieux métiers d’Azannes (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/05/15/et-les-vieux-metiers-reprennent-vie/), s’attaque à la madeleine, l’une des spécialités les plus emblématiques de Lorraine.

Enfin, comment ne pas fondre de plaisir pour le bouchon lorrain, création de la maison Boulanger, pâtissier-traiteur depuis trois générations à Colombey-les-Belles (54). Le bouchon lorrain n’est autre qu’un canelé décliné à la sauce lorraine, c’est-à-dire à la mirabelle séchée bio. Le tout est emballé dans un packaging auréolé d’un logo élaboré avec l’école des Beaux-arts de Nancy. La maison espère que sa dernière trouvaille connaîtra le même succès que sa spécialité, à savoir le kouglor mirabelle, beaucoup moins sec que son cousin alsacien.

Des tortues du Nouvel Hôpital de Mercy

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A l’instar des CHU de Strasbourg et de Dijon, l’hôpital de Mercy du CHR de Metz Thionville (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t925-nouvel-hopital-de-metz-a-mercy) a été équipé de 12 tortues pour le transport du linge, des déchets, des repas, des médicaments et des archives. Ces robots à roulettes de 400 kg sont capables de surélever des chariots de 450 kg. Ils constituent ce que l’on appelle le Transport Automatisé Lourd (ATL). Ces tortues à trois roues, dont la vitesse peut atteindre 2,6 mètres par seconde en ligne droite, sont déployées au sous-sol et dans les étages de l’hôpital. Elles accèdent aux étages par des monte-charges dédiés. Elles sont guidées au sol par des aimants. Chaque tortue a une autonomie de huit heures en électricité et peut être rechargé dans l’une des 13 gares disposées dans les étages de Mercy et l’une des 5 gares principales situées au sous-sol. Les tortues communiquent avec les ascenseurs, les monte-charges, les portes automatiques, les portes coupe-feu, les tunnels de lavage et les autres équipements automatiques. Cela leur permet de se déplacer de manière autonome dans les bâtiments en fonction d’un planning journalier de livraisons virtuellement prédéfini par ordinateur. La circulation horizontale des flux dans les étages est assurée par des aides hôteliers et logistiques, un nouveau métier au sein de l’établissement messin.

De la momie de Lunéville

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Dans les réserves du Musée de Lunéville repose le corps d’une femme momifiée. On ne connaît pas son nom, mais on sait d’où elle vient. Elle a été trouvée dans une grotte d’une ville égyptienne.

momie Lunéville

La dame d’Antinoé, de l’Egypte à Lunéville (Crédits photo : La Dépêche)

La dame d’Antinoé présente un visage un peu inquiétant, avec sa peau et ses cheveux. Elle est arrivée en France en 1905 pour une exposition consacrée aux fouilles d’Antinoé. Cette ville, située à 300 km au Sud du Caire, a été fondée par l’Empereur romain Hadrien. Elle a depuis sombré depuis dans l’oubli. C’est l’archéologue Albert Gayet qui a découvert la momie en 1904. La dame se trouvait dans une grotte murée. Il n’y avait pas d’humidité, juste un environnement salin et une température supérieure à 35°C. Le corps inhumé tel quel a été momifié.

L’un des mécènes qui a financé les travaux archéologiques était un habitant de Lunéville, Edmond Delorme. Il put récupérer deux momies et divers objets disposés autour d’elles pour l’exposition parisienne. Mais un énième incendie ravagea en 2003 le Château de Lunéville. Il emporta avec elle une des deux momies. La seconde fut entreposée bien au sec dans les nouvelles réserves.

En 2007, la dame passa un scanner à Nancy. Son ADN (Acide Désoxyribonucléique) fut également prélevé. Ses cheveux, sa peau et ses vêtements furent également analysés. Les chercheurs lorrains découvrirent qu’elle avait entre 25 et 35 ans. Selon la datation au carbone 14, elle serait décédée entre 433 et 599 de notre ère. La cause de sa mort n’est pas connue. Ses vêtements, rapiécés et usés, contrastent avec ses chaussures en cuir, bien plus riches. La dame appartenait à la communauté copte, des chrétiens qui vivent toujours en Orient. Le reste n’est que mystère. 

Du basket de Waville

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Dans la vallée du Rupt-de-Mad et tout au fond du classement départemental, le club de Waville entretient la flamme du basket avec les moyens du bord, loin des paillettes et des étoiles de la NBA.

Du basket de Waville dans Découverte basket-Waville

Basket rime avec humilité et humidité à Waville (Crédits photo : cinq.over-blog.com)

Le terrain de basket communal se trouve près du chemin de fer. Pour y arriver, il faut suivre les panneaux « Vente de sapins » qui mènent au bout d’un sentier de terre discret qui fleure bon la campagne. Le terrain apparaît alors, tout comme le petit baraquement de briques qui fait office de vestiaire. C’est rustique, spartiate et sans douche. Des rangés de sièges ont été récupérés à l’église. Non loin de là, deux volets métalliques démontables servent de tableau d’affichage. Une cabine étroite permet de tenir la feuille de match, à l’abri. Un luxe auquel ni les joueurs ni les arbitres ne peuvent prétendre. Ces derniers autorisent exceptionnellement le port du jogging, du bonnet voire de gants. Car Waville est le seul club sans toit en Lorraine et peut-être en France. Depuis février 1955, date de création du club, les basketteurs jouent à même le goudron et par tous les temps.

C’est presque un sacerdoce de faire partie de la seule équipe de cette bourgade de 461 habitants, mais les gens y sont attachés. Les joueurs sont des jeunes du cru ou des alentours. Ils ne sont que dix, débutent pour certains et composent quasiment le comité de direction à eux seuls. Ils s’entraînent chaque vendredi en fonction de la météo. Ils mouillent le maillot dans tous les sens du terme et déblaient le terrain s’il neige ou le salent en cas de verglas. Curieusement, leurs adversaires viennent rarement au complet lors des matches d’hiver, à la fraîche. Il se trouve toujours une communion, un repas familial ou un empêchement suspect pour éviter ce déplacement pittoresque.

Le club de basket de Waville suscite néanmoins une réelle sympathie, jusqu’aux agriculteurs qui viennent jeter un œil curieux sur les gars du coin. Pour tout basketteur, Waville est une leçon d’humilité.

(Source : Le Républicain Lorrain)

Une péniche pour maison

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Pour certains, habiter sur l’eau est un rêve. A Metz, sur le canal de Jouy, plusieurs péniches servent d’habitations insolites. L’Alcyon est sans doute l’une des plus belles amarrées. L’Orphée en est une autre. C’est la première sur le canal quand on vient de Montigny-lès-Metz. Elle mesure 39 mètres de long pour cinq de large. Elle pèse 379 tonnes à vide et date de 1953. Sa caisse, peinte en gris métallisé, brille dans les rayons du soleil. La péniche a été aménagée dans un style contemporain. Elle présente 130 mètres carrés habitables et comporte une cuisine, un séjour, quatre chambres et des toilettes. Une girouette et quatre panneaux photovoltaïques assurent une partie de la production d’électricité. Le reste est produit par un générateur. Le chauffage se fait grâce à un poêle à pellets. C’est une vraie maison sur l’eau à deux pas du centre-ville avec le charme de la verdure, sans voisin ni dessus ni dessous si ce n’est des poissons, des canards, des cygnes, des poules d’eau et des hérons. La terrasse de grande dimension peut accueillir une table, des chaises et des transats. Il faut savoir que les occupants d’une péniche doivent s’acquitter d’un droit d’anneau de 150 euros par mois et d’une taxe d’habitation, mais pas de taxe foncière.

peniche

Des ruches sur la mairie de Bitche pour protéger la biodiversité

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Bitche est au cœur d’une excellente initiative. L’équipe des espaces verts de la cité fortifiée a en effet décidé d’installer six ruches, cinq sur la façade de l’hôtel de ville en remplacement des traditionnelles jardinières et une au golf municipal. Une septième a été mise en place aux Jardins fruitiers de Laquenexy, où Bitche a conçu un écrin de verdure autour du thème de la biodiversité et des abeilles.

Des ruches sur la mairie de Bitche pour protéger la biodiversité dans Actualité abeille

L’abeille est un maillon indispensable à la biodiversité (Crédits photo : Pixage Photography, shutterstock.com)

Chaque ruche accueille 40 000 individus de type Buck, une race triple hybride, moins agressive que la noire sauvage. Elle est communément appelée Frère Adam, car elle a été mise au point par des moines. Si tout se passe bien, une récolte de miel de fleurs sera possible dès septembre.

Le personnel communal va être formé à l’entretien des ruches et des abeilles. Il devrait être complètement autonome d’ici un an. Des présentations pédagogiques seront également dispensées aux enfants. Ces derniers devraient d’ailleurs participer aux différentes étapes de développement et à la récolte du miel. C’est en effet par la transmission des informations et la prise de conscience qu’il est possible de promouvoir des mesures en faveur de la biodiversité.

Rappelons que les abeilles jouent un rôle essentiel. Ce sont elles qui permettent aux plantes et aux arbres fruitiers de se reproduire. Mais elles sont entre autres menacées de disparition par l’arrivée en Europe du frelon asiatique, contre lequel elles n’ont aucun moyen de défense, ainsi que par les pesticides. C’est la raison pour laquelle elles ont désormais tendance à préférer nos villes à nos campagnes.

De l’eau de Sarre à Leiding

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Le petit village de Leiding, annexe de Heining-lès-Bouzonville, avait déjà la particularité de partager sa bien nommée Rue de la Frontière avec la commune allemande de Leidingen. Bientôt, les 25 habitants du hameau bénéficieront également d’une eau potable directement approvisionnée par la source allemande de Wallerfangen, via le réseau sarrois. Une convention de partenariat a dernièrement été signée en ce sens entre le Syndicat intercommunal des eaux de Bouzonville et le Wasserleitungszweckverband Gau Sud.

Jusqu’ici, l’alimentation en eau de Leiding était assurée depuis Heining par une seule canalisation vétuste. Dans le but de fiabiliser et de remettre aux normes le réseau d’eau du hameau, il a été décidé de réaliser une interconnexion avec le réseau de Leidingen. Cette solution permet en outre de réduire le montant des travaux et de répartir de manière équitable les actions à mener à bien (enfouissement des réseaux, assainissement, voirie, éclairage public, etc.) entre Allemands et Lorrains.

(Source : RL du 11/04/2012)

Musée virtuel de la photographie aérienne à Chambley

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L’entreprise « L’Europe vu du ciel » a dernièrement créé un web-musée, c’est-à-dire une salle d’exposition virtuelle depuis la base aérienne de Chambley, où s’envolent tous les deux ans les montgolfières du Mondial Air Ballons. Plus de 30 000 photos de la Lorraine sont présentées. Cette véritable encyclopédie photographique en ligne permet aujourd’hui de préserver ce patrimoine vieux de 150 ans.

Le musée virtuel présente également l’histoire de la photographie aérienne avec une salle des portraits des pionniers, une salle des matériels et un hangar qui répertorie les machines volantes qui ont servi à la production de ces nombreux clichés. Une part importante de l’histoire de la photographie aérienne s’est d’ailleurs jouée en Lorraine lors de la Première Guerre mondiale (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/17/la-lorraine-terre-daventures-et-daeronautique/). Les pages électroniques déjà disponibles permettent de mesurer les progrès réalisés depuis les premiers clichés pris en 1858.

Le web-musée devrait encore se développer. La société est en effet convaincue que des trésors dorment dans des armoires. L’objectif est d’inciter les gens à communiquer et de publier d’autres documents.

A noter enfin qu’une exposition réelle se tient sur l’aérodrome de Chambley Planet’Air tous les jours de 14h à 17h.

Dans le passé, il y a eu une source inépuisable d’innovations. « Se priver du passé, c’est se priver de futures bonnes idées ».

Proviseur cherche enseignants désespérément

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Depuis un an et l’autorisation du ministre français de l’éducation de recourir à Pôle emploi pour pallier les absences de professeurs, il n’est pas rare que des établissements déposent des offres. Certains mettent également des annonces en ligne sur des sites dédiés aux bonnes affaires, à l’instar des collèges Jules Ferry à Briey ou Himmelsberg à Sarreguemines. La situation fait bondir certaines associations de parents d’élèves. Ce n’est en effet absolument pas normal que des chefs d’établissements soient contraints de recruter des enseignants pour le compte du rectorat.

Passer par ce genre de sites ne signifie pas pour autant que l’on fait appel à n’importe qui. Avant d’être recruté, le professeur rencontre au préalable l’inspecteur, qui prend la décision. Il s’agit donc uniquement d’accélérer le processus.

En réalité, cette pratique n’est que la triste conséquence de la politique de suppression des postes dans nos écoles, collèges et lycées (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t790-ne-touchez-pas-a-nos-ecoles-et-colleges). Celle-ci a réduit à néant le recrutement au niveau des services de remplacement académique.

Si bien que les chefs d’établissement doivent se débrouiller par leurs propres moyens. A tel point que certains déposent des offres sur internet. La majeure partie de celles-ci concerne essentiellement des postes de professeur de langue. Depuis le début de l’année, dans certains collèges sarregueminois, les carences en cours d’allemand peuvent atteindre une quarantaine d’heures et en anglais, une cinquantaine. Ce sont des heures perdues car les plannings ne permettent pas de les rattraper. Si les parents ne prennent pas l’initiative et/ou n’ont pas les moyens de payer des cours particuliers, leurs enfants ne pourront jamais rattraper ce retard. Ils seront en décalage pour le restant de leur scolarité.

Les remplacements ne sont autorisés qu’au-delà de quinze jours d’absence consécutive. Pour les carences qui excèdent cette durée, le rectorat puise dans son vivier de remplaçants-titulaires. Si celui-ci se tarit, l’académie fait appel à son réseau de contractuels et de vacataires, qui n’est pas non plus extensible. Il est en effet plus facile de trouver des remplaçants contractuels à proximité d’un pôle universitaire qu’ailleurs. Si bien qu’après les déserts médicaux (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/04/19/un-desert-medical-se-profile-a-lhorizon-en-lorraine/), voici les déserts pédagogiques…

(Source : RL du 17/04/2012)

Bitcherland : des gîtes près des bisons

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Situé à Petit-Réderching, le Ranch des Bisons a été créé dans la continuité d’une exploitation familiale datant de 1876. Il dispose d’une centaine d’hectares de pâturages pour élever les bisons en liberté. Le ranch produit et vend de la viande de bison, ainsi que des produits dérivés. Quatre gîtes ont dernièrement été construits pour accueillir les touristes à l’orée du parc.

bisons

Avec ses lieux atypiques et ses montagnes couvertes de conifères, le Bitcherland est également connu pour ses cigognes et ses troupeaux de vaches des Highland. Ces dernières entretiennent les terres abandonnées dans les fonds des vallées grâce à leurs qualités de brouteur. Ces vaches rustiques, originaires des hauts plateaux du Nord de l’Ecosse, font partie des derniers troupeaux du genre en Europe.

Tradition du Vin de Pâques à Villey-Saint-Etienne

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A Villey-Saint-Etienne, petit village paisible et préservé du Toulois qui surplombe la Vallée de la Moselle et son superbe écrin de verdure, la tradition du Vin de Pâques se perpétue encore et toujours.

vin de Pâques

Vin de Pâques à Villey-Saint-Etienne (Crédits photo : commune de Villey-Saint-Etienne)

C’est à la mairie, ancienne propriété des chanoines que le Goniche, c’est-à-dire l’habitant de Villey-Saint-Etienne, a coutume d’appeler « la grosse maison », que se déroule chaque dimanche pascal, comme un pèlerinage, cette tradition. Sur les coups de 11 heures, les habitants quittent leurs logements munis d’une bouteille vide pour la remplir de vin rouge, aux frais de la municipalité.

Cette tradition, qui dure depuis près de quatre siècles, est l’héritage d’un ancien maire du village. Soucieux d’acheter son salut, le sieur Davignon avait en effet décidé, en 1631, de léguer aux paroissiens 160 litres de vin le jour de Pâques. La coutume est entrée en vigueur trois ans plus tard. Une « vigne de Pâques » était même spécialement dédiée à l’événement, mais elle ne résista pas à la percée du canal de la Marne au Rhin.

Depuis ces temps reculés, quelques évolutions sont apparues. Ainsi, à cause de la révolution française, ce n’est plus l’Eglise qui assure le service, mais la municipalité. Et depuis la Grande guerre, la ration a été limitée à un litre de breuvage par famille.

De nos jours, 400 litres tirés des Côtes de Toul sont distribués. Pendant que les enfants vont chercher leurs chocolats dans les jardins de la mairie, les adultes prennent leur bouteille.

A noter cependant que cette tradition est uniquement réservée aux habitants du village.

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