» Catégorie : Insolite
Des ruches sur la mairie de Bitche pour protéger la biodiversité
Commentaires » 0Bitche est au cœur d’une excellente initiative. L’équipe des espaces verts de la cité fortifiée a en effet décidé d’installer six ruches, cinq sur la façade de l’hôtel de ville en remplacement des traditionnelles jardinières et une au golf municipal. Une septième a été mise en place aux Jardins fruitiers de Laquenexy (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/21/de-la-pomme-des-jardins-de-laquenexy/), où Bitche a conçu un écrin de verdure autour du thème de la biodiversité et des abeilles.
L’abeille est un maillon indispensable à la biodiversité (Crédits photo : Pixage Photography, shutterstock.com)
Chaque ruche accueille 40 000 individus de type Buck, une race triple hybride, moins agressive que la noire sauvage. Elle est communément appelée Frère Adam, car elle a été mise au point par des moines. Si tout se passe bien, une récolte de miel de fleurs sera possible dès septembre.
Le personnel communal va être formé à l’entretien des ruches et des abeilles. Il devrait être complètement autonome d’ici un an. Des présentations pédagogiques seront également dispensées aux enfants. Ces derniers devraient d’ailleurs participer aux différentes étapes de développement et à la récolte du miel. C’est en effet par la transmission des informations et la prise de conscience qu’il est possible de promouvoir des mesures en faveur de la biodiversité.
Rappelons que les abeilles jouent un rôle essentiel. Ce sont elles qui permettent aux plantes et aux arbres fruitiers de se reproduire. Mais elles sont entre autres menacées de disparition par l’arrivée en Europe du frelon asiatique, contre lequel elles n’ont aucun moyen de défense, ainsi que par les pesticides. C’est la raison pour laquelle elles ont désormais tendance à préférer nos villes à nos campagnes (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/24/des-ruches-en-ville/).
De l’eau de Sarre à Leiding
Commentaires » 0Le petit village de Leiding, annexe de Heining-lès-Bouzonville, avait déjà la particularité de partager sa bien nommée Rue de la Frontière avec la commune allemande de Leidingen. Bientôt, les 25 habitants du hameau bénéficieront également d’une eau potable directement approvisionnée par la source allemande de Wallerfangen, via le réseau sarrois. Une convention de partenariat a dernièrement été signée en ce sens entre le Syndicat intercommunal des eaux de Bouzonville et le Wasserleitungszweckverband Gau Sud.
Jusqu’ici, l’alimentation en eau de Leiding était assurée depuis Heining par une seule canalisation vétuste. Dans le but de fiabiliser et de remettre aux normes le réseau d’eau du hameau, il a été décidé de réaliser une interconnexion avec le réseau de Leidingen. Cette solution permet en outre de réduire le montant des travaux et de répartir de manière équitable les actions à mener à bien (enfouissement des réseaux, assainissement, voirie, éclairage public, etc.) entre Allemands et Lorrains.
(Source : RL du 11/04/2012)
Musée virtuel de la photographie aérienne à Chambley
Commentaires » 0L’entreprise « L’Europe vu du ciel » a dernièrement créé un web-musée, c’est-à-dire une salle d’exposition virtuelle depuis la base aérienne de Chambley, où s’envolent tous les deux ans les montgolfières du Mondial Air Ballons. Plus de 30 000 photos de la Lorraine sont présentées. Cette véritable encyclopédie photographique en ligne permet aujourd’hui de préserver ce patrimoine vieux de 150 ans.
Le musée virtuel présente également l’histoire de la photographie aérienne avec une salle des portraits des pionniers, une salle des matériels et un hangar qui répertorie les machines volantes qui ont servi à la production de ces nombreux clichés. Une part importante de l’histoire de la photographie aérienne s’est d’ailleurs jouée en Lorraine lors de la Première Guerre mondiale (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/17/la-lorraine-terre-daventures-et-daeronautique/). Les pages électroniques déjà disponibles permettent de mesurer les progrès réalisés depuis les premiers clichés pris en 1858.
Le web-musée devrait encore se développer. La société est en effet convaincue que des trésors dorment dans des armoires. L’objectif est d’inciter les gens à communiquer et de publier d’autres documents.
A noter enfin qu’une exposition réelle se tient sur l’aérodrome de Chambley Planet’Air tous les jours de 14h à 17h.
Dans le passé, il y a eu une source inépuisable d’innovations. « Se priver du passé, c’est se priver de futures bonnes idées ».
Proviseur cherche enseignants désespérément
Commentaires » 0Depuis un an et l’autorisation du ministre français de l’éducation de recourir à Pôle emploi pour pallier les absences de professeurs, il n’est pas rare que des établissements déposent des offres. Certains mettent également des annonces en ligne sur des sites dédiés aux bonnes affaires, à l’instar des collèges Jules Ferry à Briey ou Himmelsberg à Sarreguemines. La situation fait bondir certaines associations de parents d’élèves. Ce n’est en effet absolument pas normal que des chefs d’établissements soient contraints de recruter des enseignants pour le compte du rectorat.
Passer par ce genre de sites ne signifie pas pour autant que l’on fait appel à n’importe qui. Avant d’être recruté, le professeur rencontre au préalable l’inspecteur, qui prend la décision. Il s’agit donc uniquement d’accélérer le processus.
En réalité, cette pratique n’est que la triste conséquence de la politique de suppression des postes dans nos écoles, collèges et lycées (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t790-ne-touchez-pas-a-nos-ecoles-et-colleges). Celle-ci a réduit à néant le recrutement au niveau des services de remplacement académique.
Si bien que les chefs d’établissement doivent se débrouiller par leurs propres moyens. A tel point que certains déposent des offres sur internet. La majeure partie de celles-ci concerne essentiellement des postes de professeur de langue. Depuis le début de l’année, dans certains collèges sarregueminois, les carences en cours d’allemand peuvent atteindre une quarantaine d’heures et en anglais, une cinquantaine. Ce sont des heures perdues car les plannings ne permettent pas de les rattraper. Si les parents ne prennent pas l’initiative et/ou n’ont pas les moyens de payer des cours particuliers, leurs enfants ne pourront jamais rattraper ce retard. Ils seront en décalage pour le restant de leur scolarité.
Les remplacements ne sont autorisés qu’au-delà de quinze jours d’absence consécutive. Pour les carences qui excèdent cette durée, le rectorat puise dans son vivier de remplaçants-titulaires. Si celui-ci se tarit, l’académie fait appel à son réseau de contractuels et de vacataires, qui n’est pas non plus extensible. Il est en effet plus facile de trouver des remplaçants contractuels à proximité d’un pôle universitaire qu’ailleurs. Si bien qu’après les déserts médicaux (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/04/19/un-desert-medical-se-profile-a-lhorizon-en-lorraine/), voici les déserts pédagogiques…
(Source : RL du 17/04/2012)
Bitcherland : des gîtes près des bisons
Commentaires » 0Situé à Petit-Réderching, le Ranch des Bisons a été créé dans la continuité d’une exploitation familiale datant de 1876. Il dispose d’une centaine d’hectares de pâturages pour élever les bisons en liberté. Le ranch produit et vend de la viande de bison, ainsi que des produits dérivés. 4 gîtes ont dernièrement été construits pour accueillir les touristes à l’orée du parc.
Bisons dans le Bitcherland (Crédits photo : Le Ranche des bisons)
Avec ses lieux atypiques et ses montagnes couvertes de conifères, le Bitcherland est également connu pour ses cigognes et ses troupeaux de vaches des Highland. Ces dernières entretiennent les terres abandonnées dans les fonds des vallées grâce à leurs qualités de brouteur. Ces vaches rustiques, originaires des hauts plateaux du Nord de l’Ecosse, font partie des derniers troupeaux du genre en Europe.
Tradition du Vin de Pâques à Villey-Saint-Etienne
Commentaires » 0A Villey-Saint-Etienne (54), petit village paisible et préservé qui surplombe la vallée de la Moselle et son superbe écrin de verdure, la tradition du Vin de Pâques se perpétue encore et toujours.
Vin de Pâques à Villey-Saint-Etienne (Crédits photo : commune de Villey-Saint-Etienne)
C’est à la mairie, ancienne propriété des chanoines que le Goniche, c’est-à-dire l’habitant de Villey-Saint-Etienne, a coutume d’appeler « la grosse maison », que se déroule chaque dimanche pascal, comme un pèlerinage, cette tradition. Sur les coups de 11 heures, les habitants quittent leurs logements munis d’une bouteille vide pour la remplir de vin rouge, aux frais de la municipalité.
Cette tradition, qui dure depuis près de quatre siècles, est l’héritage d’un ancien maire du village. Soucieux d’acheter son salut, le sieur Davignon avait en effet décidé, en 1631, de léguer aux paroissiens 160 litres de vin le jour de Pâques. La coutume est entrée en vigueur trois ans plus tard. Une « vigne de Pâques » était même spécialement dédiée à l’événement, mais elle ne résista pas à la percée du canal de la Marne au Rhin.
Depuis ces temps reculés, quelques évolutions sont apparues. Ainsi, à cause de la révolution française, ce n’est plus l’Eglise qui assure le service, mais la municipalité. Et depuis la Grande guerre, la ration a été limitée à un litre de breuvage par famille.
De nos jours, 400 litres tirés des Côtes de Toul sont distribués. Pendant que les enfants vont chercher leurs chocolats dans les jardins de la mairie, les adultes prennent leur bouteille.
A noter cependant que cette tradition est uniquement réservée aux habitants du village.
Des tranchées de Verdun à Mogeville
Commentaires » 0A Mogeville, village paisible situé à 15 km de Verdun, dans la Meuse, des passionnés ont reconstitué dans le jardin d’un particulier une tranchée 1914-1918.
Les tranchées plus vraies que nature de Mogeville (Crédits photo : jensen)
La propriétaire du terrain, âgée de 75 ans, fille d’un combattant de la Grande Guerre, l’a en effet prêté pour une durée indéterminée à une poignée de villageois, afin qu’ils recréent une tranchée. Si bien que son jardin, autrefois planté d’arbres fruitiers, est devenu un véritable champ de bataille qui a vu défiler plus de 34 000 visiteurs depuis juillet 2006. Une initiative aussi originale que réussie.
Il faut dire que le village, entièrement détruit pendant la guerre, était sur la ligne de front, en secteur français. Il était traversé par plusieurs lignes de tranchées. Mais ces dernières ont toutes été rebouchées. Les Allemands se trouvaient à 800 mètres à vol d’oiseau.
Il a fallu deux hivers pour construire cette tranchée. Tout a été fait manuellement, à la pelle et à la pioche. Et dans les mêmes conditions qu’en 1914. C’est-à-dire avec les mêmes difficultés racontées que dans les récits des soldats qui ont combattu dans la plaine de Woëvre. L’eau n’est qu’à un mètre de profondeur. Impossible de creuser plus profondément. Par conséquent, il a fallu construire une tranchée en gabionnage, c’est-à-dire en surélevant les contours par des sacs de terre. Dès qu’il y avait un dégel, les passionnés pataugeaient dans la boue. Cela leur a au moins permis de comprendre le mal des tranchées, à savoir la gangrène des pieds.
Petit à petit, c’est un véritable décor de cinéma qui a été créé. Les volontaires se sont basés sur des photos pour restituer l’atmosphère de l’époque. Les murs sont ainsi tapissés de fines branches de noisetiers ramassées dans la forêt et entrecroisées selon la technique de clayonnage. La cloche est là pour prévenir des attaques au gaz, tout comme les câbles téléphoniques qui courent le long des boyaux. Des dessins de pin-up ont également été punaisés dans les abris et des lits à grillage superposés, baptisés « cercueil à deux places » ou « villa des totos », en référence aux poux qui y avaient pris leurs quartiers, ont été installés. Enfin, à côté de la minuscule persienne qui permet de monter la garde, une inscription frissonnante résonne dans toute la tranchée : « Interdiction de s’asseoir, interdiction de dormir. Une seule peine : la mort ! ».
A noter que ce musée à ciel ouvert se poursuit à la surface, avec la reconstitution d’un camp retranché. On y retrouve les ateliers du couturier et du cordonnier, mais aussi un dépôt de munitions et une infirmerie, ainsi que le bistrot des poilus doté de boîtes de maquereau et de dentifrice d’époque. Un four à pain et des douches sont en projet.
Le robot qui trait les vaches
Commentaires » 2Un couple d’éleveurs-céréaliers installé à Frécourt, près de Servigny-lès-Raville, en Moselle, a investi 150 000 euros en octobre 2011 dans un système de traite robotisée.
Les vaches sont désormais traites à la demande, environ 3,1 fois par jour, même la nuit. Elles produisent donc plus de lait. Mais, si le robot détecte que la traite est inutile, la vache passe son chemin. Sans aucune intervention humaine, un rayon laser définit la distance exacte entre les trayons et les pis. Les mamelles sont ensuite automatiquement brossées et désinfectées à la vapeur.
Après les usines, les robots entrent désormais dans les fermes. En route vers les exploitations agricoles technologiques déshumanisées du futur, en passant par la Lorraine.
Le surhuméral de Toul
Commentaires » 0Le saviez-vous ? Le « surhuméral » est un ornement fort rare, une sorte de toute petite cape brodée d’or et de pierres couleur topaze, que seuls 4 évêques ont le droit de porter : 2 en Allemagne, à Eichstätt et Paderborn, l’archevêque de Cracovie, et celui de Toul. A Toul, l’évêque le revêt depuis le XIIème siècle, sur autorisation papale.
Le port du surhuméral par l’évêque de Toul remonte au XIIème siècle (Crédits photo : introibo.fr)
Le volcan d’Essey-la-Côte
Commentaires » 4Même s’ils sont moins connus que ceux de la chaîne du Puy en Auvergne, des volcans sont également présents en Lorraine. Le plus important d’entre eux se trouve à Essey-la-Côte. Les datations effectuées font remonter son volcanisme à un peu près 30 millions d’années (période de l’Oligocène supérieur). Le sommet de cet ancien volcan offre un magnifique panorama sur les Vosges.
Vue sur le volcan d’Essey-la-Côte (Crédits photo : www3.ac-nancy-metz.fr)
On y trouve encore de nombreux échantillons de « pierres volantes » et de basalte. Celles-ci ont notamment servi à empierrer les chemins qui mènent au sommet. Cela dit, il existe des affleurements en place dans le parc à vaches qui le couvre.
A noter enfin que des pierres d’origine volcaniques se trouvent également dans le massif vosgien du Grand Valtin et près de Théold (54), où il y a un petit épanchement d’andésite.



















