Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Innovation


Nancy : WAZA veut favoriser l’innovation collaborative entre entreprises et étudiants

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La startup nancéienne WAZA entend révolutionner l’éducation supérieure. Elle a pour cela développé une plateforme qui répond à l’enjeu de l’innovation collaborative entre les organismes d’enseignement supérieur et les entreprises. Baptisée WAZA Education, celle-ci propose un espace intégré de mise en relation, de collaboration et d’évaluation des projets. L’idée est en effet de relier les sociétés qui ont des besoins de recherche et de développement avec des établissements de formation en manque de projets pour leurs étudiants.

Il faut savoir que 40 % des étudiants travaillent aujourd’hui sur un projet piloté par une entreprise. Parallèlement, 57 % des entreprises souhaitent travailler avec des étudiants mais rencontrent des difficultés pour entrer en relation avec eux et leur établissement de formation. WAZA permet à ces publics de se rencontrer. A la fin de la mission, la startup émet une fiche d’évaluation qui permet aux professeurs d’apprécier le travail réalisé par l’étudiant.

Plus de 120 projets sont actuellement proposés par la plateforme et 700 étudiants y sont inscrits. WAZA connaît depuis deux ans une croissance de 30 %. La startup, qui emploie désormais cinq personnes et qui est accompagnée par le Pôle Entreprenariat Etudiant de Lorraine (PEEL) de l’Université de Lorraine, était présente en novembre dernier au Websummit de Dublin, afin d’y présenter son innovation pédagogique. Rappelons qu’il s’agit du plus grand salon européen professionnel consacré à la technologie et à l’innovation. Il réunit chaque année plus de 30 000 personnes.

logo WAZA

Digitsole : des baskets connectées qui s’attachent toute seules made in Lorraine

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La startup lorraine Digitsole, basée à Nancy, continue d’innover. Après sa fameuse Glagla en 2014, elle a dernièrement présenté au Consumer Electronics Show (CES), le salon mondial de l’électronique grand public qui se tient à Las Vegas, sa « Smartshoe 01 », une paire de baskets connectées capables de s’attacher automatiquement.

Digitsole rend ainsi hommage à Retour vers le futur. En effet, dans le second volet de la célèbre trilogie sorti en 1989, le héros Marty McFly, interprété par Michael J. Fox, voyage dans le temps pour atterrir le 21 octobre 2015 dans un monde où les voitures volent et où les chaussures se lacent toutes seules.

La Smartshoe 01 n’a cependant en réalité pas de lacets, mais une large languette qui se relève et s’abaisse automatiquement, afin de serrer ou de desserrer la chaussure. Elle se contrôle depuis un smartphone ou par simple commande vocale. Les baskets présentent également d’autres fonctionnalités. Elles sont en effet chauffantes, calculent les distances et les calories, mesurent l’amorti ou donnent encore la posture. Selon Digitsole, la batterie de la chaussure dispose de plusieurs jours d’autonomie et se recharge sans fil via  une petite base spécialement conçue.

A noter enfin que ce prototype, qui prouve que la société lorraine maîtrise la technologie, devrait être commercialisé d’ici la fin de l’année en série limitée avec un design amélioré dans des boutiques huppées aux Etats-Unis, en Chine et en Europe. Le prix annoncé de la Smartshoe 01 est de 450 euros.

logo Digitsole

Chaudières à pile à combustible : une maison pilote à Marange-Silvange

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Une chaudière à pile à combustible est présentée dans une maison pilote à énergie positive située à Marange-Silvange. Une première en France dans le domaine de la construction neuve individuelle signée Viessmann en partenariat avec Maisons d’en France.

La haute technologie de l’installation permet d’extraire les molécules d’hydrogène, afin d’alimenter le cœur d’une pile à combustible. La réaction électrochimique qui en résulte peut produire en continu pendant vingt heures le chauffage et l’électricité d’une famille de quatre personnes. La chaudière à pile à combustible réduit par ailleurs de 30 % les émissions de CO2, le tout pour une facture de moins de 300 euros par an pour un pavillon de 140 mètres carrés. En attendant une démocratisation de l’appareil, il faut tout de même débourser près de 20 000 euros pour un tel équipement.

Viessmann fabrique déjà des chaudières à pile à combustible pour le marché allemand dans son usine implantée à Faulquemont. Il faut dire que l’électricité est deux fois plus chère dans ce pays qu’en France. La  ville de Forbach est également pionnière en la matière puisqu’une crèche, un logement de concierge et deux autres appartements en cours de rénovation sont dotés d’une pile à combustible.

D’ici quelques années, chacun d’entre nous devrait être son propre producteur d’électricité. Cette autonomie permettrait de suppléer ERDF qui a de plus en plus de difficultés à gérer les pics de consommation. Le surplus produit pourrait ainsi être injecté dans le réseau. A l’avenir, le stockage d’énergie devrait par ailleurs occuper une place importante une fois que des avancées technologiques dans le domaine des batteries auront été réalisées. Viessmann y travaille justement en collaboration avec Panasonic.

Une usine de LED géante en Meuse ?

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La filiale Felo-Shenan du géant chinois Inesa, propriété de la Ville de Shanghai et qui réalise huit milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, a annoncé en janvier dernier l’implantation d’une immense usine d’assemblage d’éclairages LED (Light-Emitting Diode) en Meuse en face de la Gare TGV.

usine LED chinoise Meuse

La future usine qui doit s’implanter près de la gare de Meuse TGV (Crédits photo : Inesa)

Le site, qui doit également accueillir un centre de recherche et de développement, représente un investissement de 100 millions d’euros. 200 emplois sont attendus. Il sera le siège de la division éclairage à basse consommation européenne. Le groupe chinois entend en effet proposer aux collectivités européennes des solutions d’éclairage basse consommation et de ville intelligente qui consomment moins d’énergie.

La future usine disposera d’un terrain de 15 hectares en pleine campagne, situé à une heure en TGV de Paris, Roissy et du Luxembourg, à deux heures de Francfort et à vingt minutes de l’A4. Elle sera composée de deux bâtiments de 15 000 mètres carrés sur de deux niveaux en forme de V, soit une superficie totale de 60 000 mètres carrés, ainsi que d’une tour de 18 étages de 60 mètres de haut qui abritera un showroom, l’administration, le centre de R&D et des espaces pédagogiques de présentation de la culture chinoise.

L’architecture du site est remplie de symboles, dont les Chinois, très superstitieux, sont très friands. Ainsi, le toit de la tour qui aura des étages en noir et en blanc arborera les couleurs du yin et du yang. Un plan d’eau rond juste devant formera avec elle un 8, chiffre porte-bonheur et symbole de prospérité.

A noter enfin que l’usine lorraine assemblera des produits semi-finis venant de Chine. Dans ce cadre, Inesa souhaite réduire au maximum le transport fret de la matière première et des composants de base importés depuis la Chine. L’élargissement des routes départementales voisines pour le passage de containers à grand gabarit et la mise hors gel de la chaussée toute l’année apparaissent enfin comme des conditions indispensables pour que le projet aboutisse.

WebForce3 jette les bases d’un campus numérique rural lorrain à Piennes

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L’antenne lorraine de WebForce3 s’installera en janvier 2016 dans les locaux de la société NumériCALL, situés à Piennes, dans le Pays-Haut. La première franchise de l’école parisienne créée par Alain Assouline entend devenir la pierre angulaire du premier campus numérique rural en France.

Un ancien magasin de meubles d’une superficie de 1 000 mètres carrés accueillera une promotion de 18 stagiaires qui y suivront des formations d’intégrateurs et de développeurs web et mobiles. L’idée est de proposer un parcours adapté à des jeunes ayant décroché du cursus universitaire et à des passionnés d’informatiques, diplômés ou non, ainsi qu’aux salariés concernés par les mutations numériques de leurs métiers.

NumériCALL proposera des équipements de haut niveau et un hébergement semi-rural à des tarifs très attractifs. L’école sera ainsi dotée du très haut débit à 100 Mb/s et sera équipée d’espaces de co-working, d’un fab-lab, d’un web café et d’un espace public répondant aux meilleurs standards mondiaux.

logo WebForce3

Cinq LabCom en Lorraine

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Un tiers des cent LabCom envisagés en 2013 en France a d’ores et déjà été créé. La Lorraine en compte cinq. Par comparaison, l’Ile-de-France, qui concentre à elle seule 40 % de la recherche en France, a décroché onze LabCom.

Un LabCom est un laboratoire commun à la recherche académique et à la recherche des entreprises. Les cinq LabCom lorrains travaillent tous dans le domaine des matériaux. Ils concernent en particulier les nanomatériaux, les innovations solaires, les cyber-physiques pronostics et la santé, les outils pour les procédés avancés de coupe et les études et la modélisation des circuits imprimés (LEMCI). Ce dernier LabCom, qui associe le LEM3 et la société Cimulec basée à Ennery, devrait aboutir à l’émergence d’un Centre d’expertise lorrain en circuits imprimés unique en France.

Stratégie, innovation et automatisation chez Continental à Sarreguemines

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Le plan stratégique de l’usine Continental à Sarreguemines prévoit de mettre l’accent sur la productivité, la flexibilité et l’innovation pour rester compétitive par rapport aux autres sites de la marque de Hanovre. Dans le groupe, Sarreguemines figure dans le Top 3 en productivité et en qualité. Mais l’usine lorraine a un handicap : le coût horaire du travail. Par conséquent, c’est dans les domaines de l’innovation et de la flexibilité que le premier employeur de Moselle-Est doit se différencier. C’est la raison pour laquelle Sarreguemines a été choisi comme site pilote pour tester deux projets d’automatisation : la palettisation des pneus et le chargement des presses de vulcanisation.

Cette année, l’usine devrait produire 9,7 millions de pneus au lieu des 9 prévus. Depuis septembre, le site a intégré un hall de 23 000 mètres carrés capable de stocker 600 000 pneus. Continental conçoit enfin depuis quelques semaines le premier pneu 19 pouces et a commencé des essais sur le 20 pouces.

logo Continental

Tracip, référence de l’investigation numérique

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Implanté à Messein, près de Nancy, Tracip (Traces, indices et preuves) est le premier laboratoire d’investigation numérique en France pour les grands groupes et la justice. L’entreprise travaille sur les affaires judiciaires les plus retentissantes depuis plus de dix ans. Elle est régulièrement sollicitée par les juges d’instruction de Metz et de Nancy.

Créée en 1994, Tracip était spécialisé à l’origine dans la récupération de données informatiques. La société a depuis étendu son champ d’action. Les disques durs abîmés, portables, téléphones et autres GPS sont décortiqués et analysés dans sa salle blanche. Tracip, qui emploie 17 personnes, a réalisé un chiffre d’affaires de trois millions d’euros en 2014.  

L’entreprise lorraine a par ailleurs conçu le premier laboratoire mobile d’investigation numérique. Présenté en 2012 au Salon Eurosatory à Paris, ce véhicule unique au monde de dix mètres carrés, baptisé Mobil IT, est un véritable concentré de technologie. D’une valeur supérieure à 600 000 euros, l’engin permet de réaliser les mêmes opérations de récupération de données que le laboratoire de Messein. Une mini-salle blanche y a été aménagée avec une hotte à flux laminaire, c’est-à-dire anti-poussière. Ce laboratoire mobile peut ainsi faire gagner un temps précieux en analyse aux enquêteurs.

En partenariat avec le LORIA (Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications), Tracip devrait lancer dans les prochaines semaines une start-up destinée à créer une nouvelle génération d’anti-virus. Baptisé 3CIN, le projet vise ainsi à monter un Centre civil de sécurité informatique et d’investigation numérique. Puissante structure créée en 2010 dans l’agglomération nancéienne, le LORIA est un laboratoire de haute sécurité unique en Europe qui étudie et traque les virus informatiques. Connecté au black net, le LORIA a été le premier laboratoire à s’intéresser à la recherche des pédophiles en collaboration avec la gendarmerie.

logo Tracip

Des chercheurs lorrains conçoivent des robots capables de s’adapter

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Des chercheurs du LORIA (Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications) travaillent actuellement en partenariat avec des spécialistes de l’Université du Wyoming aux Etats-Unis et de l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotiques (ISIR) de Paris sur un projet visant à rendre un robot endommagé capable de fonctionner.

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Baptisé Creadapt, ce projet doit permettre à des robots en panne ou endommagés de pouvoir s’adapter et de continuer à remplir leurs missions. Les chercheurs entendent pour cela s’inspirer de l’adaptabilité des êtres humains et des animaux handicapés pour survivre. Ces robots intelligents de nouvelle génération pourraient par exemple intervenir après des catastrophes naturelles pour rechercher des survivants.

A noter enfin que le projet est financé à hauteur de 250 000 euros par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et à hauteur de 1,5 millions d’euros sur cinq ans par l’Union Européenne.

Vosges : un coq pour un pommier à Xertigny

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Depuis dix ans, la ferme de Rasey, propriété de la famille Moine, utilise autant de coqs que de pommiers pour traiter son verger à Xertigny, au Sud d’Epinal. 400 coqs cou-nu gambadent ainsi au pied des 400 arbres plantés sur 2,5 hectares. Cette race originaire de Transylvanie raffole en effet des pucerons et des chenilles qui montent forcément par le tronc pour atteindre le feuillage et les fruits. Cette idée toute simple, pleine de bon sens, évite de recourir à des pesticides pour traiter les pommiers.

Les exploitants en retirent un jus de pomme premium qui a déjà été médaillé dix fois en France. Les pommes affichent par ailleurs un taux de patuline, toxine produite par des parasites ou des moisissures à l’intérieur du fruit, 32 fois en dessous des normes autorisées.

Les coqs se nourrissent exclusivement d’insectes, de petits pois et de blé. Ils ratissent également l’herbe entre les pommiers, entre lesquels il est impossible d’accéder avec un tracteur. Ils mangent enfin les pommes tombées au sol qui ne sont jamais ramassées.

Une cité sur le climat en projet à Chambley

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Baptisé Climate City, un projet de laboratoire unique au monde devrait voir le jour sur la base de Chambley.

L’idée est d’associer des entreprises porteuses de technologies nouvelles et des chercheurs internationaux pour créer des écosystèmes nouveaux capables de concevoir des produits, des systèmes pointus, des méthodes et des mesures pour faire face au changement climatique et l’étudier. Jusqu’à présent, les acteurs du climat, de l’aéronautique et du spatial n’ont jamais travaillé ensemble.

Ce projet de cité aéronautique et climat est porté par European XLab, une entreprise toulousaine créée il y a un an. Au mieux, cent emplois sont annoncés d’ici trois ans. 1,5 million d’euros doivent au total être injectés dans le projet.

Développement du Composite Park de Porcelette

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Implanté en 2010 sur un ancien carreau minier situé dans le massif forestier dépressionnaire du Warndt, le Composite Park de Porcelette dispose de 25 hectares aménagés et de 45 hectares de réserve foncière. Il accueille actuellement une centaine de salariés.

Après 25 ans de recherche-développement sur les matériaux composites, il abritera d’ici à la fin de l’année un dispositif de contrôle destructif et non destructif à l’usage des industries automobile et aéronautique. En l’espace de cinq ans, le Composite Park est devenu le centre lorrain de la recherche sur la plasturgie et les composites. La mutualisation des équipements a permis une synergie des plus prometteuses qui n’en est qu’à ses débuts.

Un centre de contrôle non destructif baptisé Composite Integrity s’est installé à Porcelette dès l’ouverture du parc dans le cadre d’ISEETECH. Filiale de Total, SunPower y a lancé en 2012 une usine de panneaux photovoltaïques qui emploie aujourd’hui 80 personnes. Début 2015, Compose Tech Industrie, filiale du Pôle de Plasturgie de l’Est (PPE), s’est implanté sur 1 000 mètres carrés pour produire des résines à haute valeur ajoutée pour les industries aéronautique et nucléaire. La construction d’un nouveau bâtiment de 500 mètres carrés destiné à abriter une plateforme de l’IRT-M2P, basé à Metz, a par ailleurs débuté en juin dernier. De même, avant même son inauguration prévue au mois de septembre, l’hôtel d’entreprises de 1 000 mètres carrés affiche presque complet. Enfin, le PPE s’apprête à transférer ses moyens techniques à Porcelette, afin de créer un grand laboratoire lorrain sur les procédés d’injection RTM (Resin Transfer Molding) et le préformage rapide (fast form).

(Source : L’Usine Nouvelle du 09/07/2015)

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