Centre de ressources numériques sur la Lorraine

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Arrêt définitif de la centrale thermique de La Maxe

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La centrale de production d’électricité EDF de La Maxe, au Nord de Metz, a dernièrement été arrêtée après 44 ans d’activité. La rénovation de ses deux tranches s’avérait en effet beaucoup trop coûteuse pour répondre aux nouvelles normes environnementales qui entreront en vigueur au 1er janvier 2016. D’une capacité de 500 Mégawatts, le site a été coupé du réseau d’électricité.

centrale La Maxe

La centrale thermique de La Maxe sera démantelée (Crédits photo : NavyEx)

En septembre, la centrale sera transférée au centre de post-exploitation d’EDF. Celui-ci supervisera les étapes de la sécurisation et de la déconstruction des installations qui devraient s’étaler sur dix ans.

Les 110 salariés du site seront en grande partie redéployés à la centrale nucléaire de Cattenom. Une vingtaine d’entre eux partira cependant à la retraire.

Implantation de la base de maintenance de la LGV Est européenne à Réding

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La future base de maintenance de la seconde phase de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Est européenne sera implantée à Réding, commune limitrophe de Sarrebourg située à mi-chemin entre Baudrecourt et Vendenheim. Le site abritait déjà les bases de travaux, de vie et de stockage du chantier. Le bâtiment sera livré en octobre prochain, quelques mois à peine avant la mise en service de la nouvelle ligne. Le projet, qui représente un investissement de cinq millions d’euros hors taxe, prévoit également l’aménagement d’ateliers et de hangars. 80 agents travailleront sur place.

Suppression de 70 emplois chez Bergère de France à Bar-le-Duc

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En redressement judiciaire depuis fin février 2015, Bergère de France, l’une des dernières filatures industrielles de laine en France, a dernièrement annoncé la suppression de 70 postes. Implantée à Bar-le-Duc, l’entreprise emploie près de 300 personnes. Un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) devrait être prochainement communiqué. Le Tribunal de Commerce de Bar-le-Duc a de son côté décidé de prolonger jusqu’au 27 juin la période d’observation de la société. Ces suppressions d’emplois représentent un véritable drame social pour ce bassin déjà fortement sinistré.

(Re)naissance de la Manufacture textile des Vosges

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L’un des derniers tissages vosgiens, K.Industries, implanté à Ferdrupt depuis 1860, entre Epinal et Gérardmer, a été liquidé en septembre 2014. Une partie des salariés a repris l’entreprise sous forme d’une Société Coopérative et Participative (SCOP). Baptisée Manufacture textile des Vosges, celle-ci emploie aujourd’hui douze personnes.

Spécialisé dans le linge de maison et le tissu d’ameublement, K.Industries a prospéré jusqu’à l’arrivée de la concurrence asiatique. Alors que les entreprises textiles vosgiennes fermaient les unes après les autres, K.Industries accumula les déficits jusqu’à sa liquidation judiciaire, l’arrêt de ses 42 machines et le licenciement de ses 63 salariés.

La renaissance de l’activité vise avant tout à satisfaire les besoins d’un marché de niche. L’idée est en effet de réaliser des petites et moyennes séries de 500 à 15 000 mètres, là où la concurrence asiatique ne s’exerce pas. La SCOP tourne actuellement avec trente machines.

PSA Peugeot Citroën choisit Trémery pour sa nouvelle ligne de production de moteurs essence

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PSA Peugeot Citroën a dernièrement annoncé que sa nouvelle ligne de production de moteurs trois cylindres EB Turbo PureTech essence sera aménagée à Trémery. Opérationnelle à l’horizon 2018, cette ligne, qui représente un investissement de 60 millions d’euros, vise à répondre à la forte demande commerciale des moteurs essence du constructeur automobile. 200 000 devraient sortir du site mosellan par an pour équiper les modèles cœur de gamme du groupe, c’est-à-dire les citadines DS3, 208, 2008 et C3, ainsi que les berlines DS4, 308, 3008 et C4.

Trémery était en concurrence avec les sites de Trnava, en Slovaquie, et de Vigo, en Espagne, où PSA dispose déjà d’usines d’assemblage, mais pas de lignes de production de moteurs. Si le coût du travail est plus élevé en Lorraine, avec notamment un salaire moyen supérieur d’un tiers par rapport à celui de Vigo et de près de 50 % supérieur à celui de Trnava, Trémery parvient à le compenser par des frais de transports moins onéreux du fait de sa plus grande proximité avec les sites d’assemblages finaux des véhicules de Sochaux, Mulhouse, Poissy et Rennes. Pour prendre sa décision, la direction de l’entreprise a également comparé le coût de la transformation d’une ligne de production existante à Trémery et le coût d’une nouvelle construction à Vigo pour arriver à la conclusion que ce dernier était supérieur à celui de la flexibilisation d’une ligne existante.

Ce choix constitue une excellente nouvelle pour l’industrie lorraine. Il permet en effet de pérenniser le site de Trémery, très dépendant de la production de moteurs diesel. Plus importante usine de moteurs diesel au monde avec 1 577 000 moteurs conçus en 2014, dont 80 % de diesel, Trémery était en effet menacé par la baisse des ventes de ce type de motorisation suite aux débats sur la pollution et les annonces d’interdiction d’accès à certains centres villes. La nouvelle ligne de production de moteurs essence permettra ainsi au site mosellan de diversifier sa production, en augmentant la part de moteurs essence qui y sont assemblés. A noter que la Communauté de Communes des Rives de Moselle avait acheté 22 hectares du site PSA de Trémery, pour un montant de 6,6 millions d’euros, afin de favoriser l’implantation de cette nouvelle ligne.

Créée en 1979, l’usine de Trémery a fabriqué le 40 millionième moteur de son histoire en janvier 2015. PSA Trémery est le premier employeur privé de Lorraine avec 3 720 salariés, dont 400 intérimaires. Outre PSA, le site fournit également Jaguar, Toyota, Ford et Land Rover. Le pôle industriel qu’il forme avec le site voisin de Metz, où 893 000 boîtes de vitesses ont été produites en 2014, regroupe au total 5 340 salariés. En comptant les sous-traitants et les emplois indirects générés, près de 12 000 emplois sont liés à la présence de PSA en Moselle.

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Investissement de 180 millions d’euros de Total sur la plateforme pétrochimique de Carling-Saint-Avold

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Total va investir 180 millions d’euros sur la plateforme pétrochimique de Carling-Saint-Avold, afin de pérenniser le site et de le rendre à nouveau rentable dès 2016. L’idée est d’en faire un centre européen de référence pour les résines d’hydrocarbures et un leader pour les polymères.

Dans cette optique, le géant pétrolier procèdera cet automne à la fermeture du second vapocraqueur, en surcapacité et lourdement déficitaire, pour s’engager dans une chimie à plus forte valeur ajoutée. Cette énième restructuration fera passer les effectifs de 550 à 347 salariés, sans licenciement. Une enveloppe conséquente sera néanmoins consacrée à la formation pour soutenir les reconversions professionnelles.

Le groupe entend de même se retirer progressivement du marché des résines C9 pour viser  ceux des résines Waterwhite et C4. Les résines Waterwhite entrent dans la fabrication des colles haut de gamme, tandis que les C4 sont utilisées pour des lubrifiants de haute performance, des pneus ou encore des écrans tactiles. Deux lignes de production de polypropylène compound sont par ailleurs en cours de construction, afin de fournir l’industrie automobile. L’activité polystyrène sera également renforcée pour atteindre les 257 000 tonnes annuellement. La qualité des produits finis sera là encore améliorée pour trouver des débouchés dans les applications médicales et l’industrie des câbles.

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Concordia Fibers s’installe à Commercy dans le sillage de Safran-Albany

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Concordia Fibers, entreprise américaine basée près de Boston, a dernièrement annoncé la création de sa première usine en Europe à Commercy, juste en face de celle de Safran-Albany. Il s’agit du premier sous-traitant à s’installer dans le sillage du géant de l’aéronautique, moins d’un an après l’ouverture de son site destiné à fabriquer des pièces du réacteur Leap.

Concordia Fibers va ainsi investir six millions d’euros dans une usine de 1 000 mètres carrés extensibles sur un terrain de 7 000 mètres carrés de superficie. La Communauté de Communes du Pays de Commercy ajoutera deux millions d’euros, afin de doter l’entreprise d’un bâtiment sur mesure. Les travaux devraient durer jusqu’en juin 2016 pour une mise en production au 1er janvier 2017.  

Concordia fera également construire une seconde usine à Rochester, aux Etats-Unis, toujours à côté de Safran-Albany. La société produit en effet des fils de fibres de carbone torsadés qui se mélangent facilement dans les métiers à tisser d’Albany pour former des aubes et des carters qui sont ensuite livrées à Safran pour constituer des pièces du réacteur Leap. Pour cela, Concordia utilise des machines numériques très sophistiquées.

La nouvelle usine emploiera au départ quelques personnes. L’effectif devrait ensuite être porté jusqu’à une cinquantaine de salariés d’ici 2020.

A noter que Concordia Fibers conçoit également d’autres produits destinés au sport, comme par exemple le cordage des raquettes de tennis, à l’aéronautique et à l’automobile grâce à sa fibre de carbone thermoplastique qui permet d’obtenir des pièces solides et des formes complexes. Avant de se diversifier dans la fibre composite, l’entreprise, créée en 1920, travaillait pour l’industrie textile jusqu’à la délocalisation de cette dernière en Asie.

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Redémarrage de la scierie de Haselbourg

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Après 40 ans d’histoire, la liquidation judiciaire de la scierie Schenesse avait été prononcée le 1er mai 2012 par la chambre de Commerce du Tribunal de Grande Instance de Metz. 40 emplois avaient alors été supprimés. Depuis le 3 février 2015, l’activité a redémarré sur les hauteurs de Haselbourg, dans le Pays de Sarrebourg. 

L’ancienne scierie a en effet été reprise par une autre famille, les Houtmann. Ces derniers possédaient eux-mêmes une scierie à Steige, près de Sélestat, en Alsace. Ils ont décidé d’abandonner leurs anciens locaux bien trop petits et leur village, où la famille était installée depuis 1738, pour transférer leur activité en Lorraine. Après trois ans de démarches auprès des banques pour obtenir des financements, ils ont dernièrement investis un million d’euro dans un centre de sciage ultramoderne.

Avec sept salariés, dont plusieurs en temps partiel et un objectif de 14 000 mètres cubes par an, les Houtmann sont certes très loin des 40 employés et des 45 000 mètres cubes annuels débités du temps des Schenesse. Mais l’activité a reprise et s’est modernisée.

Moselle : reprises des sociétés Cotumer et Steri par KSB

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Le groupe allemand KSB a dernièrement repris les sociétés Cotumer de Norroy-le-Venneur et Steri de Creutzwald. Le siège social de cette dernière restera en Moselle. L’entreprise se positionnera d’ailleurs sur de nouvelles filières, la branche chaudronnerie ayant été définitivement abandonnée. L’effectif du site creutzwaldois devrait passer de 58 personnes à 136. Dans la mesure où Steri doit se tourner vers de nouveaux marchés, KSB annonce l’arrivée de nouvelles compétences et de nouveaux investissements.

Leader dans les domaines des pompes, de la robinetterie, de la filtration et de la mécanique, KSB emploie 16 000 personnes dans le monde, dont 1 500 en France. Géré par une fondation, le groupe familial reste attaché à la présence de ses filiales à proximité de ses marchés, notamment en matière de maintenance sur site. Créé en 1871 en Allemagne par Johannes Klein, Jakob-August Bauer et Friedrich Schanzlin, son nom se compose des initiales des noms de ses trois fondateurs.

Poursuite du démantèlement de la cokerie de Carling

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Un nouveau pan du patrimoine industriel charbonnier lorrain est dernièrement parti en fumée. Plusieurs bâtiments, à savoir deux tours à charbon et trois cheminées culminant à plus de 65 mètres de hauteur, ont été dynamitées sur le site de l’ancienne cokerie de Carling, près de Saint-Avold.

La fermeture de la cokerie a été décidée à l’automne 2009. Ancien site de production lié aux Charbonnages de France (CDF), sa disparition était programmée en même temps que la fin des Houillères. La cokerie connût néanmoins un sursis après son acquisition en 2004 par les Aciéries sarroises, qui ne parvenaient pas à s’autoalimenter. Rogesa, filiale de Dillinger Hütte et Saarstahl, racheta alors les installations, leur assurant cinq ans de sursis. Mais en 2009, Carling ne rentrait plus dans les plans de Rogesa. Faute de repreneur, le site ferma.

Les opérations de démantèlement ont commencé en 2012. La dépollution va désormais suivre. Les 52 hectares, accolés à Total, conserveront une vocation industrielle et commerciale.

Enfouissement des déchets radioactifs à Bure : la France tente de passer en force

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Tous ceux qui avaient encore des doutes sur la volonté du gouvernement français d’occulter le débat sur CIGEO à l’Assemblée sont désormais fixés après ses diverses tentatives de passage en force. Pourtant d’après la loi de 2006, l’autorisation de ce futur centre d’enfouissement des déchets nucléaires en Meuse ne peut être délivrée qu’après promulgation d’une loi fixant les conditions de sa réversibilité. De nombreux (ir)responsables et lobbyistes nucléaires semblent craindre ce passage devant les parlementaires. En effet, en juin dernier, le gouvernement français avait essayé de faire passer cette loi en catimini en la noyant au milieu de la « foultitude » d’articles concernant la loi de transition énergétique, avant de finalement y renoncer face à la mobilisation des anti-nucléaires. Le gouvernement française retenta de passer en force une seconde fois via l’Article 72 du projet de loi pour la croissance et l’activité présenté par le ministre de l’économie.

Après la phase laboratoire sans déchets, ce projet de loi imposait une étape laboratoire avec déchets, soit un nouveau et indigne charcutage législatif pour saucissonner le projet CIGEO et faciliter ainsi sa mise en œuvre. L’exercice parlementaire aurait alors été repoussé après la phase pilote, lorsque tout aurait été encore plus ficelé, mettant ainsi les députés devant le fait accompli, c’est-à-dire un centre d’enfouissement, dont les premières galeries auraient déjà été creusées. Si l’article a depuis été retiré, les opposants à Bure exigent un vrai débat démocratique sur cette folie qui doit engager des milliers de générations à venir.

(Sources : CEDRA, RL)

La chaudière de la tranche 4 de la centrale Emile Huchet de Carling-Saint-Avold définitivement arrêtée

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Faute de repreneur, la chaudière de la tranche 4 de 125 MW de la centrale thermique Emile Huchet de Carling-Saint-Avold a dernièrement été définitivement arrêtée par E.ON France. La tranche avait été stoppée courant 2013. Un appel à reprise avait été lancé le 15 janvier dernier pour une date butoir le 31 du même mois. Avec un délai aussi court, il était bien évidemment impossible de trouver le moindre investisseur.

La chaudière utilisait la technologie de pointe LFC (Lit Fluidisé Circulant). Mise en place dans les années 1990, celle-ci intégrait dans son process la désulfuration et la dénitrification. Elle fonctionnait à partir des schlamms des bassins de décantation de la centrale. Les schlamms sont des déchets miniers, sorte de boue noire composée de fines poussières de charbon, d’eau et d’additifs. Le bassin de décantation Sud-Est, actuellement exploité, devrait continuer à l’être. Des schlamms seront en effet utilisés pour la chaudière de la tranche 6. L’autre bassin de La Houve, qui renferme 300 à 400 000 tonnes de schlamms, ne sera quant à lui pas exploité. Il aurait cependant fallu d’importants investissements pour remettre la chaudière de la tranche 4 à niveau.

La fermeture définitive de la chaudière de la tranche 4 était la dernière étape du vaste plan de restructuration d’E.ON France. En arrêtant complètement les tranches 4 et 5, le groupe a fait le choix de ne maintenir que la tranche 6 et ses deux Cycles Combinés Gaz (CCG), d’une puissance totale de 828 MW, raccordés au réseau électrique depuis 2009. La restructuration de la centrale a entraîné la suppression de 230 emplois. 170 personnes sont parties à la retraite par mesure d’âge. 130 salariés travaillent encore aujourd’hui sur le site.

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