Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Industrie


Important contrat signé par le CPM de Marienau

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Le Centre de Pyrolyse de Marienau (CPM), a dernièrement signé, avec l’approbation d’ArcelorMittal, son principal actionnaire, un important contrat de coopération sur cinq ans renouvelable d’un montant de deux millions d’euros avec le coréen Posco, troisième sidérurgiste mondial. Un contrat qui vient couronner un savoir-faire et une recherche vieille de soixante ans. 

Cet accord représente pour le centre lorrain, doté d’un budget de 2,3 millions d’euros, et ses 22 ingénieurs et techniciens une manne providentielle qui leur permet désormais de voir l’avenir avec sérénité. Le CPM va apporter à Posco son savoir-faire pour la caractérisation de charbon et l’optimisation de mélanges, ainsi que des prestations d’appuis techniques et d’expertise en Corée. Le sidérurgiste asiatique ne dispose pas en effet d’installation pilote comme le four « 400 kg » du CPM. 

Rappelons enfin que le CPM est aujourd’hui reconnu comme l’un des leaders mondiaux de l’expertise de la cokéfaction et de la carbonisation, notamment après avoir inventé dans les années 1990 la sonde Videofil qui permet d’ausculter et de visualiser l’état du réfractaire d’un four de cokerie par très haute température. Le centre a enfin investi 300 000 euros en 2010, afin notamment de remettre à neuf le réfractaire de son four pilote. 

Chambley bientôt en ordre de marche

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L’ancienne base aérienne de l’OTAN de Chambley entame sa mutation et est désormais en mouvement. La totalité du site sera équipée d’ici la fin 2011 de tous les services structurants nécessaires à son développement, à savoir eau potable, assainissement, réseau électrique et fibre optique. 

L’ensemble se décompose en plusieurs pôles (http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/29/la-base-aerienne-de-chambley-redecolle/). L’espace aérodrome est ainsi dominé par une tour de contrôle complètement rénovée. Ce pôle, qui est le véritable cœur de la base, comporte trois pistes, une de 1 400 mètres déjà ouverte et qui passera à 2 100 mètres quand le revêtement et le marquage au sol définitif seront achevés, qui servira pour les essais du Skylander, ainsi que deux autres de 770 mètres et de 670 mètres respectivement destinées aux planeurs et aux ULM. La tour de contrôle, qui offre 2 000 mètres carrés de bureaux, accueille enfin les services aéronautiques. 

L’espace tourisme et loisirs se situe quant à lui sur la partie Nord de la base. Il est dévolu aux sports de loisirs aéronautiques et à l’accueil d’événements, dont le Lorraine Mondial Air Ballons. L’espace aura un accès direct aux pistes. Six hangars doivent sortir de terre. Deux sont d’ores et déjà terminés. 

L’espace économique, qui déploie ses ailes au Sud-Ouest de Chambley, doit accueillir des entreprises. Le site est déjà dominé par Sky Aircraft, filiale de Geci, qui va y assembler son Skylander. Plus de 160 personnes travaillent déjà dans 3 000 mètres de bureaux provisoires. 300 emplois seront par ailleurs créés d’ici fin 2011. Le hangar à dirigeables servira, dès 2011, à la construction des prototypes, avant le début des travaux de l’usine prévu à partir d’avril. 35 hectares sont également disponibles au Sud, afin d’accueillir d’autres entreprises. 

Enfin, l’ancienne piste automobile de 3 000 mètres a été remise aux normes pour la formation à la prévention routière. 

Saint-Ail devient un hub

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Saint-Ail est dernièrement devenu officiellement un hub pour la Compagnie d’Affrètement et de Transports (CAT), société adossée à toutes les usines Renault qui stocke et redispatche des véhicules partout en France. La commune lorraine fait désormais office de plaque tournante afin d’optimiser au maximum les flux des véhicules. La CAT a également inauguré l’extension de son site de stockage sur 13 hectares à côté de la Sovab. 

En Lorraine, la CAT stocke le nouveau Master et a obtenu des contrats avec Hyundai et General Motors pour des véhicules fabriqués en Europe de l’est. 

Ce développement devrait permettre à terme la création de 15 emplois. 

Investissements d’Arkema à Carling

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Le chimiste a dernièrement confirmé ses engagements autour de la filière acrylique initiés en juin 2009 en annonçant un investissement de 30 millions d’euros sur son site de Carling-Saint-Avold, en Moselle, pour en faire la référence dans le domaine des acryliques. Une nouvelle ligne de production d’Adame (Acrylate de dimethylaminoethyle) sera ainsi construite en remplacement d’une ancienne ligne. L’Adame est un dérivé de l’acide acrylique, produit de base pour les floculants utilisés dans le traitement des eaux usées. Cette nouvelle ligne devrait permettre au site mosellan d’augmenter sa capacité de production de 30 % sur un marché extrêmement porteur en Europe et en Asie, du fait du durcissement des normes de qualité des eaux urbaines et industrielles. Arkema entend donc valoriser la production d’acide acrylique, dont le site de Carling est un des tout premiers au monde avec 280 000 tonnes par an. 

A noter également que dans l’enveloppe de 30 millions d’euros figure l’installation d’une nouvelle chaudière. 

Le programme d’investissements annoncé l’an passé prévoyait cela dit quarante millions d’engagements. Les dix derniers millions devraient être destinés aux infrastructures du site, ainsi qu’au réseau électrique et de vapeur. Ces travaux devraient être réalisés dans les mois qui viennent. 

Ces investissements ne compensent que partiellement l’arrêt définitif de la filière méthacrylique en 2009, qui avait entrainé plus de 160 suppressions d’emplois.

Un pipeline pour la chimie lorraine

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Un pipeline acheminant des produits pétrochimiques entre la France et l’Europe du Nord via la Lorraine devrait être réalisé d’ici quatre ans (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/02/05/le-pipeline-avance-dans-les-tetes/), afin d’assurer la pérennité de cette industrie, notamment en Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/08/04/la-chimie-lorraine-a-laisse-passer-lorage/).  

Rappelons que l’ouvrage doit permettre de garantir aux industriels des approvisionnements sûrs et en quantité suffisantes. Le pipeline représente un investissement de 160 millions d’euros. Il apparait comme stratégiquement nécessaire pour les industriels, consommateurs d’éthylène et de propylène. C’est en tout cas une excellente nouvelle pour Ineos, à Sarralbe. 

Alors que les conditions techniques de cet équipement d’envergure sont désormais réunies et que la faisabilité du projet (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/20/pipeline-au-tour-de-letude-de-faisabilite/) lève une hypothèque sur la chimie lorraine, tout n’est pas forcément rose au tableau. En effet, même si le ministre français de l’industrie a mentionné l’approvisionnement en éthylène et propylène pour la plateforme de Carling, il a également évoqué le fait que « la production du vapocraqueur » du complexe pétrochimique lorrain « pourrait s’arrêter à moyen terme ». Total PetroChemicals (TPF) a cependant tenu à nuancer l’approche de Christian Estrosi, puisque le groupe n’envisagerait « nullement d’arrêter son vapocraqueur à moyen terme ». Cela dit, nous pensons de notre côté que Total pourrait bel et bien se servir du prétexte du pipeline pour se retirer de Carling et laisser une nouvelle fois des centaines de personnes sur le carreau (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/02/26/chimie-menacee-la-lorraine-demande-a-paris-de-faire-flancher-total/)… 

Lorraine-Dietrich : une marque, une histoire

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C’est une voiture 100 % lorraine, comme en témoigne la croix qui lui sert de sigle. Même la cour de Russie en possédait une à la fin du XIXème siècle. Le véhicule dont nous parlons, c’est bien sûr la Lorraine-Dietrich, voiture de luxe et de sport qui a remporté les 24 heures du Mans en 1925, avant de réaliser le triplé l’année d’après.

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Un siècle après ces trois décennies de gloires, la Lorraine-Dietrich n’a rien perdu de sa superbe. C’est une marque mythique, de par son histoire et sa puissance. Elle a ainsi été la première voiture à rouler au-dessus des 100 km/h pendant 24 heures. Il y en avait des points de vente partout, même à New-York. Mais depuis ce modèle devenu rare et prisé des collectionneurs, puisqu’il n’en existe plus que 162 dans le monde. 

A l’initiative de l’Automobile Club Lorrain, trois de ces modèles sont dernièrement revenus sur leurs terres, à Lunéville, près de l’usine qui a vu naître cette marque aujourd’hui oubliée. L’entreprise fut en effet installée ici en 1879 par la famille de Dietrich. Le site compta jusqu’à 2 000 salariés en 1898. La même année dans la course Paris-Amsterdam-Paris, puis en 1903 au salon de l’automobile de Paris, les premiers modèles défrayèrent la chronique en raison de leur carrosserie d’aluminium ayant la forme d’un bateau. L’aérodynamisme était né.  

La marque avait les meilleurs ingénieurs, à l’image d’Ettore Bugatti ou de Marius Barbarou. Les propriétaires de Lorraine-Dietrich avaient tous un point commun, ils étaient richissimes, que ce soient des industriels, des médecins ou des maîtres de forges, comme le comte de Saintignon, bien connu à Longwy. Il faut dire que rien que le châssis de cette voiture valait à lui seul l’équivalent de 19 600 euros d’aujourd’hui, sans la carrosserie ! 

En 1905, en pleine gloire, la famille de Dietrich se retira pour faire place à la société lorraine des anciens établissements de Dietrich & Cie de Lunéville. Dans la mesure où Lunéville n’arrivait plus à suivre, une nouvelle usine fut créée en 1907 à Argenteuil. L’entreprise meurthe-et-mosellane, fortement endommagée pendant la Première Guerre Mondiale se consacra, après 1918, à la fabrication de moteurs d’avion. La production de voitures s’arrêta quant à elle en 1933. La Lorraine-Dietrich était alors dépassée par la concurrence, avec des voitures moins voyantes et plus rapides. Aujourd’hui, la marque mythique survit encore grâce à des passionnés. 

(Source : presse régionale) 

Tourisme industriel à la centrale de Cattenom

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Le chantier de construction de l’impressionnante centrale nucléaire de Cattenom et de ses 4 réacteurs avait attiré plus de 25 000 personnes. Depuis quelques temps et l’instauration du plan Vigipirate, à peine un millier de visiteur sont accueillis annuellement sur le site. Insuffisant pour les responsables de la centrale qui souhaitent faire découvrir à un plus grand nombre les installations classées et leur environnement. Afin de séduire un public amateur de tourisme industriel, le Centre d’Information a été entièrement réaménagé moyennant un investissement de 500 000 euros. Ce dernier est accessible aussi bien en français, en allemand et en anglais. La centrale de Cattenom propose en outre 8 formules différentes de visite : des abords du site de production en accès libre (plusieurs sentiers de plusieurs km avec explications pour découvrir la faune et la flore du plan d’eau artificiel, ainsi qu’un point de vue sur l’ensemble des installations techniques), au cœur de la zone contrôlée en passant par des parcours commentés par des ingénieurs. Une excellente initiative qui devrait ravir les plus curieux !

Rappelons que la centrale nucléaire mosellane, dont la puissance de ses 4 réacteurs permet de produire 34 milliards de kilowatts, est le 7ème centre de production d’électricité au monde. Cattenom fait enfin travailler 1 200 personnes, ainsi que 1 500 intervenants extérieurs.

La Lorraine comme source d’électricité

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La consommation d’électricité dépend principalement de deux facteurs, à savoir les conditions météorologiques et l’activité économique. En effet, les variations de températures ont une conséquence directe sur l’utilisation du chauffage en hiver et de la climatisation en été. Qui plus est, le développement du chauffage électrique augmente encore plus la sensibilité de la consommation aux températures froides. Il faut par exemple savoir qu’une baisse de 1°C en hiver entraîne la consommation de 2 100 mégawatt-heure supplémentaires. De plus, l’activité économique varie selon les périodes. La consommation d’électricité n’est ainsi pas la même pendant les congés, les week-ends ou les journées travaillées. L’activité est également plus faible en période de crise.

Rappelons que le 4 novembre 2006, une énorme panne en Allemagne, en raison d’une surchauffe sur le réseau, avait plongé 10 millions d’Européens dans le noir. Cet exemple récent illustre l’interconnexion des réseaux d’électricité européens. Un scénario semblable pourrait subvenir en France, à l’amorce de la saison hivernale 2009-2010. Le risque de rupture d’approvisionnement est néanmoins modéré, sauf en cas de froid intense et durable. Mais, avec l’arrêt annoncé des vieilles centrales à charbon, comme celle de La Maxe en Lorraine, 2015 sera une échéance plus critique. Cependant, dans pareilles circonstances, la Lorraine devrait largement s’en sortir. Notre pays se situe en effet au cœur du maillage européen. Notre réseau sera sécurisé, grâce à un vaste programme de très gros investissements engagés jusqu’en 2017 par RTE (Réseau de Transport d’Electricité). Le remplacement d’une ligne 225 000 volts par une autoroute électrique allant de Vigy à Marlenheim de 400 000 volts illustre ces grands travaux. En outre, l’approvisionnement en électricité de la Lorraine est facilité par la densité de ses unités de production. On y récence la centrale nucléaire de Cattenom, mais aussi des centrales thermiques d’EDF à La Maxe et à Blénod-lès-Pont-à-Mousson, du groupe allemand EON à Saint-Avold avec la centrale Emile-Huchet, où deux nouvelles unités de production fonctionnant au gaz seront mises en service au premier semestre 2010, de l’UEM (Usine d’électricité de Metz) à Chambières, sans compter les projets en cours de Powéo à Toul ou encore de Direct Energie à Sarreguemines. Ces nouveaux centres s’avèreront indispensables dans l’optique de mieux gérer les pics de consommation en raison de leur souplesse d’utilisation. Enfin, il convient d’ajouter les énergies renouvelables, avec l’hydraulique et surtout la montée en puissance de l’éolien, dont les capacités de production ont quasiment triplé en trois ans. Au final, la Lorraine, qui produit plus de 10 % de l’électricité en France, apparaît comme excédentaire. Elle fournit ainsi de l’électricité à d’autres territoires comme l’Ile-de-France et la Bretagne. 

(Source : presse régionale)

Investissement et embauches chez KH Mineral

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Alors que la crise économique actuelle n’est pas prête de se terminer, il est des sociétés lorraines qui parviennent remarquablement à tenir le coup, à grandir et à se consolider qui plus même. L’entreprise KH Mineral de Sarreguemines en fait partie. Cette dernière a ainsi investi 1,3 millions d’euros, dont près d’un demi-million dans la remise en état d’anciennes machines de son atelier et procédé à quinze embauches. Rappelons que le fabricant de broyeurs réalise un tiers de son chiffre d’affaires à l’exportation vers les pays du Maghreb et va bientôt s’étendre vers l’Afrique de l’Ouest et Centrale. A noter enfin que le site de Sarreguemines va se transformer, afin de devenir le fabricant concasseur de la maison mère allemande ThyssenKrupp Fördertechnik. Une belle réussite.

concasseur

Nuages noirs sur les cristalleries de Baccarat

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En envisageant de fermer l’unique four dédié à la fabrication à la main sur les trois que possèdent les cristalleries de Baccarat, ces dernières font planer le doute sur l’avenir de plus de 250 salariés et sous-traitants. Pour les syndicats, « cette fermeture est la conséquence d’une mécanisation galopante, au détriment du travail traditionnel reconnu à la cristallerie de Baccarat ». Rappelons que l’entreprise lorraine, créée en 1764, avait déjà supprimé 120 emplois en 2003. De même, celle-ci a également renvoyé 86 intérimaires au début de l’année et a procédé à des mesures de chômage partiel. Du jamais vu depuis 1995 …

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