Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Industrie


Grand emprunt : c’est tout bon pour l’IRT Matériaux lorrain !

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Excellente nouvelle. La Lorraine a récemment été désignée pour accueillir le futur grand centre de recherches sur les matériaux. Le projet lorrain, baptisé IRT M2P (Institut de Recherche Technologique Métallurgie, Matériaux et Procédés), a en effet été retenu dans le cadre des investissements d’avenir du grand emprunt. L’unité affichée a été l’une des clés de notre succès. 

Rappelons que l’IRT M2P sera un grand centre de recherches mondial public-privé.  Il devrait mobiliser jusqu’à 300 chercheurs à terme et sera équipé de plateformes technologiques. D’une surface de 15 000 mètres carrés, l’institut sera implanté sur le Technopôle de Metz, c’est-à-dire dans une métropole européenne proche des universités, des laboratoires et des activités industrielles. Le centre de recherche aura pour mission de développer et de porter des projets, notamment industriels, autour des matériaux. Une valeur ajoutée et une activité scientifique de haute technologique qui devraient faire naître startups, clusters et emplois. 

A noter enfin que l’IRT M2P devrait mobiliser 120 millions d’euros, 100 pour le centre de recherches et 20 pour son fonds de roulement. Cet investissement devrait être à moitié financé par l’Etat français et des industriels implantés en Lorraine tels qu’ArcelorMittal, Saint-Gobain PAM, Mersen, Safran, Faurecia, Areva, Eramet ou encore PSA Peugeot Citroën.

La Chine part à la conquête des forêts lorraines

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Les Chinois s’emparent des forêts lorraines. L’an dernier, l’Empire du milieu s’est adjugé environ 60 % des grumes de chênes de notre province, sachant que 13 % du marché part aussi en Allemagne ou en Italie, friande de nos peupliers.

Premier producteur mondial dans l’ameublement, la Chine est devenue le plus grand importateur mondial de bois. Les deux tiers sont transformés et réexportés vers les Etats-Unis, l’Europe et le Japon. La situation inquiète et bouleverse très sérieusement l’économie locale, puisque beaucoup de nos scieries sont menacées. Par ailleurs, les fabricants de parquet ont divisé par deux leur production. C’est tout un savoir-faire qui est en train de disparaître. En effet, le bois est désormais beaucoup plus cher depuis que la Chine fait main basse sur les ventes aux enchères descendantes de l’Office National des Forêts. 

Cependant, un tel schéma ne répond à aucune réalité économique. Si on prend en compte le prix d’achat élevé de la matière première et le coût du transport, même avec un coût de main-d’œuvre peu élevé, les Chinois vendent à perte. Peut-être veulent-ils tout simplement, à travers la mondialisation de l’économie, détruire notre outil de production pour définitivement s’emparer du marché lorrain ? En réalité, ils viennent chez nous pour acheter du bois certifié, normé et garantit qu‘il est issu de forêts qui sont gérées durablement. Un label qu’ils ne peuvent obtenir pour leurs propres forêts ou en Russie. Pour faire simple, « ils viennent s’acheter une virginité, sans que nous n’ayons la certitude que ce soit le même bois qui nous revienne transformé ». 

Si bien que la Lorraine se comporte ni plus ni moins que comme un pays sous-développé, qui exporte sa matière première. Tout le contraire de ce qui avait été escompté

Selon les propriétaires forestiers, les 445 000 mètres cube de bois lorrain exportés pourraient générer d’un bout à l’autre de la chaîne 2 200 emplois s’ils restaient à domicile. Un chiffre qu’on ne peut tolérer compte-tenu de notre situation économique et de notre taux de chômage.

Requalification de friches industrielles à Hagondange

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Les friches industrielles de l’ancienne usine Thyssen, située à Hagondange, sont en pleine phase de requalification. Le projet pharaonique commencé en 2009 touche progressivement à sa fin. 380 000 mètres cube de terre, de béton et d’autres matériaux ont en effet été déplacés, afin d’aménager les alimentations en électricité, en gaz et en eau, ainsi que pour réaliser les assainissements aux normes, les réseaux routiers et de télécommunications. La nouvelle zone issue de cette reconquête industrielle de plus de 55 hectares s’appuiera sur un schéma multimodal, puisqu’elle sera desservie par la route avec le carrefour autoroutier A4/A31, le fer et le fluvial. Le principal avantage du site réside dans l’ancien port de l’usine, situé à l’extrémité de la darse. En effet, le canal Camifemo, canal des mines de fer de Moselle, qui a fait l’objet d’une mise au gabarit rhénan, c’est-à-dire 3,20 mètres de profondeur, coule dans l’axe Nord-Sud, parallèlement à la Moselle canalisée, au réseau autoroutier et à la voie ferrée Metz-Luxembourg. A noter enfin que trois mouillages sont possibles dans l’ancien port réaménagé qui fait 270 mètres de long.   

La reconversion de telles friches industrielles constitue une excellente nouvelle en Lorraine, dans la mesure où cela permet d’épargner des surfaces agricoles et de créer de l’activité économique.

Colloque international à Metz

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La quatrième édition du colloque international France+Allemagne « Dynamiques Industrielles et compétitivité des territoires » se déroulera les 4 et 5 mai à Metz. La manifestation abordera plus précisément les valorisations alimentaires et non alimentaires des productions agricoles. Cette année, ce sont les Etats-Unis qui ont été invités. 

Ce colloque international constitue un lieu unique d’échanges sur l’industrie. Il réunit les experts les plus reconnus. Ainsi, 30 intervenants de haut niveau rencontreront pendant deux jours sous forme de tables rondes et de conférences 500 décideurs et managers, issus de l’industrie, des institutions professionnelles, des collectivités, de l’université et des médias. 

Initiées il y a quelques années, ces rencontres abordent les dimensions économique, technique, environnementale et spirituelle. Elles se veulent par essence géographiques et historiques, mais aussi ouvertes sur le monde. Une réflexion et une prospective à la fois globale et locale qui illustre le fait que le progrès naît de la rencontre des connaissances et des personnes. 

Un grand musée sur la sidérurgie en Lorraine ?

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Le Groupe BLE Lorraine estime que compte-tenu de son fort passé industriel et de son empreinte sur son territoire ainsi que dans la mémoire collective, la Lorraine devrait se doter d’un grand musée consacrée à la fabuleuse aventure sidérurgique.

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L’U4 à Uckange (Crédits photo : Olivier Lievin)

En effet, alors que plusieurs structures muséographiques d’envergure présentent déjà l’histoire des mines et des mineurs, notamment les sites de Neufchef et d’Aumetz pour les mines de fer, de Petite-Rosselle pour les mines de charbon, de Marsal pour l’exploitation du sel et du Thillot pour les mines de cuivre, il n’existe à l’heure actuelle rien sur la sidérurgie en Lorraine, mis à part le haut-fourneau U4 et son  parc situé à Uckange et la gigantesque usine de Volklingen en Sarre, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

Le Grand Musée de la Sidérurgie en Lorraine permettrait de transmettre l’héritage de cette activité industrielle hors du commun, de conserver tout un pan de notre patrimoine pour les générations futures, de perpétuer un savoir-faire exceptionnel  et de développer davantage le tourisme industriel en revalorisant une friche. A l’heure où la Lorraine compte de moins en moins de hauts-fourneaux et que la plupart des symboles sidérurgiques sont dynamités, un tel équipement pourrait expliquer le mode de fonctionnement d’un complexe sidérurgique à travers des maquettes, une visite de terrain, des reconstitutions, des projections et des animations en 3D, tout en narrant la formidable épopée industrielle de la sidérurgie, les luttes sociales, l’univers ouvrier, les risques de ces métiers, les technologies utilisées, les produits fabriqués et les différentes filières. Le tout de manière interactive, didactique et ludique.

Le parcours muséographique s’ouvrirait enfin vers la sidérurgie de demain, avec la présentation du Projet ULCOS et des nouveaux enjeux environnementaux. 

Le textile vosgien labellisé !

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C’est une première en France. Les industriels vosgiens ont dernièrement lancé à Gérardmer le label « Vosges Terre Textile », personnifié par une ambassadrice de charme, aux antipodes de l’image désuète qui colle à la filière. 

L’idée est ainsi de valoriser et de conforter grâce à une sorte d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) un savoir-faire tricentenaire en garantissant l’origine des produits et en incitant le consommateur à faire des choix éclairés et citoyens. Le but est également de préserver les emplois locaux dans un secteur d’activités qui a été le premier à être touché par la mondialisation et les délocalisations en raison de la concurrence asiatique. La filière a en effet plus que jamais besoin de se fédérer. Alors que dans les années 1960 elle faisait vivre 35 000 salariés, elle n’en compte plus aujourd’hui que 3 300. 

Pour le moment, 22 sociétés ont reçu le label.   

Rappelons que de la filature au tissage en passant par l’ennoblissement, la confection, la logistique ou encore la recherche et développement, la Lorraine est l’un des seuls territoires français à disposer encore d’une filière complète. Les Vosges comptent ainsi 30 industries de ce type et 75 sites de production. A elles seules, elles représentent plus de 50 % de la production cotonnière française, avec plus de 4 000 tonnes de fil de coton produites chaque année. Par ailleurs, 60 % de l’activité française de filature y est réalisée, ainsi que 50 % de l’activité tissage. 70 millions de mètres de tissus y sont également ennoblis chaque année. 

Enfin, l’entreprise Tricotage des Vosges, qui produit la marque BleuForêt, constitue le fer de lance de ces Vosges qui gagnent. Il faut dire que la société a dernièrement réussi à relocaliser la production des chaussettes de la marque Olympia qu’elle a rachetée et à embaucher une vingtaine de personnes. Si l’entreprise ne peut pas s’aligner sur les prix de l’Asie du Sud-Est, elle apporte néanmoins à ses clients qualité et réactivité en fabriquant tout sous le même toit. Et ça, c’est imbattable !

Le site de MGM fermé !

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L’équipementier automobile MGM, situé à Villers-la-Montagne, ferme définitivement ses portes. 70 salariés se retrouvent sur le carreau. Le tribunal administratif de Limoges a en effet tranché. Le repreneur du groupe, GMD France, ne souhaite conserver qu’un seul site sur les quatre, à savoir celui situé en Côte-d’Or. GMD France ne compte garder que les machines et l’outillage du site de Villers-la-Montagne. Rien d’étonnant puisque les moyens techniques du site lorrain étaient plus modernes et supérieurs à ceux des trois autres sites. Un énorme gâchis, une fois de plus. Toujours est-il que les salariés vont avoir du mal à proposer leur savoir-faire dans une zone industrielle aussi sinistrée.   

Gaz de schiste : reprise à Vaxy

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A l’arrêt depuis un an et demi, le forage d’exploration de gaz de schiste mené par le pétrolier Lundin International à Vaxy, dans le Saulnois, a dernièrement repris, alors que la polémique enfle sur l’impact environnemental de cette énergie fossile (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/23/gaz-et-schistes-bitumineux-en-lorraine/).

A Vaxy, les premiers forages à 2 100 mètres de profondeur avaient été décevants en 2008. Aucun gaz de schiste n’avait été découvert, juste de l’eau, alors que le gisement pouvait contenir 90 millions de barils équivalent pétrole. Le puits a failli être abandonné en 2009, alors que le prix mondial des énergies fossiles était au plus bas, avec un baril de pétrole à 40 dollars. Aujourd’hui, avec un baril à 100 dollars, le site est de nouveau rentable. Par conséquent, la société fore maintenant à 1 500 mètres dans le but de rechercher du gaz et du pétrole.

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Le forage de Lundin est conventionnel, c’est-à-dire qu’il échappe au moratoire étatique. Selon la société, tout est contrôlé par les services de l’Etat français via la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL). Cela dit, le Parc Naturel Régional de Lorraine n’est qu’à quelques kilomètres de là et le mât de forage de quinze mètres de haut domine le paysage de collines douces. 

Autrefois minière, la Lorraine pourrait à terme voir son potentiel « schisteux » davantage convoité, ce qui sur le plan écologique reviendrait à un retour vers le futur à même de dégénérer en scandale territorial. 

Le cluster lorrain Aériades labellisé !

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Dans le cadre de la politique de soutien à la dynamique des grappes d’entreprises, un appel à projets mis en œuvre par la DATAR (Délégation interministérielle à l’Aménagement du Territoire et à l’Attractivité Régionale) a été lancé il y a deux ans. Une première vague de dossiers a été retenue en 2010, puis une seconde cette année. Le cluster lorrain Aériades basé à Lunéville figure dans cette dernière liste. 

Aériades regroupe un ensemble de compétences industrielles, de recherche et de formation à vocation aéronautique, spatiale et de défense. Plus de trente entreprises, centres de transfert de technologies, écoles et laboratoires y participent. Ce cluster a pour mission de coordonner, structurer et développer la filière aéronautique en Lorraine. 

Grâce au label décroché dans le cadre de cet appel à projet, Aériades devrait disposer d’une enveloppe d’en 500 000 euros sur trois ans pour mettre en place des actions collectives. A noter que cette aide de la France vient s’ajouter au montant historique de 600 000 euros accordé par le Conseil Régional de Lorraine pour la période 2011-2013. Cette subvention avait par exemple permis au cluster d’être présent au dernier salon du Bourget à Paris.  

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Développer, renforcer et structurer la filière bois en Lorraine

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Depuis plusieurs années, l’activité forestière lorraine connaît une décroissance, du fait de l’ouverture des frontières à la concurrence et d’une mauvaise structuration de la filière (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/18/pour-la-creation-dune-veritable-filiere-bois-en-lorraine/).

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Par ailleurs, la politique annuelle de l’Office National des Forêts (ONF) est devenue inadaptée en termes d’exploitation forestière. Si bien qu’une réforme est aujourd’hui nécessaire pour mener à bien des projets d’exploitation industriels sur 5 à 10 ans.

La gestion des domaines se heurte également à quelques difficultés. Si la forêt publique domaniale est majoritaire à 60 %, les 40 % restant de parcelles privées sont extrêmement morcelés. 29 % des unités de propriétés sont inférieures à 4 hectares, ce qui les dispense des aménagements obligatoires et les rend difficilement rentables. Les particuliers qui possèdent des forêts considèrent en effet leurs parcelles comme un placement patrimonial à long terme. Cette approche peut pourtant se concilier avec une activité économique. Il faut donc inciter les propriétaires à se regrouper et à confier la gestion de leur domaine forestier à des organismes appropriés.

En outre, la faible dimension des entreprises qui interviennent dans la récolte du bois ne leur permet pas, faute de moyens, de se situer dans un contexte international de concurrence et de réaliser les investissements nécessaires à la fabrication de poutres normalisées répondant à un cahier des charges strict. En effet, 247 scieries couvrent la totalité du territoire lorrain. Par conséquent, il convient de regrouper ces entreprises de sciage, afin qu’elles acquièrent une dimension qui leur permette d’investir et d’accéder aux marchés mondiaux.

De même, les activités de seconde transformation, c’est-à-dire la fabrication de produits finis comme les meubles ou les charpentes, sont quasiment absentes en Lorraine. Or, elles pourraient apporter de la valeur ajoutée.

La prédominance des feuillus en Lorraine dessert également la filière de bois de construction. Le remplacement des feuillus par des résineux lors du renouvellement de la forêt pourrait alors être envisagé. En effet, les conifères sont les essences par excellence du bois d’œuvre.

Enfin, les petites branches appelées « second bois » ne sont pas suffisamment exploitées. Elles pourraient pourtant ouvrir des perspectives nouvelles et servir à faire de la pâte à papier ou des briquettes de bois en vue de la production d’énergie.

En conclusion, il est possible, à l’heure actuelle, d’augmenter de 20 à 30 % l’exploitation du bois en Lorraine sans mettre en péril le renouvellement des parcelles. Les Lorrains n’exploitent pas raisonnablement tout ce que la forêt peut leur apporter. En développant les filières bois d’œuvre, bois d’industrie et les applications chimiques, 4 000 à 5 000 emplois supplémentaires pourraient voir le jour en Lorraine. Notre belle province pourrait ainsi concilier l’intensification de la demande en bois-construction et en bois-énergie avec la préservation de ses ressources. 

Investissement d’EDF à La Maxe

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Electricité De France (EDF) a dernièrement décidé d’investir 3,7 millions d’euros sur son site de La Maxe, aux portes de Metz. Le groupe doit y construire un bâtiment destiné à accueillir l’Agence de Maintenance Thermique Est (AMTE) et ses 140 techniciens quand ils ne sont pas en déplacement à travers la France et les départements d’outre-mer. 

Cette opération confirme qu’EDF porte toujours un intérêt pour son site de La Maxe, malgré son intention d’y démanteler sa centrale à charbon à l’horizon 2015 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/27/un-autre-embleme-seteint/). Cela pourrait également constituer l’amorce d’une reconversion pour les 27 hectares s’étendant à un jet de pierre de l’autoroute A 31. 

Concrètement, il s’agit d’un immeuble de bureaux de basse consommation qui répondra aux normes de Haute Qualité Environnementale (HQE). Le nouvel équipement couvrira une superficie de 2 100 mètres carrés sur trois niveaux. 

Le chantier devrait débuter mi-août et s’achever en juillet 2012. Un parking devrait compléter la structure dans un second temps. 

L’installation de l’AMTE n’est pas en soi une nouveauté. En effet, le service existe depuis une trentaine d’années à La Maxe. Mais il logeait jusque-là dans des bungalows. Avec la réalisation de ce programme, dans les cartons depuis 2009, EDF l’amarre, en fait, définitivement à la Moselle. 

La création de cette structure représente le troisième gros chantier d’EDF en Lorraine, après l’impressionnant complexe de pièces de rechange pour les centrales nucléaires de Velaine et le centre d’archivage de Bure (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/03/les-compensations-de-bure/). Deux opérations qui se déroulent en Meuse. 

Gaz et schistes bitumineux en Lorraine

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La Lorraine est, à l’image de certaines régions du Sud de la France, concernée par des permis d’exploration de gisements d’hydrocarbures non-conventionnels, autrement dit de l’huile ou du gaz naturel piégés voici des millions d’années entre 1 500 et 3 000 mètres de profondeur dans des schistes, des roches sédimentaires argileuses compactes et imperméables. 

Dans notre province, la couche géologique convoitée est celle des « schistes cartons » ou « schistes bitumineux », qui se trouvent tout le long des côtes de Moselle, juste sous l’Aalénien, l’étage où se trouve le minerai de fer lorrain. Il s’agit en réalité de marnes calcaires, riches en bitume, notamment du côté de Vandœuvre-lès-Nancy. 

Si l’exploitation de ces gisements est bonne pour l’indépendance énergétique, elle constitue au contraire une véritable catastrophe pour l’environnement. Sur le net, un documentaire choc intitulé Gasland montre les effets pervers de la solution économiquement « miracle » ou écologiquement « finale », avec ces paysages défigurés par les pépinières de puits de forage ou cet habitant de Pennsylvanie, dont la flamme du briquet allume l’eau qui coule de son robinet. Il y aussi des risques importants de contamination des nappes phréatiques. Ce type d’exploitation nécessite également des besoins considérables en eau, afin de briser la roche et libérer les gaz.

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