Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Industrie


Du retard pour le Skylander

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Le premier vol d’essai du Skylander (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/03/les-bases-du-skylander-sont-posees/) accuse un retard de six mois. Le calendrier prévoit toujours l’assemblage final du premier avion lorrain à partir du quatrième trimestre 2011 et les premières livraisons en 2013. 

Cela dit, selon un responsable de l’Agence Européenne de Sécurité Aérienne (EASA) basée à Cologne, « il n’y a pas de signe d’avancement visible ». Rappelons que L’EASA est chargée depuis 2003 de la certification de tous les aéronefs construits en Europe. 

Pour construire un avion, tout industriel doit se soumettre à une procédure contraignante et incontournable. Celle-ci commence par une demande d’agrément visant à valider les compétences humaines et organisationnelles de la partie conception de l’avion. C’est ce qu’on appelle le Design Organisation Approval (DOA). Le DOA est jalonné de quatre étapes. La première est une simple réunion de lancement de la procédure d’agrément. La seconde est celle par laquelle l’industriel définit lui-même le planning des investigations nécessaires à l’approbation du DOA. La société Sky Aircraft s’est ainsi fixée pour date limite fin novembre 2011. La troisième étape est une phase d’examen des dossiers pour vérifier que les procédures sont conformes aux exigences de la réglementation européenne applicable à ce type d’appareil. Enfin, la quatrième étape est une synthèse de l’ensemble avec un audit sur place. Sky Aircraft a déposé son dossier en juin 2010. Mais, afin de respecter ses propres délais, l’entreprise aéronautique aurait déjà du franchir le troisième jalon. Par ailleurs, l’obtention du Production Organisation Approval (POA) qui suit est encore plus difficile. Là, c’est une autre paire de manches, car tout reste à faire. 

Une équipe d’experts est ensuite chargée de vérifier si l’avion est conforme au règlement européen CS 23 (Certification Specification) applicable aux avions de moins de 19 000 livres comme le SK-105. Cette procédure prend généralement entre 3 et 5 ans. Même les grands constructeurs n’échappent pas à un glissement des délais de 2 ou 3 ans. Or Airbus ou Boeing disposent de bureaux d’études aguerris dans les procédures de certification, ce qui n’est pas (encore) le cas de Sky Aircraft qui, à ce jour, n’a jamais construit d’aéronef. La certification de l’avion made in Lorraine pour la fin 2012, comme annoncé, est donc improbable. 

80 emplois au Composite Park

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Total Solaire France implante une usine de fabrication de panneaux solaire sur le site du Composite Park de Porcelette (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/11/07/lancement-dun-technoparc-a-porcelette/). La production débutera en fin d’année ou en début d’année prochaine. Ce projet de 10 millions d’euros permettra de créer 80 emplois (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/09/18/total-change-son-projet-pour-porcelette/). L’implantation de cette nouvelle usine entre dans le cadre du contrat de revitalisation de la Moselle-Est, signé entre l’Etat français et Total pour compenser la suppression de 243 emplois ces dernières années (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/09/26/une-industrie-qui-fond-comme-neige-au-soleil/). C’est déjà cela même si nous sommes encore loin de l’équilibre et des 250 nouveaux emplois prévus à terme par ce contrat.

Investissements et embauches chez ThyssenKrupp à Fameck

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En à peine plus d’un an, l’équipementier automobile ThyssenKrupp Presta France, situé sur la zone industrielle de La Feltière à Fameck, a investi près de 14 millions d’euros, afin de redistribuer l’agencement de ses locaux, construire de nouvelles halles, installer des machines flambant neuves et acheter un morceau d’une ancienne rue traversant son site. 

Comme prévu (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/10/developpement-de-lusine-thyssenkrupp-de-fameck/), 55 personnes ont été embauchées depuis le début de l’année et un vaste plan de formation interne a permis à certains salariés de donner un coup d’accélérateur à leur carrière. Rappelons que ces embauches s’inscrivaient également dans le cadre du lancement d’une nouvelle ligne de fabrication de systèmes de direction de troisième génération, à savoir les fameuses crémaillères EPS (Electrical Powered Steering) développées par l’équipementier pour le compte de Mercedes. En effet, à partir de l’automne prochain, la classe E du constructeur allemand sera équipée de ce petit bijou de technologie basé sur l’assistance, non plus hydraulique mais électronique. 

Cette conception constitue pour l’usine lorraine un nouvel enjeu industriel, dans la mesure où elle était jusqu’à présent spécialisée dans les colonnes de direction. Avec l’EPS, le site entre désormais dans l’ère de la mécatronique, de l’électronique et de l’acoustique. Autant d’axes d’innovation qui feront la vitrine de ThyssenKrupp pour les années à venir. D’ailleurs, Mercedes vient tout juste de réitérer sa confiance à l’équipementier en lui confiant le marché de la classe C pour 2014, ce qui augure une montée en puissance évidente et des embauches à la clé. 

À plus court terme, ThyssenKrupp devrait avoir encore besoin de nouvelles compétences, puisqu’un contrat plus ancien signé avec BMW pour des colonnes de direction devrait prochainement entrer en phase de production. Si bien que dans les douze mois à venir, le groupe va devoir recruter une centaine de personnes : une dizaine d’ingénieurs, 30 techniciens et 60 agents de fabrication. 

Par ailleurs, ThyssenKrupp a dernièrement obtenu un autre marché auprès de la marque Dacia. Dès janvier 2012, le site lorrain fournira les colonnes à l’usine de Tanger qui construira un monospace et un utilitaire. A noter enfin que le marché pour la future Logan qui sera faite en Roumanie a également été décroché. 

Une diversification qui montre que l’usine de Fameck est toujours compétitive. 

Investissement à Gandrange

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ArcelorMittal a dernièrement décidé d’investir 7,2 millions d’euros dans une ligne de contrôle au LCB (Laminoir à Couronnes et à Barres) de Gandrange, seul outil rescapé de l’arrêt de l’aciérie (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/06/gandrange-la-fin-de-toute-une-epoque/).   

Cette décision constitue une bonne nouvelle et un nouveau signe de confiance du groupe dans l’outil de production et son personnel. Car après le nouveau four, cette ligne de contrôle, qui sera mise en service début 2013, devrait permettre de passer progressivement de 100 000 tonnes à 200 000 tonnes de production de barres. A terme, le LCB devrait pouvoir compter sur un carnet de commandes de 150 000 tonnes de couronnes et 200 000 tonnes de barres, en profitant d’un approvisionnement suffisant de billettes venant d’Allemagne et de Pologne. 

Cet investissement devrait également placer le site lorrain au même niveau d’équipement que ses principaux concurrents. De quoi conforter son avenir et préserver ses 320 emplois. 

Cependant, la qualité de l’outil de Gandrange et les produits de niche qu’il développe prouve qu’il ne fallait pas arrêter l’aciérie (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/gandrange/). C’est pourquoi les syndicats militent pour construire une mini-aciérie électrique sur le site.

Gandrange : le compte n’y est pas

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A moins de huit mois de l’expiration de la convention d’ancrage territorial et de revitalisation de Gandrange, suite à l’arrêt de l’aciérie d’ArcelorMittal (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/06/gandrange-la-fin-de-toute-une-epoque/), deux tiers des objectifs sont atteints. Le compte n’y est donc pas. 

En effet, l’arrêt de l’aciérie avait entraîné la suppression de 575 emplois en 2008 et la signature, en février 2009, entre Paris, ArcelorMittal et les collectivités territoriales, d’une convention pour compenser en trois ans les conséquences de cette décision industrielle de Lakshmi Mittal. Si, à ce jour, plus aucun salarié de l’aciérie n’est à reclasser, le sidérurgiste annonce seulement 189 créations d’emplois de compensation, dont les syndicats ne savent pas si ce sont « des emplois maintenus ou véritablement créés ». A l’heure actuelle, deux tiers du programme d’ArcelorMittal ont été réalisés alors qu’il ne reste que 25 % du temps. La convention s’achève en effet en février 2012.

A noter enfin que le sidérurgiste a dernièrement renoncé à lancer l’unité de fabrication de portes coupe-feu initialement promise, car le marché n’est pas porteur. 

215 emplois supprimés à la centrale Emile-Huchet

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L’énergéticien E.ON France a dernièrement et malheureusement confirmé la suppression de 535 emplois à partir de 2013 dans ses cinq tranches charbon implantées dans l’hexagone, dont 215 rien qu’à la centrale Emile-Huchet à Saint-Avold, où travaillent encore 347 personnes, avec l’arrêt des groupes 4 et 5. Des raisons économiques et environnementales sont invoquées.

La direction réfute néanmoins la formule brutale de 535 suppressions d’emplois. Elle annonce ainsi qu’elle « tiendra compte des nombreux salariés qui pourront faire valoir leur droit à la retraite, des possibilités de reclassement interne et du transfert de compétence vers les plus jeunes ».

E.ON. se justifie par ailleurs en affirmant que ses 5 tranches, qui ont toutes plus de 40 ans, sont techniquement en fin de vie. A Saint-Avold, la tranche 5 de 330 MW, opérationnelle depuis le début des années 1970, aurait, selon l’énergéticien, de toute façon cessé sa production en 2015 en raison de la règlementation européenne. Sur la centrale lorraine, seul le groupe 6 de 600 MW au charbon avait été mis aux normes par l’ancien propriétaire, à savoir  l’espagnol Endesa. C’est pour cela qu’il est préservé. Le groupe 4, qui fonctionne avec une chaudière LFC (Lit Fluidisé Circulant), brûle avant tout des schlamms issus des anciennes carrières et bassins de décantation des Houillères du Bassin de Lorraine. Mais contrairement au LFC de Gardanne en Provence, il ne sera pas transformé en chaudière biomasse, alors que de nombreux essais ont été effectués pour y brûler des boues de station d’épuration. Si bien qu’en 2013, la centrale Emile-Huchet n’aura plus que trois groupes encore en activité, le 6 de 600 MW au charbon qui pourrait également utiliser un peu de schlamms, et les deux derniers, 7 et 8, à cycle combiné-gaz opérationnels depuis cette année. Rappelons qu’une unité au charbon emploie une centaine de personnes avec la maintenance, alors qu’une tranche au gaz nécessite une quarantaine d’employés.

Ce nouveau coup dur démontre que la plateforme de Carling Saint-Avold n’en finit plus de trinquer. En effet, en quelques années, avec les restructurations chez Total Petrochimicals (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/09/26/une-industrie-qui-fond-comme-neige-au-soleil/), les Cokes de Carling (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/10/16/limmense-gachis-de-la-cokerie-de-carling/) et maintenant la centrale, c’est plus d’un millier d’emplois qui a disparu sur cette zone industrielle historique. 

Panneaux photovoltaïques à la Sovab

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Renault a décidé d’installer des panneaux photovoltaïques sur six aires de stockage de véhicules, dont celle de la Sovab à Batilly, près de Sainte-Marie-aux-Chênes. Le site lorrain devrait produire 10,5 mégawatts par an, soit 10 % des besoins en électricité de l’usine. Cela dit, la puissance électrique générée n’alimentera pas l’usine. Elle sera au contraire revendue à EDF. 

Le but de l’opération est de protéger les voitures des aléas climatiques et de produire de l’électricité. 

Rappelons que la Sovab stocke des véhicules de la marque au losange de l’ensemble de l’Hexagone, en attente d’être envoyés aux concessionnaires de l’Est de la France. 

Au total, 75 500 mètres carrés seront recouverts de panneaux photovoltaïques. Les travaux devraient commencer dès la mi-juin, pour une mise en service fin févier 2012. 

Chimie : bonne nouvelle chez Arkema

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L’entreprise Arkema, située sur la plateforme pétrochimique de Carling Saint-Avold, devrait prochainement doubler sa capacité de production de super-absorbant pour répondre aux besoins de la société japonaise Sumitomo-Seika, avec qui elle est en contrat de façonnage depuis 2009. Un signe fort de pérennisation du site, puisqu’à l’horizon 2013, près de 43 000 tonnes de super-absorbant seront produits par an. Pour assurer une telle production, une deuxième tour sera construite, ce qui devrait générer la création d’une dizaine d’emplois. 

Actuellement sous le coup d’un plan de sauvegarde de l’emploi, Arkema envisage désormais l’avenir plus sereinement. 

Un spray sur trois est fabriqué en Lorraine

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Quand vous achetez un aérosol, vous avez une chance sur trois qu’il ait été fabriqué à Briey, sur le site Lindal. En effet, la société détient 30 % des parts de marché en Europe. C’est ici, dans le Nord de la Meurthe-et-Moselle, que sont fabriqués les principaux éléments des aérosols, à savoir les valves et les diffuseurs. 

L’usine de Briey, implantée en 1975, est devenue au fil de la croissance de Lindal, l’un des sites phares du groupe. En effet, il y a 10 ans, 25 millions d’euros ont été investis dans la construction de trois nouveaux bâtiments et dans l’intégration de nouvelles technologies. 

1,2 milliard de coupelles, autrement dit les rondelles métalliques qui supportent les valves, sont fabriquées en Lorraine, ainsi que 800 millions de valves et autant de diffuseurs. Les principaux clients du site sont Unilever (Axe, Dove, Rexona), Colgate, Palmolive, L’Oréal, Procter & Gamble et Adidas. 

PSA créé un Open Lab à Metz

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Afin de rester à l’avant-garde des produits et des services automobiles, PSA Peugeot Citroën a décidé de renforcer ses partenariats scientifiques avec les laboratoires les plus en pointe dans le monde en créant un réseau d’Open Labs. Les Open Labs sont des structures qui mettent en commun des équipes de recherche et des moyens expérimentaux de PSA avec ceux de laboratoires partenaires au sein de structures de recherche mixtes. Ils permettront de traiter des thématiques majeures pour l’avenir de l’automobile et d’être au plus près des futures découvertes scientifiques pour imaginer les véhicules des années 2020 et 2030, mais aussi les usines du futur. Une de ces structures va donc être créée à Metz.

L’Open Lab de Metz sera un pôle de compétence basé sur les matériaux et les procédés qui réunira trois partenaires académiques d’envergure, à savoir l’Unité Mixte Internationale GeorgiaTech-CNRS (UMI 2958), les Arts et Métiers de Metz et le Centre de Recherche Publique (CRP) Henri Tudor du Luxembourg. L’ensemble sera coordonné par l’UMI et implanté au sein du bâtiment de Georgia Tech Lorraine situé sur le Technopole de Metz. PSA a retenu ces partenaires pour leurs compétences reconnues dans le domaine des matériaux et procédés innovants, ainsi que dans celui de la robotique. Le groupe prévoit d’y affecter 4 ou 5 ingénieurs dans un premier temps. 

L’Open Lab de Metz se focalisera plus particulièrement sur les nanomatériaux, les matériaux composites et la robotique. 

Alors que la Lorraine a dernièrement obtenu l’Institut de Recherche Technologique (IRT) sur les matériaux, cette nouvelle annonce constitue une occasion rêvée pour mettre en place un véritable cluster dans ce domaine de compétence et d’avenir.

La Smart électrique intéresse Amsterdam

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Dès la fin de l’année, 300 Smart électriques, fabriquées à l’usine de Hambach, près de Sarreguemines, seront disponibles en location à Amsterdam. La ville a en effet dernièrement choisi le programme d’auto-partage de Daimler baptisé « car2go » et développé pour Smart, comme l’avait fait Ulm en 2008, Austin en 2009 et Hambourg tout récemment. Cela dit, ces villes utilisent la Fortwo essence, alors que la Venise du Nord sera dotée de la Fortwo électrique. Amsterdam prévoit par ailleurs de faire installer 300 bornes de recharge d’ici fin 2011 et de passer à 1 000 fin 2012. Le pari de l’électro-mobilité serait-il en passe d’être gagné ?

L’usine de PSA de Metz-Borny assommée

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C’est à Valenciennes, et non à Metz, que le constructeur PSA Peugeot Citroën produira, à partir de 2014, sa nouvelle boîte double embrayage, la DCT. Les deux sites étaient en effet en concurrence depuis l’annonce de cet investissement, il y a près de six mois. Le groupe a finalement choisi le Nord-Pas-de-Calais pour des raisons de stratégie industrielle et pour anticiper la fin d’un partenariat, d’ici 2017, avec Fiat sur le site de Sevelnord, une usine voisine de celle de Valenciennes, où est produit un utilitaire pour la firme italienne. 

Metz perd donc les 400 emplois qui lui étaient promis et les 220 millions d’euros qui lui auraient assuré un avenir pérenne. 

Sur le site lorrain, la nouvelle a provoqué une énorme déception. Les syndicats ont manifesté bruyamment au portail au moment du changement de poste, appelant même à un débrayage. 

Cette mauvaise nouvelle constitue un énorme coup dur, d’autant plus que la ville fait déjà l’objet d’injustes restructurations militaires et scolaires. Par ailleurs, les salariés espéraient beaucoup de ce projet qui devait donner un second souffle à leur usine. Nombreux sont ceux qui pensent que les subventions des collectivités et le poids de Borloo ont fait penché la balance en faveur de Valenciennes.

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